Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
GéoAfriqueMédias.cg

Agence d'Analyse de l'information et de la communication. Contacts: +242053318160//068796301.

Les fidèles de la communauté Ngunza-Matsouanistes ont célébré la fête des Mamans

Publié le 15 Septembre 2022 par André LOUNDA in Religion

 

« Mythe de la Femme, Tout est au Féminin », c’est sur ce thème que les mamans de la communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste ont célébré les 11 et 12 septembre 2022, la Fête de la Femme Ngunza-Matsouaniste au temple Kinata de Bacongo à Brazzaville.

En effet, à cette occasion le samedi 11 septembre 2022, les femmes de ladite communauté ont suivi tour à tour au cours d’une conférence-débats riche en enseignement des thèmes suivants : LES MYTHES, LES LÉGENDES, LES PROVERBES ET L’INSTRUCTION ; LA FEMME ET LE NGUNZA ; EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ? De 9 heures à 12 heures, au cours des séances de prières trois  thèmes ont été développé par les mamans MA NOUNOU J. et LIKIBI BUNA. Et de 13 heures à 17 heures, elles ont suivis des communications développées par maman BANZOUZI G. sur «  LE ROI ET SA FEMME » et « LA GROSSE SILURE ET LA PETITE SILURE », par maman MASSENGO MBEMBA.                                                                                       

Pour les Ngunza-Matsouanistes, c’est autour  de simple proverbe, de petite histoire, de chants se cacherait en réalité un enseignement spirituel. Ils ont ensuite voyagé et se sont inspirés les uns les autres.

Quel est le but d'un mythe ?

Un mythe est conçu dans l'intention d'expliquer la cause de phénomènes connus. La vérité du mythe concerne la réalité de l’être et non l’authenticité de l’événement. Un mythe explique à la femme ou à l'homme les principes qui guident sa vie terrestre, partant de la création pour expliquer des réalités présentes dans sa vie. Le mythe explore la naissance des astres, des races, des règnes, et s’efforce de souder des mystères et des mondes. NTELAMIO, un citadin qui n’a jamais séjourné dans un village, ignorait l’existence des femmes de nuit, ou des maris de nuit. Il a demandé à ses parents ce qu’ils pouvaient lui dire à ce sujet : ceux-ci ont répondu que c’était une croyance de la ville, qui n’avait pas cours au village. 

Les ancêtres disaient, « NSI YE NA BA MFUMU, NGO KA YOKO NKANDA KO » ; autrement dit en français, « dans le pays où il y a des chefs, le léopard ne peut être brûlé avec sa peau ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, nous devons vivre le bon moment présent.

Si je choisis une des contradictions et que je ne comprends pas son opposé, je n’enveloppe pas la Vie dans sa totalité et je me trouve en fait paralysé, incapable d’intégrer les contraires.

Dans le monde relatif, une chose ne peut exister sans son contraire.

Choisir dans ce qui est un pôle duel, sans son pôle complémentaire, c’est être incapable d’accepter ce qui est, c’est refuser la réalité.

MAMA, TATA, souviens-toi que, Nzambi A Mpungu Tulendo créa Femme et Homme.

Ah ! Ma mère ! Quel étrange accident ! Exclama un enfant ; les femmes sont créatrices et actrices incontournables dans tous les secteurs socio-économique et culturel.

MAMA, TATA, souviens-toi que, la voie de l’élévation se trouve dans la cohésion.

Tu es avant tout une personne qui défend une cause car tu la considère comme juste et primordiale.

Cela s’inscrit dans la durée ; ne te se laisse pas démonter par les obstacles et les déceptions car tu sais que les droits, et avancées sociales, qui ont eu lieu dans le monde sont le résultat d’efforts de celles et de ceux qui nous ont précédés.

"Formons une véritable chaîne de solidarité dans la complémentarité".

L’un de nos principes fondamentaux est l’éducation ; enseigner aux êtres humains à s’aimer, à s’entraider et à s’associer pour vivre en parfaite harmonie.

MAMA, TATA, à ses enfants, il faudra donner des racines et des ailes.

La perfection est de donner des ailes à la détermination, au dévouement et à la discipline.

Sommes-nous acceptées en tant que telles ?

Dans certains milieux, nous vivons plusieurs formes de rejet ; notamment le rejet collectif.

Jusqu’à ce jour, certains hommes, par leur conviction personnelle, refusent la parole aux femmes, s’opposent à celles-ci lorsque elles occupent certains postes de responsabilité, bien que les ancêtres fissent confiance aux femmes, c’est à peine si nous ne profanons les lieux de kimoko.

C’est à tous ceux-là surtout que nous nous adressions en définissant, plutôt en rappelant ce qu’est la Femme.

« La femme est celle qui donne la vie, éduque et donc initie ».

Elle est à la fois : L’épouse, La mère, La sœur, La tante, La grand-mère.

« La Femme est avant tout gardienne de la Tradition ; cette Tradition qui est la base même de la vie sociale et qu’elle a le devoir de perpétuer en la transmettant à la descendance ».

Qu’il en soit ainsi.

 

D’après l’oratrice, dans nos sociétés, la femme a toujours pris une part active à tout ce qui touche à la vie de la famille, du pays. Il faut découvrir ce qui nous donne des ailes pour prendre son envol.

Je me fais un idéal mais la dualité est toujours au centre de ma vie. La vie est un choix qui exclut son contraire. Je veux le plaisir, sans la douleur. Je veux l’ordre, mais pas le désordre. Je veux la paix, mais pas le conflit. Je veux la liberté, mais pas la servitude. Je veux le bien sans le mal.

Dès les origines de l’humanité, la femme et l’homme, ont été créés dans le but précis de se compléter en ne formant qu’une seule chair, dont l’homme est la tête et la femme le cœur.

L’homme a la force physique, la femme a la force morale ; l’homme gouverne le foyer, la femme prend soin de ces membres ; l’homme est le feu, « BAKALA » en kongo, qui brûle à la fois d’amour, de joie ; la femme est l’eau, « NKENTO » en kongo, plein de douceur ; le courage, la force et le travail soutiennent son âme. Il est dit, « le sexe fort, c’est la Femme ».

Pour notre marche spirituelle, nous disposons d'un enseignement graduel basé sur des symboles qui concourent à l'assimilation et l'application des trois principes qui sont : la Liberté, la Connaissance et le Travail, comme définit par Mfumu Matsoua.

Grâce à l'enseignement graduel, nous pouvons :

Travailler sur nous-mêmes en nous débarrassant des faiblesses ; Observer, écouter, apprendre, méditer, afin de nous permettre de recenser les fléaux qui ravagent notre société : maladies, dictatures, guerres fratricides, fanatisme, drogue, malnutrition...

Il est important de procéder à ce travail de recensement car, n'oublions pas que faire l'effort de connaître l'origine d'un mal et les raisons de son existence actuelle, équivaut à un grand pas vers sa suppression.

Le bon sens du travail et la méthode, nous permettront, par la suite, d'entreprendre et d'exercer une action efficace, et ceci est très important pour notre développement.

Nous devons coordonner toutes ses actions en assemblant et harmonisant les différents courants. Puis à partir de là, nous pourrons partager notre expérience, former, transmettre cette lumière divine pour devenir des enfants de la lumière.

EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ?

MAMA, TATA, vous aurez constaté que tout ce qui précède ne porte aucun cachet féminin.

Rien ne peut arrêter la volonté d'évoluer ; les femmes comme les hommes peuvent avoir les mêmes capacités et le même enseignement.

MAMA, TATA, souviens-toi que, « MFUMU », le chef, doit être honoré et que nul ne peut dire des plaisanteries ou des mensonges à son sujet. Ceci est valable pour la femme comme pour l’homme. Si une femme sort trop sa tête comme, disait mbuta Massengo, c’est qu’elle a beaucoup d’argent ou encore qu’elle est sorcière. La femme, c’est l’amour dans le ménage.

La personne du « Mfumu » est sacrée et personne n'est autorisé à lui faire violence.

MAMA, TATA, souviens-toi que, celle ou celui qui salue doit avoir ses genoux fléchis. Il est dit en kongo, « WA KUNDA MFUMU BUKUNA MAKOLO ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, quand on vient auprès de « Mfumu », le chef, en plus de fléchir ses jambes, en « KUNDA », c'est-à-dire, battre ses mains en signe de grande révérence. « Celle ou celui qui dit au revoir au « Mfumu » plie ses genoux », « WATELA MFUMU MU SAALA, KUULU SE ». 

MAMA, TATA, c'est ensemble que nous nous heurtons, en tant qu’humain aux problèmes de la société, au sous-développement et à ses diverses implications.

MAMA, TATA, c’est à toute femme ou à tout homme qui a, que l’on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré.

Nous voulons tout simplement exprimer qu'au vécu collectif et commun des situations que nous rencontrons, correspondent certainement des approches diversifiées de solutions selon leur origine masculine ou féminine.

Il s'agit pour nous d'œuvrer aux côtés des femmes compétentes ou des hommes de bonne foi, pour le bien-être général et l'évolution de nos sociétés. L’accession de la femme aux postes responsabilité appropriés doit être saluée ; c’est la complémentarité.

La femme c’est comme une ampoule ; lorsque elle est allumée, la maison est pleine de lumière ; mais lorsque l’ampoule grille, tout devient sombre dans la maison.

Qu’il en soit ainsi !

 

Commenter cet article