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EEC : le relèvement de l’église par l’enseignement, les enjeux et les défis à relever au centre d’une rencontre

Publié le 20 Septembre 2021 par André LOUNDA in Education

EEC : le relèvement de l’église par l’enseignement, les enjeux et les défis à relever au centre d’une rencontre

« Défis et enjeux d’une bonne gouvernance de l’école prive conventionnée évangélique, pour le relèvement de l’Eglise Évangélique du Congo », constitue le thème de la 5ème Session du Conseil National de l’Enseignement Protestant en République du Congo que Brazzaville abrite du 20 au 22 septembre 2021 dans la salle de conférences du Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones.

Convoquée par décision N° 081-2021/EEC/BS portant convocation de la 5ème Session Ordinaire du Conseil National de l’Enseignement Protestant, la cérémonie officielle d’ouverture a été placée sous le patronage du Révérend Alain Gonard BAKOUA, Président de l’EEC en présence de Delphin BAHAKOULA, Directeur Général, Chef de Département Synodal de l’Enseignement Protestant(DSEP) et de plus autres invités, la cérémonie officielle y relative a été marquée par un culte d’ouverture officié par le Directeur Général, Chef de ce département de l’EEC qui a connu 12 temps forts à savoir : la lecture de la Parole de Dieu introductive tirée des Psaumes de David des versets 33 à 40 ; par l’exécution du chant : « Dieu Tout Puissant » ; d’une prière d’Actions de Grâce faite par un Chef de Division ; du discours d’accueil et de bienvenue du Président de l’EEC ; Motivations de la tenue du CNEP et présentation de la composition du CNEP par le Directeur Général du DSEP, Chef de département ; Exécution du Chant « Nasepeli kosalela ; la Prédication du Président de l’EEC suivi d’une prière en faveur de la prédication par une Directrice d’une école et de la leçon inaugurale et l’Allocution d’ouverture du Président de l’EEC. Un chant « Jésus est le chemin, la vérité et la vie » et des offrandes ont été levés pour terminer par une prière de bénédiction. 

Dans sa prédication tirée des Proverbes 2 des versets 1 à 6, le Président de l’EEC, le Révérend Alain Gonard BAKOUA a fait savoir aux participants que c’est le Seigneur qui donne la sagesse et le thème de la méditation des proverbes nous instruit sur la notion de la sagesse, celle qui procède de Dieu, celle qu’Il nous a donné. C’est cette sagesse qui façonne pour être utile et efficace dans toutes nos entreprises, elle n’est pas humaine, elle vient de Dieu. Connaitre Dieu, c’est la sagesse, elle doit être notre première préoccupation, la vrai science qui est le fondement de notre relation avec Dieu et c’est à travers la sagesse qu’on comprend ce qui est bon et de ce qui est mal et même dans l’exercice de nos responsabilités. Il faut rechercher ce qui est loyale, efficace, excellente si nous voulons faire la différence avec ceux qui sont encrés avec ceux qui sont dans la médiocrité. En réalité on ne peut pas être enfant de Dieu sans la sagesse. C’est une quête qu’il faut toujours rechercher. La sagesse nous permet de discerner l’orientation de Dieu.

Poursuivant sa prédication, le Président de l’EEC a rappelé les participants que si le département est tombé parce qu’il a été un mauvais élève qu’il faut relever et que ce thème ne sort pas du néant car, Dieu dans sa bonté nous a donné la sagesse pour sortir de ce qui nous a ramené en arrière.

De son côté, le Directeur Général, Chef de Département de l’Enseignement Protestant, Delphin BAHAKOULA dans son allocution à titre de rappel a fait un bref aperçu historique des écoles confessionnelles de la période coloniale, la nationalisation à nos jours. « Rappelons-le que de l’époque coloniale jusqu’à l’accession de notre pays à l’indépendance, deux secteurs coexistent dans le système éducatif congolais, calqués sur le modèle français jusqu’en 1965 : le public et le privé fut essentiellement représenté par les institutions confessionnelles tenues par les missionnaires, dont le respect, la rigueur des normes organisationnelles et les bons résultats scolaires en furent leurs caractéristiques essentielles. La résultante en était que les sujets sortis en leur sein étaient en général appréciés de tous. C’est dire la solidité et surtout le sérieux de l’éducation missionnaire, d’où le grand nombre de cadres de notre pays dans l’administration générale comme en politique en sont le produit probant et incontestable, nous rendons pour cela, énormément grâce à notre Dieu ».

Aussi, il a indiqué que de 2000 à 2021 ; vingt-et-un  (21) ans se sont écoulés, jours pour jours, depuis que le processus de rétrocession par l’Etat des écoles confessionnelles aux ayants droits fut déclenché dans notre pays, le Congo Brazzaville. Concernant l’Eglise Évangélique du Congo (EEC), c’est plus précisément le 10 janvier 2021 qu’elle avait signé sa convention, sur l’enseignement avec l’Etat congolais dont l’effet immédiat fut la rétrocession progressive d’une infime partie de certaines de ses écoles(un peu plus d’une vingtaine sur cent-trente (tout type confondu) que l’EEC possédait prélude à la nationalisation en 1965. Il y a donc déjà vingt ans (2001-2021) depuis que la gestion de ses écoles de type 1 et de type II, est passée aux mains de l’EEEC elle-même. Aujourd’hui, ce paradigme de gestion poursuit son bonhomme de chemin dans la continuité de ce qui fut la caractéristique de ce type d’école, en dépit des contraintes tous azimuts liées notamment à la conjoncture qui ne cesse de se dégrader, aggravée malheureusement par la pandémie à COVID-19, avec de nos jours la manifestation de ses formes dont la plus remarquable reste le « variant delta », limitant ainsi les capacités de développement et de résilience des institutions de nos différents pays. Aussi, les écoles privées conventionnées évangéliques ne font pas exception à la règle. C’est d’ailleurs dans ce contexte difficile qu’il s’est imposée à nous, dès la prise en main du département, de procéder préalablement à faire un état des lieux. Ce dernier a mis à nu les problèmes saillants restés à l’état chronique. Il s’agit entre autres : la situation sociale des personnels du DEP, manquant de contrat, accusant une stagnation des salaires non revalorisés depuis 15 ans, non recyclés ; la lancinante question de prise en charge des enseignants pendant les vacances ; la cacophonie qui est restée persistante dans les relations entre les conseils paroissiaux abritant les écoles de types 2 et les staff de ces écoles, sur les mécanismes de fonctionnement à tous les niveaux et dans la maitrise de ces normes fonctionnelles ; « Nous voulons ici dire que les Conseils paroissiaux ou consistoriaux laissent les professionnels de la pédagogie gérer les écoles sous leur supervision et qu’il demandent les comptes à ceux-là qu’ils ont nommés eux-mêmes. Et non être  la fois gestionnaire et contrôleur » ; les questions de l’orthodoxie gages de la santé financière et matérielle de l’école ; les questions relatives à l’éthique protestant dans nos école.  Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater poindre une lueur d’espoir dans la mesure où nous sentons une nette amélioration à venir. Ce début de changement positif est dû aux actions vigoureuses que nous sommes en train d’entreprendre, notamment : la prise en compte du défi de la situation administrative et professionnelle du personnel du DEP (condition de signature de contrat, amélioration des conditions de travail et de leur traitement, y compris pendant les vacances) constituera une grande réflexion parmi tant d’autres que vous, conseillers trouverez dans vos documents de travail et mènerez au cours des présents assises des pertinents réflexions ; l’assainissement et la reprise des bons rapport entre les pasteurs délégués des écoles de type 2 et leurs staffs à travers nos réunions de concertation, de conscientisation et d’explication sur les normes de l’école et de son fonctionnement adéquat, amènent maintenant une bonne atmosphère de travail ; les séminaires de renforcement des capacités des équipes de maitrise et des enseignants au moyen des recyclages sont un bon levier du développement de l’école ; la formation particulière des ordonnateurs et des gestionnaires des écoles au principes de bonne gestion financière a abouti à une salutaire harmonisation des outils financier (budget, pièces comptables) ; nos différentes adresses à la communauté éducative lors de nos tournés d’inspection dans les écoles a mis en exergue les questions d’éthique afin de revenir à la pratique des principes chers au protestantismes, et cela commencent à produire du bon fruit.

A noter que Défis et enjeux d’une bonne gouvernance de l’école prive conventionnée évangélique, pour le relèvement de l’EEC, qu’évoque ce thème met en évidence la problématique fondamentale de la gouvernance administrative, pédagogique, économique et financière et des ressources humaines afin que l’école privée évangélique s’arrime à la modernité constitue la toile de fond de la 5ème Session du Conseil National de l’Enseignement Protestant. Conformément à l’agenda les participants durant trois jours successifs seront édifiés sur les problématiques que mettront en lumière les exposés suivants : 1-Exposé de cadrage : Défis et enjeux d’une bonne gouvernance de l’école conventionnée évangélique pour le relèvement de l’EEC, Restitution et présentation des recommandations du conseil national de l’enseignement 2020-2021 ; Communication sur la gestion du personnel ; Présentation des rapports annuels des directeurs départementaux de l’enseignement protestant ; Restitution des résolutions du forum des directeurs départementaux élargis au coordonnateurs des écoles conventionnées de type 2 de Brazzaville ; 6-Communication de la Société CONGO TELECOM ; 7-Communication des Assurances Nouvelles du Congo ; 8-Communication de E-SCHOOL.

 

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