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GéoAfriqueMédias.cg

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Médias : la France plaide pour le financement de la presse congolaise

Publié le 31 Décembre 2021 par Guy-Gervais Kitina dans société

L’Ambassadeur de France en République du Congo, François BARATEAU, a plaidé le 14 décembre, à l’occasion d’une réception organisée en l’honneur des acteurs de la presse, en présence du Ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin MOUNGALLA, pour le financement par l’Etat des organes de presse responsables et respectueux du cadre légal, quelle que soit leur ligne éditoriale.

 

« (…) Je n’ai naturellement pas de solution ‘’miracle’’, mais il me semble raisonnable de penser que l’engagement de l’Etat, dans la mesure de ses moyens, à garantir un minimum vital de financement aux organes de presse? doit pouvoir aider à préserver la liberté de presse qui est l’oxygène de la démocratie », a déclaré le diplomate français.

Estimant, par ailleurs, qu’il n’y pas de véritable démocratie sans presse libre et indépendante, l’ambassadeur de France, dont le pays, a-t-il précisé, défendra toujours les valeurs de liberté d’expression, a condamné, à cette occasion, les attaques contre la presse assimilables à un rétrécissement de la démocratie et une avancée de l’obscurantisme.

François BARATEAU, qui faisait allusion aux difficultés de tous genres auxquelles font fassent les journalistes dans leur devoir d’informer, dans le respect des libertés fondamentales des autres, et le sort qu’ils subissent à travers le monde, à des degrés divers, a dénoncé la répression et la censure qui, selon lui, mettent fondamentalement la démocratie en danger.

Dans cette optique, il a salué le courage des deux journalistes lauréats du prix Nobel 2021. S’inclinant devant la mémoire de ceux ayant perdu la vie dans l’exercice de leur profession, il a rendu hommage aux 350 autres journalistes aujourd’hui emprisonnés à travers le monde.

Par ailleurs, attaché à une presse respectueuse des devoirs de déontologie et à l’éthique qui sont des exigences d’informer et de bien informer, le diplomate français, qui faisait allusion à l’essor des réseaux sociaux, a invité les acteurs de la presse à toujours se rappeler le fait que la liberté d’informer s’arrête là où commencent les droits des individus.

« Le respect d’autrui, de la vie privée, du secret professionnel ou encore de l’image, mais aussi, sauf circonstance exceptionnelle, du cadre légal du pays dans lequel le journaliste exerce son activité, sont ainsi des devoirs auxquels tout journaliste professionnel doit se conformer », a-t-il rappelé.

En effet, au regard des risques et dérives que causent les réseaux sociaux et afin d’éviter de tomber dans les travers de la désinformation et dans les atteintes à autrui, le renforcement des capacités des professionnels des médias constitue, à tout point de vue, l’un des meilleurs moyens de lutter contre le tumulte de ces nouveaux médias qui donnent à tout internaute de croire que l’essentiel est de dire vite, mais pas forcément juste.

Consciente du manque d’opportunités de formation dont fait face la presse congolaise dans sa globalité, l’ambassade de France au Congo œuvre dans le renforcement des capacités des acteurs de la presse.

C’est ainsi qu’à l’initiative du ministère français des Affaires étrangères, six journalistes ont récemment pris part, une semaine durant, à une session de formation au sein des plus grandes rédactions et écoles françaises de journalisme. De même, une formation à distance, actuellement en cours, concerne quinze journalistes.

« Ce double appui simultanément apporté au renforcement des capacités des journalistes traduit l’engagement de la France pour l’amélioration durable de la gouvernance publique au Congo. En œuvrant en faveur des médias, elle contribue à renforcer la démocratie », a souligné François BARATEAU, ajoutant que son pays continuera d’appuyer l’émergence et la consolidation d’une presse congolaise de qualité.

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Tenera, une variété de palmier à huile développée par l'IRAD pour booster la filière au Cameroun

Publié le 31 Décembre 2021 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Dans sa politique de renforcement de l’autosuffisance et la sécurité alimentaires, le gouvernement camerounais ne ménage aucun effort. Ainsi, depuis quelque temps, à travers son bras séculier l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), il est développé une variété hybride, dénommée Tenera, capable de booster la production d’huile de palme (prisée par les ménages et les industries de transformation) au Cameroun.

En effet, avec l’appui de la Banque de développement africaine (BAD) à travers le Projet de développement des chaînes de valeur agricoles (PD-CVA), le champ semencier des palmiers à huile de la Station spécialisée de Recherche sur le palmier à huile (SSRPH) de la Dibamba (littoral-Cameroun) dispose aujourd’hui d’un potentiel de 2 000 géniteurs capables de produire 8 000 000 de graines germées 100% Tenera, pour une potentialité de création d'au moins 40 000 ha de palmeraie par an (soit 200 graines germées par ha).

D’après les chercheurs de l’institut que dirige Dr Noé Woin, Tenera est une variété hybride obtenu à partir du croisement Dura (parent femelle) et Pisifera (parent mâle).

Cette variété est réputée de fort potentiel de rendement (4,5 tonnes d’huile de palme par ha et par an), tolérante à la maladie de culture appelée fusariose. Tenera qui a une croissance de 25 à 36 cm par an présente une durée d’exploitation de 25 à 30 ans. Avec une teneur en acide gras insaturé de 55,05%, elle entre en production à partir de 2,5 à 3 ans.

Au cours d’une visite de travail à la SSRPH, le 02 décembre 2021, les administrateurs de l’IRAD ont, avec satisfaction, appris que la production actuelle est de 5 000 000 de graines pour 25 000 ha de palmeraie à créer.

En perspective, l’IRAD compte introduire le matériel de 3è cycle pour la production des futures semences de palmier à huile et explorer de nouveaux marchés pour écouler le surplus de production.

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Bourse du Gouvernement Japonais pour l'année fiscale 2022 « Bourse pour les Enseignants »

Publié le 30 Décembre 2021 par André LOUNDA dans Communiqué de Presse

La Section Culturelle de l'Ambassade du Japon en République Démocratique du Congo vous informe de l’ouverture des inscriptions au concours pour la Bourse du Gouvernement du Japon pour l'année fiscale 2022, intitulé « Bourse pour les Enseignants », pour la période comprise entre octobre 2022 (ou le mois de début des cours) et mars 2024 (la durée du cours préparatoire y compris). L’extension de la période de la bourse n’est pas autorisée.

Tous les candidats à la « Bourse pour les Enseignants » sont priés de lire attentivement les directives de l’ «Application Guidelines» ci-attaché, tout en les respectant.

Les principaux critères sont :

- être bilingue (anglais - français)

- avoir la nationalité congolaise (de la République Démocratique du Congo ou de la République du Congo)

- être né(e) le 2 avril 1987 ou après

- être titulaire d’une licence ou d’un diplôme équivalent reconnu ou être diplômé(e) d'une école de formation d'enseignants ;

- être actuellement enseignant(e) en République Démocratique du Congo ou en République du Congo dans une école de l'enseignement primaire, secondaire ou dans une école de formation d'enseignants ;

- avoir une expérience professionnelle d’au moins 5 ans en tant qu'enseignant(e) à la date du 1er octobre 2022 (les enseignant(e)s d'universités ne peuvent pas soumettre leurs candidatures) ;

- être en bonne santé physique et mentale pour suivre les cours dans une université ;

Les dossiers d'inscription de la « Bourse pour les Enseignants » se composent comme suit :

1) Application Form (à remplir en 2 exemplaires)

2) Placement Preference Application Form*

3) Recommendation Form

4) Copie du diplôme de Licence et des relevés de notes de chaque année universitaire

5) Attestation de Service

 

* Placement Preference Application Form

Le programme d'études doit être choisi parmi ceux proposés par les différentes universités dans « Course Guide » (TEACHER TRAINING PROGRAM 2022) consultable sur le site web du MEXT (le Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie) à l'adresse ci-dessous :

https://www.mext.go.jp./content/20211215-mxt_gakushi02-000019355-04.pdf

Les dossiers d'inscription au concours de la « Bourse pour les Enseignants » sont déposés directement ou expédiés par voie postale à l'Ambassade du Japon en RDC au plus tard le vendredi 4 février 2022. L'envoi par e-mail ne sera pas accepté que pour les candidats de la République du Congo et ceux des provinces de la République Démocratique du Congo. (Les dossiers physiques leur seront demandés ultérieurement).

Pour plus d’informations, veuillez contacter la Section Culturelle de l’Ambassade du Japon en RDC ou redirigez-vous vers le lien ci-dessous :

https://www.studyinjapan.go.jp/en/smap-stopj-applications-teacher.html

Ambassade du Japon en RDC

- Adresse : 372, Avenue Colonel Mondjiba, Concession Immotex, Kinshasa/ Ngaliema

- B.P. 1810 KINSHASA

- TEL : +243 (0)81 555 4731-4

- E-mail: cultureambjp@ki.mofa.go.jp

NB : Horaire d'ouverture du lundi au vendredi : 07h30-12h30 13h30-16h15

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Clôture du Championnat de Football des Jeunes de Brazzaville

Publié le 30 Décembre 2021 par André LOUNDA dans sports

Clôture du Championnat de Football des Jeunes de BrazzavilleClôture du Championnat de Football des Jeunes de Brazzaville

La Ligue Départementale de Football de Brazzaville a bouclé la saison sportive 2020-2021, le 29 décembre 2021, au stade Michel ORNANO par les trophées aux meilleures équipes des  jeunes.

En présence des Présidents des différentes Sous-ligues et d’autres invités, La Ligue Départementale de Football de Brazzaville que dirige Monsieur Dénis MBOUNI a honoré les meilleures équipes par un geste marque.

Destin MBOUNI, le Président de la ligue a profité de cette occasion pour apprécier le dynamisme des Sous-ligues qui ont multiplié les stratégies et usé des moyens de bord pour organiser des championnats dans toutes les catégories. Aussi, il a en même temps, lancé de façon solennelle la saison sportive 2021-2022 malgré la persistance de la pandémie à Coronavirus tout en expliquant que l’organisation des compétitions des jeunes permet à la ligue départementale d’obtenir une base élargie afin de structurer son football en pyramide. Concernant la prochaine saison sportive, la ligue organisera ses championnats au moment opportun.

En effet, la Ligue Départementale de Football de Brazzaville a organisé du 5 novembre au 29 décembre 2021 les championnats des équipes des moins de 15 ans, moins de 12 ans et des joueurs des moins de 9 ans. Les clubs qui y ont participé à ce tournoi ont été les meilleurs de leurs catégories dans les différentes Sous-ligues de Brazzaville.

 Au terme des rencontres qui se sont déroulées au stade annexe Alphonse-MASSAMBA-DEBAT et à Michel d’ORNANO, RC Elali de Talangaï a remporté le titre départemental chez les U15. Pacifique de Djiria a dominé tous ses adversaires des U12 et les petits de Red Star de Makelékelé ont survolé le championnat des U9.

 

 

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Dénis SASSOU N’GUESSO dresse l’état de la Nation congolaise en 2021

Publié le 29 Décembre 2021 par André LOUNDA dans Politique

Le Président de la République, Monsieur Dénis SASSOU-N’GUESSO, le Chef de l’Etat congolais a adressé, le 28 décembre 2021 au Palais des Congrès, son message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès. A cette occasion, il s’est agi pour lui de fait le bilan sommaire de l’action gouvernementale au cours de cette année 2021 finissante avant de projeter l’année 2022.

A chaque fin d’année, le même exercice pour  Dénis SASSOU N’GUESSO Chef de l’Etat  de dresser un message sur l’Etat de la Nation de l’année en cours. Même lieu : Palais des Congrès. Face aux mêmes acteurs, les parlementaires congolais réunis en congrès. Conformément à une prescription de la constitution. Placé sous la direction du Président de l’Assemblée Nationale, Isidore MVOUBA, le Congrès s’est réuni en mode réduit : seuls les bureaux des deux chambres du parlement et les groupes parlementaires ont pris part à la séance plénière, dans la salle des congrès, selon les prescriptions des mesures barrières.

C’est le premier Secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre OBAMBI, qui a fixé l’auditoire sur l’ordre du jour de la séance. Prenant la parole à la suite de cette brève intervention du Premier Secrétaire de la chambre basse, le Président du congrès, Isidore MVOUBA a rappelé le contexte dans lequel se tient la présente session. Un contexte marqué par la réélection du Président Denis SASSOU N’GUESSO en mars 2021, a-t-il déclaré, avant d’inviter le Président de la République à prendre la parole.

Déroulant son message, le Président de la République  a d’entrée de jeu, salué les mémoires de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Justin KOUMBA, et de l’ancien Premier Ministre, Clément MOUAMBA, tous deux rappelés à Dieu courant cette année finissante, alors que le Congo avait encore besoin de leur expérience dans la gestion des affaires d’Etat, a déploré Dénis SASSOU N’GUESSO.

 

Poursuivant, il a abordé le volet de la lutte contre la COVID-19 au Congo. Pour Dénis SASSOU N’GUESSO, la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, à au-moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte. L’effort d’information, d’éducation et de communication devra s’intensifier le plus largement possible et s’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le Coronavirus a-t-il instruit. « Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue », a soutenu le résident de la République, avant de réitérer son engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie. Il s’est saisi de l’occasion pour inviter les Congolais à éviter les excès pendant les festivités de la Saint Sylvestre, parce que, explique-t-il, les mesures d’assouplissement « … constituent des allègements tests et transitoires, pour mieux apprécier, à la lumière des festivités de fin d’année, l’évolution de ce fléau au Congo ».


Pour donner plus de vitalité à la gouvernance institutionnelle et systémique, SASSOU N’GUESSO entend réhabiliter le spectre et le réflexe de la sanction et appliquer la loi dans toute sa rigidité. Il envisage également de promouvoir le triptyque Rigueur-intégrité- efficacité, pour ne pas capituler devant l’emprise rampante de l’impunité.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a souligné que le futur Plan national de développement 2022 – 2026 offrira au pays pour les cinq prochaines années, le cadre d’exécution, de suivi et d’évaluation de l’action gouvernementale pour la création des richesses et la satisfaction des attentes légitimes du Peuple.

Aussi, il a assuré qu’il sera engagé une véritable croisade en faveur du développement de l’élevage bovin, porcin, caprin et de volaille ainsi qu’une pisciculture à grande échelle. Il s’agit ainsi de réduire les importations alimentaires dont le coût varie entre 500 et 700 milliards de francs CFA par année. Selon  SASSOU N'GUSSO, le passage à l’échelle de cette initiative novatrice et prometteuse se fonde sur un programme d’installation de 100 zones agricoles protégées qui démarrera sur l’ensemble du territoire national, dès l’année prochaine.

Egalement, il a évoqué la lancinante question de l’emploi des jeunes en indiquant que le processus de recrutement, en rapport avec les quotas des années 2020 et 2021 pour un effectif global de 8 415 agents, est en cours d’exécution. Le gouvernement s’efforcera de maintenir ce cap dans le cadre du plan national de développement 2022 – 2026, a-t-il assuré. L’hôpital général de Ngoyo à Pointe-Noire sera mis en service au début de l’année 2022, a également déclaré le Chef de l’Etat congolais.

Selon Dénis SASSOU N’GUESSO, notre pays le Congo aborde l’année 2022 dans un contexte encore affecté par la pandémie de COVID-19. Ainsi, il a exhorté, chaque congolais à la persévérance dans l’effort. Un effort qui précède des lendemains rassurants, a-t-il précisé. Le président de la République a prévenu à ce sujet que les mesures d’assouplissement prises par la Coordination nationale de riposte sont donc susceptibles d’être renforcées de nouveau, en cas de nouvelle flambée de la pandémie. Car, « … ces mesures […] de riposte ne signifient nullement que la pandémie de Covid-19 a été définitivement vaincue dans notre pays ». Bien au contraire, « ces dispositions, qui ne doivent pas apparaître comme une mise en cause des efforts déjà investis, constituent des allègements tests et transitoires, pour mieux apprécier, à la lumière des festivités de fin d’année, l’évolution de ce fléau au Congo ».

D’où, l’impérieuse nécessité de célébrer le nouvel an, en évitant les excès et dans le strict respect des mesures de prévention et de lutte retenues.

 

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Compte rendu du Conseil des Ministres du lundi 27 décembre 2021.

Publié le 29 Décembre 2021 par André LOUNDA dans Politique

 

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Lundi 27 Décembre 2021 en visioconférence, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

Cinq (05) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :
– Deux (2) projets de loi régissant l’affacturage en République du Congo pour le premier et régissant le crédit-bail pour le second, au titre du Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public ;
– Un (1) projet de loi portant prévention et lutte contre la corruption, au titre du Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion des Peuples autochtones ;
– Un (1) projet de loi portant lutte contre les violences faites aux femmes en République du Congo et un (1) projet de décret portant création, attributions et organisation du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes, au titre du Ministère de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement.

I/- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public.
1/ – Projet de loi régissant l’affacturage en République du Congo.

Invité par le Président de la République à prendre la parole M. Rigobert Roger ANDELY, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, a rappelé qu’au Congo comme dans d’autres pays africains, l’accès au financement bancaire demeure limité par l’insuffisance de garanties et la faible diversification des instruments de financement adaptés aux besoins des opérateurs économiques.

La nécessité d’augmenter la capacité des entreprises d’emprunter auprès des banques et surmonter les entraves liées aux exigences des banques en matière de garantie externe et d’apport en fonds propres justifient le développement de l’affacturage, défini comme une technique de financement qui permet à une entreprise de céder à un organisme spécialisé, appelé l’affactureur, généralement un établissement de crédit, ses créances représentées par des factures, moyennant paiement d’une rémunération.

Ainsi, l’affactureur peut être chargé :
– De la gestion du portefeuille de débiteurs de l’entreprise par l’externalisation des tâches administratives de gestion et de recouvrement des créances ;
– De La couverture de l’insolvabilité des débiteurs de l’entreprise, grâce au transfert en pleine propriété des factures à l’affactureur ;
– Du préfinancement de la créance cédée, avec pour effet de soulager la trésorerie des petites entreprises.

D’autre part, et en concertation avec les partenaires du Congo, notamment la Banque Mondiale, le projet soumis à l’examen du Conseil des Ministres a pour vocation de combler un vide juridique, par la mise en place d’un cadre réglementaire en harmonie avec les dispositions du Règlement CEMAC du 02 octobre 2012 relatif au Taux Effectif Global applicable aux opérations de « prêts consentis aux particuliers et aux professionnels, y compris l’escompte et l’affacturage ».

Concrètement, les PME-PMI, qui souffrent la plupart du temps de la difficulté à procéder au recouvrement de leurs créances, pourront se décharger de ce lourd fardeau sur les banques et les établissements de micro finances avec lesquels elles auront contracté.

Instrument d’amélioration du climat des affaires au Congo, texte qui fera de notre pays un des pionniers de la sous-région en la matière, la loi sur l’affacturage va permettre une diversification des instruments de financement, en mettant à la disposition des PME-PMI un produit adapté à la spécificité de leur situation par rapport au secteur bancaire, tout en facilitant leurs relations avec les grandes entreprises.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi régissant l’affacturage en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

2/ – Projet de loi régissant le crédit-bail en République du Congo.

Poursuivant son propos, le Ministre ANDELY a présenté ce projet, qui s’inscrit comme le précédent dans l’objectif de faciliter l’accès à des financements adaptés aux besoins des opérateurs économiques.

Combinant une technique de financement et un mécanisme de garantie, le crédit-bail présente de nombreuses opportunités en faveur des PME-PMI en ce qu’il augmente leur capacité d’emprunter et permet de surmonter les entraves liées aux exigences de garantie externe.

Marché potentiel estimé à environ 155 milliards de frs CFA au Congo par des experts internationaux, le crédit-bail n’a représenté que 3,6 milliards de frs CFA en 2020, soit 0,25% du montant total des crédits alloués. Le crédit-bail vise en priorité le financement de secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’exploitation forestière, l’industrie minière et les énergies renouvelables.

De manière pratique, le crédit-bail tel qu’organisé par le projet soumis à l’examen du Conseil des Ministres permettra l’équipement des PME-PMI en engins lourds et autres équipements essentiels à leur production, grâce à un mécanisme de location avec éventuelle option d’achat réglementé et juridiquement encadré.

Parmi ses caractéristiques principales, le crédit-bail tel qu’organisé par la loi qui a été soumise à l’examen du Conseil répond au souci légitime des professionnels d’obtenir une meilleure protection de leurs contrats et des biens qui en font l’objet, en prévoyant par exemple l’inscription des contrats au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ce qui leur confère le statut protecteur des sûretés mobilières, situation favorable en cas d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi régissant le crédit-bail en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère la Justice, des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones.
Projet de loi portant prévention et lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

Invité à prendre la parole en lieu et place de M. Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones en mission, M. Rigobert Roger ANDELY, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, a d’emblée rappelé aux Membres du Conseil des Ministres que notre pays est signataire de plusieurs instruments internationaux pertinents en matière de lutte contre la corruption et autres infractions assimilées.

Il a notamment cité la Convention des Nations unies de lutte contre la corruption ; la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, le Traité de Port-Louis du 17 octobre 1993 portant Organisation pour l’harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA), les six Directives CEMAC relatives à l’harmonisation de la gouvernance dans les finances publiques et le Règlement CEMAC du 11 avril 2016, portant prévention et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme.

Notre pays, sous l’impulsion du Président de la République, dont la volonté constante de lutter contre les antivaleurs ne s’est jamais démentie, volonté réaffirmée de manière solennelle dans son discours d’investiture du 17 avril 2021, avait déjà adopté un cadre juridique novateur, dont le point d’orgue a été la promulgation de la loi n°5-2009 du 22 septembre 2009 sur la corruption, la concussion, la fraude et les infractions assimilées.

Ce texte, appliqué depuis plus d’une décennie, doit cependant être actualisé, au regard de l’évolution du temps, de l’évaluation objective de certaines de ses dispositions et de l’apparition de normes juridiques nouvelles dont certaines ont été ici rappelées.

Le projet de loi soumis à l’examen du Conseil des Ministres doit permettre d’intégrer certains standards communautaires, régionaux et internationaux ainsi que des dispositions renforçant les conditions de prévention de ces infractions tout en prenant en compte les meilleures pratiques en matière de lutte contre la corruption ; enfin, il doit aider à l’instauration d’un nouvel état d’esprit dans notre pays face à la corruption et autres infractions assimilées.

En termes d’innovations le texte en projet, tout en reprenant les dispositions pertinentes de la loi de 2009, renforce les aspects de prévention et de pédagogie contre les infractions visées ; d’autre part, il élargit le champ des personnes justiciables en étendant ses dispositions aux agents publics situés à un certain niveau de l’Etat et de l’administration publique y compris à certains responsables de partis politiques dans des conditions précisées.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant prévention et lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

III/- Ministère de la Promotion de la Femme et de l’Intégration. De la Femme au Développement.
1/ – Projet de loi portant lutte contre les violences faites aux femmes.

Invitée par le Président de la République à prendre la parole, Mme Ines Nefer Bertille INGANI, Ministre de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement, a rappelé aux Membres du Conseil des Ministres que notre pays a ratifié plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits des femmes.

L’ONU a stigmatisé, lors de la 4ème Conférence mondiale sur les Femmes tenue à Pékin (Chine) en 1995, les violences faites aux femmes comme obstacle à l’atteinte des objectifs d’égalité, de développement et de paix, parce qu’elles portent atteinte à la jouissance des droits humains et aux libertés fondamentales.

Le projet de société du Chef de l’Etat prévoit quant à lui, dans son volet intitulé « la consolidation des fondements du vivre-ensemble », entre temps traduit en objectifs dans le programme d’action du Gouvernement, le droit à l’épanouissement pour chaque citoyen et encourage la culture de la non-violence.

Parmi les innovations majeures, voire révolutionnaires, contenues dans le projet soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres figurent également des dispositions renforçant la protection des veuves dans le cadre des successions ouvertes en cas de décès de leur conjoint.

Les femmes congolaises, souvent victimes, d’une part, de violences physiques, conjugales, psychologiques et morales, subissent d’autre part le phénomène de la « loi du silence » et parfois même des pressions multiformes pour ne pas dénoncer ces violences.

Le projet de loi soumis au Conseil, qui traduit la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les violences faites aux femmes, détaille les mesures susceptibles de lutter contre toutes leurs formes, mesures allant de la prévention et la protection à la prise en charge des victimes à la répression et aux poursuites contre les auteurs de ces actes. Ainsi, le projet de loi crée des infractions spéciales qui permettent de mieux réprimer certains agissements préjudiciables à la condition des femmes, jusque-là insuffisamment pris en compte par la loi pénale.
Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant lutte contre les violences faites aux femmes. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

2/ – Projet de décret portant création, attributions et organisation du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes.

Présentant cette affaire, la Ministre INGANI, tout en rappelant les instruments juridiques souscrits ou adoptés par la République du Congo en matière de lutte contre les violences faites aux femmes ainsi que l’appel solennel lancé devant ses pairs de l’Union Africaine par le Président de la République le 25 novembre 2021 à une « masculinité positive » dans la lutte contre les violences faites aux femmes, a rappelé la persistance de la vulnérabilité des femmes de notre pays face à ces phénomènes.

Le projet soumis à l’examen et adoption du Conseil des Ministres met en place un Programme national de lutte contre les violences et définit les outils de gouvernance de ce plan sectoriel. Il s’agit de renforcer les moyens d’actions du Gouvernement en matière de prise en charge et de réinsertion sociale des victimes.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant création, attributions et organisation du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos les travaux du Conseil et levé la séance.

Commencée à 10 h 00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13 h 30.

Fait à Brazzaville, le 27 Décembre 2021

Le Ministre de la Communication et des Médias,
Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/- qui permettent de mieux réprimer certains agissements préjudiciables à la condition des femmes, jusque-là insuffisamment pris en compte par la loi pénale.
Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant lutte contre les violences faites aux femmes. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

2/ – Projet de décret portant création, attributions et organisation du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes.

Présentant cette affaire, la Ministre INGANI, tout en rappelant les instruments juridiques souscrits ou adoptés par la République du Congo en matière de lutte contre les violences faites aux femmes ainsi que l’appel solennel lancé devant ses pairs de l’Union Africaine par le Président de la République le 25 novembre 2021 à une « masculinité positive » dans la lutte contre les violences faites aux femmes, a rappelé la persistance de la vulnérabilité des femmes de notre pays face à ces phénomènes.

Le projet soumis à l’examen et adoption du Conseil des Ministres met en place un Programme national de lutte contre les violences et définit les outils de gouvernance de ce plan sectoriel. Il s’agit de renforcer les moyens d’actions du Gouvernement en matière de prise en charge et de réinsertion sociale des victimes.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant création, attributions et organisation du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos les travaux du Conseil et levé la séance.

Commencée à 10 h 00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13 h 30.

Fait à Brazzaville, le 27 Décembre 2021

Le Ministre de la Communication et des Médias,
Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/-

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Bruno Jean Richard ITOUA a procédé au lancement du tournoi «  CONGO ALL STARS GAMES »

Publié le 27 Décembre 2021 par André LOUNDA dans sports

La Fédération Congolaise de Basketball que préside Bruno Jean Richard ITOUA a organisé le tout premier tournoi de Basketball dénommé : «  CONGO ALL STARS GAMES » pour faire revivre le Basketball au Congo du 26 au 31 décembre 2021 au Gymnase Maxime MATSIMA, de Brazzaville, le berceau du Basketball congolais.

En présence du Directeur des Activités Sportives, Monsieur SAMBA-SAMBA, le 26 décembre 2021 à 14 heures, Bruno Jean Richard ITOUA a donné le coup d’envoi de ce grand tournoi qui a regroupé des délégués venant des départements du Niari, Pointe Noire, Brazzaville, Sangha, Bouenza, Cuvette et Cuvette-Ouest, dans son mot de circonstance, le Président de la FECOKET  a vivement salué les athlètes, les officiels techniques et les entraîneurs qui ont honoré de leur présence à cette occasion et il a rappelé que suite à la suspension du Congo par la Confédération Africaine de Basketball et que notre pays ne pouvait pas organisé un championnat national, jusqu’à ce que cette suspension sois levé, ce tournoi permettra aux sportifs congolais de célébrer le Basketball pour être en forme et c’est vraiment avec ce regret qu’il a lancé ce tournoi.

« Nous avons tenu à ce que 2021 ne se termine pas sans que la grande famille de Basketball puisse se retrouver. « Congo ALLS STARS GAMES » est une édition nationale qui vous permet de vous mesurer, de juger votre niveau et de vous faire remarquer. Chers athlètes, nous allons nous battre pour obtenir le règlement de la suspension par le Gouvernement. Malgré cela, continuons toujours à pratiquer le Basketball pour être au point lorsque la suspension sera levée »,

Peu avant la cérémonie officielle d’ouverture, quelques matchs se sont déroulés dans certaines catégories : Inter Club a battu Anges Noirs 80 à 17; BBS battu par Blacks Panthères de Ouesso 79 à 80; CPGOS de PN battu par As Cheminots 78 à 35. Le match d'ouverture officiel a  opposé  BBS de Pointe Noire et l’Avenir du Rail de Brazzaville, une rencontre très émouvante et de suspens.

 

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L’Ordre National des Experts-Comptables du Congo en conclave à Brazzaville

Publié le 27 Décembre 2021 par André LOUNDA dans société

L’Ordre National des Experts-Comptables du Congo (ONEC-C) que dirige Monsieur Michel GAMASSA tient sa 1ère Assemblée Générale du 27 au 28 décembre 2021 à Brazzaville. Placée sous le patronage de Monsieur Henri LOUNDOU, Commissaire du Gouvernement auprès de l’Ordre des comptables du Congo, la cérémonie d’ouverture y relative a été présidée le lundi 27 décembre 2021 par Monsieur Saturnin IPODO-NZINGOU, Conseiller aux Comptes Publics en présence du Président de l’ONEC-C.

Ouvrant les travaux, Monsieur Saturnin IPODO-NZINGOU au nom du Commissaire du Gouvernement auprès de l’Ordre des comptables du Congo empêché a premièrement souhaité une bonne fête de fin d’année et du nouvel an aux membres de cet ordre et dans l’attente des résolutions fructueuses qui y sortiront, il a manifesté son attention sur la bonne tenue de cette toute première Assemblée Générale de l’ONEC-C.

De sa part, Monsieur Michel GAMASSA, Président de l’ONEC-C dans son mot de circonstance a fait savoir que la première étape a été bien franchie. Et il a ajouté que pour l’instant, c’est le bilan, surtout qu’il y a eu le COVID-19 et cela ne nous a pas empêché de travailler. Donc, il est ici question de sensibiliser les membres, renforcer d’avantage la rigueur de nos membres et nous allons voir les différentes missions que nous n’avons pas pu accomplir sur le terrain.

Signalons que l’Ordre National des Experts-Comptables du Congo (ONEC-C) a été mis en place au cours d’une Assemblée Générale Constitutive tenue du 20 au 21 décembre 2020 à Brazzaville, au cours de laquelle les textes portant sur le Code de déontologie de la profession de comptable.

 

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L'ACAT Congo met l’accent sur la reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain

Publié le 27 Décembre 2021 par André LOUNDA dans société

10 décembre 1948-10 décembre 2021, l’humanité a célébré la 73ème Anniversaire de la Journée Internationale de Droits de l’Homme. Dans le cadre de cette célébration, l’ACAT Congo que dirige Monsieur Christian LOUBASSOU n’est pas resté en marge de cette journée, elle a organisée le mercredi 23 décembre 2021 à Brazzaville sous le thème : « Sensibilisation des Jeunes pour meilleure appropriation des garanties judiciaires dans une procédure de justice », une conférence-débats à l’attention des jeunes de Brazzaville.

Ouvrant les travaux, Christian LOUBASSOU, Président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Congo (ACAT Congo) dans son discours a présenté la structure dont il a la charge. « Notre organisation, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT Congo) et notre partenaire, la Fédération internationale des ACAT (FIACAT), sommes heureux, de nous retrouver cette salle, pour célébrer, le 73ème anniversaire, de la journée internationale des droits de l'homme sous le thème de l’« Egalité » et ce conformément à l'Article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule, « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Ceci prouve en conséquence que les principes d'égalité et de non-discrimination sont au cœur des droits de l'homme. Et cette  notion d’égalité, fait alors partie intégrante du Projet DPA Congo que mène notre organisation depuis mai 2020 sur son volet respect des garanties judiciaires dans une procédure judiciaire.

Poursuivant, il a  indiqué le choix de ce thème choisi par la communauté internationale qui nous permet, de  mettre l’accent sur la reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits. Elle garantit nos droits, sans distinction de nationalité, de lieu de résidence, de sexe, d’origine nationale ou ethnique, de couleur, de religion, de langue ou de toute autre condition. Devant nos préoccupations récurrentes sur la violence scolaire dans la plupart de nos établissements ponctuée, à certains moment par des arrestations par les forces de sécurité des jeunes élèves et étudiants,  des jeunes en conflit avec la loi, des jeunes syndicalistes des mouvements étudiants, de certains jeunes faiseurs d’opinion, l’ACAT Congo a jugé opportun de célébrer, certes avec un certain retard, cette journée internationale sous le thème de la « sensibilisation des jeunes pour une meilleure appropriation des garanties judiciaires dans une procédure de justice ».

A travers ce thème pour la FIACAT et l’ACAT Congo voudraient faire valoir ces notions d’égalité, d’équité, d’inclusion et de non-discrimination dans une procédure judiciaire. Ainsi, cette journée internationale est une opportunité saisie par nos organisations pour informer nos jeunes, sur cette problématique de garanties judiciaires afin qu’ils s’en approprient.

Pour terminer, il a indiqué qu’ en rapport avec cette thématique, j’ai ainsi l’honneur de vous informer que l’ACAT Congo mène depuis plus de trois ans, un projet de lutte contre la détention préventive abusive dans les départements de Brazzaville, Pointe Noire, Dolisie et Ouesso, et voudrait à travers la célébration de cette journée internationale, pérenniser son engagement de vulgariser les garanties judiciaires au niveau des différentes couches de notre société dont les jeunes.

Les participants ont échangé sur la COMMUNICATION DE LA DIRECTION  GENERALE DE L’INRAP placé sous le thème : « L’enseignement de l’instruction civique dans les établissements scolaires du Congo, gage d’une prévention à la violence scolaire et au crime » présenté par Monsieur Huberty MAZIKOU, Chef de Service de Programme de l’INRAP, qui dans son introduction à titre de rappel a fait un bref aperçu de ladite journée. « A l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, célébrée chaque 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée Générale des Nations Unies de la « Déclaration universelle des droits de l’Homme », qui en son Article 1er , dispose que :  « tous les êtres naissent libres et égaux en dignité et en droits », notre pays le Congo, par le biais de l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogiques (INRAP), n’est pas resté en marge dans l’enseignement des principes de « Liberté », d’« Egalité » et de « Droit » en milieu scolaire. C’est pourquoi, face au développement de la violence qui sévit dans le milieu scolaire, l’INRAP, à travers ses programmes pédagogiques en Education Civique et Morale et Education pour la Paix (ECMP), s’est assigné des objectifs pour permettre à chaque apprenant de s’approprier et de mettre en pratique les valeurs du civisme, de la morale et de la culture de paix. C’est ainsi qu’il sera capable de résoudre des conflits sans agressivité, grâce à l’intériorisation des contenus  de ces programmes pédagogiques en vigueur. »

Et, il a éclairé la lanterne des participants sur l’histoire de la morale en République du Congo, « Il sied d’abord de vous rappeler ici, que l’enseignement du civisme  et de la morale a toujours été une préoccupation majeure pour notre nation, depuis la période coloniale jusqu’à nos jours.  A l’époque coloniale, les valeurs civiques, morales et de paix étaient enseignées dans les écoles missionnaires chrétiennes et par le mouvement du scoutisme (les boy-scouts) introduit au Moyen-Congo.  Pendant la période postcoloniale, les années 60, notre jeune Etat en construction, avait un système éducatif hybride qui reposait sur quelques reformes pédagogiques apportées à l’éducation nationale et sur les anciens acquis hérités de l’école coloniale. Au cours des années 70 et 80, le Congo ayant opté pour le marxisme-léninisme, l’enseignement de l’éducation civique et morale était au service de l’Etat pour former les cadres rouges et experts. Des instances d’éducation de la jeunesse ont été mises en place, telles que la JMNR, l’UJSC, puis le MNP, pour inculquer aux jeunes pionniers des valeurs civiques et morales inhérentes à leur santé mentale et au bien-être de la société.

Avec l’avènement de la démocratie dans notre pays, dans les années 90, les mutations socio-politiques et économiques opérées ont entrainé un recul des valeurs civiques et morales,  occasionnant ainsi l’abandon des acquis scolaires des années 80, qui auraient pu être capitalisés et adaptés aux réalités actuelles ». 

Poursuivant, il a fait l’état des lieux de l’enseignement de l’ECMP en République du Congo.    « Parmi les disciplines, programmées à être enseignées du préscolaire, de l’école primaire, au collège,  au lycée y compris dans les écoles de formation, figure l’Education Civique et Morale et éducation pour la Paix (ECMP). Pour ce faire, les programmes de cette discipline étaient déjà rédigés en 2009, couvrant tous les cycles de l’enseignement général et technique. Des programmes pédagogiques d’éducation civique et morale et d’éducation pour la paix (ECMP), sont des exigences présentes initiées par son excellence Monsieur le Président de la République Dénis SASSOU NGUESSO, au regard du développement des antivaleurs et pour le vivre ensemble dans notre pays. Depuis l’année 2003, les programmes d’ECMP ont été élaborés et mis en œuvre à l’école primaire, sous l’impulsion de la Présidence de la République, par le biais du Haut-Commissariat à l’instruction civique et à l’éducation morale, en collaboration avec  l’INRAP.

 En 2016, l’enseignement d’ECMP a été élargi au collège,  au lycée et dans les écoles de formation. Les programmes scolaires ont été conjointement rédigés par les trois (3) ministères en charge de l’éducation, à savoir : le Ministère de la jeunesse et l’éducation civique, le Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, et le Ministère de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi.

Cependant, l’enseignement d’ECMP est seulement dispensé au préscolaire, au primaire et non aux deux cycles secondaires (le collège et le lycée) et les écoles de formation, par manque d’enseignants formés pour la circonstance et la masse horaire allouée à cette discipline »

Pour conclure, il présenté quelques pistes de solutions par les perspectives. « Les programmes d’ECMP doivent permettre à l’apprenant de connaitre ses obligations, ses droits, ses libertés et ses valeurs civiques qu’il cultive pour s’intégrer dans la collectivité et dans la société. En effet, l’école en tant qu’institution au service de la société est investie à travers ces programmes d’ECMP, de la mission majeure de préparer les apprenants à participer à la mise œuvre d’une culture démocratique, citoyenne et de paix au Congo. Les présents programmes, rédigés pour l’enseignement des valeurs civiques, morales et de paix, au préscolaire, à l’école primaire (dans les cycles d’éveil et de fixation), au collège, au lycée et dans les écoles de formation, s’inspirent du vécu quotidien des apprenants se livrant aux actes inciviques, de vandalismes et de crimes.

Lesdits programmes contiennent certaines exigences fondamentales telles que rendre les jeunes capables de contribuer au développement du pays grâce à leur formation en éducation civique et morale ; préparer les jeunes à se comporter de façon consciente, responsable, face aux défis de la vie ; cultiver la paix autour des notions de compréhension nationale et internationale, de sécurité, de justice sociale et de résolution non violente des conflits. Toutefois, il y a lieu de signaler qu’avec les mutations socio-culturelles, scientifiques et technologiques (l’internet, les télécommunications, l’informatique…), que connait notre monde, ayant pour corollaire la cybercriminalité, les Facs news, l’incitation à la violence, la criminalité, le terrorisme… les programmes d’ECMP sont en train de devenir obsolètes.

A cet effet, il faut : revisiter lesdits programmes ; former les enseignants d’histoire et géographie au collège, les enseignants de philosophie au lycée à l’enseignement d’ECMP, tout en aménageant la masse horaire de ces deux disciplines. Et au regard de ce thème en sus, l’enseignement que nous pouvons tirer à propos de ces programmes pédagogiques d’ECMP, est de permettre à l’apprenant d’être : une personne raisonnable ; un citoyen responsable et civique ; un acteur socio-économique efficace, capable de lutter contre les antivaleurs ».

Au terme de cette conférence-débat, les participants sont sortis de là avec des bonnes impressions pour les informations satisfaisantes mises à leurs dispositions.

 

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Publié le 24 Décembre 2021 par André LOUNDA dans société

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