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Sécurité maritime : la nécessité pour le Congo de ratifier une loi sur la piraterie s’impose

Publié le 27 Novembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg in Défense et Sécurité

L’Action de l’Etat en Mer et dans les Eaux Continentale (AEMEC) a organisé le 25 novembre 2022 à Brazzaville, la Journée VIP au menu de la rencontre : un exercice opérationnel en mer, couplé d’un procès fictif dans son délibéré, a donné l’opportunité aux experts du Comité interministériel de l’Action de l’Etat en Mer et dans les Eaux Continentales d’évaluer l’état des procédures judiciaires en République du Congo  et le niveau d’adaptation du corpus juridique à atteindre au regard de la réglementation internationale. Cette manœuvre a contribué fortement à tester en temps réel, les capacités des acteurs de la sécurité maritime dans les domaines bien ciblés, tel que les techniques de collecte de preuves en mer et les procédures judiciaires.

Ouvrant les travaux, le Chef d’état-major de la Marine Nationale Congolaise, le Contre-amiral René NGANONGO en présence de Charles Richard MONDJO, Ministre de la Défense, du Chef d’Etat-major Général des Forces Armées Congolaise, le Général de Division Blanchard OKOÎ, Coordonnateur du Groupe d’anticipation stratégique de la Force publique ainsi que du Coordonnateur du Programme de l’Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDOC) a déclaré dans son discours que le programme d’action du gouvernement étant organisé en douze batailles, ce secteur pourra en faire gagner certaines, tout en ayant un effet de levier sur d’autres. Il s’agit, notamment, de la bataille de l’économie, de celle de la paix, de la sécurité, de l’environnement et du développement durable. Cette nouvelle approche qui a pour but d’atteindre le financement inclusif de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales ; la compétence universelle en matière de répression des crimes maritimes ; la formation à tous les niveaux des acteurs de la chine judiciaire sur les questions maritimes, le PASSMAR :exercice opérationnel de collecte des preuves en mer aux larges des côtes congolaises, suivi d’un procès fictif sur la piraterie et autres crimes maritimes est une démarche qui trouve son fondement au regard de nombreux défis sécuritaires qui ont obligé notre pays le Congo à mettre la sécurité maritime et fluviale au rang des priorités nationales et à favoriser la mise en place d’un cadre organisationnelle et de coordination de l’action de l’Etat en mer élargi aux eaux continentales. Ce concept se repose sur la fédération des activités et la mutualisation des moyens de l’ensemble des administrations intervenant en mer et dans les eaux continentales.

Au terme de la journée, le Capitaine de frégate Joël Lionel NGAKOSSO a fait savoir au cours d’une interview qu’effectivement, les infractions relevées lors du procès illustrent parfaitement les menaces sécuritaires dans nos espaces maritimes et les menaces qu’il faut tracer, selon l’ordre ci-après. En premier lieu, nous avons la pêche INN, c’est-à-dire illégale, non déclarée et non réglementée, Poursuivant, il a expliqué, qu’à l’issue de la simulation du procès fictif sur la piraterie et les autres crimes maritimes. Il a aussi souligné qu’en deuxième lieu, il y a le brigandage en mer qui est un fait courant et le vol à main armée, puis en troisième lieu, le trafic illicite. « Mais, à 90%, il faut retenir que la marine nationale, en tant que bras armé du gouvernement en mer et en eaux continentales, travaille étroitement aux côtés des autres administrations de l’Etat pour pérenniser la sécurité et la sûreté en mer et dans les eaux continentales.

Selon Joël Lionel NGAKOSSO, l’AEMEC est un maillon important, Il incarne une parfaite opportunité pour les administrations de l’Etat afin de se concerter, de s’échanger, de parler et de partager l’information sur tout pour atteindre en fait les objectifs communs, notamment la sûreté et la sécurité de l'espace maritime viable.

Il sied de rappeler que le procès fictif qui s’est tenu le 25 novembre à l’issue de la journée VIP de l’AEMEC à Brazzaville a été précédé d’une double formation théorique et opérationnelle sur la collecte des preuves, en termes d’infraction à Pointe-Noire, dans le cadre du Programme d’appui à la stratégie de sûreté et de sécurité maritime en Afrique centrale cofinancé par l’Union Européenne et organisé par l’ONUDOC.

 

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