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GéoAfriqueMédias.cg

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FORUM SUR LE PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ KINTÉLÉ, DU 30 AU 31 MAI 2022 | SUR RÉSERVATION

Publié le 22 Mai 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Communiqué de Presse

« Inciter les acteurs privés à investir en République du Congo », est l’objectif principal que vise le Forum Partenariat Public-Privé qui se tiendra du 30 au 31 mai 2022 au Centre de Conférence International de Kintélé, Placé sous le Très Haut Patronage de Son Excellence, Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, le Forum PPP a pour thème « Partenariat Levier du PND ». Les secteurs ciblés par ce Forum sont les suivants: l'agriculture ; le tourisme ; les mines ; le numérique ; les énergiesles ZES.

Pour tout renseignement : https://www.cooperation.gouv.cg/forumppp/#info

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Les travailleurs de la SOPECO dans l’attente d’une nouvelle Direction Générale

Publié le 19 Mai 2022 par André LOUNDA dans société

Des délibérations et recommandations formulées le 17 mai 2022 au cours de la session ordinaire du Comité de Direction de la Société des Postes et Epargne du Congo, « portant dotation d’une existence juridique à la SOPECO ; portant engagement de l’Etat propriétaire de la SOPECO à prendre ses responsabilités dans la résolution de crise actuelle ; portant prise en charge de la dette de la SOPECO par l’Etat ; portant inventaire des niches possibles de ressources de la SOPECO délibération portant adoption des procédures comptables et financières ; portant assainissement du climat social de la SOPECOL, sur l’attention particulière à porter à la situation administrative et financières de la SOPECO, dans la prise des décisions », sont les conclusions qui y ressortent afin d’assainir le climat social de cette entreprise en perte de vitesse.

C’était au cours de sa session du Conseil d’Administration placé sous les auspices de Jean Joseph PAKA, Président du Comité de Direction en présence d’Yves ICKONGA, Représentant de la Présidence de la République, d’André KAMBA, Représentant de la Présidence de la République, de Madame Ludovique MBOSSA MABWERE, Directrice Générale de la SOPECO et bien d’autres. Cette 1ère session du comité de direction qui se tient tous les quatre ans après avait dans son ordre du jour 12 points entre autres, la revue des délibérations du dernier Comité de Direction 2018 ; l’examen du rapport d’Audit du cabinet Exco CACOGES ; Gouvernance et orientations stratégiques ; Responsabilité de l’Etat dans la situation actuelle de la SOPECO, la Revue des partenariats, Panorama de la situation sociale.

Cette session ordinaire, s’est tenue dans un contexte difficile caractérisé par la crise qui frappe à plein fouet la SOPECO comme l’a signifié Jean Joseph PAKA, le Président du Comité de Direction dans son mot d’ouverture. « Il est peu de dire, que le présent comité de direction se tient dans un contexte difficile, voire explosif, au double plan de la situation interne de l’entreprise, et de l’environnement économique et financier, au niveau national et même international. En effet, les graves problèmes sans cesse croissant que connaît depuis plusieurs années la SOPECO, ont précipité ces derniers temps l’entreprise dans une vraie tourmente ; et l’actualité récente n’a pas manqué de mettre en exergue en réalité, les convulsions d’une entité agonisante, empêtrée dans des difficultés inextricables et jetée en pâture auprès de l’opinion. Ce tableau peu reluisant de l’opérateur historique public en matière de postes, ces dernières années, a été davantage potentialisé par l’absence notoire de la capacité d’intervention des pouvoirs publics, propre à soutenir les secteurs de l’économie nationale en difficulté. », a laissé entendre Jean Joseph PAKA.

De sa part Madame Ludovique MBOSSA MABWERE croit encore à la réinvention de la SOPECO dont elle a la charge et que les maux qui minent cette structure émanent de la liquidation de l’ex ONPT et la liquidation de cette entreprise était mal finalisée d’où les conséquences qu’ils ont aujourd’hui de la situation délicate de la SOPECO. « La SOPECO n’a jamais été créée réellement, juridiquement conformément selon les textes que ce soit la charte de l’entreprise d’Etat ou que ce soit selon la charte de l’OHADA. Il est donc aujourd’hui question de doter la SOPECO d’un véritable capital, d’un patrimoine qui n’a jamais été défini pour donner à la SOPECO l’aisance de pouvoir se développer comme une vraie entreprise », a-t-elle rappelé.

Quant à Stal Jeuvin GABIOT, Représentant du personnel de la SOPECO s’exprimant dans une interview qu’il a accordé aux médias au nom des travailleurs de la SOPECO est sorti de cette session insatisfaite parce que ce comité de direction tant attendu n’a pas répondu aux attentes des travailleurs de la SOPECO. « Et nous si nous tournons en rang, c’est parce que ce comité de direction n’a pas respecté la ligne établie du Premier Ministre qui était celle de prendre des décisions fortes et pour les travailleurs de la SOPECO, la décision forte pour qu’elle décolle, c’est qu’on fasse asseoir cette Direction Générale, que cette administration s’asseye, que l’on nomme et qu’on change de management. C’est le management qui est au cœur de cette crise. Voilà pourquoi dès les jours avenirs, nous allons convoquer tous les travailleurs de la SOPECO afin de statuer de tout ce qui s’est passé aujourd’hui. Nous sommes en total insatisfaction parce que de tous les points abordés et les vrais sujets qui minent le bon fonctionnement de la SOPECO n’ont pas été prise en compte. Voilà pourquoi, nous disons aujourd’hui que chacun de nous doit tirer sa responsabilité sur tout ce qui s’est passé aujourd’hui. Notre attente auprès du Gouvernement, auprès du Sénat, elle est simple, en un mot ce que nous disons, cette administration a montré son inefficacité et nous ce que nous voulons, c’est que cette administration soit changée conformément aux statuts de la SOPECO. Ce Comité de Direction n’a pas eu la capacité, ce courage de prendre cette décision forte de faire asseoir cette administration. Voilà pourquoi nous disons ceci, une Assemblée Générale sera organisée où tous les travailleurs seront conviés pour statuer à cette question. Ce que nous reprochons clairement à cette direction, c’est le manque de management et si nous nous référons à la lettre du Premier Ministre qu’il a adressé au Ministre des Postes, des Télécommunication qui a bien fait allusion au manque de management qui est à la cause qui mine la SOPECO depuis 4 ans, il faut de l’amélioration dans la gouvernance ».

Signalons que la Société Postes et Epargne du Congo traverse depuis plusieurs années une crise sociale provoquée par la baisse de ses activités. Les 241 agents de l’entreprise publique de la poste accumulent à ce jour plus de vingt-huit mois de salaires impayés et plusieurs mois de cotisations sociales non versées. Ils évoluent dans un environnement de travail jugé précaire et sans protection juridique.

 

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Brazzaville, Pointe Noire et Kintélé ont désormais des Plans Locaux d’Urbanisme

Publié le 18 Mai 2022 par André LOUNDA dans société

Les Plans Locaux d’Urbanisme de Brazzaville et Pointe Noire ont été l’objet d’un Atelier de présentation de ces nouveaux outils d’aménagement urbain, le 17 mai 2022 à Brazzaville. Organisé par le Projet Développement Urbain et Restauration des Quartiers Précaires en sigle DURQUAP, cette rencontre avait pour objectif, le renforcement des capacités des acteurs du secteur urbain  sur la mise en œuvre de ces plans. Cet atelier placé sous le patronage de Jean Jacques BOUYA, Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures et de l’Entretien Routier a été rehaussé par la présence du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Foncière et du Domaine Publique, Pierre MABIALA, de Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS, Ministre en charge du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale, de Madame Arlette Soudan NONAULT, Ministre de l’Environnement et du Bassin du Congo et bien d’autres invités.

Ouvrant les travaux de l’atelier de présentation de ces plans,  Jean Jacques BOUYA, Ministre en charge de l’Aménagement du Territoire, a indiqué que  ces deux plans locaux d’urbanisme et les propositions faites fournissent au ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, aux mairies de Brazzaville, Pointe-Noire et Kintélé ainsi qu’à l’ensemble des acteurs déconcentrés, des outils de planification, de gestion d’occupation du sol . Aussi, il a appelé les acteurs de ce secteur à une forte complicité agissante afin que ces plans soient impactant, « Ces plans ne seront impactant que si une synergie en complaisance s’instaure entre les dirigeants et les dirigés dans une complicité agissante avec en prime l’application des législations nationales et locales sinon, c’est peine perdue. Je déclare ouvert les travaux de l’Atelier de validation des Plans Locaux de la ville de Brazzaville, Pointe Noire et Kintélé ».

Pour sa part, Dieudonné BANTSIMBA, Président du Conseil Municipal, Maire de la ville de Brazzaville, a fait savoir que le plan d’urbanisme revêt une importance capitale, car il permet de maîtriser le développement de la cité. « Les stratégies de planification et de gestion participative, de concertation, de sensibilisation et de formation des différents acteurs dans le cadre du DURQUAP, traduisent notre engagement à assurer un transfert effectif et progressif des différents ouvrages, des compétences et des ressources indispensables au développement de nos quartiers », a-t-il laissé entendre.

Après avoir été doté d’un plan d’urbanisme en 2016, d’un schéma directeur d’urbanisme à l’horizon 2035, les villes de Brazzaville et Pointe Noire viennent de bénéficier des Plans Locaux d’Urbanisme. Pour mener à bien ces plans, un Atelier de renforcement des capacités des acteurs du secteur urbain pour la mise en œuvre de ces plans ont été  organisé du 18 et 19 mai 2022. Monsieur Alain Alfred ELALI, Coordonnateur du Projet DURQUAP sur les enjeux et les objectifs de cet atelier a déclaré que le contenu de la formation prévu, pour ce faire, s’appuiera sur le principe de « formation des formateurs » afin que les cadres qui participeront aux deux sessions de formations, puissent à leur tour renforcer les capacités de leurs collègues directs, au quotidien et dans le cadre de leur missions. L’objectif principal des différentes sessions de renforcement des capacités est, donc, de former les bénéficiaires sur la mise en application du PLU. La formation sera axée sur les enjeux et orientations stratégiques du PLU, les contraintes, cadre réglementaire et principes d’aménagement, le zoning et règlement, la mise en œuvre du PLU.

Signalons que s'en est suivi la présentation du plan local d’urbanisme de Brazzaville par le responsable du groupe URBA plan-Afric URBA-CAP consultant’ et ces plans ont été réalisé par ce groupement  consultant dans le cadre du Projet Développement Urbain et de Restructuration des Quartiers Précaires (DURQUAP), et ces Plans Locaux d’Urbanisme permettront de localiser l’ensemble des domaines publics, de définir avec précision ce que sera l’accroissement de la ville les prochaines années.

 

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La loi sur l’Affacturage, un nouvel outil de financement des PME, PMI et TPE en République du Congo

Publié le 17 Mai 2022 par André LOUNDA dans Economie

Le Centre de conférence International de Kintélé en République du Congo a abrité du 12 au 13 mai 2022, la Conférence Régionale pour la Promotion de l’Affacturage et le Financement des Créances en Afrique Centrale. Cette conférence organisée par AFREXIMBANK en partenariat avec la Faciltating Open Account-Receivalables Finance en sigle FCI, la cérémonie d’ouverture officielle y relative a été placée sous le Très Haut Patronage de Son Excellence Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, présidée par Rigobert Roger ANDELY, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public. L’objectif principal de cette conférence a été non seulement de proposer une législation sur l’Affacturage, mais aussi de pérenniser cette activité dans tout le réseau bancaire de notre pays. Elle a visé à faciliter et promouvoir l’Affacturage en offrant aux banques une solution locale complète.

Ouvrant les travaux, Rigobert Roger ANDELY a souligné que sur les orientations du Président e la République, Chef de l’Etat, son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO, les autorités congolaises se sont investies depuis des années dans la recherche des solutions innovantes pour apporter aux entreprises, aux PME, aux Petites et Moyennes Industries et aux Très Petites Entreprises un environnement favorable à la recherche de financement d’une entreprise, une activité commerciale saine, performante et créatrice d’emplois. En effet, la promulgation le 31 décembre 2021 par le Président de la République de deux lois importantes régissant l’une des activités d’Affacturage et l’autre celle du crédit-bail participe de la volonté des autorités congolaises de soutenir les entreprises évoluant dans notre pays et particulièrement les PME et PMI.

« Cette initiative de la République du Congo servira de modèle aux autre pays africains qui n’ont pas encore adopté une loi sur l’Affacturage mais particulièrement aux Etats de l’Afrique Centrale » a rappelé Rigobert Roger ANDELY.

Le premier jour, les participant ont suivi avec attention et échanger avec les communicateurs sur les thématiques suivantes : Introduction à FCI, Techniques de Structuration des Opérations d’Affacturage ; Table ronde sur les opportunités et les difficultés rencontrées par l’inclusion de l’Affacturage et le financement des créances en CEMAC ; un Environnement Juridique et Règlementaire pour l’affacturage au Congo, Principales Disposition de la loi sur l’affacturage du Congo, Perspectives Juridique de l’Affacturage en France, Principales Dispositions de la Loi Type Afreximbank sur l’affacturage ; Eléments Clés de la Réussite dans la mise en Place des Activités d’Affacturage, Rôle de FCI et Avantages de l’Adhésion au FCI, la formation FCI, l’expérience turque, suivi des questions réponses pour cette  première journée.

Monsieur Calixte TABANGOLI, Directeur Général de la Banque Postale du Congo au terme de la première journée, au cours d’une interview qu’il nous a accordé a souligné le pas que le Congo vient d’avancer pour booster l’entrepreneuriat congolais qui était confrontée aux difficultés de financement. « La Conférence Régionale sur l’Affacturage ouvre des perspectives nouvelles pour certaines entreprises qui ont toujours des problèmes de trésorerie, elle apporte une solution innovante qui aujourd’hui existe dans les pays anglo-saxons mais en Afrique Centrale, elle est encore très timide. Timidement non pas parce que c’est compliqué et difficile ! Mais c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas d’informations. Il existe aujourd’hui une alternative aux financements des PME. Pendant plus d’une dizaine d’années, dans ce pays on a posé beaucoup des problèmes des PME, des structures inconnues, des structures qui sont en proie et qui sont des maillons essentiels de l’activité économique. Aujourd’hui on nous apporte une solution qui permet aux entreprises de ne plus avoir des préoccupations par rapport aux garantis. Ce qu’on peut retenir de cette première journée, il y a deux choses : d’abord tout le monde est satisfait de la promulgation de la loi par le Chef de l’Etat, de la loi sur l’affacturage, c’était essentiel. La loi, est un élément nécessaire pas suffisant après l’avoir promulgué la loi et il faut qu’il soit un effet d’entrainement des entreprises pour qu’elles s’appuient sur cette loi, les entreprises et les banques doivent s’appuyer sur cette loi, cet outil juridique est très important. Aujourd’hui ce qu’il faut retenir l’Affacturage est un élément qui vient pour permettre aux entreprises de souffler, de pouvoir continuer à mener leurs activités sans difficulté ».

S’agissant sur la question de l’implication de la Banque Postale du Congo à l’Affacturage, le Directeur Général Calixte TABANGOLI a rappelé que s’il faut le dire que c’est depuis 2020 au niveau de la Banque Postale, cette réflexion n’existait pas ! Lorsque nous faisions le point sur les solutions qui étaient proposées pour les entreprises, nous étions toujours butés à cette question liée aux garantis, c’était toujours un problème ! Et dans nos recherches, nous nous sommes rendus compte qu’il y a un moyen de financer les PME sans véritablement avoir besoin des garanties réelles à travers ce mécanisme de l’Affacturage et nous avons compris pour nous que c’est la panacée, c’est-à-dire, la solution idéale et cela a été dit durant toute la journée d’aujourd’hui. C’est la solution idéale et la loi est venue apporter du réconfort, l’assurance dans ce que nous avions pensé il y a maintenant trois ans. Nous avons effectué nos premières opérations en 2020 mais, elles n’étaient pas encadrées par une loi ! Mais nous le faisons sur la base des contrats que nous signons avec les entreprises. Aujourd’hui, la loi vient donner un élément de support important. Voilà pourquoi le constat, c’est qu’effectivement est que vous voyez la Banque Postale qui a beaucoup travaillé avec la Banque Mondiale, la Banque des Etats d’Afrique Centrale pour pouvoir travailler et réfléchir sur le sens de cette loi et nous sommes fiers aujourd’hui, c’est un de nos responsables qui a été élu Ambassadeur Afrique Centrale pour promouvoir l’Affacturage. C’est une fierté pour le pays, c’est une fierté légitime et le peuple peut attendre à travers ces entreprises et ce que les entreprises peuvent faire ? C’est qu’elles vont recruter ! Et la demande du peuple, c’est d’avoir du travail et si l’on peut peser d’une manière ou d’une autre, c’est pour permettre justement qu’il y est plus d’emplois avec des entreprises qui sont saines, viables alors on a réussi. Merci ! ».

La deuxième journée, les participants ont  sur : les Activités de l’Affacturages d’Afreximbank en Afrique ; L’assurance-crédit en Afrique : les difficultés et façons d’avancer ; Table ronde sur comment l’affacturage aide les PME : les difficultés et les solutions ; L’expérience de l’affacturage en Afrique Centrale, le cas de la Banque Postale du Congo (BPC) ; une session des questions-réponses et pour terminer par les remarques de clôture.

Rigobert Roger ANDELY clôturant les travaux a apprécié la qualité des échanges, «  Les échanges, riches, francs et directs ont mis en lumière quelques aspects importants qu’il convient de souligner ici, pour marquer la particularité de ce mode de financement alternatif. Notamment : une distinction nette et claire entre l’affacturage et les autres modes de financement, faisant ressortir ses avantages spécifiques ; la notion de subrogation, propre à l’affacturage ; l’épineuse question des garanties exigées des banques, qui, dans le cas de l’affacturage, n’est plus à l’ordre du jour ».

Ajoutant qu’ « il ne fait aucun doute que l’organisation d’une telle conférence en Afrique centrale aura un impact sur le lancement et le développement de l’affacturage dans notre sous-région, surtout que les activités d’affacturage bénéficieront de l’appui technique et financier des partenaires comme Afreximbank ou la FCI.

Rigobert Roger ANDELY n’a pas manqué de remercier l’organisateur et les partenaires de cette conférence, afreximbank et Factors Chain International (FCI), le sponsor officiel la Banque Postale du Congo pour les moyens très importants mis en jeu, afin de promouvoir l’affacturage et participer, ainsi, au développement futur du commerce intra et extra-africain.

A noter que le congolais Avant Gotene, Responsable de l’affacturage à la Banque Postale du Congo a été élu Ambassadeur Afrique Centrale pour promouvoir l’Affacturage. La Banque Postale du Congo, Sponsor officielle de la conférence.

 

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Le FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à Brazzaville

Publié le 16 Mai 2022 par André LOUNDA dans Religion

Le FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à BrazzavilleLe FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à Brazzaville

En République du Congo, les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de l’halieutique constituent un des piliers de la croissance et de la diversification économique qui doivent contribuer significativement à la création d’emplois durables, à la sécurité et à la souveraineté alimentaire. Pour relever les défis qui subsistent encore et participer à la diversification de l’économie, créer des emplois et contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté prônées par le Président de la République, Chef de l’Etat son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO dans son projet de société, « Poursuivons la marche », c’est dans ce contexte que la Fondation Papa Simon KIMBANGU de l’Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par son envoyé Spécial Simon KIMBANGU a procédé le dimanche 15 mai 2022 à la Paroisse Kimbanguiste du Plateau des 15 ans de Brazzaville à la signature d’un contrat de partenariat avec le Fonds d’Impulsion et de Garantie et d’Accompagnement des PME, des Très Petites Entreprises  et de l’Artisanat en sigle FIGA.

La cérémonie officielle y  relative avec l’appui et le soutien du Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO le grand Bâtisseur des projets agropastoraux pour la matérialisation en République du Congo, de l’initiative « Tolona mpe Tobokola » (Cultivons et Elevons) lancée par Papa Simon KIMBANGU KIANGANI, Chef Spirituel Légal de ladite église à travers son interface socio-économique, la Fondation Papa Simon KIMBANGU (FSK), à travers son bureau de représentation nationale en République du Congo en vue de relancer les activités agropastorales dans le Centre Agricole Kimbanguiste Pilote de Koudzoulou a été rehaussée par la présence de Madame Stella MENSAH SASSOU NGUESSO, Présidente du Conseil Départemental et Municipal, Député et Administrateur-Maire de la Commune Urbaine de Kintélé, de Prince Bertrand BAHAMBOULA, Directeur de Cabinet de Madame la Ministre en charge des PME, de Fridolin MBOULOUKOUE, Directeur Général du FIGA, de l’Administrateur-Maire de Moungali et bien d’autres invités.

Du déroulement de la cérémonie

« L’autosuffisance alimentaire partira de Kounzoulou, nous devrions rétablir notre relation avec Dieu », a déclaré la Révérende Pasteur Francine Sylvie NKALA au cours de sa prédication en s’appuyant des livres des Saintes Ecritures des Psaumes 100, versets 1 à 5 ; Exode 20, versets 1 à 17 ; Esaïe 7, verset 14 ; Genèse 2, versets 5, 7, 8, 15. Elle a rappelé l’auditoire que le mois de mai est un mois de paix, le mois qu’ils célèbrent la naissance du Christ, le mois de la louange et le mois de partage. « Que tous les peuples de la terre glorifient le Seigneur en entrant dans ses parvis par des cantiques et louanges », a –t-elle lancée. Poursuivant sa prédication, elle a rappelé l’auditoire que Noël, c’est le temps du pardon et nous devrions pardonner à tous ceux qui nous ont offensé. En ce qui concerne le travail, la Révérende a fait savoir qu’à l’époque coloniale nous avons cru que le travail, c’est de l’esclavage ! Parce qu’on voyait  l’homme blanc qui était assis et qui ne donnait que des ordres et on le portait en tipoye. « Si tu ne travailles pas, c’est un péché », « c’est le travail qui donne l’équilibre à l’homme, c’est le travail qui donne la santé, le travail est bon », a-t-elle renchéri.

2 Thessaloniciens 3, versets 10 à 12, dans ce passage, la révérende a souligné que les Thessaloniciens étaient dans l’oisiveté et l’immoralité s’y installé parce que les gens ne travaillaient pas ! On attend Dieu par le travail, l’inactivité n’a pas de place dans la vie d’un chrétien.

« Si le Congo doit devenir un paradis terrestre, c’est par le travail, le précieux trésor d’un homme, c’est son travail. Plusieurs gens se sont détournés du travail et sont dans le vol », a conclu la Révérende Francine Sylvie NKALA.

Dans son discours de circonstance, Madame Stella MENSAH SASSOU N’GUESSO la marraine de l’événement prenant la parole sur la relance des activités agricoles au Centre agropastoral Kimbanguiste de Kounzoulou dans le district de Ngabé dans le Département du Pool a déclaré ce qui suit : En effet, lors du centenaire de l’église Kimbangiste tenu le 06 avril 2021 à Nkamba dans la province du Congo central en République Démocratique du Congo, je demandais à cette occasion à Papa Simon KIMBANGU KIANGANI, Chef Spirituel et Représentant Légal, la relance des activités agro-pastorales de Kounzoulou du fait qu’elle rêvait un intérêt de survie collective pour l’être humain. Le Congo notre pays, a toujours entrepris, sous la vision éclairée de notre Président de la République, Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO, plusieurs initiatives dans le secteur de l’agriculture, la pêche et l’élevage, afin d’assurer l’auto-alimentation de son peuple. Parmi les partenaires à ce combat figurait l’église Kimbanguiste avec ce Centre de Kounzoulou dans le cadre du plan quinquennal 1982-1986, initié par notre Président de la République, qui est un grand artisan des métiers de la terre.

Poursuivant son propos, elle a pris un engagement et l’affirme par ce propos, « A cet effet, je défendrai et je soutiendrai le partenariat avec les Kimbaguistes pour la simple raison, le Dieu Tout Puissant dès la création du monde avait déjà confié l’exploitation et la gestion rationnelle des terres aux hommes de Dieu, conformément au livre de Genèse 2 : 15 « L’Eternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin pour le cultiver et pour le garder ».

Pour conclure, elle a lancé un appel pressant aux décideurs politiques et administratifs, aux partenaires multiformes, aux fidèles et sympathisants Kimbanguistes, à participer à l’attente des objectifs de ce grand chantier agro-pastoral qui va contribuer énormément à l’amélioration de l’alimentation dans nos ménages. « Croyez-moi, l’envoyé Spécial Papa Simon KIMBANGU, s’est battu non seulement pour l’indépendance politique, mais également pour une indépendance dans d’autres domaines de la vie, tels que : l’indépendance alimentaire, qui conduit entre autres à la souveraineté d’un peuple ». « Je demande à nous tous ici présent, de s’impliquer sans relâche dans l’atteinte des objectifs assignés pour ce projet que je baptise humblement Kounzoulou espoir de tout un peuple.

« Kimbanguiste, to lona pe to bokola pona koleyisa mokili »(Kimbanguistes, plantons et élevons pour nourrir la planète », a lancé Stella MENSAH SASSOU N'GUESSO.

De sa part Armel NKUMBI, le Chef de la délégation venue de Nkamba dans son discours au nom de Sa Divinité Papa Simon KIMBANGU KIANGANI, Chef Spirituel et Représentant Légal de l’Eglise Kimbanguiste, Président du Conseil des Membres Fondateurs de la Fondation Papa Simon KIMBANGU « FSK » a dit comme suit : « Ce jour, cette cérémonie marque le début du partenariat entre le FIGA et l’Eglise Kimbanguiste à travers son interface socio-économique qui est la Fondation Papa Simon KIMBAGOU « FSK ». Ce partenariat revêt une importance capitale pour les deux parties en ce qu’il vise la promotion de la politique de l’autosuffisance alimentaire et la lutte contre la pauvreté prônées par Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO dans son plan quinquennal 2021-2026. Pour l petite histoire, Papa DIANGIENDA KUNTIMA Joseph, Fils cadet de Papa Simon KIMBANGU et 1er Chef Spirituel et Représentant Légal de Eglise Kimnanguiste avait annoncé le dimanche 22 mai 1983 ici même à Brazzaville, dans cette paroisse Kimbanguiste de Plateau des 15 ans, la création du Centre Agricole de Kounzoulou, et posera la première pierre le 13 juillet de la même année, suivi du début des travaux, en présence des membres du Collège Exécutif National de l’Eglise Kimbanguiste en République du Congo et de plusieurs invités dont notamment le Ministre de l’agriculture de l’époque, le sous-préfet de Ngabé, sans oublier les autorités traditionnelles des villages Mbé, Imbama et Kounzoulou. Il y avait également la présence remarquée d’une quinzaine de jeunes venus de Kinshasa en provenance d’un autre centre agricole Kimbanguiste, celui du Plateau Batéké à Ndunu à quelques kilomètres du Centre-ville. Avec l’implication personnelle de Papa DIANUENDA KUNTIMA Joseph et le dévouement de tous les fidèles Kimbanguistes, en majorité des jeunes, la première campagne de 1983-1984 avait couronnée de franc succès.  La suite a été très éloquente si bien qu’en 1988, ce centre a été surnommé « Le Grenier du Congo et le nourricier du monde ». Un produit foire, le coton, sorti de terre de ce centre de Kounzoulou, fut reconnu de meilleure qualité dans le monde entier.

Après la signature du contrat de partenariat entre le FGA par son Directeur Général et le Directeur National de la Fondation Papa Simon KIMBANGU,  ETOU ALALI Armel,  pour Fridolin MBOULOUKOUE, il s’agit du soutien que le FIGA apporte à la Fondation Papa Simon KIMBANGU vu son engagement dans le domaine agricole.

A noter que le Centre de Kouzoulou couvre une superficie de 9.888 hectares, situé dans la sous-préfecture de Ngabé, Département du Pool, il s’étend : au Nord : du village Idouani en allant vers le village de Mbé et le district de Ngabé ; au Sud : la rivière Maï-Mpiri qui coule vers Maloukou en constitue une frontière naturelle ; à l’Est : le village  Kounzoulou et le fleuve Congo lui lui sont frontaliers ; à l’Ouest : le village Bourou et Imbama sur la route Odziba/Ngabé lui sont voisin. Le Centre Agricole Kimbanguiste Pilote de Kounzoulou est couvet par le permis d’Occuper N°012/2011/MID/DP/NGA/SG du 03 février 2011 signé par le Sous-Préfet de Ngabé ; Il est relié à d’autres localités administratives du district de Ngabé par la route nationale N°2. L’accès est facile. Pour manifester leur engagement les fidèles kimbanguiste tour à tour au cours de cette célébration par groupe ont apporté leurs contributions en matériels et en argent dans une ambiance festive impulsée par l’animation de la Fanfare Kimbanguiste et les Flûtistes Kimbanguistes.

Le FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à BrazzavilleLe FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à Brazzaville
Le FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à BrazzavilleLe FIGA entend accompagner  la Fondation Papa Simon KIMBANGU dans la relance de ses activités agricoles. Un protocole de partenariat a été signé à Brazzaville
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 1er OpenLab IUCr-UNESCO de cristallographie en République du Congo

Publié le 14 Mai 2022 par André LOUNDA dans Sciences et Innovations, Culture et Arts

L’Union International de Cristallographie a organisé en partenariat avec l’Université Marien NGOUABI, le Centre de Recherche Géologique et Minières par l’entremise de l’Association Congolaise de Cristallographie (ACCr), le 1er OpenLab IUCr-UNESCO de cristallographie en République du Congo du 11 au 22 mai 2022 au campus numérique de Brazzaville. La cérémonie officielle y relative placée sous le patronage de Madame la Ministre de l’Enseignement Technique, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technique empêchée, a été présidé par le Professeur ATTIBAYEBA, Vice-président en charge de la Recherche Scientifique et de la Coopération de l’Université Marien NGOUABI en présence du Professeur émérite Claude LECOMTE, Président de l’Union Internationale de Cristallographie, Timothée NSONGO, Directeur de la Recherche Scientifique et de la Coopération du CRGM et du Président, et  du Président de l’Association Congolaise de Cristallographie

 Timothée NSONGO, Directeur de la Recherche Scientifique et de la Coopération du CRGM dans son Allocution a laissé entendre que ce jour, est une grâce historique pour la science au Congo et plus particulièrement celle de la cristallographie. C’est pourquoi, je me réjouis de prendre part au nom du Centre de Recherche Géologique et Minière (CRGM) au nom du Directeur Général le Professeur Hilaire ELENGA à la cérémonie inaugurale de ce 1er OpenLab organisé en République du Congo. Organisé par l’Union Internationale de la Cristallographie en partenariat avec l’Université Marien NGOUABI et le Centre de Recherche Géologique et Minière par l’entremise de l’Association Congolaise de Cristallographie. En effet, la cristallographie qui à l’origine était une science purement descriptive et constitue une branche de la minéralogie c’est-à-dire, la description et études des espèces constituant les roches naturelles est devenue une science à part et le pilier de plusieurs sciences notamment : la Biologie, la chimie et la physique. Ce 1er   OpenLab qui s’inscrit dans le cadre de renforcement des capacités dans l’enseignement et de la recherche scientifique soutient la politique de Son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat pour développer les industries et la recherche minière au Congo. Or, le développement de l’économie de notre pays passe nécessairement et non obligatoirement par le développement de la cristallographie. « Il ne peut donc pas y avoir développement sans développement de la cristallographie », a lancé Timothé NSONGO.

Poursuivant son propos, ce dernier a ajouté que c’est dans cette perspective que le CRGM devrait travailler avec d’autres partenaires industriels et de recherches minières de notre pays pour acquérir au moins un des stratamètres de dernier cri, ce principal appareil de classification des espèces miniers.

Quant au Président de l’Association Congolaise de Cristallographie, Joseph Marie MOUTOU a fait savoir que ce 1er OpenLab s’inscrit dans le cadre de la promotion de la cristallographie. En effet, l’une des missions principales de l’Union Internationale de la Cristallographie est de fournir aux doctorants et enseignants universitaires des pays en voie de développement de formation en enseignant de la cristallographie, ainsi que les finaliser aux méthodes de recherches moderne. « Nous pourrions alors connaître un essor dans la recherche médicale, pharmaceutique, des matériaux, des mines et de géologie pour un développement certain de notre pays », a rassuré le Président de l’ACCr.

Ainsi, il a ajouté qu’aujourd’hui, nous nous employons à former une expertise dans le domaine de la cristallographie. Ceci ne constitue qu’une première étape. En effet, dans le programme de l’Union Internationale de la Cristallographie, cette formation est suivie par la création d’un centre national de cristallographie, cadre nécessaire pour appliquer la cristallographie au service du développement de notre société. Le centre national de cristallographie pour être un lieu de perfectionnement et de stage pour les licenciés professionnels dans les sections chimie industrielle et chimie analytique et qualité de l’Université Dénis SASSOU N’GUESSO. Ce cadre sera le lieu pour les matériaux synthétisés par les chercheurs congolais.

Pour conclure, il a rappelé que cet OpenLab fait intervenir des formateurs venus de France, du Cameroun et du Gabon mais aussi, des participants de la RDC, du Gabon et du Cameroun.

 

 

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Clotaire MBOUSSA-ELLAH est candidat aux élections législatives et locales à Gamboma 1 pour le rassemblement

Publié le 14 Mai 2022 par André LOUNDA dans Politique

Pour répondre particulièrement aux attentes des populations des quartiers Komo, Agnié, Mbambié Louara, Nkéni, Mpairé 1 et Béné de la première circonscription électorale de Gamboma, Monsieur  Clotaire MBOUSSA-ELLAH, Président du Comité d’Action pour le Renouveau en sigle le CAR, un Parti de l’Opposition congolaise au cours d’un face à face avec les chevaliers de la plume, du micro et du web le samedi 14 mai 2022 à Brazzaville, a déclaré sa candidature aux élections législatives et locale de juillet 2022.

Candidature placée sous le signe du rassemblement, Clotaire MBOUSSA-ELLAH dans son mot liminaire a fait savoir que : « j’insiste sur le rassemblement, la preuve, une expertise menée en 2017, au quelle j’avais pris part sur les causes qui freinent le développement socio-économique de Gamboma qui a révélé les blocages de son développement, encore moins que sa construction, par des conflits d’intérêts (personnel), des querelles, de divisions et/ou des luttes d’influences ravivées par certains cadres qui se complaisent dans une course effrénée du leadership, conséquence de tous les ce déboires. Aussi déboussolée que soit-elle, la population dit ne plus rester en marge de ces élections qu’elle appelle aujourd’hui au changement ; un électorat qui unit femmes et hommes, constitué en grande partie de plus de 70% des jeunes soucieux de leur avenir condamnent l’arbitraire, surtout l’absence des projets de développement socio-économique, pire que la mise sur pied d’une bonne politique d’assainissement de la ville ».

Poursuivant, à titre de rappel sur les résolutions de la concertation d’Owando, après avoir vu toutes les dérives sur le terrain, Clotaire MBOUSSA-ELLAH a déclaré que vous êtes sans ignorez que la concertation politique d’Owando tenue sous le thème : « Dans la paix et l’unité, œuvrons au renforcement de notre gouvernance électorale » avait insisté sur la volonté d’organiser des élections à la fois transparente et apaisées. Les opérations de révision des listes électorales se sont déroulées du 04 au 30 avril et 06 mai 2022, loin de terminer, il y a urgence pour l’administration électorale de suivre sinon de contrôler ces résultats dans certaines circonscriptions électorales. En effet, certains membres des commissions locales des circonscriptions telles que Mbon, Makotipoko, Abala s sont vus chassés par les sous-préfets au mépris de l’arrêté ministériels. Il n’y a aucun doute, que ces listes ne soient pas confirmées ou certifiées par certains membres des commissions locales de révision des listes électorales ; le cas de Gamboma 1, qui se caractérise par l’effet déformant du corps électoral sur des majorations des électeurs dans certains quartiers et l’inscription des non-résidents sur des listes électorales.

En ce qui concerne les recommandations d’Owando sur le point 12—2ème tiret, le Président du CAR a souligné que les participants avaient abouti à un consensus sur la nécessité de ramener les frais de délivrance du casier judiciaire et du certificat de nationalité à la somme de cinq mille (5.000) FRCFA dès les élections de juillet 2022. Cf Communique final des travaux de la concertation politique d’Owando. Jusqu’au 11 mai, les services du parquet n’étaient pas encore notifiés laissant la place aux spéculations. Je e douterai certainement pas de la volonté de l’administration électorale, mais je veux tout simplement dire qu’on applique ces recommandations sans lesquelles la concertation accoucherait d’une souris.

S’agissant de la loi électorale, Clotaire MBOUSSA-ELLAH a rappelé que la loi en vigueur, dont les dernières retouches montrent du 21 septembre 2020 dispose en son article 89—1er alinéa, je cite : «  Le droit de vote est reconnu à toutes personnes inscrites sur une liste électorale porteuse d’une carte d’électeur et d’une pièce d’identité prévues par les textes en vigueur » ; à l’article 96 : « Le vote par procuration est autorisé. Les modalités de son exercice sont définies par voie règlementaire ». Fin de citation. Force est de constater, que jusqu’à ce jour, les modalités d’exercices de vote par procuration ne sont pas clairement définies. De quoi interpeller sinon d’attirer l’attention de l’administration électorale notamment de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI). La procuration ne doit plus être une pièce de tricherie. La CNEI gagnerait plus de crédibilité en prenant une circulaire sur les exceptions de ce type d’exercice qui a pris de l’ampleur, et en même temps entrave le bon déroulement du vote.

Pour clôturer son propos, le Président du CAR a signifié que la Concertation d’Owando recommandait que les centres d’enregistrement soient rapprochés des électeurs ; le principe de la composition paritaire des différents organes du processus électoral à tous les niveaux devrait être respecté. De même, cette résolution devra s’étendre à la distribution des cartes d’électeurs. Aucun chef de quartier ou du village ne devrait en ce moment jouer seul ce rôle.

A noter que cette conférence de presse a été rehaussée par la présence des Présidents du RDD et de l’UDR-Mwinda.

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« Climat, comment éviter le désastre ? », Les solutions actuelles et les innovations nécessaires d’après Bill Gates

Publié le 11 Mai 2022 par André LOUNDA dans Environnement

 

L’ONG ÉVEIL D’AFRIQUE que dirige le Président, Hugain KAYA a organisée sa première édition de la : « Matinée du Climat », le 06 mai 2022 dans la salle de conférences du Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones à Brazzaville. L’objectif de la communication s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques pour atteindre l’objectif « Zéro carbone » autour d’une discussion en rapport aux solutions proposées par Bil Gates dans son ouvrage intitulé : « Climat, comment éviter le désastre ? », afin que les organisations de la société civile congolaise se les approprient.

Au cours de cette rencontre, il s’est agi pour les participants d’échanger et de discuter sur l’ouvrage de Bill Gates, Gorges Claver BOUDZANGA, Consultant indépendant en environnement, tout en examinant minutieusement les solutions proposées par Bill Gates, ses contributions dans les enjeux conformément à la lutte contre les changements climatiques, la participation y relative des acteurs de la société civile congolaise ainsi que de la place du Bassin du Congo, le deuxième poumon vert de la planète dans cet ouvrage.  Hugain KAYA, Président de l’ONG EVEIL D’AFRIQUE, passionné des questions écologiques, organisateur de l’événement dans son mot introductif a souligné que cette conférence-débats est focalisée sur les questions environnementales notamment sur le changement climatique. En effet, il s'agit ici d'une véritable invite à tout un chacun afin de mieux protéger l'environnement. Entre autres, les questions d'ordre écologique doivent retenir également l'attention de nos dirigeants et surtout ceux de ces pays qui polluent sans cesse l'humanité toute entière (les gaz à effet de serre).À tous ceux-là, incombe une très lourde responsabilité.

    Objectif zéro carbone » : les solutions de Bill Gates

Cet essai littéraire de 383 pages, paru aux éditions Flammarion le 17/02/2021, dans une analyse globale, Bill Gates propose un vaste plan à la fois pragmatique et accessible pour atteindre le zéro carbone à temps, afin d’éviter une catastrophe climatique.
Depuis plus d’une décennie, il à enquêter sur les causes et les effets du changement climatique, avec l’aide d’experts dans les domaines de la physique, de la chimie, de la biologie, de l’ingénierie, des sciences politiques et des finances. Bill Gates s’est concentré sur ce qui doit être fait pour empêcher une catastrophe environnementale. Dans son ouvrage, le fondateur de Microsoft explique non seulement pourquoi nous devons cesser d’émettre des gaz à effet de serre, mais détaille également ce que nous devons faire pour atteindre cet objectif crucial. Il y expose très clairement les défis auxquels nous sommes confrontés en s’appuyant sur sa compréhension de l’innovation et de ce qui est nécessaire pour introduire de nouvelles idées sur le monde. Il décrit les domaines dans lesquels la technologie contribue déjà à réduire les émissions, expose les moyens de rendre la technologie actuelle plus efficace, tout en présentant les technologies de pointe nécessaires et ceux qui travaillent sur ces innovations essentielles.

 Pour conclure, Bill Gates présente un plan concret pour atteindre l’objectif zéro carbone – non seulement les politiques que les gouvernements doivent adopter, mais aussi ce que nous pouvons faire en tant qu’individus pour que notre gouvernement, nos employeurs et nous-même participions à cette entreprise décisive pour la fin.

Selon Bill Gates, « atteindre le zéro carbone ne sera ni simple ni facile, mais si nous suivons le plan qu’il présente ici, c’est un objectif à notre portée et pour
ceux qui me connaissent savent que je suis un grand féru de questions écologiques et que je passe une partie de mes soirées à visionner des reportages et à lire sur le sujet. Pour alimenter ma réflexion, j’ai déjà parcouru de nombreux ouvrages qui parlent de cette ère de l’anthropocène, en passant par des points de vue de collapsologues (Servigne), de spécialistes de l’énergie (Jancovici), d’adeptes de permaculture / décroissance / croissance verte (Cyril Dion / Pierre Rabbhi), etc. ».

 Bill Gates sur l’impact de la consommation alimentaire sur l’environnement, fait une proposition surprenante pour sauver la planète selon lui, « cela passe par la généralisation de la consommation de viandes synthétiques, ce qui signifie que la consommation de viandes est pointée du doigt car elle est trop polluante. En plus, c’est de la nécessité de se tourner vers des énergies vertes ou bien de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Pour Bill Gates, il faut passer de la viande de bœuf à la viande 100% synthétique, et c’est aux consommateurs de s’habituer en goût de cette viande artificielle, pour sauver la planète ».

Mais pourquoi devrions-nous complètement éliminer la consommation de la vraie viande ?

Selon Bill Gates, la viande représente aujourd’hui l’un des principaux facteurs climatiques, les élevages intensifs poussent à la déforestation, et participent aussi à une forte production de méthane, un gaz qui favorise l’effet de serre. Quant aux défenseurs de l’agriculture au contraire, ils soutiennent quelle est aussi source de transformation vers un système alimentaire plus durable. Mais pour le fondateur de Microsoft Bill Gates, l’innovation en alimentation passe par la viande synthétique, « respectueuse de la planète, peu couteuse, et reproductible à grande échelle ». Pour l’instant, les alternatives végétales à la viande ne représentent que 1% de la viande consommée dans le monde aujourd’hui et sont encore plus couteuses à produire que de la viande consommée dans le monde entier aujourd’hui et sont plus couteuses à produire que la viande classique. Mais les technologies pouvaient aider à rendre cette viande plus accessible. Pour y arriver, notons que Bill Gates investit dans des différentes start-ups qui proposent des alternatives végétales à travers « Le Breakthrough Energy Ventures. Le contexte est plutôt en faveur de cette transition : l’épidémie due à la pandémie de la COVID 19 implique des écoutions dans l’alimentation, mais aussi des contaminations dans les abattoirs, et cela a favorisé l’industrie des viandes synthétique. Malgré ces propositions de Bill Gates, les détracteurs considèrent la viande de substitution comme une contradiction, et proposent plutôt de réajuster la consommation de vraie viande à nos besoins réels.

A noter que cet ouvrage de Bill Gates est écrit dans un style très simple, qui a clairement pour vocation d’être pédagogique et systémique dans son approche. Dans son livre, l’auteur recommande d’analyser toute solution en la rapportant aux chiffres mondiaux (51 milliards de tonnes de CO2) et se posant systématiquement cinq (5) questions à savoir : (i) Convertissez les tonnes d’émissions réduites en pourcentage des 51 milliards ; (ii) Il faut des solutions pour les 5 activités principales dont proviennent les émissions ; (iii) l’utilisation de l’électricité : 27% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ;(iv) la fabrication de choses au sens large (des bâtiments et infrastructures aux objets du quotidien tels que l’électroménager) : 31% des émissions ;(v) la culture et l’élevage : 19% des émissions ; les transports (de personnes ou de choses) : 16% des émissions ; le chauffage et la climatisation : 7% des émissions.

 

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Publié le 11 Mai 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans société

La capitale économique du Congo, Pointe-Noire a été fondée en 1921, en raison des qualités maritimes de sa baie, lorsqu'il fallut fixer un terminus maritime à la voie ferrée Congo-Océan entre Brazzaville et l'océan Atlantique. Fondée par décret du 22 mai 1922, elle fut la capitale du Moyen-Congo de 1950 à 1959. En premier à la découverte de la baie de Loango ce sont les navigateurs portugais qui ont donné le nom au site de Pointe-Noire, « Punta Negra », pour avoir repéré sur la côte un éperon de blocs de pierre noire.

1936 sera la période de développement de la cité avec l'arrivée de la population du pays. L'hôpital sera construit, le marché s'agrandit, c'est la formation de la première couronne. Le premier quartier à être loti sera le Camp Chic, fait des maisons de la SCIC. Officiellement créée le 11 mai 1922, la ville de Pointe-Noire devient commune en 1939. Le 16 novembre 1956, le premier maire congolais de la ville, Stéphane Tchitchellé, est élu.

Pointe-Noire est la capitale économique de la République du Congo, située à l’extrême sud du pays. Sise à l’ouest de l’Afrique, sur la façade atlantique, la ville constitue le débouché naturel d’un axe de communication prépondérant entre l’Afrique centrale et les eaux internationales. A ce titre, elle représente pour le pays un poumon économique alimenté par l’activité du terminal pétrolier de Djeno et de son port en eau profonde.

Avec près de deux millions d’habitants dans l’agglomération, Pointe-Noire, aussi appelée Ponton La Belle ou Ndindji, est l’ancienne capitale du Moyen-Congo à l’époque coloniale et du département du Kouilou au moment de l’indépendance. Aujourd’hui séparée de ce dernier, elle est devenue un département à part entière divisé en six arrondissements. Elle est jumelée avec la ville française du Havre en Normandie. Depuis le début des années 1980, Pointe-Noire n’a cessé de croître et d’attirer de nouveaux habitants, du fait surtout de l’activité pétrolière de Total (ancien Elf Congo), d’ENI et d’autres groupes pétroliers mais aussi parce que la ville a été globalement épargnée par les affrontements consécutifs à la guerre civile qui secoue le Congo-Brazzaville dans les années 1990.

Toponymie

Pointe-Noire est surnommée Ponton par ses habitants, ou Ndjindji, en référence à l’ancien village de pêcheurs sur lequel on l'a bâtie. Le toponyme Pointe-Noire est dérivé du nom portugais Punta Negra qui apparaît pour la première fois sur une carte de 1484 en référence à une proéminence rocheuse sombre.

Géographie, climat et topographie

Pointe-Noire bénéficie d’un climat tropical de savane, assez doux le jour (de 21,4° de température moyenne en juillet à 26,8° en mars) et d’une température encore plus douce le soir (environ 22° à 26°). L’année climatique est marquée par deux saisons sèches, l’une courte de janvier à mars et l’autre longue de juin à octobre, entrecoupées par deux saisons des pluies de deux mois chacune environ. Ces caractéristiques tendent à varier ces derniers temps en liaison avec des changements climatiques. On enregistre parfois des températures qui s’élèvent à plus de 30°.          

La ville est située dans le prolongement d’une fine plaine littorale en contre-bas d’un plateau qui prolonge le Mayombe, massif montagneux de faible altitude qui sépare Pointe-Noire de la capitale Brazzaville située à 510 km à l’ouest. Ce relief explique non seulement la difficulté de communication entre le littoral congolais et la cuvette congolaise (d’où le département éponyme), mais également la nécessité de la ligne de chemin de fer pour exporter depuis Pointe-Noire les ressources de l’hinterland.

À une échelle plus fine, le site de Pointe-Noire est entrecoupé de collines et de vallons marécageux. Les dunes littorales et les marnes sableuses rappellent les caractéristiques de côte à lido qui ont donné naissance à la dépression où s’est implantée Pointe-Noire.

Cette sédimentation continue, caractéristique des cordons littoraux, est aujourd’hui menacée par la construction du port en eau profonde qui a entraîné un net recul du trait de côte de l’ordre de deux à trois mètres par an. Ce phénomène menace désormais le cimetière de Loango, le Père-Lachaise congolais qui abrite notamment la sépulture de Jean-Félix Tchicaya, premier député noir de l’Assemblée Nationale française.

Démographie, croissance et consommation de l’espace            

La population de la municipalité de Pointe-Noire est d’environ 715 334 habitants, selon le recensement de 2007, répartis sur six arrondissements qui sont Lumumba, Mvoumvou, Tié-Tié, Loandjili, Mongo Mpoukou et Ngoyo. Ce grand nombre d’habitants s’explique par le fait que la ville a connu un très fort taux d’accroissement de sa population d’environ 4,5 % en moyenne de sa fondation jusqu’aux années 1990.

Aujourd’hui, la croissance reste forte alors même que la densité moyenne du département-commune est la plus élevée du pays avec 1 6369,2 habitants au km² (en 2007). L’agglomération, qui déborde désormais la municipalité, et en incluant les habitants non-déclarés, compterait aux alentours de 1 500 000 habitants.

La caractéristique essentielle de Pointe-Noire est son développement urbain extensif qui a pour conséquence la consommation incontrôlée de l’espace. Cette forte consommation de l’espace est aussi due au mode de construction qui privilégie l’extension horizontale pour la plus grande partie de la ville, en particulier en direction de l’est. De ce fait, l’agglomération, en moins de cinquante ans, a grandi de façon exponentielle et elle est largement sortie de ses limites originelles pour couvrir aujourd’hui 1144 km².

Portrait socioculturel et religieux

Du point-de-vue des origines nationales, les statistiques de la ville océane représentent environ 70 % de la population de la municipalité contre plus de 90 % dans l’ensemble du pays, le reste étant constitué de ressortissants de la République démocratique du Congo (15 %), d’Africains de l’ouest (5 %), de Libanais et d’expatriés européens dont une partie est le produit d’une immigration illégale que le pays avait essayé de combattre dans le cadre de l’opération d’envergure nationale "Mbata ya bakolo", tout particulièrement à Pointe-Noire.

 Sur le plan sociologique, la ville compte 48 % d’habitants de moins de 20 ans, 18 % de chômeurs en incluant le secteur informel (sens élargi) mais seulement 9 % au sens Bureau international du travail (en 2012).

Au regard des pratiques linguistiques, la langue la plus parlée est le kituba ou le munukutuba qu’on appelle le kikongo facile, suivie du français, langue officielle du pays. Le kituba est la « langue du chemin de fer », langue véhiculaire des régions bordant le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), qui facilite les échanges commerciaux entre la population desdites régions.

Enfin, pour ce qui relève des appartenances religieuses, la population de la ville se déclare majoritairement chrétienne (catholique, protestante, kimbanguiste) à 58 %, contre 27 % d’athées ou d’agnostiques, 11 % relevant des églises dites de réveil et 2 % de musulmans.

Organisation administrative

Avant la réforme administrative de 2003, Pointe-Noire est le chef-lieu de la région du Kouilou. Elle est depuis séparée de ce dernier et devient un département autonome administré par un préfet. Depuis 2011, la ville de Pointe-Noire compte six arrondissements : Lumumba, Mvou-Mvou, Tié-Tié, Loandjili, Mongo-Mpoukou et Ngoyo. Elle englobe aujourd’hui de nombreuses localités qui auparavant étaient des districts, c’est le cas de Ngoyo, Siafoumou ou Loango.

Principaux événements de la fondation à nos jours

La ville voisine de Loango, capitale du royaume du même nom, a été la première porte d’entrée des colons au Moyen-Congo, colonie créée à la suite des explorations de Pierre Savorgnan de Brazza. Mais elle  a rapidement été supplantée par Pointe-Noire, une fondation européenne de 1883 entreprise par le colonel Cordier. En effet, la période qui va des années 1880 à 1920 est marquée par la très progressive occupation militaire du Congo et sa pacification. Robert Cordier, le commandant du Sagittaire, dépêché par Pierre Savorgnan de Brazza pour empêcher la progression des Belges, signe un traité de paix avec les dignitaires vilis établis à Tchimbamba qui lui permet de s’établir sur le site du futur port de Pointe-Noire. La ville reste encore éclipsée par Loango qui est, jusqu’en 1920, le chef-lieu du Kouilou bien qu’elle devienne dès 1910 le chef-lieu du Moyen-Congo après que Brazzaville est devenue le siège du gouvernement général de l’ensemble de l’Afrique équatoriale française (AEF).

C’est la décision de construire un port en eau profonde qui a poussé les administrateurs coloniaux à abandonner Loango au profit de Pointe6Noire. Elle est aussi, de ce fait, choisie pour être le terminus du CFCO, grande entreprise ayant nécessité jusqu’à 125 000 travailleurs. Pour les mobiliser tous dans ce Moyen-Congo qui n’est alors peuplé que de 400 000 habitants en 1920, le gouverneur général de l’AEF, Victor Augagneur, crée alors la circonscription du CFCO, le 26 septembre 1921,  avec chef-lieu Loudima tandis que Pointe-Noire devient pour la première fois un district à part entière et éclipse Loango. En 1922, Victor A gagneur réaménage encore la division administrative du Moyen-Congo et le Kouilou redeviendra une région mais cette fois-ci avec Pointe-Noire comme chef-lieu ; cela sonnera le glas de Loango qui tombera progressivement dans l’oubli.

Le premier lotissement de la ville se fait en septembre 1922 dans la zone du port mais le périmètre urbain ne sera délimité que par l’arrêté du gouverneur Marchand, en date du 9 décembre 1925. Le 28 décembre 1936, le gouverneur général de l’AEF, François Joseph Reste, élèvera Pointe-Noire au rang de commune mixte tout comme Port-Gentil. Pointe-Noire deviendra commune de plein exercice par la loi du 18 novembre 1955. Mais, auparavant, par décret n° 50-276 du président du Conseil des ministres de la France, Georges Bidault, en date du 28 février 1950, Pointe-Noire sera devenue le chef-lieu du territoire du Moyen-Congo.

En 1921 est donné le premier coup de pioche des travaux de la construction du CFCO et de ses ports par le gouverneur général Victor Augagneur. À partir de 1949, et jusqu’au vote de l’Assemblée territoriale du 28 novembre 1958, Pointe-Noire devient capitale du Moyen-Congo, en abritant le siège du gouverneur, du chef du territoire et de l’Assemblée territoriale ainsi que des services administratifs.

En novembre 1958, à la suite de la loi-cadre de Gaston Defferre de 1956, le territoire du Moyen-Congo devient la République autonome du Congo, premier pas vers l’indépendance qui est proclamée le 15 août 1960. À la suite de cette décision se tiennent les premières élections législatives qui voient, le 21 novembre 1959, à la suite d’événements que l’on peut qualifier de rocambolesques et de dramatiques en même temps, l’abbé Fulbert Youlou va être élu Premier ministre de la République du Congo, en battant Jean-Félix Tchicaya, le premier et unique député congolais à l’Assemblée française dès 1946.

À la suite des incidents ayant émaillé les élections législatives, les députés de l’UDDIA, étant restés seuls dans la salle, décident du vote de l’acte constitutionnel, dans la même nuit transfèrent sans débat et consultation la capitale du Congo à Brazzaville, lieu plus rassurant pour les vainqueurs de ces élections. Pointe-Noire cesse, de ce fait, d’être la capitale du Congo en 1959. Dès lors, si elle garde sa place de première ville économique du pays avec ses usines, son port, ses ateliers du CFCO, elle perd son autonomie administrative, toutes les décisions en ce qui la concerne émanant désormais des autorités en place à Brazzaville.

La naissance de la cité coloniale de Pointe-Noire durant les années 1920

Lorsque la ville devient subdivision ou district ou sous-préfecture en 1921, elle n’est pas encore une agglomération, car l’essentiel du trafic avec l’extérieur s’effectue via Loango, à une quinzaine de kilomètres de là. Pointe-Noire doit donc son implantation à la perspective de la construction du port et du CFCO. En fait, ce n’est encore qu’un camp de chantier. Les travaux des chantiers du port et du CFCO viennent à peine de débuter. Il n’y a pas encore d’implantation définitive de la population. Mais dès l’année 1923, on commence à penser à l’aménagement de la ville. C’est ainsi que dès 1924, Pointe-Noire est dotée de son premier plan directeur de développement qui consacre sa division en deux: la zone européenne et la zone indigène.

Dans ce premier plan, seule la partie européenne a véritablement le visage d’une cité. La gestion foncière y est réglée par les dispositifs du décret du 8 février 1899 qui définit le domaine public au Congo français, ainsi que par le décret du 28 mars 1899 qui définit la propriété foncière au Congo français et qui dispose que « les terres vacantes et sans maître dans le Congo français appartiennent à lÉtat ». Le centre-ville est ainsi réservé aux Blancs tandis que l’administration ne s’occupe pas de ce qui se passait dans la cité indigène.

En effet, dans le décret du 11 décembre 1920 modifiant celui du 28 mars 1899 sur la propriété foncière, il est stipulé que « les biens appartenant aux indigènes et ceux possédés par les collectivités sont régis par les coutumes et usages locaux pour tout ce qui concerne leur acquisition, leur conservation et leur transmission ». Alors qu’au centre-ville, l’obtention d’un terrain se fait soit par adjudication ou par cession de gré à gré entre l’administration et un privé, dans la cité indigène, tout se fait selon la coutume et jusqu’en 1950, on n’y parle pas de titre foncier. C’est à partir de 1950 qu’il est proposé aux Noirs de transformer en titres fonciers les terres détenues selon la coutume.

Toute la partie du centre-ville actuelle étant une zone de marécages peu fertile, vide de population (sauf le petit village Ndjindji), les colonisateurs français ont pris soin de ne pas entrer en conflit avec les autochtones. La division de la ville était justifiée, le développement de la partie européenne se faisait autour du port et du CFCO (avec la gare centrale), le développement des Africains à partir des villages, notamment Tié-Tié, première gare du CFCO au kilomètre 6. En cette période, la ville se cherche encore, commençant son développement démographique. Au départ, avec les travailleurs des deux grands chantiers (le CFCO et le port), la population atteint 3 000 habitants en 1928. Elle est passée de 2 000 habitants en 1930 à 22 000 en 1942, 54 600 en 1958, 140 367 en 1974 et à 500 000 en 1994. Le recensement de 2007 a affiché 711 128 habitants.

Le développement de Pointe-Noire après l’achèvement de la ligne Congo-Océan en 1934

Selon Pierre Vennetier, Pointe-Noire est encore un semis de constructions éparses parmi le quadrillage des rues en terre que l’on commence à empierrer. La ville était constituée, pour l’essentiel, de l’actuel centre-ville, et elle se terminait à l’actuel rond-point du marché central. Elle était seulement la ville européenne, comprenant des zones de production et résidentielles avec écoles, terrains de sport… Avec l’achèvement du port et du CFCO en 1934, et l’installation de la société coloniale d’électricité, la ville va connaître une certaine vitalité dans ses activités. Avec l’arrivée de la population, cette période sera celle du développement de la cité. L’hôpital est construit, le marché s’agrandit, c’est la formation de la première couronne. Le premier quartier à être loti sera le Camp Chic, fait des maisons de la SCIC. Ces maisons sont construites sur des parcelles d’environ 250 m2. Elles comprennent pour l’essentiel deux chambres à coucher, un petit séjour, une douche, un W-C. et une cuisine. Le centre-ville va connaître une relative densification par l’occupation des terrains vides contenus dans le tracé directeur. Le quartier Nzinzi va se densifier le long des grands axes, il n’y a pas de nouvelles voies. Les constructions sont encore sommaires, il y a peu de bâtiments à plusieurs étages.

En ce qui concerne le paysage urbain, on note peu de changement dans la physionomie de la ville. En revanche, le développement économique se traduit par la densification du quartier du port. La ville poursuit sa progression vers l’est par la construction du chemin de fer Kouilou, qui rejoint Loango. La construction de l’hôpital général, sur l’un des grands axes, va introduire dans la ville le découpage en îlot. On construit la quatrième avenue, dans le quartier de l’évêché. Le développement spatial de cette partie va se faire désormais de l’est vers l’ouest.

En 1936, on pense que la ville a atteint ses limites et que le développement devra désormais se faire à l’intérieur. Mais la ville reste essentiellement européenne. C’est au tour du village africain de connaître son développement, avec l’installation définitive des travailleurs des deux chantiers du CFCO et du port (1934 pour le premier, 1942 achèvement de la digue intérieure). Ceux-ci vont se convertir à d’autres métiers de services et de manutention. Le développement du village africain va se faire, lui aussi, dans les limites fixées dans le plan directeur de 1924, c’est-à-dire à l’intérieur de sept voies pénétrantes qui sont, en partant en arc de cercle depuis la place de Brazza, et d’ouest à l’est : l’avenue Raymond-Paillet, qui devrait rejoindre le nord et la route de Brazzaville ; l’avenue Émile-Gentil, elle aussi en partance pour le nord ; l’avenue Mgr-Derouet ; l’avenue de Ma Loango ; l’avenue Schœlcher, qui rejoindra plus tard la mission des sœurs ; l’avenue Moe-Pratt ; l’avenue de France, comme limite à l’est. Le village africain est entouré sur son flanc ouest par la rivière Tchikobo et sur son flanc est par la rivière Tchinouka, son développement ne pouvait ainsi se faire que vers le nord. À cette époque, le village africain sera limité au nord par l’actuelle avenue Félix-Tchicaya ; cette avenue joignait deux camps militaires, le camp colonel Genin (actuel camp 31 juillet) et le camp Saint Pierre qui n’existe plus aujourd’hui. Le marché central sera installé de la deuxième ligne à la troisième ligne entre l’avenue Mgr Derouet et l’avenue Schœlcher. Cet emplacement a été choisi pour créer une dynamique centrifuge. La trame urbaine de ces quartiers aura pour base le modèle d’une disposition radiale. À l’intérieur des sept voies, l’aménageur va disposer des voies secondaires, pour donner un découpage urbain en îlot à quatre côtés. Mais la logique ne sera pas respectée à l’intérieur de chaque îlot. En effet, les rues seront parallèles aux voies secondaires. Ce découpage était fait pour permettre à l’administration coloniale de mieux contrôler les mouvements de la population, surtout en période de guerre. La liaison entre les deux parties de la ville se faisait par un seul point, le pont sur la Tchinouka, donnant sur l’avenue du général de Gaulle.

Pointe-Noire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à l’indépendance en 1960     

C’est à cette période qu’apparaissent les premières occupations illégales du sol, dans le quartier du Kilomètre 4, au sud des ateliers du CFCO, malgré les interdictions des autorités. Ce quartier connaîtra un développement fulgurant rendant son aménagement presque impossible sans déplacement des habitants. L’architecture des habitations du village et du quartier du Kilomètre 4 est sommaire, il s’agit de constructions en matériaux bruts non traités, comme la tôle ondulée, des planches de bois ou des déchets de l’industrie. La croissance urbaine de la ville va se poursuivre selon les directions des voies principales. À partir des années 1950, le village va sortir de ses limites initiales et va s’étendre jusqu’à l’avenue de l’Indépendance. Le découpage sera le même, mais la taille des îlots sera plus grande. Cet aménagement se fera sans intervention de l’administration coloniale.         

La surface du village va bientôt rejoindre celle de la partie européenne. On assiste à la naissance des quartiers Roy, Mawata, et à l’extension du quartier Mvou-Mvou. La population des deux parties commence à s’équilibrer à l’avantage du village. Le village va continuer à s’agrandir plus rapidement qu’avant, plus rapidement que le quartier européen du fait de l’ambiguïté des lois coloniales à propos du foncier. Le développement de la partie africaine de la ville sera de la volonté des propriétaires terriens. En effet, leurs droits sont reconnus dans le code foncier noir des colonies. Le quartier européen va poursuivre sa densification au gré des activités économiques et de l’arrivée des Européens ; cette partie de la ville est exclusivement réservée aux Blancs. Le quartier du Losange va connaître un deuxième développement : construction de nouveaux bâtiments, de quelques routes et avenues. Le village africain va abandonner définitivement la logique de l’îlot du type haussmannien. C’est la division en petites ruelles non rectilignes qui prévaut, les surfaces des parcelles sont différentes les unes des autres. On constate une absence de places publiques ou des terrains libres dans le village africain. C’est le quartier Matendé, la dernière partie de Mvou-Mvou.

Le quartier Mvou-Mvou va se développer en direction du nord vers la rivière Songolo et se densifier en population. À cette même période va apparaître le deuxième quartier dit illégal de la ville, c’est le quartier Planches, avec son église en planches de bois de couleur blanche. Comme toujours dans pareille situation, l’occupation des terres se fera anarchiquement. Ce quartier n’aura pas assez de surface, car coincé entre la route de Brazzaville et la rivière Tchikobo. Plus tard, il y aura un nouveau découpage. Le cimetière, qui devait se trouver hors de la ville, sera totalement entouré par un nouveau quartier. À la fin de 1960, Pointe-Noire avait consommé ses meilleures terres, il ne restait que des terres marécageuses. Le développement de la ville ne pouvait se faire que par une densification des quartiers, c’est ce qui se passa à partir de 1960. Pointe-Noire fut la capitale du Congo, lors de la reconnaissance en tant que république. Le premier gouvernement et assemblée y ont résidé. Jusqu’à la déclaration de l’indépendance le 1er août 1960

Les transformations socio-économiques favorisées par l’indépendance du Congo

1960 sera un tournant dans l’évolution de la ville ; c’est l’année de l’indépendance, même si elle n’est pas encore réelle. Les rapports sociaux ont changé, c’est-à-dire que les forces conservatrices vont redevenir fortes. Ainsi, le développement spatial de la ville, que l’on croyait terminer, va se poursuivre avec une vitesse inouïe ; on va franchir les limites naturelles qu’étaient les rivières et les forêts. Ce sera la naissance des quartiers Culotte, Makaya-Makaya (qui veut dire en langue locale feuilles-feuilles, pour signifier que c’est une forêt très touffue), Mbota, Mbota-Louissi (du nom des rivières, petits affluents de la Songolo) et Nkouikou.

Le centre va se densifier, ce sera le début de l’aménagement de la partie située au-delà de la rivière Tchinouka. C’est la naissance du quartier OCH (Office congolais de l’habitat, organisme d’État). Entre l’avenue de la Révolution (ex-avenue de France) et le quartier OCH se trouve une zone marécageuse ; en dépit des interdictions de construire, celle-ci va être occupée par la population originaire, pour la plus grande part, des pays du Niari (Bouenza, Lékoumou et Niari). On peut connaître l’ordre d’arrivée par la toponymie des nouveaux quartiers : d’abord ceux du Niari par les quartiers Dibodo et Cocotier du Niari ; après, ceux de la Lékoumou par le quartier Pont de la Lékoumou, et enfin Mouyondzi et Pont de la Bouenza, pour ceux originaires de la Bouenza. Le découpage de ces quartiers est différent des autres  de la ville, avec très peu de rues et de grandes avenues. La taille des parcelles dépend de la force humaine ou des moyens financiers des habitants. La population a été attirée par les activités portuaires et pétrolières en plein essor.

Avec les découvertes du gisement pétrolier et celui de potasse, la ville va connaître un boom économique entre 1970 et 1985, attirant encore une forte migration. Cette migration sera le fait des populations congolaise, africaine et européenne. Une étude socio-urbaine d’Urbanor, en 1980, va consigner que le centre-ville va connaître une forte augmentation, c’est-à-dire pour le centre avant 1960- 38,20 % après 1975- 15,17 % pour les quartiers périphériques avant 1960 -32,83 % après 1975- 7,46 %. Cette période sera celle de la densification relative en construction de la partie européenne ; les sociétés minières et de services vont lotir dans des sortes de ZAL (zone d’aménagement libre). Ce sont les habitations de la Compagnie minière de l’Ogoué du Gabon, ELF-Congo, la Compagnie des potasses du Congo et d’autres. Dans la partie est (village), ce sont les quartiers périphériques qui vont se développer, en poursuivant la deuxième phase de densification et l’amorce d’une mise en valeur.

L’évolution urbaine de Pointe-Noire de 1990 à nos jours

Cette période est marquée par une autre forme développement du fait de la crise économique depuis la fin 1985 et dont le pays ne se relève pas jusqu’à la fin des années 1990, alternant des phases de faible croissance et celles de décroissance. La ville voit dans cet intervalle se multiplier les petits emplois du secteur dit informel. Pointe-Noire, poumon économique du Congo, est épargné par les destructions des guerres civiles. Lorsque le pays est en proie à plusieurs luttes internes, divers intervenants agissent pour préserver la ville, ainsi que les intérêts pétroliers qu’elle abrite.  

Cette situation favorable dans les années 1990 suivie du retour de la stabilité et de la croissance dans le pays durant les années 2000 (à l’exception de l’année 2007 marquée par le début de la crise mondiale) ont permis à la ville de Pointe-Noire d’asseoir son statut de capitale économique du pays, alliant croissance économique et démographique. Du fait de sa nombreuse population et de statut de locomotive économique, la ville est au cœur de la campagne menée en vue de l'élection présidentielle de 2016.

 Hydrocarbures

L’activité pétrolière constitue toujours le secteur principal de l’économie pontenégrine. Elle emploie une forte quantité de main-d’œuvre et génère une forte activité de sous-traitance. Cette activité reste essentiel à Pointe-Noire et son développement se poursuit, en particulier sous la houlette de Total qui représente plus de 50% de la production pétrolière nationale et exploite dix des vingt-trois champs pétroliers offshore actifs au large des côtes du Congo. Ainsi, le projet Moho-Nord permet l’exploitation depuis 2015 de nouvelles réserves dans la concession Moho-Bilondo avec pour objectif 140.000 bep/j dès 2017.

Ces projets ont des effets d’entraînement sur les entreprises nationales congolaises ou étrangères implantées, en témoigne le grand projet Moho-Nord développé conjointement avec l’entreprise d’Etat qu’est la Société nationale des pétroles du Congo mais aussi Chevron Overseas Congo qui participe à hauteur de 46,5% . Les retombées économiques de ce secteur profitent à l’industrie de la ville qui s’est un peu diversifiée : production de gaz, textile, alimentation, chimie…

Quoi qu’il en soit, la présence du port et du terminal pétrolier, l’essor des services ainsi que la construction d’un aéroport international ont fait de Pointe-Noire une cité de première importance pour le commerce africain et surtout pour l’économie nationale puisqu’elle assure 83 % des recettes budgétaires de la République du Congo. À l’inverse, depuis le début des années 1990, l’économie informelle, faite de multiples commerces et services, s’y est massivement développée en réponse au chômage qui touche les diplômés du système éducatif.

En 2004, un accident s’était produit au village Tchinkanou (au sud de Pointe-Noire), provoquant le déversement important du brut dans la rivière Samba, principale source d’eau de  la population. Les habitants ne savaient pas quoi boire et la catastrophe s’est propagée vers d’autres villages.

Tourisme et plage de Pointe-Noire

Pointe-Noire est une ville où il fait bon vivre. Longtemps la délinquance y a été plus faible que dans les autres villes du pays du fait de son dynamisme mais actuellement la situation s’est inversée, du fait de la croissance démographique et urbaine mal encadrée de l’agglomération. La situation n’en reste pas moins très sûre, même la nuit dans les quartiers centraux, la sécurité étant assurée dans la ville, mais avec ce phénomène d’une délinquance juvénile montante, certains endroits de la ville sont des refuges de ces malfrats.

Le centre-ville compte de nombreux édifices qui rappellent le passé colonial : la gare CFCO, chef-d’œuvre des années 1930, et d’autres édifices remarquables des années 1930 à 1955, comme la cathédrale Notre-Dame (architecte Alazard, 1953), la Chambre de commerce de style art déco ou encore la Poste centrale. On peut aussi y trouver un marché central de produits issus de l’artisanat tels que des statuettes, des masques, des peintures, etc. ainsi qu’un marché alimentaire, en particulier de produit issu de la mer, à Tchimbamba

La plage de Loango, lieu de débarquement des premiers missionnaires catholiques, et la plage de la Pointe-Indienne sont des lieux de détente. Les gorges de Diosso et le lac Nanga à la sortie sud sont des lieux de visites touristiques.

Transports en commun

À Pointe-Noire, comme à Brazzaville, les transports en commun sont le fait d’opérateurs privés qui exploitent des bus, des taxis ou des taxis communs. Ainsi, un nombre significatif des résidents de la ville dépend de ces taxis ou minibus informels. Le tarif pour une course en taxi dans la ville est de 700 Francs CFA (un euro). Pour un trajet plus long (de l’aéroport à la ville), il faut compter de 1000 à 2000 F CFA. Pour les taxis collectifs, dits 100-100, qui font des allers retours le long d’un trajet unique, leur tarif est fixé à 150 FCFA. Mais il y a près de quatre ans de cela, les bus de l’Etat du Transport péri-urbain dits "Mal à l’aise" sont en circulation dans la ville.      

Transports ferroviaires

Le chemin de fer sert surtout au transport vers l’hinterland et Brazzaville. Pointe-Noire est le terminus maritime de la célèbre ligne Congo-Océan construite pendant la période coloniale française et dont la rénovation se fait attendre. À la suite de plusieurs accidents dont certains mortels, les projets de privatisation et de modernisation de la ligne se sont accélérés et les premiers résultats ont vu le jour dans les années 2010 avec notamment la mise en service de nouvelles rames appelées "Gazelles" d’un standing bien supérieur et inaugurées en 2012.

Le groupe français Bolloré, déjà chargé du développement du Port autonome de Pointe-Noire, a été sollicité pour accélérer cette mise aux normes de la ligne Congo-Océan afin de maintenir la compétitivité de Pointe-Noire en tant qu’interface entre le commerce maritime mondial et l’Afrique centrale mais aussi favoriser les déplacements de personnes entre la capitale Brazzaville et son principal relais de croissance économique.

Transports routiers

Pointe-Noire est également reliée à Brazzaville par voie routière, l’axe de communication ayant été intégralement ouvert en 2015. Le tronçon Pointe-Noire-Dolisie est fonctionnel depuis 2011. Cette route a été construite dans le cadre d’un partenariat avec la Chine qui a financé une partie des travaux et a été à la maîtrise de l’ouvrage. Désormais, il est possible de se rendre de Pointe-Noire jusqu’à Ouesso à l’extrême nord du pays par une même route bituminée, à savoir la RN1 qui devient RN2 après Brazzaville.

Transports aéroportuaires

L’aéroport Agostinho-Neto est un aéroport international, desservi par plusieurs compagnies aériennes qui proposent quasi exclusivement des vols vers des destinations africaines mais aussi vers Paris-Charles de Gaulle. C’est également un aéroport de marchandises, porte d’entrée des produits étrangers sur le territoire congolais mais aussi relais du port de Pointe-Noire vers Brazzaville, notamment pendant les périodes de guerres civiles qui ont interrompu parfois durablement la ligne de chemin de fer Congo-Océan.

Éducation

On trouve à Pointe-Noire plusieurs collèges, lycées et écoles publics et privés, parfois à vocation internationales. La ville compte l’un des deux lycées français du pays, le lycée Charlemagne, et abrite l’Institut français du Congo-Pointe-Noire qui propose des cours de français de tous niveaux et des possibilités de poursuite d’études en France via le réseau Campus France.

En effet, si plusieurs centres privés offrent des études de BTS et malgré une population forte de plus d’un million d’habitants ainsi qu’une industrie pétrolière essentielle à l’État demandeuse de personnels formés, la ville n’abrite aucune université publique, mais on note des universités et instituts privés. Le gouvernement vient d’annoncer la construction d’une université de l’Etat sans plus tarder. Cependant, depuis 2002, l’Université professionnelle d’Afrique assure un enseignement avec des programmes Bachelor (Bac +3) et MBA (Bac +5) en alternance école-entreprise.

Évêché

Les bâtiments de l’évêché sont situés dans le quartier du Plateau. L’actuel évêque est Mgr Miguel Angel Olaverri Arroniz, un salésien espagnol, après le retrait en 2011 de Mgr Jean-Claude Makaya Loemba. L’église Saint-Pierre a été érigée de jure en cathédrale du diocèse à la place de Notre-Dame pourtant plus vaste mais située dans le quartier du Plateau, un quartier administratif relativement peu peuplé si ce n’est historiquement par les colons blancs. Saint-Pierre, proche du rond-point Lumumba et du grand marché, est davantage proche de la population pontenégrine mais durant l’administration coloniale, c’est Notre-Dame qui a souvent fait office de cathédrale.

Chronologie des maires et administrateurs ayant dirigé Pointe-Noire

Ils sont au total dix-neuf maires et administrateurs qui ont dirigé cette ville. Le premier, Stéphane Tchitchellé, le deuxième, Marcel Babindamana (1963-1965), suivi de Gustave Ondziel (1965-1969),  Fayette Tchitembo (1969-1970),  Prosper Matoumpa-Mpolo (1970-1971), Jacques Bouity (1971-1973), Jean-Pierre Mafouana (1973-1979), Zéphirin Mafouana Makosso (1979), Fulgence Milandou (1979-1984), le  Jean-Baptiste Missamou (1984-1990), Jean-Pierre Detchisambou (1990-1991),  Marcel Tchionvo (1991-1992),  Etienne Boukaka (1992-1993),  Jean-Théodore Pouaboud (1993-1994),  Jean-Pierre Thystère-Tchicaya (1994-1997), François Luc Makosso (1997-2002), Jean-Christophe Akondzo (2002-2003), Roland Bouiti-Viaudo (2003-2017)  et enfin l’actuel maire de la ville,  Jean-François Kando.                

            source adiac congo

 

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Législatives 2022 : les partis politiques du centre présentent leurs candidats

Publié le 11 Mai 2022 par André LOUNDA dans Politique

Le collège des Présidents des Partis politiques du centre a tenu, du 9 au 10 mai 2022 à Brazzaville, une session au cours de laquelle cette plateforme a retenu trois (03) candidats aux prochaines élections législatives de juillet prochain. Parmi les trois, un relève de la première circonscription électorale de l’Arrondissement 1, Lumumba à Pointe-Noire, et les deux autres dans les circonscriptions uniques de Yaya dans le Niari et de Ngo dans le département des Plateaux.

Cette Assemblée générale du collège des Présidents des Partis politiques du centre a été présidée par le coordonnateur du centre gauche, Maurice KINOKO en présence de Luc Adamo MATETA,  Président de l’Union pour la reconstruction et le développement du Congo, de Digne Elvis Tsalissan OKOMBI, Président de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) et Jean Valère MBANI, Président du parti Le Congo en marche (LCM). Elle s’est focalisée sur l’harmonisation des candidatures aux élections législatives de juillet prochain. A cet effet, trois candidats à ces échéances ont été positionné et qui sont tous des députés en fonction.

Il s’agit d’Alexis NDINGA, dans la 1ère  circonscription électorale de l’arrondissement 1 Lumumba, à Pointe-Noire ; de Jean Valère MBANI dans la circonscription électorale unique du district de Yaya, dans le Département du Niari, et de Digne Elvis Tsalissan OKOMBI, dans la circonscription unique de Ngo, dans le Département des Plateaux.

Dans le communiqué final rendu public à cet effet, les Partis politiques du centre soutiennent que le choix de ces candidatures avait pour objectif d’éviter le chevauchement au sein de cette plateforme observé lors des précédentes élections. Par ailleurs, les partis du centre « réaffirment leur confiance à la classe politique nationale et au président de la République, Denis SASSOU N’GUESSO».

 

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