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FORMATION DES ACTEURS CONGOLAIS SUR LA LUTTE CONTRE LES ABUS ET EXPLOITATION SEXUELLE

par André LOUNDA 17 Janvier 2023, 18:53 Société

 

Renforcer les capacités des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux dans la prévention contre les abus et exploitation sexuelle, est l'objectif global de l'Atelier de Renforcement des Capacités sur les Mécanismes de Gestion des Plaintes dans le cadre de la Prévention/Option contre les Abus et Exploitation Sexuelle en République du Congo qui se tient du 16 au 19 janvier 2023 à Brazzaville dont les travaux ont été ouverts par Gilbert MOKOKI, Ministre de la Santé et de la Population en présence de Chris MBURU, Coordonnateur-Résident du Système des Nations-Unies et du Dr Lucien MANGA, Représentant de l'OMS-Congo.

Initié du 16 par le bureau de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS),  cet atelier visant au renforcement des capacités des acteurs institutionnels et non institutionnels sur cette problématique,  Chris MBURU, le Coordonnateur résident du système des agences des Nations unies en République du Congo a indiqué qu’au cours de ces dernières années, l’ONU a mis en place un large éventail des mesures pour prévenir et répondre aux abus sexuels. Ces mesures ont un impact. Le personnel de l’ONU et les entités avec qui les accords ont été conclus attendent le respect de la politique sur la tolérance zéro en matière d’abus et d’exploitation sexuelle. 

Il a laissé entendre que les contractants de ces accords avec l’ONU violent la confiance placée en eux. Très souvent, a-t-il ajouté, les plus vulnérables de la société confirment que ces abus et exploitation sexuels se produisent dans le contexte humanitaire et de mise en œuvre des actions de développement. Les abus et exploitation sexuels comprennent, entre autres, la traite des êtres humains et la prostitution ainsi que toute atteinte physique à caractère sexuel commise par la force, sous la contrainte ou à la faveur d'un rapport inégal ainsi que la menace d'une telle atteinte. En effet, dans la majorité des cas, les abus sont commis par des proches sans brutalité. De plus, les violences perpétrées contre les enfants et les femmes consistent aussi en attouchements, simulations d'actes sexuels et pénétrations.

De sa part, Gilbert MOKOKI, Ministre de la Santé et de la Population, a qualifié ces actes d’abus et d’exploitation sexuels  d’antivaleurs, de déshonneur de l’être humain et d’actes inhumains (…) qui portent atteinte à la pudeur et à la dignité de l’homme.  Ces actes sont amplifiés par l’usage de l’internet. Tout en se référant aux différents textes législatifs en vigueur dans notre pays, il  s’est félicité des différentes dispositions mises en place par le système des Nations unies pour combattre le fléau d’abus et d’exploitation sexuels. « Au niveau national, le Congo, très conscient des méfaits du fléau d’abus et d’exploitation sexuels, a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux et a inséré dans son code pénal des articles 174, 330, 340 qui condamnent l’exploitation et les abus sexuels. Adoption de la loi portant protection de l’enfant et la loi Mouebara, récemment promulguée qui prévoit les sanctions des auteurs et l’assistance des victimes », a rappelé le Ministre de la Santé et de la Population. Malgré l’existence de tout ce arsenal juridique et moral dans notre législation, Gilbert MOKOKI a déploré la persistance de ce fléau d’abus sexuel sur le territoire congolais occasionné, selon lui, par les hommes en uniformes, les employeurs, les collègues de travail, les employeurs privés, les dispensateurs de soins de services de santé, les formateurs et proches parents.

Ainsi, il a rappelé que ces comportements qui violent les engagements à servir la nation et le peuple sont qualifiés d’antivaleurs par le président de la République, Denis SASSOU N’GUESSO, à chaque adresse à la nation.

Pour endiguer le fléau d’abus et d’exploitation sexuels, Gilbert MOKOKI  a encouragé les participants et les partenaires techniques et financiers à travailler en réseau, tout en leurs exhortons que ces actes ne prennent pas le dessous des priorités de développement du Congo. Cet atelier offre au Congo la chance de posséder le réseau contre l’exploitation et les abus sexuels pour mieux riposter à ces maux.

A noter que pour cet atelier a regroupé des acteurs étatiques et non étatique, des experts internationaux sont venus d’autres cieux pour apporter leur pierre à l’édifice.

 

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