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GéoAfriqueMédias.cg

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Surpêche et réglementation : Comment déterminer la maturité sexuelle des langoustes ? Caraibes

Publié le 30 Août 2021 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

La pêche de la langouste blanche (Panulirus argus) génère chaque année près d’un milliard de dollars. Une telle exploitation intensive peut représenter une menace pour l’espèce. Une réglementation adaptée en matière de pêche, notamment au niveau local, s’avère donc de prime importance pour en préserver les populations. La mise en place de ces mesures nécessite une bonne connaissance de la biologie de l’espèce, impliquant notamment de savoir déterminer de manière fiable la maturité sexuelle de ces crustacés.

Dans une étude récemment publiée, Nicole Atherley et ses collègues se sont attachés à déterminer la maturité sexuelle de langoustes blanches en utilisant différentes méthodes. Les crustacés ont été prélevés chaque mois autour de Saint-Kitts-et-Nevis pendant plus d’un an et demi. Au total, plus de 300 langoustes, mâles et femelles, ont été examinées.

Les chercheurs ont différencié la maturités physiologique, caractérisée par des gonades matures et aptes à produire des ovules ou des spermatozoïdes, et la maturité fonctionnelle, correspondant chez les femelles au développement de certaines caractéristiques indispensables à l'accouplement (spermatophore bien positionné, œufs présents sur l'abdomen, etc.). La maturité sexuelle a été déterminée grâce à une inspection globale des individus, des analyse histologiques (observations au microscope) des gonades, et le calcul d’un indice dit gonado-somatique, souvent utilisé chez les crustacés, et prenant en compte l’importance du poids des gonades par rapport à la longueur des individus.

Ces analyses ont permis de préciser la méthodologie à appliquer pour des résultats fiables, tout en apportant des connaissances précieuses sur la biologie de l’espèce. Le suivi mensuel a notamment permis de révéler la période critique pour la reproduction des langoustes, située de mars à mai, et de préciser la taille à partir de laquelle les individus peuvent être considérés comme sexuellement matures et donc aptes à se reproduire. Ces deux paramètres sont particulièrement importants puisqu’ils permettent de définir des mesures de restriction de pêche appropriées, respectivement la saison où la pêche peut être autorisée (hors période de reproduction) et une taille minimale en-dessous de laquelle les individus ne devraient pas être prélevés.

Ainsi que le soulignent les auteurs, la taille à laquelle les crustacés sont capables de se reproduire peut varier, notamment en relation avec des paramètres climatiques ou la pression de pêche. Ils encouragent donc des études similaires dans les autres territoires où l’espèce est présente afin de déterminer des mesures adaptées localement.

 

A propos de l’auteur

Originaire de la Barbade, Nicole Atherley est actuellement en fin de doctorat à l'Université Ross de Saint Kitts & Nevis. Son doctorat a été rendu possible grâce au programme de formation de jeunes experts caribéens mis en place par l’association Caribaea Initiative (https://www.caribaea.org/fr/).

 

Référence

Atherley, N.A.M., Dennis, M.M., Behringer, D.C. & Freeman, M.A. (2021). Size at sexual maturity and seasonal reproductive activity of the Caribbean spiny lobster, Panulirus argus. Marine Ecology Progress Series 671: 129-145.

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L'EAMAU met 102 experts des métiers d'architecture et d'urbanisme sur le marché de l'emploi

Publié le 30 Août 2021 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

L’EAMAU met 102 experts des métiers d'architecture et d'urbanisme sur le marché de l’emploi

Les 102 lauréats des promotions 2017 à 2020 ont, le 13 août 2021 à Yaoundé (Cameroun), reçu leurs diplômes au cours d’une cérémonie coprésidée par Célestine Ketcha Courtès et le Pr. Maïga Alkassoum, respectivement ministre de l’Habitat et de Développement urbain (MINHDU) du Cameroun, et président du conseil d’administration (PCA) de l’École africaine des métiers d'architecture et d'urbanisme (EAMAU).

Une solennité couplée de la publication des résultats du 43ème concours d’entrée en 1ère année de l'illustre école de formation, des 18 et 19 mai 2021.

À l’occasion, le PCA de l’EAMAU a présenté le Cameroun comme un modèle dans la sous-région. Et pour cause, le pays de Paul Biya a, contrairement aux autres États membres, réglé des arriérés de contributions de solidarité et des frais de scolarité de ses étudiants.

«Je suis venu au Cameroun pour dire MERCI au président de la République du Cameroun qui, par ses instructions mises en œuvre à travers le ministre de l'Habitat et du Développement urbain, positionne le Cameroun comme modèle parmi les États membres pour le règlement de ses frais de solidarité, le paiement des frais de scolarité des étudiants, et pour la qualité des résultats de ses étudiants», a, sans ambages, déclaré le Pr. Maïga Alkassoum.

En félicitant les lauréats à la 43ème édition du concours d’entrée à l’EAMAU ainsi que les 102 récipiendaires qui viennent de recevoir leurs parchemins, la MINHDU a invité l'assistance à saluer l'effort du chef de l'État qui permet à la jeunesse de s'inscrire activement dans le développement durable en cours au Cameroun. Non sans inviter les maires à recruter ces jeunes diplômés. Elle a également fait le plaidoyer auprès du MINFOPRA (ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative du Cameroun) pour la contractualisation de ces jeunes. Et pour ceux qui ne pourront pas être recrutés à la fonction publique, elle leur a demandé de s’auto-employer, à travers notamment la création des cabinets d’études.

Pour mémoire, fondée en 1975, la prestigieuse école basée à Lomé (Togo) est une institution inter-États d’enseignement supérieur et de recherche dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme.

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Désormais à Brazzaville le dernier jeudi de chaque mois, une messe en latin sera dite à Notre Dame de Victoires

Publié le 30 Août 2021 par André LOUNDA dans Religion

Une messe en latin a été dite le 26 août 2021 à 15 heures en la paroisse Notre Dame des Victoire de Ouenzé par l'abbé Gervais Protais YOMBO animée par la chorale Père Paul ONDIA et les amis de l'amical de Makoua.

Préserver le latin et le chant grégorien, ce patrimoine culturel d'évangélisation du Vatican introduit par les premiers missionnaires, est l'objectif principal que poursuit la Chorale Père Paul ONDIA et les amis de l'amical de Makoua. En effet, à l'occasion de cette messe consacrée au Saint du jour, Saint Zéphirin un ancien Pape et martyr qui luttait contre les fausses doctrines dans l'église catholique et c'est pour cela qu'il est martyr.  Romain d'origine, il s'opposa au prêtre Hippolyte qui d'ailleurs le calomniait allègrement, comme il le fera pour le successeur, le pape Calixte Ier. On lui attribue la décision d'obliger les fidèles à communier au moins une fois l'an au temps de Pâques. Le Pape Saint Zéphyrin, né à Rome, fut élu pour gouverner l'Église au temps de l'empereur Sévère. Il prescrivit que ceux qui devaient être promus aux Ordres sacrés le seraient en présence de nombreux clercs et laïques, au temps convenable et selon la coutume, voulant qu'on ne choisît pour cet office que des hommes de science et de vie recommandable. Il décréta en outre que tous les prêtres assisteraient l'évêque dans la célébration des Mystères. Il établit que patriarche, primat, métropolitain ne pourraient, sans l'autorité apostolique, condamner un évêque. Son pontificat fut de dix-huit ans et dix-huit jours. En quatre ordinations au mois de décembre, il créa treize prêtres, sept diacres, et treize évêques pour divers lieux. Saint Zéphyrin est le premier qui fut enterré dans la crypte papale de la Catacombe de Calixte, sur la voie Aptienne. , près du cimetière de Calliste, le sept des calendes de septembre.  Dans son homélie, l'Abbé Gervais Protais YOMBO a exhorté les fidèles sur l'importance de la messe en latin et le grégorien, c'est un retour vers la source parce que le latin est la langue ecclésiastique de l'église catholique, «  Si nous chantons dans toutes les langues, c'est un mystère de Dieu et nous devrions prendre soin de la tradition de l'église et de la transmettre aux générations futures, le chant en latin inspire ma vie chrétienne », a-t-il fait savoir.

Désormais en l'église notre Dame des Victoires, le dernier jeudi de chaque mois à 15 heures une messe en latin sera dite et pour tous ce qui désirent chanter le grégorien et célébrer cette messe sont les bienvenus et dans les prochains jours des annonces seront distribuées dans toutes les paroisses de Brazzaville.

 

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Désormais le Congo aura une subvention pour le projet des STI

Publié le 25 Août 2021 par André LOUNDA dans Sciences et Innovations

Edith Delphine Emmanuel ADOUKI, Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique a présidé le 24 août à Brazzaville, les travaux de l’atelier de lancement officiel du projet de renforcement des systèmes de sciences, technologies et innovation (STI) qui va contribuer à la réalisation des politiques de développement durable en présence de la représentante de l’UNESCO au Congo, Fatoumata BARRY MAREGA et biens d’autres personnalités.

A cette occasion,  dans son Allocution de circonstance Madame Fatoumata BARRY MAREGA a déclaré que ce présent projet permettra au Congo de faire un état d’avancement de ses contributions sur les Objectifs de développement durable, a expliqué la représentante de l’Unesco. Et il s’articule autour de deux axes : la collecte des données et de cartographie, l’identification des besoins de développement. Le projet de renforcement des systèmes STI s’appuie sur la science et la technologie, en matière de recherche, pour concevoir des solutions vertes innovantes, capables de résoudre les crises climatiques, alimentaires et énergétiques afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du développement durable. Dans ce sens, il est utile que l’action politique et les décisions de gouvernance se fondent sur les éléments scientifiques.

Quant à Delphine Emmanuelle ADOUKI, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique a salué l’appui constant de l’UNESO qui a permis au Congo de faire partie des six pays pilotes choisis par l’agence onusienne dans l’exécution de ce projet. Le Projet des Systèmes STI pour le Développement Durable en Afrique se référant à la préparation du rapport attendu au 31 mars 2021 sur la Recommandation 2017 basée sur la situation de référence préliminaire du système de recherche et innovation au Congo.

 

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« Susciter les gens à ne pas perdre de vue ce trésor que l’église nous a laissé », c’est le souhait de Xavier MPOUGALOGUI

Publié le 25 Août 2021 par André LOUNDA et Ismaël SAMBA dans Religion

« Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles Alléluia, Alléluia, Alléluia », comme l’a loué le psalmiste, la Chorale Père Paul ONDIA  a célébré le dimanche 22 août 2021 en l’Eglise Notre Dame des Victoires de Ouenzé à Brazzaville, le 26ème Anniversaire de  sa fondation. Le Président de ladite chorale, Xavier MPOUGALOGUI satisfait pour la réussite de cette messe d’Actions de Grâce et de louanges à Dieu, s’est prêté à notre micro pour répondre à quelques questions.

Question : Président ce dimanche votre chorale a  animée une grande messe pour célébrer le 26ème Anniversaire de sa fondation. Quelles sont vos impressions ?

Xavier MPOUGALOGUI : Mes impressions sont comme je l’ai dit aux autres choristes, mes impressions sont bonne pourquoi ? Parce que nous sommes en pleine pandémie à coronavirus, COVID-19 qui a démobilisée toutes les chorales et toutes les structures, il y a des choristes qui jusqu’à présent ne viennent pas encore à la chorale parce qu’ils ont peur du grand rassemblement. Quand on leur dit venez, nous nous sommes espacé de 3 à 4 mètres en respectant les mesures barrières édictées par le gouvernement et lorsque nous leurs demandons de venir, il y en a qui sont encore dans le doute mais avec le peu de choristes que nous avons au moins une trentaine, nous avons fait une très belle messe.  Elle m’a rappelé l’époque où la chorale avait été créée et nous avons pris tout le temps de bien préparer cette messe. Mes impressions sont bonnes parce que l’année dernière nous devrions animer la célébration du 25ème Anniversaire avec faste et nous avons des collègues qui sont de l’autre côté à Kinshasa, la Chorale Kuazimodo de Kinshasa à Matongé, ils devraient venir chanter cette messe ensemble avec nous malgré le coronavirus qui est un diable est venu encore perturber cette messe. On n’a pas pu chanter pour célébrer le 25 ème  Anniversaire si bien que même en plein coronavirus, on a préféré célébré le  26ème Anniversaire sans tambour battant dans la prière et dans la simplicité possible. On a bien réussi cette fête.

Question : Président, voici déjà 26 ans que la Chorale Père Paul ONDIA existe, est-ce que d’une façon générale, pouvez-vous nous faire le bilan ou la genèse de cette chorale ?

Xavier MPOUGALOGUI : La Chorale Père Paul ONDIA a été créée au lendemain de la mort du Père Paul ONDIA, il fut le premier spiritain congolais. Il était en mission au Sénégal et puis il est allé à Dakar célébré une messe de mariage d’un de ses amis et au retour, il se précipitait pour aller dans sa paroisse pour célébrer une messe dominicale en cours de route, il a fait un accident et il trouva la mort. Aussitôt, après nous avons organisé une messe en sa mémoire à Sainte Marie de Ouenzé actuellement Notre Dame des Victoires. 40 jours après, l’Archevêque, Monseigneur Barthélémy BATANTOU pour sa mémoire, nous a demandé d’organiser encore une autre messe à cette occasion, nous avons célébré cette messe à Sainte Anne de Brazzaville devant tout le clergé congolais et aussitôt après cette messe, les anciens de Makoua qui l’on connut ce sont rapprochés et on s’est dit, il faut qu’on fasse quelque chose pour la mémoire du Père Paul ONDIA. Nous sommes allez à la paroisse Sainte Marie de Ouenzé, nous nous sommes dit qu’on va faire une fondation, pour certains un groupe de prière et il y a eu des suggestions pour les autres et la meilleure suggestion qui était la bonne, c’était, créée une chorale en sa mémoire. Le Père Paul ONDIA aimait bien chanté, il parlait le latin couramment si bien que nous nous sommes dit qu’on va créer une chorale en sa mémoire. C’est ainsi que fut créée cette chorale par les anciens séminaristes de Makoua, ceux qui l’ont connu, les collégiens, les rubénistes même ceux de l’école primaire, nous nous sommes rassemblés et nous avons créé cette chorale en août 1995.

Question : Président au Congo, il, y a plusieurs chorales. Quelles est la particularité de votre chorale ?

Xavier MPOUGALOGUI : Nous sommes une chorale diocésaine, baptisée par l’Archevêque, Monseigneur Barthélémy BATANTOU, créé par un texte, la chorale prépondérante de Joseph, qui chante partout. La particularité de la chorale prépondérante, c’est que nous chantons le grégorien, nous chantons aussi en toutes langues, c’est notre particularité et nous ne sommes pas là pour faire danser les gens dans l’église, nous sommes-là pour aider les gens à prier. Quand il y a des chants en langues où il faut animer en langue, nous mettons le synthétiseur en musique et cela permet de chanter et de danser aussi. Notre particularité, c’est que nous chantons en latin le grégorien, nous chantons en polyphonie, nous chantons en toutes langues. Monseigneur Barthélémy BATANTOU disait : «  que vous êtes entre l’ancien et le nouveau système », et nous sommes au milieu.

Question : Président, nous avons aussi remarqué qu’il y a plus des personnes âgées dans votre chorale que les jeunes, qu’est-ce qui se passe ?

Xavier MPOUGALOGUI : Oui ! Les personnes âgées sont celles qui ont connues le Père Paul ONDIA et qui savent aussi bien chanté en latin et nous apprenons les chants en latin à la nouvelle génération qui essaie un peu de nous suivre. Déjà pour votre gouverne ou pour votre information, nous avons pensé que le latin qui est la langue officielle du Vatican tend à disparaître et nous avons écrit un texte qui dit ceci : « Pour évangéliser le peuple chrétien, l’Eglise romaine avait utilisé le latin comme langue liturgique. Le latin est donc, la langue officielle du Saint-Siège (Rome), la langue de l’Eglise catholique utilisée par tous les successeurs de Pierre. La liturgie et le chant grégorien sont considérés comme un trésor, non seulement pour l’Eglise, mais pour l’humanité toute entière. Pour le respect de cette tradition, la liturgie au Vatican se fait en latin. Au Congo, la liturgie et le chant grégorien ont tendance à être relégués au second plan. Si on n’y prend garde, ce trésor de l’Eglise catholique risquera de disparaître de notre Eglise locale. Conscients de ce patrimoine de l’Eglise, la Chorale Père Paul ONDIA et l’Amical des anciens séminaristes de Saint Pie X de Makoua, ont créé une dynamique pastorale ouverte à tous, autours de la célébration des messes en latin.

Aujourd’hui, quelqu’un qui vient de l’extérieur peut se dire tient, il faut que je parte chanter le grégorien, il ne trouvera nulle part ! On va vous faire danser dans toutes les églises et celui qui vient pour chanter avec vous ne se retrouvera pas. Donc, à titre expérimental, il, est prévu une messe chaque dernier jeudi du mois à 15 heures, en l’église Notre Dame des Victoires de Ouenzé à Brazzaville. La première messe aura lieu le jeudi 26 août 2021, et nous comptons sur les chrétiens désireux de participer à ces messes ».

On attend l’arrivée de Monseigneur l’Archevêque pour la paraphraser, l’autoriser pour que ce communiqué soit envoyé dans toutes les paroisses afin que ceux qui veulent chanter le grégorien puisse venir à la Paroisse Notre Dames des Victoires (ex Sainte Marie de Ouenzé) à telle heure et tel jour pour venir chanter la messe en latin. Je souhaite que vous soyez-là pour être témoins de l’évènement et nous comptons sur les chrétiens désireux à y participer. C’est le début et la première fois et aujourd’hui, à 17 heures nous serons ensemble avec l’Amical pour les répétitions afin de bien préparer cette messe. Et ce jeudi, nous allons nous produire à Ouenzé qu’il y est peu de gens, ce ne serai qu’un début et cette messe sera dite par l’Abbé Gervais Protais YOMBO qui partira d’Oyo pour la célébrer. Nous tenons beaucoup à la réussite de cette messe et notre particularité, c’est qu’on veut que le grégorien soit chanté tous les dimanches et lorsqu’on dit aller dans telle paroisse, vous allez entendre le grégorien ! Les amis grégoriens existent bien sûr mais, ce n’est pas automatique qu’à tel jour et à telle heure que vous iriez entendre le grégorien ! Notre particularité, c’est de susciter les gens à ne pas perdre de vue ce trésor que l’église nous a laissé. Danser, ce n’est pas prié, il y a certaines parties lors d’’un culte où on peut danser tel que le Gloria, là on peut danser, les autres parties, c’est pour prier. La méditation nécessite des chants appropriée pour ce moment si bien que nous demandons à tous ceux qui hésitent de venir adhérer à la Chorale Père ONDIA, c’est leur chorale et nous gardons le style romain en mélangeant avec notre style bantou, les chants locaux on peut les chanter, chanter en latin, le chant polyphonique tel que l’Agnus Dei et pour certains, il les rappellent l’ancienne liturgie et pour ceux de notre âge, ils aiment ce genre de chants.

Signalons que le but premier d’une chorale est de rendre gloire à Dieu, de le louer, de le prier, de s’instruire de sa vérité. Son acte essentiel est donc animé une messe, où la communauté se rassemble et s’édifié. Elle emporte une liturgie qui exprime l’unité des fidèles dans sa louange, sa repentance, sa prière, son intercession, l’eucharistie mais aussi dans les actes de charité.

 

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PND 2018-2022 : évaluation par les experts vers un nouveau PND 2022-2026

Publié le 19 Août 2021 par André LOUNDA dans Economie

Le Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale, Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS, a lancé le 19 août 2021, à Brazzaville, l’atelier d’évaluation du Plan national de développement (PND) 2018-2022 de la République du Congo. Lancer officiellement le processus d’évaluation du PND 2018-2022 est l’objectif que vise cet atelier pour sensibiliser l’ensemble des parties prenantes à savoir : la société civile, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), le secteur privé et les acteurs gouvernementaux sur le processus et les modalités de l’évaluation du PND 2018-2022 ; former les acteurs impliqués dans le processus d’évaluation du PND 2018-2022 au maintien de l’ensemble des outils devant servir à l’évaluation, ainsi qu’à la compréhension des critères d’évaluation des critères d’évaluation et des indicateurs pertinent retenus pour l’évaluation.

La cérémonie du lancement officiel y relative a été placée sous le patronage de Madame  Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS, Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale, Vice-Présidente du Conseil National d’Evaluation (CNE) du PND 2018-2022. Elle a été marquée par l’Allocution d’ouverture de Madame le Ministre en charge du Plan suivie par la présentation de la matrice des indicateurs et des échanges.

A cet effet, dans son Allocution, le Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS a rappelé les participants que sa mise en œuvre durant quatre ans, sur tous les plans, a été mise à mal par une conjoncture adverse. Le cadrage macro-économique projetait la croissance pour 2019 à 2,2% pour 2020 à 4,6% et 2021 à 1,8%  Mais ces estimations ont été contrariées notamment par des cours mondiaux du pétrole significativement et durablement bas depuis 2014 couplés à une production nationale non soutenue et la survenance de la pandémie de la COVID-19.

Elle a indiqué les participants que cet atelier qui s’ouvre aujourd’hui le moment décisif de l’évaluation dans la logique de faire le point des réalisations, des impacts réels, des contraintes observées. Par ailleurs, cette évaluation sous-entend, aussi la réalisation de l’engagement pris par le Président de la République, Chef de l’Etat lors de son discours d’investiture du 17 avril 2021. Celui de disposer d’un nouveau Plan National de Développement (PND 2022-2026) afin de traduire son projet de société « Ensemble, poursuivons d la marche » dans un cadrage programmatique à moyen terme. Dès lors, l’évaluation du PND 2018-2022 précise la situation de référence qui permet de tirer les leçons du passé pour mieux définir les besoins à prendre en compte dans la PND à venir.

« A travers ce plan, le gouvernement se devait de relever trois défis majeurs, à savoir : la poursuite pendant les deux premières années de sa mise en œuvre, de la politique de stabilisation macroéconomique et financière déjà amorcée ; la relance économique planifiée à moyen terme ; l’urgence d’une attention accentuée au secteur social et à la protection des populations, notamment les plus fragiles », a précisé Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS.

Les résultats de l'évaluation, disponibles dans deux jours, entreront en ligne de compte dans l’élaboration du prochain PND 2022-2026, visant l’amélioration qualitative et quantitative de cet outil de performance de l’action gouvernementale.

En effet, adopté et promulgué en 2018, le PND 2018-2022 est mis en œuvre sur trois axes, à savoir le renforcement de la gouvernance aux plans administratif, économique, juridique, sécuritaire et politique ; la réforme du système éducatif, la formation qualifiante et professionnelle, en vue de valoriser le capital humain, enfin la diversification de l’économie, fondée sur les secteurs porteurs de croissance, notamment l’agriculture, le tourisme et l’industrie.

Durant trois jours,  au terme de cet atelier les participants sont appelés à réaliser les résultats suivants : tous les parties prenantes du processus d’évaluation du PND 2018-2022 sont sensibilisées sur le processus et les modalités de l’évaluation du PND 2018-2022 ; tous les acteurs impliqués dans le processus d’évaluation du PND 2018-2022 sont formés au maniement de l’ensemble des outils devant servir à l’évaluation, ainsi qu’à la compréhension des critères d’évaluation et des indicateurs pertinents retenus pour l’évaluation et un rapport de l’atelier est disponible. La perspective de l’élaboration d’un nouveau PND, devant servir de nouveau cadre programmatique de l’action gouvernementale dans la période de 2022-2026, dans le cadre de l’opérationnalisation de la vision du Président de la République traduite dans son nouveau projet de société « Ensemble poursuivons la marche », nécessite une évaluation du PND 2018-2022. L’intérêt d’untel exercice réside en ce que à travers cette évaluation, il est possible de dégager les forces et les faiblesses tant du processus d’élaboration que de la mise en œuvre du PND 2018-2022 aux fins de tirer les enseignements nécessaires à l’élaboration du nouveau PND 2022-2026.

 

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Les systèmes alimentaires au Congo et le processus de validation d’une feuille de route nationale

Publié le 19 Août 2021 par André LOUNDA dans Economie

Prélude au Sommet mondial sur les systèmes alimentaires durables, prévu au mois de septembre 2021, le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin NGOBO, a procédé le 18 août 2021 à Brazzaville à l’ouverture de l’atelier national de validation de la feuille de route du Congo qui a pour objectif : contribuer à la concrétisation des objectifs et résultats attendus lors de cette initiative.

Inscrit dans le cadre des concertations nationales réalisées en vue du sommet mondial. En effet, ces ateliers ont permis d’inventorier les différents aspects des systèmes alimentaires locaux, d’identifier les vulnérabilités desdits systèmes et d'en explorer les besoins de changement pour garantir un développement durable. Elles ont été facilitées par une forte implication des partenaires du Congo, à savoir l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et par le soutien permanent du Secrétariat du Sommet sur les systèmes alimentaires.

Dans son discours de circonstance, le Coordonnateur du Système des Nations Unies au Congo, Chris MBURU a signifié que la tenue de cet atelier marque le clou final des concertations départementales qui ont permis de recueillir les propositions de toutes les parties prenantes impliquées directement et indirectement dans les systèmes alimentaires nationaux. Ces concertations, a-t-il dit, ont offert aux uns et aux autres la possibilité de contribuer à la proposition des modèles de durabilité des systèmes alimentaires au niveau national et au gouvernement de s’engager dans la construction d’une voie alimentaire durable, propice à la réalisation des objectifs des agendas 2030. « La validation de cette feuille de route est donc cruciale car elle offre une occasion unique au Congo d’apporter sa contribution à la transformation des systèmes alimentaires et de mettre en œuvre le billet de politique publique ciblée des actions et des engagements qui impliquent toutes les parties prenantes ».

Pour le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Valentin NGOBO ce Sommet mondial sur les systèmes alimentaires durables a pour objectifs de contribuer à la transformation de la production, la récolte, le transport et la consommation des aliments ainsi que l’interaction entre les acteurs socio-économiques et l’environnement naturel.  Ce sommet sera une occasion pour les participants d’échanger sur la manière de faire évoluer les systèmes alimentaires afin de les rendre durables et résilients.  Il s’agit de trouver des voies et moyens pour améliorer la durabilité de nos systèmes alimentaires, c’est-à-dire leur permettre de nous satisfaire sans compromettre la santé de la planète et la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins alimentaires.

Par ailleurs il a souligné qu’au Congo, selon l’Institut National de la Statistique (INS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), la situation alimentaire et nutritionnelle n’a cessé de se détériorer au cours des dernières années. Environ 14, 2% des ménages congolais souffrent d’une insécurité alimentaire sévère ou modérée et 76,6% connaissent une sécurité alimentaire aléatoire. Ces données montrent que 88% des Congolais n’ont pas accès à une alimentation adéquate et durable.

 « Au Congo, la question de soutenabilité des systèmes alimentaires se pose avec acuité. Plusieurs initiatives n’ont pas pu atteindre leurs objectifs de sorte que nos systèmes alimentaires demeurent vulnérables. Ces systèmes ne seront, d’ailleurs, efficaces que si nous mobilisons toutes les parties prenantes. Mettre les petits exploitants agricoles au cœur de la transformation des systèmes alimentaires pour atteindre les Objectifs de développement durable, une priorité pour notre pays », a fait savoir Valentin NGOBO.

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HANDBALL : Caïman et DGSP sont sacrés champions de la 1ere édition du challenge Charlotte-Emillienne-LEKOUNDZOU

Publié le 16 Août 2021 par André LOUNDA dans sports

Lancé le 04 août 2021 au Gymnase Michel ORNANO,  la Coupe de la Ligue de Handball de Brazzaville, la première édition du Challenge Émilienne Charlotte LEKOUNDZOU du 04 au 14 août 2021 organisé par la Ligue Départementale de Handball de Brazzaville, le 14 août 2021, au Gymnase Nicole OBA, la formation Caïman a battu l’Etoile du Congo, 31-25, en version masculine et chez les dames, le DGSP a pris le dessus sur l'Etoile du Congo 36-29.

Au terme de la compétition, les spectateurs se sont accordés sur le fait que le handball brazzavillois a retrouvé son dynamisme des années antérieures. Les finales qui ont respectivement opposé Caïman à Etoile du Congo en hommes puis la DGSP et les joueuses de l’Etoile du Congo ont présenté de beaux spectacles non seulement sur l’aire de jeu mais aussi sur les gradins. Si le club Caïman a pris de le dessus sur son concurrent dès le coup d’envoi du match, les joueurs de l'Etoile du Congo ont couru derrière le score durant tout le match puisqu’à la mi-temps, le score était de 19-11. Après ce sacre, l’équipe de Caïman souhaite garder le monopole du handball masculin du Département de Brazzaville. Son entraîneur, Adrien LOUFOU a fait savoir que les joueurs et le staff technique de l’équipe sont déterminés à conquérir l’international.

En  finale dames, pour sa part, la DGSP a gardé son suspense jusqu’ à la dernière minute elle a été secoué dès la première mi-temps. Menée dès la deuxième minute, elle a multiplié les stratégies afin de revenir au score avant la fin de la première partie (11-11 à la mi-temps). La seconde partie lui a permis d’imposer son style, poussant ainsi l’équipe de l’Etoile du Congo à perdre doublement la Première édition du tournoi Émilienne-Charlotte-LEKOUNDZOU (en hommes et en dames). 

Le Président de la ligue, Avicenne NZIKOU, s’est réjoui du bon déroulement de la compétition. A la fin de cette première édition du Challenge Emilienne Charlotte LEKOUDNDZOU rendant hommage à la première femme qui à diriger la fédération, il a invité les athlètes à garder le même dynamisme afin de permettre au département de Brazzaville de remporter toutes les médailles qui seront mises en jeu lors de la prochaine compétition nationale.

Signalons que la DGSP représentera le Congo, à partir du 22 août, à la Coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupe qui se déroulera à Meknes, au Maroc. Elle a profité de cette compétition départementale pour mieux affûter ses armes. Les filles du coach Simon BADENIKA affronteront cette compétition avec optimisme. Et que chez les dames, Cara s’est emparé de la troisième place tandis que chez les messieurs, Inter club, qui a fait le beau temps du handball congolais, s'est contenté de la médaille en bronze, troisième place.

 

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Publié le 16 Août 2021 par André LOUNDA dans société

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DISCOURS D'ÉVOCATION DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DU 61ème ANNIVERSAIRE DE INDÉPENDANCE NATIONALE

Publié le 16 Août 2021 par GéoAfriqueMédias.cg dans Politique

 

Excellence Monsieur le Président de la République, chef de l’État ;

Monsieur le Président du Sénat ;

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

Monsieur le Ministre d’État, Directeur de cabinet du Président de la République ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques ;

Mesdames et messieurs les Représentants des Agences du Système des Nations Unies ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions constitutionnelles ;

Mesdames et Messieurs les Secrétaires permanents des Conseils consultatifs nationaux ;

Messieurs les membres du commandement des composantes de la force publique ;

Monsieur le Préfet du Département de Brazzaville ;

Monsieur le Président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville

Mesdames et Messieurs les Parlementaires

Mesdames et Messieurs, Distingués invités

Nous voici, rassemblés, ce jour 15 août 2021, pour célébrer le 61ème anniversaire de notre Indépendance. Et c’est à Votre humble serviteur, que je suis, que revient la lourde charge d’en faire l’évocation.

Le risque est grand. Car comme nous l’enseigne le Professeur Théophile Obenga, je cite : « quiconque doit témoigner de l’histoire doit justifier de la compétence, de l’autorité et de la légitimité », fin de citation.

Si ma qualité de Premier ministre me confère l’autorité, je ne suis pas tout à fait sûr de pouvoir justifier ni de la compétence, reconnue aux historiens, ni de la légitimité réservée à ceux qui ont vécu et connu les faits. Puissent les témoins privilégiés, comme Vous, Excellence Monsieur le Président, m’autoriser de le faire par délégation ou par subrogation personnelle.

Excellence Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs,

Ce jour est d’autant plus émouvant qu’il nous renvoie au 15 août 1960 lorsque, vêtu d’une soutane resplendissant de blancheur, en plein jour de l’Assomption selon une tradition catholique, levant les mains vers le ciel, le Président Fulbert Youlou, s’adressait à ses compatriotes en ces termes, je cite : « Il est bien vrai que nous vivons un jour faste… Mais cette journée doit être aussi un moment de réflexion car elle marque une étape essentielle de la vie de notre État », fin de citation.

« Notre État » ! avait alors clamé haut et fort le Président Fulbert Youlou, tout heureux et tout fier. Pourtant, celui qui lui succédera à la tribune, ne s’embarrassa guère de mots jacobins, comme pour lui rappeler ce proverbe de chez nous, je cite : « ce n’est pas parce que l’on a aperçu le sable que l’on est forcément proche de la mer ».

Oui l’accession à l’indépendance n’est pas synonyme d’édification de l’État si l’on en croit André Malraux qui le dit avec une certaine sincérité :  

« La France vous lègue des organisations économiques, administratives, financières, mais s’il n’y a pas d’État, de telles organisations ne suffisent pas à faire un État. », fin de citation.

Ainsi, c’est autour de la notion d’État que s’articulera notre évocation. L’État, cette organisation que se donne une communauté rassemblée par l’histoire pour prendre des décisions, organiser sa cohésion, assurer sa survie.

Oui ! l’État dans sa triple dimension : sociologique, organisationnelle et juridique.

Mais aussi l’État, dans ses différents attributs : indépendance, souveraineté, indivisibilité, démocratie, égalité, laïcité, tel que cela est repris à l’article premier de la Constitution du 2 mars 1961.

Excellence Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs

La Constitution du 2 mars 1961 consacre son titre premier à l’État et la souveraineté. Les principaux idéaux des pères fondateurs se résument à son premier article qui énonce les attributs de l’État et évoque les symboles de la République à savoir, entre autres, l’hymne national, la devise, le drapeau, en y ajoutant même la langue officielle.

Aux termes de cet article, la République du Congo est un État indépendant. Cette précision est d’autant plus nécessaire qu’en 1958, au moment où la République fut proclamée, le Congo n’était pas encore un État indépendant. On peut donc comprendre tout le sens de l’exhortation d’André Malraux nous demandant de commencer à construire nous-mêmes l’architecture du nouvel État.

Et c’est ce que Vous, et chacun de vos prédécesseurs, vous êtes attelés à faire depuis 1960, Excellence Monsieur le Président de la République.

Le même article premier rappelle également le caractère souverain de l’État.

Une souveraineté qui s’étend sur l’ensemble du territoire congolais délimité par des frontières internationalement reconnues, héritées de la colonisation.

Cette souveraineté sous ses trois formes, étatique, nationale et populaire, ne fait pas obstacle à ce que nous puissions vivre en harmonie, avec les autres peuples du monde. Bien au contraire ! et fort heureusement d’ailleurs. Willy Brant, Ancien Chancelier allemand, ne le disait-il pas, je le cite : « Dans le monde où nous vivons aujourd’hui, la voix d’un seul État est inaudible ».

Sinon, quel aurait été notre destin sans le Portugal par exemple, quand on sait que c’est par Diego-Cao que le Congo a été découvert en 1482 ? Quel aurait été notre destin sans l’Italie, le pays d’origine de Pierre Savorgnan de Brazza avec lequel notre Roi, le Roi Makoko avait signé le Traité de Mfoa ? Quel aurait été notre destin sans les Etats-Unis d’Amérique, sans le Brésil, avec lesquels une grande partie de nos peuples ont une histoire commune ?

Quel aurait été notre destin sans la France dont l’histoire avec le Congo a des accents particuliers aux plans philosophique, économique, sociologique et culturel ? Quel aurait été notre destin sans la Belgique, dont l’ancienne colonie devenue République Démocratique du Congo, est un pays frère, avec lequel nous partageons le même nom, le même fleuve, les mêmes langues nationales et la même culture ? Quel aurait été notre destin sans les pays nordiques comme la Suède, la Norvège, qui ont jeté les bases du secteur de l’éducation ? Quel aurait été notre destin sans l’Allemagne, la Grande Bretagne qui sont engagés avec nous dans la lutte pour la protection de l’environnement ? En somme, quel aurait été notre destin sans une bonne coopération avec l’Union européenne ?

De même, quel aurait été notre destin sans la Chine, sans la Russie, sans Cuba, avec lesquels nous avons partagé pendant longtemps une idéologie commune ?

Quel aurait été notre destin sans les pays de l’Union africaine avec lesquels nous constituons, ensemble, le berceau de l’humanité ?

Quel aurait été notre destin sans les autres pays de l’espace francophone avec lesquels nous partageons les mêmes valeurs démocratiques et la langue française ?

Nous sommes donc liés à tous ces États, non pas par une cordelette artificielle mais plutôt par un cordon ombilical d’une épaisseur historique indéniable, fruit de l’héritage reçu de nos pères fondateurs.  

Et depuis lors, nous assumons notre indépendance et notre souveraineté en traitant et en coopérant avec tous les États au même pied d’égalité, avec le même amour, selon les mêmes règles, avec la même assurance, sans aucune tendance à privilégier tel ou tel autre et savons ce que nous devons à tel et tel autre.  Que tous nos partenaires soient rassurés que jamais, nous ne trahirons les idéaux de nos pères fondateurs.  

A ce propos, le discours de Stephane Tchitchelle, un des pères fondateurs, sonne et résonne encore à nos oreilles lorsqu’il déclare : « En demandant notre admission à l’Organisation des Nations unies, nous avons fait le vœu de vivre dans la fraternité et la solidarité de tous les peuples libres épris de justice, plaçant les idéaux de paix au-dessus de toute considération personnelle ou matérielle, comme nous avons pris l’engagement de contribuer par notre sagesse à la consolidation de la coexistence pacifique des peuples au-delà des préjugés de race, de couleur ou de religion » fin de citation.

On aura donc compris que c’est au nom de cet engagement pris devant le monde par un de nos pères fondateurs et en raison de ces liens très étroits qui nous attachent aux autres peuples, que nous avons, tout au long de ces soixante et un ans, soutenu les pays frères en proie à des guerres et des violences fratricides. C’est pour ces mêmes raisons que nous avons pris fait et cause dans la lutte menée par nos frères contre l’apartheid et pour l’indépendance et la liberté en Afrique australe et ailleurs.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames et Messieurs,

L’indépendance acquise, la souveraineté admise, il nous fallait consolider les bases de l’unité nationale, mises à mal au lendemain de la proclamation de la République.

En effet, le 16 février 1959, une guerre civile se déclencha et provoqua la déchirure du tissu national.

Pour reconstruire cette unité nationale, les deux protagonistes, Messieurs Fulbert Youlou et Jacques Opangault, décidèrent de transcender leurs divergences et d’entreprendre des tournées à travers tout le pays pour prêcher la paix. C’est dans ce cadre que s’inscrit le message à la Nation de Jacques Opangault qui le 28 juillet 1960 déclarait je cite : « En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique… nous avons tous, nous Congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes tâches nationales, nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise, qu’un seul but : le Congo », fin de citation.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Vous êtes un témoin privilégié de l’Histoire du Congo indépendant. Pour vous avoir lu et ausculté, j’ai retenu une belle image.

Jeune officier, au service de la République, de faction au Palais du peuple, Vous aviez accueilli un des pères fondateurs, le Vice-Président Jaques Opangault rentré d’une mission à Rome alors que le régime auquel il appartenait vacillait. Le Président Fulbert Youlou fut arrêté et le Président Opangault vous demanda de le conduire dans la cellule de son chef pour se constituer lui aussi, prisonnier. Ce qui fut fait.

Quel bel exemple de loyauté !

Quel bel exemple de solidarité !

Quel bel exemple de fidélité !

 Une fidélité que l’on a du mal à vivre de nos jours, où des collaborateurs, se passant même pour les plus fidèles, ne se gênent pas, à la moindre secousse de se comporter comme Pierre à qui le Christ avait dit ; « le coq n’aura pas chanté que tu m’auras déjà renié trois fois ».

 

Excellence Monsieur le Président de la République.

L’Unité nationale est votre credo au même titre que la paix. Vous êtes allés au-delà des mots et avez consolidé le caractère unitaire et indivisible de l’Etat par le maillage du territoire national en infrastructures routières qui permettent aujourd’hui, de relier l’ensemble du pays, du Nord au sud, de l’Est à l’Ouest. Nul ne peut donc se permettre de violer le caractère unitaire du Congo, en créant des zones de non-droit et mettant en péril la libre circulation des biens et des personnes dans notre pays.

 

Excellence Monsieur le Président de la République

Mesdames et Messieurs   

Les pères fondateurs ont tellement cru en l’unité du pays qu’ils l’ont mise en relief dans les différents symboles de la République à commencer par l’hymne national : La Congolaise, avec ses trois couplets.

Le premier couplet fait l’apologie de l’indépendance qui annonce le bonheur du peuple libéré après une longue lutte.

Le deuxième couplet vante la beauté du relief, de la végétation et de l’hydrographie du Congo, propriété d’« un seul peuple, d’une seule âme et d’un seul cœur ardent et fier » ; fier de la richesse de notre pays. Le troisième couplet invite l’ensemble du peuple à défendre la patrie, à bien servir l’État, quitte à mourir pour servir d’exemple aux générations futures.

Et le refrain exprime la liesse populaire, en implorant l’unité de tous et en rappelant que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.

La devise reprend le concept de l’Unité. Et pour sceller cette unité et aller vers le progrès, les pères fondateurs nous exhortent au travail. Car le travail libère l’homme et l’ennoblit. Un pays ne peut réaliser son développement social, économique et acquérir son indépendance véritable que grâce au travail, et au travail bien fait. Essayons de travailler suivant l’exhortation de Martin Luther King en faisant l’effort, qui que nous soyons, d’être le meilleur, là où l’État nous emploie, et que nous accomplissions notre besogne comme s’il s’agissait d’une mission spéciale que nous avait confiée Dieu le créateur .

Enfin, expression finale de l’unité et du travail, le progrès peut se manifester sur le plan matériel, intellectuel et moral. Le progrès matériel se manifeste par une meilleure répartition des richesses. Le progrès intellectuel se réalise au niveau scientifique et technique et le progrès moral au niveau des comportements et des attitudes.

Le choix du drapeau comme symbole de notre État, n’est pas non plus le fait du hasard. Tout semble avoir été bien pensé par nos pères fondateurs. Le drapeau national est représenté par une bannière aux couleurs vert, jaune et rouge. Le vert symbolise la paix et rappelle les vastes étendues forestières de la végétation congolaise intégrées dans le bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie. Il est également le symbole de notre espérance dans l’avenir économique et social du pays. Le jaune exprime notre volonté d’union et de notre traditionnel sens de l’hospitalité, et le rouge exprime le courage et l’ardeur du peuple congolais.

Après avoir forgé notre État indépendant et souverain que nous préservons jalousement, après avoir construit notre État unitaire et indivisible que nous consolidons par nos efforts, nous nous sommes investis à créer l’État de droit.

Oui ! L’État dont nous célébrons l’indépendance aujourd’hui est un État de droit.

Excellence Monsieur le Président de la République

L’État de droit dont nous exaltons l’indépendance, vous l’avez voulu protecteur, c’est-à-dire, « un Etat où le comportement de tous, individus, groupes d’individus et institutions de toute nature, est réglé par une norme juridique préexistante. ».

L’État protecteur commande à ce qu’un juge impartial rende la justice, en se laissant guider par le bon sens, par la loi, toute la loi, rien que la loi et jamais par l’esprit de vengeance, de haine, de jalousie, de cupidité.

L’État protecteur que vous voulez rétablir, c’est celui que vous forgiez dans les années 80 lorsque les conseils de discipline sanctionnaient les fonctionnaires indélicats, absentéistes, paresseux, déserteurs et prévaricateurs.

L’État protecteur que vous voulez restaurer, c’est celui d’une justice exemplaire que nous avons connue par le passé, ayant su sanctionner les actes inciviques.

 L’État protecteur que vous voulez promouvoir, c’est celui où le respect du bien d’autrui et du bien public était enseigné depuis l’école primaire, où l’enrichissement illicite et l’étalage des richesses étaient dénoncés systématiquement.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames et messieurs,

La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption dont les discours nous sont servis par les donneurs de leçons, ne sont pas des produits d’importation.

Elles sont des valeurs intrinsèques de notre peuple, au cœur de l’État de droit dans notre pays. Certes, elles connaissent aujourd’hui un déclin du fait des différentes crises politiques, économiques et morales que connait le Congo depuis les années 90, du fait de la tendance à la ploutocratie. Mais il n’est pas impossible, même pas difficile de revenir aux fondamentaux. La volonté du peuple congolais, de promouvoir l’État de droit, débarrassé de la corruption et de toutes malversations financières est inébranlable. Cela avait déjà été expérimenté dans les années 80, lorsque, le législateur congolais, sous Votre impulsion Excellence, Monsieur le Président de la République, avait renforcé le dispositif répressif et enrichi le droit pénal spécial par une infraction dite « sabotage économique ».

On se souviendra qu’une ordonnance portant le n° 018/84 du 23 août 1984 avait étendu la compétence matérielle des juridictions de droit commun, notamment aux actes de sabotage économique au préjudice de l'État.

Et aux termes de l’article 15 de ladite ordonnance, les peines encourues par les citoyens véreux allaient de 10 ans d’emprisonnement pour un préjudice de moins d’un million causé à l’État aux travaux forcés à perpétuité, pour un préjudice supérieur à 10 millions de FCFA, subi par l’État.

Ainsi, des arrêts et décisions de justice exemplaires ont été rendus par nos juridictions, à l’image de l’Arrêt n° 092 du 29 octobre 1987 dans l’affaire opposant OFNACOM à des citoyens indélicats, condamnés à payer de lourdes sommes au titre de dommages et intérêts. Il en a été ainsi de biens d’autres arrêts à l’instar de l’arrêt n° 69 du 7 juillet 1987, rendu au profit de la CNSS, des Arrêts du 21 novembre 1985, et du 12 novembre 1987 rendus au profit de l’ONPT et de l’arrêt n°4 du 1er mars 2000 rendu dans une autre affaire de détournement au préjudice de la CNSS au sujet de laquelle un citoyen avait été condamné à payer 360 millions de FCFA à titre principal et 75 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts.

On peut donc se rendre compte du caractère sévère de la sanction pour les crimes économiques commis contre l’État.

L’État de droit c’est cet État où les décisions de justice rendues au nom du peuple congolais sont exécutées sans surenchère démagogique. Lorsqu’on a fait du tort à l’État et à la République, on se doit de faire preuve de contrition, d’humilité et de repentance.

L’histoire de notre pays nous enseigne que nombreux sont nos compatriotes, au nom de la République fraternelle, ont bénéficié de l’amnistie et du pardon de notre peuple, lorsque dans un élan de repentance ils ont témoigné de l’empathie et regretté les actes posés. Il leur suffisait de s’engager à ne pas revenir sur les lieux de leurs crimes.  

L’État dont nous célébrons l’indépendance aujourd’hui, c’est l’État du peuple travailleur, l’État d’une jeunesse décomplexée qui sait se prendre en charge en s’engageant dans la production des richesses par la création des start-up dans l’agriculture, le numérique, l’artisanat, le tourisme et la culture.

L’État dont nous célébrons l’indépendance aujourd’hui, c’est l’État de la femme congolaise laborieuse, représentée dans le sceau de la République assise, avec ses tresses raffinées, sur un tabouret traditionnel, tenant sur ses genoux les tables de la loi qu’elle soutient de son bras gauche, conviant ses compatriotes à l’unité, au travail et au progrès.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames et Messieurs

Le processus de construction d’un Etat est, en toute hypothèse, le résultat d’une dynamique interne de son peuple et non une génération spontanée. A travers les expériences que nous avons connues en 61 ans d’indépendance, nous avons enregistré des avancées, traversé des tumultes, mais la promesse d’une République unie, et d’un Etat en constant progrès, nous a toujours habité. Le Congo peut donc tenir le cap. Il le peut non seulement en raison de la vision de ses dirigeants, mais aussi par la volonté et la détermination de son peuple à demeurer fidèle aux idéaux des pères fondateurs et à nos valeurs communes.

Aujourd’hui, malgré cette crise multidimensionnelle qui aura fragilisé les fondements de notre économie, notre volonté de faire des choix porteurs d’espoir, demeure inébranlable.

Tous unis dans le souvenir de ce jour mémorable du 15 août 1960,

  • Célébrons l’État ;
  •  Magnifions l’État ;
  •  Vénérons l’État ;
  •  Restaurons son autorité,

Adoptons des comportements exemplaires.

Pour que Vive le Congo indépendant, souverain, unitaire et indivisible.

Je vous remercie.

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