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Qu’attendent les autorités françaises pour restituer  les restes mortels de MATSOUA ? La Belgique a marqué un but

Publié le 27 Juin 2022 par André LOUNDA in société

1942-2022, 80 ans après sa mort, les restes mortels de MATSOUA André Grénard, Président fondateur de l’AMICALE n’ont jamais été restituées à sa famille et à son pays le Congo par la France afin qu’il soit inhumé avec dignité en ses qualités de grand leader Il s’agit d’un complot perpétré par les autorités coloniales  chargées de faire disparaître toute trace de cet héros.

Pour la toute petite histoire de l'assassinat d'André Grénard MATSOUA, la deuxième guerre mondiale éclate en 1939, les laris se laisseront recruter en grand nombre, beaucoup en caressant l’espoir d’être citoyen français à leur retour, qualité qu’ils réclament en raison de l’égalité qu’elle offre avec le blanc à défaut de l’indépendance qui fut le principal objectif du kimbanguisme. MATSOUA André s’enrôle lui-même à Paris, caserne de la Porte de Cligencourt, il est dirigé vers le front de Lorraine.

MATSOUA arrêté à Paris est, sur la demande du Gouverneur Général, conduit à Brazzaville où il est jeté de nouveau en prison, transféré à Mindouli, puis le 12 décembre 1941 à Mayama. Les témoins rapportant que MATSOUA fut jeté dans un camion conduit par BUTTAFOCO lui-même, enfoui sous une charge de sacs de ciment. Le célèbre administrateur s’arrêta dans plusieurs villages, se moquant des habitants en leur montrant celui qu’ils appelaient leur « MESSIE » ou leur « ROI ». Arrivée à Mayama, MATSOUA n’eut qu’une corvée ; casser des pierres. Le 10 janvier 1942, il restera à genoux sous la férule de ses bourreaux, toute la journée, du matin au soir, tenant dans chacune de ses deux mains une lourde charge de pierres. C’est dans la nuit du 12 janvier 1942 qu’il reçoit une injection d’on ne sait quoi, dit-on sur la recommandation des autorités administratives, par un infirmier nommé Basile.

Le 13 janvier 1942 le Gouverneur Général Félix EBOUE et le criminel  Pierre BUTTAFOCO annoncent officiellement la Mort de MATSOUA. Les blancs avaient réussi de faire endosser le poids, la gravité et la honte d’un tel forfait par un nègre, Félix EBOUE. Mais MATSOUA venait de rentrer dans le Camp de l’immortalité. Les esprits ont été déjà préparés pour en faire un dieu par tant d’outrages, de tortures, de difficultés sans noms endurés à cause de son nom. Le kibanguisme avait donné le ton, le kakisme avait enchéri et préparé le chemin du Matsouanisme.

Il est peut-être bien d’évoquer le kakisme, le mouvement venu du Congo-Belge, qui fit pour la première fois son apparition sur la rive droite en 1941. Simon MPADI en était l’Apôtre. Il prêchait aux noirs que Simon KIMBANGU était le seul Sauveur des Noirs et que ceux-ci n’auront de salut de Dieu que par lui. Pour les Noirs Chrit ne comptait plus, remplacé avantageusement par Simon KIMBANGU. Christ pour les blancs, KIMBANGU pour les noirs.

Les adeptes de cette doctrine portaient tous une tenue kaki, choisie comme tenue de victoire. A l’avènement du Matsouanisme, ils arboreront une fleur enfouie dans un coin de chevelure. MPADI fut arrêté le 3 août 1949, à Mindouli, sur l’instigation d’escroquerie et livré aux autorités belges. Celles-ci savent ce qu’elles firent.

A vrai dire le Matsouanisme comme religion ne se manifeste clairement pour la première fois, que le 20 octobre 1945. Les témoignages notent que qu’un certain MOUANDA Prosper accompagné de son ami MALADA Rigobert se firent intercepter par une patrouille de police dans la nuit du 10 au 11 octobre 1945, près de la petite rivière de Makélékélé. Aux agents qui leur demandaient le motif de leur retranchement en ces lieux, ils déclarèrent sans sourciller qu’ils priaient André Grénard MATSOUA, Sauveur de la Terre, le Représentant Légal, celui qui doit commander le Congo. Les élections du 21 octobre 1945 ayant trait à la désignation pour la première fois d’un député à l’Assemblée Constituante française fera apparaître des urnes des Bulletins nuls au nom de MATSOUA. Car pour les fanatiques la faveur accordée à notre pays d’envoyer enfin un député au parlement français n’était que l’aboutissement des démarches entreprises par KIMBANGU et MATSOUA.

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