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La Déportation, Chant et la Musique chez les Ngunza Matsouanistes

Publié le 13 Janvier 2021 par André LOUNDA in Religion

Découvrons un enseignement de Mbuta MASSENGO MBEMBA sur: la musique-chant et le monde, musique-chant et sacré, musique-chant et culte de la Communauté Ngunza Matsouniste. au cours de la célébration de Mbuta MATSOUA, du 13 Janvier 2021, à Brazzaville, et les 16 et 17 janvier à Kinkala,  les fidèles de la Communauté Ngunza Matsouanistes que dirige Mbuta MSSENGO-MBEMBA  vont exécuter  un programme de Chants et  Musique, lié à la Déportation pour  donné le sens et l’importance de cette célébration.

                                                La Déportation, Chant et la Musique

On reconnait un oiseau en écoutant son chant a dit un sage. Le chant et la musique pour les Matsouaniste, est cette faculté qu’ils leur avaient reconnue de pouvoir servir de moyen de passage du monde charnel au monde spirituel. Pendant la déportation les anciens ont utilisé le chant et la musique. « Le chant et la musique ont existé dans toutes les sociétés humaines, depuis la nuit des temps ; c’est à la fois une forme d’expression individuelle, notamment l’expression des sentiments, source de rassemblement collectif et de plaisir comme la fête, le culte… Ils ont une fonction essentielle dans la force de l’Egrégore qui nous unis. La chanson et la musique renforce chaque étape du culte. Nous allons  situer les rapports de la musique et du chant dans notre univers et avec le sacré « La musique et le chant rassemblent les hommes et les femmes quelque soient leur origine, leur langue, leur culture ».

                                                II : La Musique-Chant et le Monde

La musique et le chant rassemblent les hommes et les femmes quelque soient leur origine, leur langue, leur culture.

 L’importance de la musique pour les anciens, c’est la faculté qu’ils lui avaient reconnue de pouvoir servir de moyen de passage du physique à l’intellectuel. « Entendre la musique ne signifie pas entendre par l’oreille mais c’est entendre par le cœur d’où : Il faut que nous soyons attentifs, la musique nous suit », a dit un sage.

Le chant et la musique accompagnent toutes les séances de réjouissance ( les rois ou certains dignitaires sont couronnés au son du cor, les vainqueur accueillis par des chants et des tam-tams). Le chant et la musique accompagnent la joie et aussi la douleur. On trouve aussi des femmes pleureuses dans certaines civilisations. Mais avant tout, elle exprime la louange de Dieu. La nature entière est soumise à sa musique : les animaux comme les fleuves suspendent. Le chant ou la musique est auteur des hymnes sacrés et des prières.

                                                   III : Musique-Chant et Sacré

 

 La musique  et le chant font partie du sacré dans l’Église car ils nous accompagnent dans nos voyages spirituels et nous mettent en contact avec le monde spirituel. Il nous accompagne dans notre initiation. S’initier, c’est créer en soi, par sa propre volonté et son esprit, un nouvel homme. C’est vivre une voie de réintégration intérieure afin de retrouver le noyau divin qui est en nous, c’est aussi s’abstraire du temps et de l’espace, faire que le temps devienne l’espace.  Le sacré est la manifestation du divin dans le monde humain. Nous allons souvent dans des grottes, aux sommets des montagnes voir les fleuves,… pour méditer, lieux privilégiés en compagnie du chant, de la musique et du silence, qui nous aident à communiquer avec l’autre dimension. La musique et le chant pénètrent chaque participant et agissent sur son corps. Le fidèle baigne dans un égrégore de forte intensité.

                                                           IV : Musique-Chant et Culte

 

 La musique et le chant nous accompagne dans la méditation, l’intériorisation. Si tu veux construire ou diriger un village, commence par construire ton temple intérieur. La méditation est une porte qui permet de pénétrer dans les profondeurs de la partie spirituelle qui est en nous. C’est un passage étroit que nous ne pouvons qu’en étant dépouillé de tous nos conditionnements terrestres. « Consacrer et sanctifier » désignent plutôt ce qui est séparé car ce qui touche au divin est exclu du monde charnel. Les Rites sont constitués pour franchir cette séparation. C’est ce nous opérons à chaque culte. Le rite est l’instrument de la communication avec l’invisible. La musique ou le chant est un des passages possibles et il se fait pour chaque individu dans un cadre collectif. Chaque individu est en relation avec la communauté, elle-même régie par l’ordre de l’énergie divine, qui s’exprime à travers les gestes pendant le culte. Le rite est l’essence de l’église ; la tradition y est transmise sans idéologie ni philosophie mais dans un psychodrame inchangeable, qui confère à l’initiation son caractère traditionnel, permettant à l’homme de comprendre peu à peu le sens profond de la démarche entreprise.

Au-delà du langage, l’assimilation devient « v écu » et non intellectualisation. Le chant et la musique, comme le symbole, sont destinés à unir. Ils ne sont pas porteurs de sens, ils sont le vecteur. La musique est : art immatériel, langage spirituel, clef sensorielle de ce qui ne peut être cerné par les mots, invoque l’incommunicable. N’est-elle pas l’unique possibilité d’approcher l’ineffable ?

 L’Église accorde une place importante à la musique et au  chant pendant les cérémonies. Ces pierres sont assemblées en une architecture et l’œuvre musicale par son Harmonie, son Équilibre est bien un art, qu’il convient de respecter en évitant les coupures intempestives autant que brutales c’est pourquoi le contenu de l’œuvre doit être en harmonie avec le contenu du culte. La tâche de celui  qui a la charge de la musique c’est d’abord un devoir, c’est ce qui signifie qu’il y a un ordre et qu’il existe une relation de commandement et d’obéissance afin de trouver dans la matière musicale ce qui peut aider au maintien de l’équilibre du culte en l’adaptant au moment et au vécu général du culte à cet instant. Ce qui est un idéal, car il faut s’adapter instantanément au temps, au geste et au caractère de la fonction. Sans oublier les difficultés techniques tout au long du culte : « plus grande que la parole est la prière, plus grande que la prière est le chant, car chanter, c’est prier deux fois et plus grand que le chant est la méditation », a-t-on appris.

A nous de les écouter, de les comprendre et à notre tour de les utiliser.

Ainsi soit-il.

 

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