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La Paix, un atout pour le développement d'un pays : la diaspora centrafricaine de Brazzaville est en conclave

Publié le 15 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Société

Dans le cadre de l’Initiative Africaine SANT’EGIDIO, un Atelier de Redynamisation de la Mise en œuvre de l’APPR-RCA et de la Feuille de Route de Luanda s’est ouvert ce jeudi 15 septembre 2022 à Brazzaville.

Organisé par l’Association Centrafricaine pour la Paix et la Cohésion Sociale en sigle l’ACPCS que dirige Monsieur OUMAROU KONATE en présence du Représentant de l’Ambassadeur de la RCA en République du Congo, des représentants de la Communauté centrafricaine résident au Congo et bien d’autres invités, cet atelier qui a réuni les différentes personnalités venant des associations, des ONGs, des partis politiques , des confessions religieuses, les entrepreneurs et bien d’autres dans le but de la recherche des solutions pour une paix réelle et la cohésion sociale en Centrafrique vise l’élaboration d’une feuille de route pour le prochain sommet pour la Paix en République Centrafricaine de Luanda en République d’Angola.

Le Vice-président de la Communauté Centrafricaine du Congo, Monsieur KIABYA Robert Amédée dans une interview qu’il nous a accordée après la cérémonie d’ouverture nous a donné la quintessence de cet atelier. « Notre retrouvaille ici, c’est-à-dire, nous la diaspora ce qui signifie, nous qui sommes à l’étranger nous devons nous réunir pour trouver des solutions par rapport à tout ce qui se passe au pays. Parce que nous ne voulons plus attendre à ce qu’on nous impose la Paix. La Paix quand on vous l’impose ou quelque chose ça ne marche ! Donc, entre nous, nous devrions chercher des solutions qui vont permettre aujourd’hui pour une paix durable au pays Voilà pourquoi que nous nous sommes retrouvés ici pour récolter les idées des uns et des autres et après avoir reçu les avis des uns et des autres, il y aura une délégation qui ira à Luanda pour essayer de voir les causes qui font que jusqu’à présent qui font qu’il n’y est pas la paix au pays. Sans la paix, il n’y a pas de développement. Si nous allons à Luanda, c’est parce qu’il y a à l’intérieur du pays d’autres frères que nous appelons les rebelles qui ne veulent pas aller à Bangui donc, il fallait trouver un autre pays qui pourra nous accueillir afin que tout le monde puisse ensemble autour d' une même table se regarder, dialoguer  et communiquer pour trouver la solution à ce problème », a-t-il laissé entendre.

A noter qu’à l’occasion de cette rencontre, toutes les parties prenantes sont bien représentées et qu’il n’y a pas d’exclusion, les chrétiens, les musulmans y prennent part parce qu’il faut régler le problème des chrétiens et des musulmans qui a été à l’origine de cette grande crise que traverse la RCA.

 

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Les Diables Rouges du Congo ont quitté Brazzaville ce matin pour Casablanca au Maroc

Publié le 15 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Sport

Paul PUT, le Sélectionneur National des Diables Rouges du Congo, au cours d’une conférence de presse qu’il a animé le mercredi 14 septembre 2022 à Brazzaville a dévoilé son programme d’activités de préparation de cette équipe pour la double confrontation contre le Soudan du Sud prévue au mois de mars 2023 pour la troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations.

 Les joueurs locaux ont quitté Brazzaville ce jeudi matin et les professionnels rejoindront l’équipe à partir du 18 septembre 2022 à cause des matchs avec leurs clubs respectifs. Paul Put a rassuré qu’il s’appuiera sur la prestation de ses poulains face à la Gambie pour préserver les acquis et corriger les faiblesses constatées. « Après le match que nous avons joué contre la Gambie, on a vu une équipe très motivée et aussi la qualité des joueurs. Nous avons créé des occasions et n’avons pas donné l’opportunité à l’adversaire. C’est ce que nous avions essayé de travailler depuis une année. C’est important de garder ces acquis. Nous avons encore des choses à améliorer au niveau du pressing et la finition. Nous créons des occasions, c’est déjà bien mais il faut les concrétiser. Nous essayons de transmettre la confiance à ce groupe car ce sont des matches très importants, la double confrontation contre le Sud Soudan. Si nous pouvons obtenir de bons résultats sur cette double confrontation, je pense que 80% du travail sera fait », a-t-il expliqué.

Répondant aux préoccupations des journalistes, Paul PUT a défendu le choix  des joueurs figurant dans la liste des Diables rouges convoqués pour ce stage tout en  précisant que certains joueurs comme Ryan BIDOUNGA, Fernand MAYEMBO, Bradley MAZIKOU et Prince MOUANZA ainsi que Charpentier qui avait donné son accord de principe ne feront pas le déplacement de Casablanca parce qu’ils sont gênés pour  blessures .  « Dommage, nous avons des blessures comme celles de BIDOUNGA et de  MAYEMBO. C’était bien de les voir ensemble. Nous avons toujours eu des difficultés au niveau de la défense. Sauf que nous récupérons PASSI, un nouveau joueur toujours titulaire à Niort. Baudry qui joue tout le temps. Nous allons voir le comportement de la défense, notamment dans l’axe », a déclaré Paul PUT.

En ce qui concerne le cas  de Thievy BIFOUMA le meilleur buteur des Diables Rouges qui n’est pas dans un club. Le Sélectionneur National   a laissé entendre que c’est dommage qu’il n’a pas encore un club. Je pense qu’il a montré quelque chose pour le match contre la Gambie. Quand j’étais sélectionneur du Burkina Faso, Dagano était un monument dans l’équipe nationale. Il était intouchable mais à un certain moment il n’avait pas beaucoup de matches. Il avait le bon état esprit. De temps en temps, il faut avoir de la psychologique dans le football. Il a été très important pour le groupe. C’est la même chose avec Thievy BIFOUMA. Il est le meilleur buteur de la sélection et il a fait beaucoup de choses pour cette équipe. Le stage pourrait être une meilleure vitrine  pour  ce joueur en quête de club. Thievy BIFOUMA  va, en effet,  profiter de ce stage pour travailler individuellement  avec le préparateur physique de la sélection. Il m’a prouvé sa qualité pour être un leader dans le groupe, c’est pour cette raison que je l’ai appelé. Il va travailler avec nous et avec le préparateur physique. Comme les gens viendront sans nul doute  assister  à des rencontres, ils pourront le remarquer. C’est ce qui s’est passé avec  Francis NZABA quand il a été appelé en sélection  pour le stage  en Turquie …Donnez le temps de jeu à Thievy BIFOUMA est un objectif car sa présence va motiver et donner la confiance au groupe.

La liste des joueurs sélectionnés

Gardiens de but :

 Pavhel  NDZILA (AS Otohô/Congo), Giscard MAVOUNGOU (Diables noirs/Congo), Christoffer MAFOUMBI (FC Differdance 03 /Malte)

Défenseurs : Ravy TSOUKA (Waregem/Belgique), Nolan MBEMBA (Le Havre/France), Baudry Marvin (Laval/France), Messie BIATOUMOUSSOUKA (Botev Vratsa /Bulgarie), Fred DEMBI (Red star/France), Hernest MALONGA (Diables noirs/Congo), Raddy OVOUKA (New Mexico city/ Etats-Unis), Byan PASSI (Niort/France)

Milieux du terrain : Durel AVOUNOU (Umraniyespor/ Turquie), Gaius MAKOUTA (Beovista/Portugal), Antoine MAKOUMBOU (Cagliari Calcio/Italie), Harvy OSSETE Italy (Saint Eloi Lupopo/ RDC), Dylan Saint Louis (Hatayasport/ Turquie), Chandrel MASSANGA (Partizani Tiran/Albanie).

Attaquants : Prestige MBOUNGOU (Ajman/Emirats arabes unis), Beni MAKOUANA (Montpelier /France), Bevic Moussitou OKO (Ajaccio/ France), Guy MBENZA (Al Taï/ Arabie saoudite),  Warren TCHIMBEMBE (Guingamp/France), Kevin MONZIALO (ST Poltan/Autriche), Yann MABELA (EXC. Virton/Belgique) et Thievy BIFOUMA (sans club)

Réserves

Défenseur : Francis NZABA (Basakeshir Istanbul/ Turquie), Varel Rozan (AS Vita club/RDC), Louis Fauriel (Akritas Chorakas/Chypre).

Milieu : Prince OBONGO (Diables noirs)

 

 

 

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Les fidèles de la communauté Ngunza-Matsouanistes ont célébré la fête des Mamans

Publié le 15 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Religion

 

« Mythe de la Femme, Tout est au Féminin », c’est sur ce thème que les mamans de la communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste ont célébré les 11 et 12 septembre 2022, la Fête de la Femme Ngunza-Matsouaniste au temple Kinata de Bacongo à Brazzaville.

En effet, à cette occasion le samedi 11 septembre 2022, les femmes de ladite communauté ont suivi tour à tour au cours d’une conférence-débats riche en enseignement des thèmes suivants : LES MYTHES, LES LÉGENDES, LES PROVERBES ET L’INSTRUCTION ; LA FEMME ET LE NGUNZA ; EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ? De 9 heures à 12 heures, au cours des séances de prières trois  thèmes ont été développé par les mamans MA NOUNOU J. et LIKIBI BUNA. Et de 13 heures à 17 heures, elles ont suivis des communications développées par maman BANZOUZI G. sur «  LE ROI ET SA FEMME » et « LA GROSSE SILURE ET LA PETITE SILURE », par maman MASSENGO MBEMBA.                                                                                       

Pour les Ngunza-Matsouanistes, c’est autour  de simple proverbe, de petite histoire, de chants se cacherait en réalité un enseignement spirituel. Ils ont ensuite voyagé et se sont inspirés les uns les autres.

Quel est le but d'un mythe ?

Un mythe est conçu dans l'intention d'expliquer la cause de phénomènes connus. La vérité du mythe concerne la réalité de l’être et non l’authenticité de l’événement. Un mythe explique à la femme ou à l'homme les principes qui guident sa vie terrestre, partant de la création pour expliquer des réalités présentes dans sa vie. Le mythe explore la naissance des astres, des races, des règnes, et s’efforce de souder des mystères et des mondes. NTELAMIO, un citadin qui n’a jamais séjourné dans un village, ignorait l’existence des femmes de nuit, ou des maris de nuit. Il a demandé à ses parents ce qu’ils pouvaient lui dire à ce sujet : ceux-ci ont répondu que c’était une croyance de la ville, qui n’avait pas cours au village. 

Les ancêtres disaient, « NSI YE NA BA MFUMU, NGO KA YOKO NKANDA KO » ; autrement dit en français, « dans le pays où il y a des chefs, le léopard ne peut être brûlé avec sa peau ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, nous devons vivre le bon moment présent.

Si je choisis une des contradictions et que je ne comprends pas son opposé, je n’enveloppe pas la Vie dans sa totalité et je me trouve en fait paralysé, incapable d’intégrer les contraires.

Dans le monde relatif, une chose ne peut exister sans son contraire.

Choisir dans ce qui est un pôle duel, sans son pôle complémentaire, c’est être incapable d’accepter ce qui est, c’est refuser la réalité.

MAMA, TATA, souviens-toi que, Nzambi A Mpungu Tulendo créa Femme et Homme.

Ah ! Ma mère ! Quel étrange accident ! Exclama un enfant ; les femmes sont créatrices et actrices incontournables dans tous les secteurs socio-économique et culturel.

MAMA, TATA, souviens-toi que, la voie de l’élévation se trouve dans la cohésion.

Tu es avant tout une personne qui défend une cause car tu la considère comme juste et primordiale.

Cela s’inscrit dans la durée ; ne te se laisse pas démonter par les obstacles et les déceptions car tu sais que les droits, et avancées sociales, qui ont eu lieu dans le monde sont le résultat d’efforts de celles et de ceux qui nous ont précédés.

"Formons une véritable chaîne de solidarité dans la complémentarité".

L’un de nos principes fondamentaux est l’éducation ; enseigner aux êtres humains à s’aimer, à s’entraider et à s’associer pour vivre en parfaite harmonie.

MAMA, TATA, à ses enfants, il faudra donner des racines et des ailes.

La perfection est de donner des ailes à la détermination, au dévouement et à la discipline.

Sommes-nous acceptées en tant que telles ?

Dans certains milieux, nous vivons plusieurs formes de rejet ; notamment le rejet collectif.

Jusqu’à ce jour, certains hommes, par leur conviction personnelle, refusent la parole aux femmes, s’opposent à celles-ci lorsque elles occupent certains postes de responsabilité, bien que les ancêtres fissent confiance aux femmes, c’est à peine si nous ne profanons les lieux de kimoko.

C’est à tous ceux-là surtout que nous nous adressions en définissant, plutôt en rappelant ce qu’est la Femme.

« La femme est celle qui donne la vie, éduque et donc initie ».

Elle est à la fois : L’épouse, La mère, La sœur, La tante, La grand-mère.

« La Femme est avant tout gardienne de la Tradition ; cette Tradition qui est la base même de la vie sociale et qu’elle a le devoir de perpétuer en la transmettant à la descendance ».

Qu’il en soit ainsi.

 

D’après l’oratrice, dans nos sociétés, la femme a toujours pris une part active à tout ce qui touche à la vie de la famille, du pays. Il faut découvrir ce qui nous donne des ailes pour prendre son envol.

Je me fais un idéal mais la dualité est toujours au centre de ma vie. La vie est un choix qui exclut son contraire. Je veux le plaisir, sans la douleur. Je veux l’ordre, mais pas le désordre. Je veux la paix, mais pas le conflit. Je veux la liberté, mais pas la servitude. Je veux le bien sans le mal.

Dès les origines de l’humanité, la femme et l’homme, ont été créés dans le but précis de se compléter en ne formant qu’une seule chair, dont l’homme est la tête et la femme le cœur.

L’homme a la force physique, la femme a la force morale ; l’homme gouverne le foyer, la femme prend soin de ces membres ; l’homme est le feu, « BAKALA » en kongo, qui brûle à la fois d’amour, de joie ; la femme est l’eau, « NKENTO » en kongo, plein de douceur ; le courage, la force et le travail soutiennent son âme. Il est dit, « le sexe fort, c’est la Femme ».

Pour notre marche spirituelle, nous disposons d'un enseignement graduel basé sur des symboles qui concourent à l'assimilation et l'application des trois principes qui sont : la Liberté, la Connaissance et le Travail, comme définit par Mfumu Matsoua.

Grâce à l'enseignement graduel, nous pouvons :

Travailler sur nous-mêmes en nous débarrassant des faiblesses ; Observer, écouter, apprendre, méditer, afin de nous permettre de recenser les fléaux qui ravagent notre société : maladies, dictatures, guerres fratricides, fanatisme, drogue, malnutrition...

Il est important de procéder à ce travail de recensement car, n'oublions pas que faire l'effort de connaître l'origine d'un mal et les raisons de son existence actuelle, équivaut à un grand pas vers sa suppression.

Le bon sens du travail et la méthode, nous permettront, par la suite, d'entreprendre et d'exercer une action efficace, et ceci est très important pour notre développement.

Nous devons coordonner toutes ses actions en assemblant et harmonisant les différents courants. Puis à partir de là, nous pourrons partager notre expérience, former, transmettre cette lumière divine pour devenir des enfants de la lumière.

EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ?

MAMA, TATA, vous aurez constaté que tout ce qui précède ne porte aucun cachet féminin.

Rien ne peut arrêter la volonté d'évoluer ; les femmes comme les hommes peuvent avoir les mêmes capacités et le même enseignement.

MAMA, TATA, souviens-toi que, « MFUMU », le chef, doit être honoré et que nul ne peut dire des plaisanteries ou des mensonges à son sujet. Ceci est valable pour la femme comme pour l’homme. Si une femme sort trop sa tête comme, disait mbuta Massengo, c’est qu’elle a beaucoup d’argent ou encore qu’elle est sorcière. La femme, c’est l’amour dans le ménage.

La personne du « Mfumu » est sacrée et personne n'est autorisé à lui faire violence.

MAMA, TATA, souviens-toi que, celle ou celui qui salue doit avoir ses genoux fléchis. Il est dit en kongo, « WA KUNDA MFUMU BUKUNA MAKOLO ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, quand on vient auprès de « Mfumu », le chef, en plus de fléchir ses jambes, en « KUNDA », c'est-à-dire, battre ses mains en signe de grande révérence. « Celle ou celui qui dit au revoir au « Mfumu » plie ses genoux », « WATELA MFUMU MU SAALA, KUULU SE ». 

MAMA, TATA, c'est ensemble que nous nous heurtons, en tant qu’humain aux problèmes de la société, au sous-développement et à ses diverses implications.

MAMA, TATA, c’est à toute femme ou à tout homme qui a, que l’on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré.

Nous voulons tout simplement exprimer qu'au vécu collectif et commun des situations que nous rencontrons, correspondent certainement des approches diversifiées de solutions selon leur origine masculine ou féminine.

Il s'agit pour nous d'œuvrer aux côtés des femmes compétentes ou des hommes de bonne foi, pour le bien-être général et l'évolution de nos sociétés. L’accession de la femme aux postes responsabilité appropriés doit être saluée ; c’est la complémentarité.

La femme c’est comme une ampoule ; lorsque elle est allumée, la maison est pleine de lumière ; mais lorsque l’ampoule grille, tout devient sombre dans la maison.

Qu’il en soit ainsi !

 

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Anatole Collinet MAKOSSO donne le coup d’envoi des états généraux de l’enseignement, la formation et la recherche

Publié le 14 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Education

C’est pour tenter de relancer les secteurs de l’enseignement, de la formation et de la recherche congolaise malade après plusieurs années d'attente, les états généraux sont enfin devenus une réalité pour le Gouvernement du pays. Ces assises ont été lancées le 13 septembre 2022 au Palais des Congrès de Brazzaville à moins d'un mois de la rentrée scolaire 2022-2023. L'occasion est tout indiquée pour les autorités congolaises de faire le point sur les nombreux maux qui minent ces secteurs.

C’est devant les différents acteurs des secteurs de l'éducation, la formation et la recherche ; les partenaires techniques et financiers à savoir l'UNESCO, l'UNICEF,  la Banque Mondiale,  que Anatole Collinet MAKOSSO, Premier ministre, le Chef du Gouvernement congolais Anatole  a peint un tableau sombre tout en décriant les maux criards qui minent  ces secteurs.

Selon le Premier ministre, notre système éducatif , du préscolaire à l'université présente des défis et importants dans les domaines de l'accès à l'équité, l'égalité du genre, l'amélioration de la pertinence de la qualité des apprentissages, l'adéquation de la formation qualifiante aux besoins de l'économie nationale et du marché de l'emploi, le nombre et la qualité des enseignants pour la plupart bénévoles et sans formation, l'intensification de la violence en milieu scolaire et universitaire. Des difficultés majeures restent, entre autres : le recrutement et le paiement des enseignants. « L’objectif poursuivi est de profiter de l’intelligence collective ici rassemblée et l’expertise nationale convoquée pour envisager des approches idoines et novatrices à la résolution des problèmes et défis déjà identifiés. Le financement, la qualité et la finalité de l’éducation sont les principaux axes de votre réflexion », a-t-il indiqué.

« Selon les sous-secteurs, l’éducation préscolaire est encore embryonnaire dans notre pays avec seulement un taux brut de pré-scolarisation de 16%. Le taux d’achèvement de l’enseignement primaire est accompagné de forts taux de redoublements et d’abandons qui affectent particulièrement les filles, les enfants handicapés, la population autochtone et les élèves vivant en zone rurale », a reconnu le Premier ministre. Par ailleurs, il a aussi souligné que ces états généraux sont certes une occasion pour faire une autopsie de l’ensemble du système éducatif et un diagnostic sans complaisance, de façon à envisager des thérapeutiques appropriées, mais ils échoueraient à leurs missions s’ils ne se contentaient qu’à rappeler les difficultés que rencontre le système éducatif sans apporter des solutions adéquates.

Quant à Hellot Matson MAMPOUYA, Haut-Commissaire en charge de l’organisation de ces états généraux  a déclaré qu’il faut changer la donne pour Construire un pacte social à la fois participatif et inclusif sur l'école pour les cinq ou dix prochaines années. De telles sortes que les anciens ne regrettent plus la belle époque de leur école et que la jeunesse d'aujourd'hui ait confiance en son avenir au regard de la qualité de son environnement scolaire. Dans le cadre de ces états généraux, a expliqué le Haut-Commissaire, les consultations départementales auront lieu à partir du 12 octobre prochain. « Ces consultations départementales visent à recueillir les besoins réels exprimés par les communautés éducatives et les parties prenantes dans chaque département. Ce qui permettra de mieux appréhender la réalité en termes quantitatif et qualitatif », a fait savoir Hellot Matson MAMPOUYA.

De leurs parts, les représentantes de l’UNESCO, Fatoumata MAREGA, Chantal UMUTONI de l’UNICEF ont salué cette initiative du gouvernement congolais en assurant leur appui pour sa réussite afin d’aider le Congo à atteindre l’objectif de développement durable 4 des Nations unies qui vise à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

D’après l'avis des experts, le système éducatif congolais s’est beaucoup dégradé à cause des guerres civiles à répétition que le pays a connues pendant la décennie 1990.  Jadis, le taux d’alphabétisation frôlait les 100%. Il est désormais estimé en deçà de 80%.

A noter que ces états généraux, qui bénéficient d’un appui financier et technique d'institutions telles que la Banque mondiale, l’Unesco, l’Unicef, s'achèveront en décembre prochain et un rapport sera remis au Chef de l'État, Son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO.

 

 

 

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Atelier National de Renforcement des capacités des Acteurs Dans le Cadre du Projet : « Partenariat pour les Peuples, la Nature et le Climat »

Publié le 13 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Environnement

Il s’est tenu à Brazzaville du 08 au 10 septembre 2022, un atelier National de Renforcement des capacités des Acteurs dans le cadre du projet : « Partenariat pour les Peuples, la Nature et le Climat’ », sous l’égide de Monsieur Justin ASSOMOYI, Directeur Général de la Promotion des Peuples Autochtones, en présence de M. Patrick KIMPALOU, Directeur Afrique RRI et de Monsieur DIEL MOCHIRE MWENGE, chargé de la communication, représentant le coordonnateur sous-régional du REPALEAC.

Prenant la parole en premier, DIEL MCHIRE MWENGE, représentant du coordonnateur sous régional du REPALEAC, dans son mot de circonstance a premièrement remercié le gouvernement congolais pour ses efforts dans l’amélioration de certaines conditions de vie des populations autochtones. Et il  a au nom du REPALEAC, remercié tous les délégués des peuples autochtones et des communautés locales pour leur présence dans cet atelier ainsi, il leurs a exhortés non seulement à s’enquérir des mécanismes de protection de l’environnement et de la biodiversité, mais aussi de se conformer aux exigences du projet pour lequel les présentes assises cadrent bien avec celles de Kinshasa, puisque toutes les parties prenantes directement concernées par les questions de la nature, du climat, des droits fonciers et de la conservation sont toutes ici représentées.

De sa part, le Directeur du programme Afrique RRI, Monsieur Patrick KIMPALOU dans son mot liminaire a souhaité chaleureusement la bienvenue aux participants à l’atelier.

Poursuivant son propos, il a rappelé que depuis sa création en 2005, la coalition RRI travaille dans le Bassin du Congo aux cotés des communautés locales et des peuples autochtones, de la société civile et des divers autres acteurs, en engageant directement les gouvernements et les parlements dans les différents pays de la sous-région pour soutenir les réformes et la mise en œuvre de la sécurisation des droits des communautés locales et des peuples autochtones. Mais aussi, il a souligné le fait qu’en Afrique les communautés revendiquent la propriété de près de 80% des terres, alors seulement que 10 à 15 % de ces terres leur sont officiellement reconnues. Ce qui est une véritable préoccupation pour les communautés. C’est pourquoi des flux de capitaux doivent être projetés vers les pays forestiers tropicaux pour aider les communautés à garantir leurs droits fonciers, à renforcer leur gouvernance en matière des terres et à accélérer leur implication dans la fourniture de solutions climatiques et de biodiversité. Il a terminé son propos en étant persuadé que des enseignements pertinents sortiront de nos échanges et permettront non seulement de faire avancer la sécurité des droits fonciers collectifs au plan légal et local, mais aussi de renforcer la gouvernance communautaire des ressources naturelles et d’améliorer les moyens de subsistance des communautés locales et populations autochtones (CLPA). Enfin, avant de déclaré ouvert  l’atelier national de Renforcement des capacités des Acteurs, il a appelé les participants à s’approprier de ces objectifs et a y apporté des contributions pertinentes en vue d’atteindre les résultats escomptés.

Quant au Coordonnateur du REPALEAC-CONGO, Parfait DIHOUKAMBA a rappelé l’intérêt de cette rencontre qui porte sur trois (03) visions et il a indiqué que la première, c’est la sécurisation et la reconnaissance du foncier des peuples autochtones. La deuxième, c’est la gouvernance et l’implication des populations autochtones et communautés locales. La troisième, renforcer les capacités des organisations de la société civile (coalition RRI et REPALEAC) afin d’être capables de mobiliser suffisamment des moyens pour permettre au Congo d’aller vers la réalisation du PND qui est la politique nationale. 

Du déroulement des travaux :

Après la cérémonie d’ouverture, les participants ont suivis avec attention et ont débattus sur les thèmes suivants: "Le rappel du contexte du projet et des résultats à atteindre", présenté par le Directeur du programme Afrique RRI. Dans son allocution, le Directeur a rappelé le contexte du projet, financé par les fonds Bezos pendant la période 2022-2025 et pour lequel les objectifs, sont ceux de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2% par rapport au niveau préindustriel. L’inclusion des droits fonciers des CLPA étant pour ainsi dire essentielle pour atteindre ces objectifs ; "Les défis liés à la mise en œuvre des textes garantissant la promotion et la protection des droits des peuples autochtones", présenté par monsieur Justin ASSOMOYI, Directeur Général de la promotion des peuples autochtones. Qui s’est félicité du fait que le Congo est l’un des premiers pays en Afrique à avoir une loi sur la promotion et la protection des peuples autochtones. C’est pourquoi les initiatives congolaises, envers cette frange de la population, victime de marginalisation consécutive aux stéréotypes et aux clichés dont elle est l’objet, sont unanimement saluées par la communauté internationale et contribuent largement au rayonnement de l’image du Congo en matière de respect des droits humains individuels et collectifs.

La deuxième journée a été marquée  par un tour de table sur le résumé des travaux de la première journée qui a donné l’occasion à Monsieur DIEL MOCHIRE MWENGE, représentant du coordonnateur sous régional du REPALEAC, de témoigner de sa satisfaction sur l’ensemble des travaux de la première journée tout en invitant les participants à suivre les règles du partenaire, à s’organiser à la base et à bien mesurer les enjeux de l’atelier.

Pour le représentant du Ministère de l’environnement, du développement durable et du bassin du Congo, Monsieur Narcisse OFOULOU, Chef de service de l’intégration du Développement Durable a présenté une communication sous le thème : "Cadre juridique relative à la promotion et protection des droits des peuples autochtones dans le secteur des ressources naturelles (droits procéduraux et droits substantiels) : contexte, défis et perspectives".

Puis, il a remercié les organisateurs de l’atelier pour l’intérêt porté aux questions liées au développement durable. Il s’est réjoui du fait que la protection des droits des peuples autochtones est avant tout garantie par la constitution du 25 octobre 2015 en son article 16 qui dispose que « La loi garantit et assure la promotion et la protection des droits des peuples autochtones. » Il a aussi cité la loi n° 5-2011 du 25 février 2011 portant promotion et protection des populations autochtones. Pour le ministère de l’environnement, du développement durable et du Bassin du Congo, les populations doivent être impliquées dans la gestion des écosystèmes. Ce qui est le cas d’ailleurs de leur implication dans la conservation des écosystèmes stratégiques tels que les tourbières se trouvant dans le Département de la Likouala, précisément au Lac Télé.

Quant au deuxième intervenant de la journée, Roch Eloge NZOBO, le Coordonnateur du Cercle des Droits de l’Homme et de Développement (CDHD) a développé le thème portant sur : "Réalisation du consentement libre, informé et préalable(CLIP) dans le cadre de la mise en œuvre de la loi portant promotion et protection des peuples autochtones", Dans sa présentation, il a procédé par définir le CLIP et énuméré les différentes étapes qui composent la méthodologie de sa mise en œuvre. En conclusion, il a souligné que le CLIP qui est actuellement garanti par la loi portant promotion et protection des droits des peuples autochtones, est un mécanisme fondamental pour l’implication et l’adhésion des communautés locales et des populations autochtones dans tous projets ou programmes mis en œuvre par le gouvernement dans leurs terroirs et permet ainsi la protection de leurs droits.  

De sa part, Maixent AGNIMBAT, Président du Forum pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme (FGDH) a présenté le thème suivant : "Régime juridique des droits fonciers à base communautaire en République du Congo". Il a énuméré et défini les différentes formes juridiques des droits fonciers à base communautaire en République du Congo, notamment : les terres coutumières, les forets communautaires, les séries de développement communautaire, les terroirs autochtones, les zones d’éco développement, de transition et des zones tampon, ainsi que les villages.  A l’issue de ces définitions, il a présenté les avantages et identifié certaines faiblesses de ces entités pour la pleine satisfaction des droits fonciers des communautés locales et populations autochtones.

 Madame Michelle SONKOUE, Assistante du Directeur Régional RRI Afrique, clôturant la journée a placé sa communication sous le thème : "Simplifier les outils d’élaboration des projets : l’exemple de RRI dans le cadre du BEF". Dans sa communication, elle a planté le décor de sa présentation par la définition de RRI avant de rassurer les participants que le RRI est bien le contractuel du BEF. 

Puis, elle a insisté sur le fait que le Congo n’est pas en marge du combat contre le réchauffement climatique puis qu’il s’est engagé de contribuer à protéger près de 15% supplémentaires de la nature et de la biodiversité. Par ailleurs, il existe au Congo, un arsenal juridique qui garantit la promotion et la protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones. Ce qui est un facteur positif pour la gestion durable de la forêt et l’implication des communautés locales et des peuples autochtones dans les politiques de conservation de la biodiversité. Elle a ensuite présenté les mécanismes de gestion des projets (élaboration des notes conceptuelles, budgets et rédaction des rapports narratifs et financiers suivant les formulaires de la coalition RRI/BEF. Elle a insisté sur le fait que ces formulaires, notamment la note conceptuelle ont été simplifiés de manière à faciliter l’accès aux financements aux ONGs.

Ensuite, elle a donné un exercice au cours duquel, les participants, répartis en quatre (4) groupes, ont travaillé sur certains objectifs stratégiques du projet, à savoir : Renforcer la reconnaissance des droits fonciers des peuples autochtones (PA), des communautés locales (CL), et des femmes au sein de ces communautés dans le bassin du Congo ; S'attaquer aux crises du climat et de la conservation ; Contribuer à l’atteinte des objectifs 30x30 pour la nature et le climat (Objectifs 30x30 pour la nature et du climat adopté par les gouvernements en 2021 : « protéger au moins 30 % des terres et des océans de la planète d'ici 2030, et préserver des écosystèmes et des espaces sauvages/intacts ») ; Fournir un soutien financier et organisationnel directement aux organisations et réseaux des PA et CL

Selon elle, cet exercice consistait de choisir un ou deux axes stratégiques, à en identifier les problèmes/défis, et en proposer les actions/activités.

Ainsi, les participants tout en adhérant à ces axes stratégiques, qui  constituent comme une réponse aux problèmes qu’ils ont identifiés, ont manifesté leur volonté   de proposer les activités  en vue de contribuer à  l’effectivité des droits des communautés locales à la lutte contre les changements climatiques et à la conservation de la biodiversité.

 

La troisième journée a été marquée premièrement, par la présentation d’Alvin KOUMBHAT, Responsable des Programmes du Cercle des Droits de l’Homme et de Développement (CDHD), axée sur le thème : "l’importance de la cartographie participative dans la garantie des droits fonciers coutumiers des communautés locales et des populations autochtones en République du Congo". Dans sa communication, il a procédé par la définition de la cartographie participative, les différentes étapes et son importance dans la protection des droits fonciers coutumiers des communautés locales et des populations autochtones. Il a insisté sur le fait que la carte participative est réalisée par les communautés elles-mêmes et représente ses zones d’activités, d’accès aux ressources, lieux culturels, sites sacrés… Cette carte participative, une fois validée, constitue un outil d’aide à la décision par les promoteurs de tout projet susceptibles d’avoir un impact sur leurs accès aux ressources, leurs droits ou leurs modes de vie.

Toutes les communications qui ont été tout au long de cet atelier ont été suivies des débats aux cours desquels des contributions fructueuses ont été apportées par les participants. Ensuite, les participants ont été répartis en quatre (4) groupes de travail qui ont échangé et apporté des contributions sur les thèmes suivants : Echanges sur la piste de collaboration avec l’administration publique au niveau national et local ; Réflexion sur la mise en place d’une plateforme de toutes les parties prenantes sur la gouvernance foncière en République du Congo ;

A l’issue des travaux les participants ont présenté les résultats au cours des plénières.

Au terme de l’atelier pour  conclure, les participants se sont résolus à travailler en synergie l’administration publique, le secteur privé et la société civile en vue d’atteindre les objectifs du projet. Un communiqué final a été rendu public et le mot de clôture été prononcé par Monsieur Justin ASSOMOYI, Directeur Général de la Promotion des Peuples Autochtones, qui a félicité les participants pour le travail abattu avant de leur souhaiter bon retour dans leurs localités respectives.

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Publié le 13 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Société

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24 jeunes filles congolaises ont passé des vacances riches en enseignement sous l’impulsion de la Fondation JED

Publié le 13 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Education

Dans le cadre des initiatives de la Fondation Jeunesse et Education en sigle JED, 24 jeunes filles de Brazzaville et de l'île M'bamou sélectionnées pour participer à l'atelier vacances « FILLE LELO, FEMME LOBI » ont reçu leurs attestations de fin de formation le dimanche 11 septembre 2022 à l’Hôtel Lancaster de  Brazzaville. La cérémonie officielle y relative a été placée sous le patronage du Ministre de l’Enseignement Préscolaire Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation représenté par Madame Régine TCHIKAYA OBOA, Directrice de cabinet du Ministre en charge de ce département de l’enseignement, en lieu et place de Monsieur Jean Luc MOUNTHOU empêché en présence de Madame Nathalie KAKY, Directrice de cabinet du Ministère de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement en lieu et place de Madame Inès Néfer Bertille INGANI, le Chef de ce département ministériel, de plusieurs députés et bien d’autres invités de marque.

En effet, pendant deux (2) semaines, il s'est agi pour cette fondation d'inculquer aux 24 jeunes filles sélectionnées pour participer à la deuxième édition de cet atelier vacances « FILLE LELO, FEMME LOBI » des valeurs qui peuvent d'elles des femmes utiles dans la société.

Madame Esther AHISSOU GAYAMA,  la Présidence de Fondation JED a fait savoir que cette deuxième édition leur a permis de dénicher plusieurs talents entre ces filles que vous voyez ici devant vous. Et qu’Il est donc important de continuer à rendre pérenne cette initiative aussi louable dans le sens où toutes celles qui souhaitent s'informer, les portes sont grandement ouvertes et nous les accueillerons à bras ouverts. « Cet atelier a pour objectif de façonner la femme congolaise de demain dans son acceptation la plus noble », a indiqué la Présidente de la Fondation JED. « Dans notre parcours, nous avons pensé qu'il était important de nous occuper particulièrement de la jeune fille à travers cet atelier vacances tout simplement et modestement à ce qui pourrait être fait en direction de la jeune fille, leur apprendre des choses utiles à leur positionnement dans la vie. .Aussi leur apprendre, le rôle que devrait jouer une femme demain », a expliqué Esther AHISSOU GAYAMA.

Donnant lecture du mot de remerciement des récipiendaires, Mélina EMPOUSSA a déclaré que  nous saluons l’initiative de la Fondation JED qui vise à éduquer, former et accompagner les filles que nous sommes à devenir des femmes bâtisseuses de demain.

 A noter que ces jeunes filles ont participé à plusieurs activités qui leur ont été déroulées par des connaisseurs en la matière qui sont venus pour leur partager des savoirs pour qu’elles  réussissent  particulièrement dans notre société  et mieux leur apporter l'envie de devenir femme demain dans tous les domaines. Au cours de cet atelier vacances les thèmes suivants ont été développés : la fierté d’appartenir à la nation Congo ; la place de la culture et de la tradition ; le rôle des députés et des conseillers municipaux ; le vivre-ensemble en société et en famille ; entreprendre jeune ; l’orientation professionnelle ; le mythe de l’Occident.

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L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) a lancé le programme Entreprendre en République du Congo et procédé à l’inauguration Centre d’Employabilité Francophone (CEF)

Publié le 12 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Education

Brazzaville abrite du 12 au 14 septembre 2022 au Campus Numérique de l’Université Marien NGOUABI, un atelier national de co-construction du plan d’action du programme ENTREPRENDRE du Congo dont la cérémonie d’ouverture y relative a été patronnée par Jean Omer ABOLO, Directeur De Cabinet de Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique. En marge de la cérémonie d’ouverture de cet atelier, le Directeur de Cabinet a procédé à l’inauguration du Centre d’Employabilité Francophone (CEF), le 12 septembre 2022 au Campus Numérique.

C’est à la suite du déploiement des projets SALEEM (Structuration et Accompagnement de l’Entrepreneuriat Étudiant) et DEEL (Développement de l’Entrepreneur au Liban) en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sur le développement de l’entrepreneuriat étudiant, ayant permis l’adoption d’un Statut National de l’étudiant-entrepreneur (SNEE), l’AUF a lancé les 18 et 19 janvier 2022, lors d’un séminaire en ligne le programme « ENTREPRENDRE ». Pour une durée de trois ans, le programme « ENTREPRENDRE » vise à déployer le Statut national de l’étudiant-entrepreneur (SNEE) et à mettre en place des pôles de pré-incubation, entrepreneuriale étudiante dans les nouveaux Centres d’Employabilité Francophones (CEF) de l’AUF. Son objectif est de renforcer les compétences des jeunes et des encadrants/tuteurs, de stimuler l’innovation et la recherche pour le développement entre les acteurs de l’innovation pour renforcer les écosystèmes entrepreneuriaux.

Ouvrant les travaux au nom de Madame le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique  et de l’Innovation Technologique empêchée, Jean Omer ABOLO, le Directeur de Cabinet à l’entame de son propos a premièrement souhaité aux différentes délégations, la bienvenue à Brazzaville, capitale de la République du Congo située au bord du majestueux fleuve Congo. Puis il a fait savoir que ces deux activités couplées de ce jour s’inscrivent d’abord dans le projet de société du Président de la République, Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO et inscrits dans l’agenda international Pôle 2 axé sur la réforme de l’enseignement qui doit désormais être intégrée impérativement la question de l’employabilité des jeunes. Ce qui justifie le slogan « De l’Université à l’emploi ». Ainsi que l’une des priorités retenues par le livre blanc de la Francophonie Scientifique.

Poursuivant son propos, il a indiqué que cette présente session est organisée dans le cadre du programme ENTREPRENDRE qui permet à la République du Congo de tirer profit des expériences menées au Maroc, en Tunisie, au Liban et en France et s’inscrit, d’engager le processus de promotion de la culture entrepreneuriale au sein des universités congolaises et d’installer les structures d’accueil destinées à abriter les pôles de pré-incubation entrepreneuriale dans les CEF de l’AUF.

De sa part Monsieur Babatoudé Serge CAKPO, Directeur Régional Adjoint-Projets, AUF Afrique Centrale au nom de la Directrice Régionale de l’AUF empêchée a laissé entendre qu’en effet, le programme « ENTREPRENDRE » et le Centre d’Employabilité Francophone constitue deux projets complémentaires de l’axe 2 de leurs stratégies du plan quadriennal 2021-2025 qui est basé sur l’employabilité et l’entrepreneuriat. Lancé en janvier 2022, le programme « ENTREPRENDRE » s’inspire des deux projets notamment, le projet SALEEM (Structuration et Accompagnement de l’Entrepreneuriat Étudiant) et DEEL (Développement de l’Entrepreneur au Liban) mise en œuvre en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. D’une durée de trois (3) ans le programme ENTREPRENDRE vise à déployer en collaboration étroite avec le gouvernement, le Statut national de l’étudiant-entrepreneur et à mettre en place des pôles de pré-incubation en entrepreneuriat dans le nouveau Centre d’Employabilité Francophone de l’AUF dont celui de Brazzaville que nous allons inaugurer ce jour.

Pour le Professeur  Gontran ONDZOTTO, Président de l’Université Marien NGOUABI, cet atelier est un fruit d’engagement inclus de travail collectif considérablement entrepris depuis le 22 novembre 2021 lorsque l’Université Marien NGOUABI a signé un accord avec l’AUF pour répondre à la problématique de l’employabilité dans notre pays. Cet engagement est une vision partagée d’une université du 21ème siècle, tel que le souligne Daniel Tartakovsky. Une vision qui répond à deux objectifs d’une part construire une université responsable, solidaire et citoyenne et d’autre part faire advenir la société apprenante.

« C’est pourquoi je tiens à remercier ici Monsieur Calbourg, Directeur de l’AUF qui continue d’aider le Congo de toutes ses forces notamment en œuvrant pour l’insertion professionnelle et à l’accès à un premier emploi au sortir de l’université », a laissé entendre le Professeur Gontran ONDZOTTO.

Aussi, il a ajouté qu’en effet, si le chômage est reconnu comme problème d’envergure mondial, il se présente toutefois également comme une problématique majeures au niveau national du fait de sa progression, il a été érigé au rang de l’une des priorités principales du Chef de l’Etat, Son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO qui en dépit des difficultés économiques pose l’employabilité comme l’arme la plus efficace dans la lutte contre le chômage. Priorité réaffirmé dans son projet de société « Ensemble poursuivons la marche vers le développement ».

Ce présent atelier s’achèvera par l’adoption du nouveau Statut national de l’étudiant-entrepreneur ainsi que par la mise en place du pôle de pré-incubation entrepreneuriale au sein du CEF de Brazzaville.

S’agissant de l’inauguration du CEF, les Centre d’Employabilité Francophone  constituent un des projets phares de la stratégie 2021-2025 de l’AUF en faveur des étudiants et jeunes diplômé(e)s issus de ses 1000 établissements membres. Ces centres visent à soutenir l’employabilité et l’insertion professionnelle, et à promouvoir l’entrepreneuriat. Ils offrent des services articulés autour de 4 pôles : conseil de tutorat, emploi, formation complémentaires, certifications professionnelles et pré-incubation entrepreneuriale. La Région Afrique centrale et Grands lacs compte  sept (7) CEF.

L’AUF entend ainsi contribuer à la maturation des écosystèmes entrepreneuriaux et à la création d’un environnement inclusif dans lequel les jeunes femmes et hommes et les startups peuvent innover, se développer et stimuler ainsi la croissance économique. L’AUF apporte également une réponse concrète au défi de l’employabilité de la jeunesse francophone à travers le monde.

A noter que le CEF de Brazzaville qui a été inauguré aujourd’hui est un nouvel espace interconnecté dédié à l’employabilité, à l’insertion professionnel et à l’entrepreneuriat des jeunes diplômés. Il constitue par conséquent une contribution apporté à la question de l’employabilité, du chômage, de situation des jeunes diplômés.

Rappelons que l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), créée il y a 60 ans, est aujourd’hui le premier réseau universitaire au monde avec plus de 1000 membres : universités, grandes écoles, et centres de recherche dans près de 120 pays. Révélateur du génie de la Francophonie scientifique partout dans le monde, l’AUF, organisation internationale à but non lucratif, est aussi un label qui porte une vision pour un meilleur développement des systèmes éducatifs et universitaires : « penser mondialement, la francophonie scientifique et agir régionalement en respectant la diversité ».

L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) a lancé le programme Entreprendre en République du Congo et procédé à l’inauguration Centre d’Employabilité Francophone (CEF)
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La COVID-19 compromet l’élimination d’une forme mortelle de méningite en Afrique, avec plus de 50 millions d’enfants non vaccinés

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

Brazzaville – Les campagnes de vaccination contre la méningite qui ciblaient plus de 50 millions d’enfants en Afrique ayant été retardées par la COVID-19, la Région africaine se retrouve exposée à un risque accru de flambées épidémiques de méningite de type A, une maladie quasiment éliminée sur le continent. Dans la course contre la montre engagée contre la méningite, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires ont établi une feuille de route visant à enrayer les flambées de méningite bactérienne d’ici à 2030, en exhortant les pays à mettre en œuvre rapidement cette feuille de route avant le début de la saison de la méningite, en janvier 2023.

La pandémie a gravement perturbé les services de prévention et de contrôle de la méningite, avec une forte baisse de la surveillance de la maladie, de la confirmation des cas en laboratoire et des enquêtes sur les flambées. Sur la base des rapports des pays, l’OMS a constaté que les activités de lutte contre la méningite avaient diminué de 50 % en 2020 par rapport à 2019, avec une légère amélioration en 2021. Le Bénin, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Nigéria et le Togo ont différé leurs campagnes d’administration du vaccin MenAfriVac, qui visent à protéger un total de 50 millions d’enfants de moins de 12 ans contre la méningite de type A.

Historiquement, la méningite de type A était la cause la plus importante des épidémies de méningite en Afrique. Cependant, en 2010, l’Afrique a commencé à vaincre la méningite de type A lorsqu’un vaccin efficace, le MenAfriVac, a été mis au point et déployé. Le vaccin a été développé à la demande des ministres africains de la santé après qu’une épidémie de méningite de type A survenue en 1996 a infecté plus de 250 000 personnes et entraîné plus de 25 000 décès en quelques mois seulement. Avec le concours de l’OMS et de ses partenaires, plus de 350 millions de personnes dans 24 pays africains à haut risque ont reçu le vaccin MenAfriVac depuis 2010.

Les efforts déployés pour éliminer ce type de méningite ont connu un succès considérable. Alors que la méningite de type A représentait 90 % des cas et des décès avant 2010, aucun nouveau cas n’a été notifié depuis 2017. La lutte contre cette forme mortelle de méningite a entraîné une diminution des décès dus à la méningite de type A et à d’autres types de micro-organismes. Alors que 50 % des personnes atteintes de méningite sont décédées des suites de cette maladie en 2004, en tout 95 % des cas ont survécu en 2021.

« La victoire contre la méningite de type A est l’une des plus grandes réussites de l’Afrique en matière de santé, mais les conséquences de la COVID-19 entravent nos efforts pour éradiquer cette infection bactérienne comme menace pour la santé publique et pourraient entraîner des résurgences catastrophiques », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « En accordant la priorité à la riposte contre la COVID-19, nous ne devons pas perdre de vue les autres problèmes de santé. J’exhorte les pays à accélérer la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route régionale de l’OMS dès à présent, avant le début de la saison de la méningite en janvier 2023. »

Bien qu’aucun cas de méningite de type A n’a été notifié en Afrique au cours des cinq dernières années, des flambées épidémiques continuent de se produire et sont causées par d’autres types de bactéries méningococciques. En 2019, un total de 140 552 personnes sont décédées à cause de la méningite, tous types confondus, dans la Région Africaine. Depuis 2013, des flambées majeures dues à la méningite de type C ont été enregistrées dans sept pays de la ceinture de la méningite. En 2021, une flambée épidémique qui a duré quatre mois a fait 205 morts en République démocratique du Congo. De plus, la Région africaine abrite le plus grand nombre de nouveaux cas de méningite dans le monde et se trouve être la seule Région encore touchée par des épidémies de cette maladie. Le continent enregistre 100 cas de méningite pour 100 000 habitants, l’incidence la plus élevée au monde.

« Plus de 400 millions d’Africains restent exposés au risque de flambées saisonnières de méningite, mais la maladie est restée loin des projecteurs pendant trop longtemps », a ajouté la Dre Moeti. « En plus des pertes en vies humaines, les flambées épidémiques ont un impact négatif sur les systèmes de santé et sur nos économies fragiles, et appauvrissent des populations entières qui doivent ainsi faire face à de nombreux défis sanitaires et socio-économiques. »

Avec l’objectif ambitieux de vaincre la méningite bactérienne dans la Région africaine d’ici à 2030, la nouvelle stratégie régionale lancée aujourd’hui fournit aux pays une feuille de route pour renforcer le diagnostic, la surveillance, le traitement, le plaidoyer et la vaccination afin d’éliminer les flambées épidémiques et de réduire de 70 % les décès et de 50 % les infections. L’OMS estime qu’il faudra 1,5 milliard de dollars d’ici à 2030 pour mettre en œuvre ce plan qui, si les pays l’adoptent, sauvera plus de 140 000 vies par an dans la Région et réduira considérablement les invalidités.

La méningite est causée par l’inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière et se transmet par les éternuements, la salive ou les mucosités provenant du nez et de la gorge des personnes infectées. La méningite bactérienne aiguë est l’une des formes les plus mortelles et les plus invalidantes de la maladie. Elle peut provoquer le décès dans les 24 heures, et une personne infectée sur cinq reste atteinte d’un handicap à vie après l’infection. La saison méningitique est particulièrement longue en Afrique, où elle s’étend de janvier à juin.

La méningite touche les personnes de tous âges, mais les jeunes enfants sont les plus à risque, car près de la moitié des cas et des décès concernent les moins de cinq ans.

La Dre Moeti s’est exprimée aujourd’hui lors d’une conférence de presse en ligne animée par APO Group. Elle était accompagnée par le professeur le professeur François Marc Laforce, Directeur des services techniques du Serum Institute de l’Inde, et par Mme Rhoda Omorodion, Directrice générale du Centre de soins et de développement du Nigéria.

Étaient également présents pour répondre aux questions, les experts du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique : la Dre Fiona Braka, Cheffe des opérations d'urgence, le Dr Thierno Baldé, Responsable des opérations de riposte à la COVID-19, le Dr André Bita, Chargé du contrôle de la méningite, et la Dre Phionah Atuhebwe, Chargée de l’introduction des vaccins.

 

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« DE MULTIPLES CRISES FREINENT LES PROGRÈS AU MOMENT OÙ 9 PAYS SUR 10 RECULENT EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN », alerte le PNUD

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Le monde doit se sortir de son inertie pour assurer l’avenir des populations et de la planète en relançant sa trajectoire de développement.

New York, le 8 septembre 2022 — Le monde vacille de crise en crise, piégé dans un cycle de lutte contre les incendies et incapable de s’attaquer à l’origine des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Sans un changement radical de cap, nous risquons d’avoir à supporter encore davantage de privations et d’injustices, prévient le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). 

Le dernier Rapport sur le développement humain, « Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation », lancé aujourd’hui par le PNUD affirme qu’un ensemble d’incertitudes s’accumulent et interagissent pour perturber la vie de manière inédite. Les deux dernières années ont eu un impact dévastateur pour des milliards de personnes dans le monde, lorsque des crises comme la COVID-19 et la guerre en Ukraine se sont succédé et ont interagi avec des changements sociaux et économiques radicaux, des changements planétaires dangereux et une aggravation de la polarisation. 

Pour la première fois depuis 32 ans que le PNUD calcule l’indice de développement humain (IDH), qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une nation, celui-ci a diminué mondialement pendant deux années consécutives. Le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, annulant ainsi une grande partie des progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable.

L’inversion est presque universelle, puisque plus de 90 % des pays ont enregistré une baisse de leur IDH en 2020 ou 2021 et plus de 40 % ont vu leur score chuter au cours de ces deux années, signalant que la crise continue de s’aggraver pour beaucoup. 

 

Alors que certains pays commencent à se remettre sur pied, la reprise est inégale et partielle, creusant encore les inégalités en matière de développement humain. L’Amérique latine, les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud ont été particulièrement touchées. 

« Le monde cherche par tous les moyens à répondre aux crises consécutives. Nous avons vu avec le coût de la vie et les crises énergétiques que, s’il est tentant d’y apporter des solutions rapides comme les subventions aux combustibles fossiles, les tactiques de secours immédiats retardent les changements systémiques à long terme que nous devons apporter », déclare Achim Steiner, Administrateur du PNUD. « Nous sommes collectivement paralysés face à ces changements. Dans un monde défini par l’incertitude, nous avons besoin d’un sens renouvelé de la solidarité mondiale pour relever nos défis communs et interconnectés », prévient-il.

Le rapport examine les raisons pour lesquelles le changement nécessaire ne se produit pas et suggère que les raisons en sont nombreuses, notamment la façon dont l’insécurité et la polarisation s’alimentent mutuellement aujourd’hui pour entraver la solidarité et l’action collective dont nous avons besoin pour faire face aux crises à tous les niveaux. De nouveaux calculs montrent, par exemple, que ceux qui se sentent le moins en sécurité sont également plus susceptibles d’avoir des opinions politiques extrêmes.

« Même avant que la COVID-19 ne frappe, nous étions témoins du double paradoxe du progrès associé à l’insécurité et à la polarisation. Aujourd’hui, avec un tiers des personnes dans le monde qui se sentent stressées et moins d’un tiers des personnes dans le monde qui font confiance aux autres, nous sommes confrontés à des obstacles majeurs freinant l’adoption de politiques qui fonctionnent pour les populations et la planète », explique Achim Steiner. « Cette nouvelle analyse stimulante a pour objectif de nous aider à sortir de cette impasse et à suivre une nouvelle voie qui mettra fin à ces incertitudes mondiales actuelles. Nous avons un créneau étroit pour relancer nos systèmes et assurer un avenir fondé sur une action climatique décisive et de nouvelles opportunités pour tous » , rappelle-t-il.

Pour tracer une nouvelle voie, le rapport recommande de mettre en œuvre des politiques axées sur l’investissement — des énergies renouvelables à la préparation aux pandémies — et sur l’assurance — notamment la protection sociale — qui prépareront nos sociétés aux aléas d’un monde incertain. Parallèlement, l’innovation sous ses nombreuses formes (technologique, économique, culturelle) peut également renforcer les capacités pour répondre aux difficultés à venir. 

« Pour traverser l’incertitude, nous devons redoubler d’efforts en matière de développement humain sans nous contenter d’améliorer la richesse ou la santé des personnes », déclare Pedro Conceição du PNUD, auteur principal du rapport. « Celles-ci sont bien sûr importantes. Mais nous devons également protéger la planète et fournir aux individus les outils dont ils ont besoin pour se sentir plus en sécurité, reprendre le contrôle de leur vie et conserver l’espoir dans l’avenir », ajoute-t-il.

Pour en savoir plus sur le Rapport sur le développement humain 2022 et l’analyse du PNUD sur comment s’orienter dans ce nouvel ensemble d’incertitudes, consultez le site du PNUD  

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