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GéoAfriqueMédias.cg

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La Renaissance de la MUSYNA : apporter du sang nouveau pour un nouveau départ

Publié le 31 Octobre 2022 par André LOUNDA dans Société

Dans le but d’atteindre les objectifs fixés à l’origine de sa création à savoir : le rassemblement de tous les Personnels de l’Université et ATOS dans une même mutuelle ; la collecte des fonds et l’octroi des aides sociales à faible taux d’intérêt, la Mutuelle du Syndicat Nationale (MUSYNA) a tenu son Assemblée Générale Ordinaire le vendredi 29 octobre 2022 dans la salle de conférences de la Grande Bibliothèque Universitaire de Brazzaville. Présidée par Camille MONEKENE MAKOUMBOU, Secrétaire Général du Syndicat National de l’Université en sigle SYNALU, cette assemblée y relative a été placé sur le thème : « Ensemble dans la cohésion œuvrons davantage notre mutuelle à tous les travailleurs de l'Université pour renforcer la solidarité entre les personnels enseignants et ATOS, véritable instrument de sécurité sociale, au service de la Communauté Universitaire ».

Ouvrant les travaux, le Secrétaire Général du SYNALU a donné quelques orientations aux  participants et leur a fait savoir qu’en effet, pendant que le SYNALU, son géniteur a 7réalisé de 2019 à ce jour plus de 600 adhésions, le MUSYNA n’a enregistré que 173 adhésions pendant la même période et se classe parmi les dernières mutuelles de l’Université en terme d’effectif malgré son prestige. Devant peu satisfaisante qui est loin d’être catastrophique, le BEN s’est comporté en véritable médecin en utilisant la démarche thérapeutique qui consiste à poser le diagnostic et à administrer un traitement même d'attaquer le mal à la racine. C’est le sens du Règlement Intérieur révisé soumis à votre examen.

Poursuivant son propos, Camille MONEKENE MAKOUMBOU a ajouté que la séparation des activités financières des activités de solidarité ; la création de la prestation retraite qui n’existait pas dans le premier Règlement Intérieur ; le mutualiste devraient se contenter que du remboursement de quote-part et de ses intérêts y relatifs ; l’assimilation du décès d’un membre à son départ à la retraite et le bénéfice de ses droits acquis à la date du décès par ses ayants-droits, c’est-à-dire le Conjoint survivant et les enfants.

« Ces innovations sont nombreuses et bénéfiques par notre mutuelle », a laissé entendre le Secrétaire Général. Puis, il a invité les mutualistes à l’examen de ces documents qui leurs sont soumis avec objectivité et sagesse pour que la MUSYNA soit revigoré. Et il a déclaré ouvert les travaux de l’Assemblée Générale Ordinaire.

 

Du déroulement des travaux

Sept points inscrits à son ordre du jour, après la vérification des présence le quorum étant atteint, les travaux ont démarré par le point d’information puis, les mutualistes ont suivi et échangé sur la présentation des comptes de gestions exercice 2020-2021. Il a été observé un déficit de 2.000.0000 FCFA plus d’argent a été utilisé en prêts et il n’y a pas eu de recette pour la première année. Tandis qu’à la deuxième année, le bilan a été positif avec une note de plus de 13 millions 700 et quelques mille FCFA. Dans la poursuite des travaux, les participants ont suivi avec attention une communication sur l’Etat des lieux de la MUSYNA suivi de l’examen et l’adoption du Règlement Intérieur révisé. Pour compléter le Conseil d’Administration de la MUSYNA seize membres se sont portés volontaires, 8 pour le personnel ATOS et 8 du côté du personnel Enseignant. A ce jour l’effectif des membres de ce Conseil d’Administration est désormais de 27 membres y compris les membres du BEN et du CCE.

Pour conclure, après le dernier point sur les divers, Camille MONEKENE MAKOUMBOU, le Secrétaire Général du SYNALU a procédé à la cérémonie de clôture de l’Assemblée Générale Ordinaire de la MUSYNA par une note de satisfaction du bon déroulement des travaux. « Je mesure la grandeur des conclusions auxquelles nous sommes parvenus à l’occasion de l’Assemblée Générale Ordinaire de notre mutuelle, je suis sûr et certain que la MUSYNA est dorénavant débarrassée des gangrènes à son fonctionnement idéal, et qu’elle marchera à pas imposants vers les cimes de la solidarité à l’Université. Elle va sans doute traduire réellement le thème de son Assemblée Générale. Il revient maintenant au BEN sous le contrôle de la CCE, de mettre en œuvre le nouveau Règlement Intérieur et à nous tous d’être ambassadeur sur le dynamisme du BEN et la clairvoyance de la CCE », a rassuré le Secrétaire Général.

Puis, il a félicité les mutualistes pour la qualité du travail abattu et la discipline observée tout en leur souhaitant bon retour à leurs domiciles respectifs. Et il a déclaré close l’Assemblée Générale Ordinaire de la MUSYNA.

 

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Le monde entre dans sa décennie "la plus dangereuse" depuis la Seconde guerre mondiale, estime Poutine

Publié le 30 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Le président russe s'est exprimé devant le forum de discussion de Valdaï à Moscou. Selon lui, l'invasion de l'Ukraine s'inscrit dans ce "changement tectonique de tout l'ordre mondial".

"Nous sommes à un moment historique". S'exprimant devant le forum de discussion de Valdaï à Moscou, le président russe Vladimir Poutine a estimé que le monde entre dans sa décennie "la plus dangereuse" depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Occident cherchant à maintenir selon lui sa domination sur la planète.

"Nous sommes sans doute face à la décennie la plus dangereuse, la plus importante, la plus imprévisible" depuis 1945, a-t-il indiqué, ajoutant que "l'Occident n'est pas en mesure de diriger le monde, mais il essaye désespérément, et la plupart des peuples du monde ne peuvent l'accepter", jugeant dès lors la planète en "situation révolutionnaire". Selon lui, l'assaut contre l'Ukraine s'inscrit dans ce "changement tectonique de tout l'ordre mondial". 

Peu avant, il avait  décrit ainsi sa confrontation avec l'Occident, notamment dans le contexte de son offensive lancée contre l'Ukraine, comme un combat pour la survie même de la Russie. "La Russie ne défie pas l'Occident, la Russie défend juste son droit à exister", a-t-il encore affirmé, accusant Américains et Occidentaux de vouloir "détruire, effacer (la Russie) de la carte" dans un nouveau réquisitoire contre ses rivaux géopolitiques qui soutiennent et arment l'Ukraine pour faire face à l'armée russe.

« Nous n'avons jamais parlé de la possibilité d'utiliser des armes nucléaires ». 

Vladimir Poutine a en outre relativisé ses propos passés quant à la possibilité d'utiliser l'arme atomique, estimant qu'il n'avait fait que répondre aux menaces de ses adversaires. "Nous n'avons jamais parlé de la possibilité d'utiliser des armes nucléaires. Nous avons seulement fait des allusions en réponse aux déclarations d'autres pays", a assuré le président russe.

Guerre en Ukraine : dans quels cas Poutine pourrait-il presser le bouton nucléaire ?

 


Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le maître du Kremlin agite le chiffon rouge du nucléaire.

Si la perspective d’une telle frappe demeure peu probable à ce stade, elle est néanmoins prise très au sérieux par Kiev et ses alliés.

Ce qui permet de s'interroger : dans quels cas la Russie prévoit-elle d'utiliser l'arme atomique ?

Le président russe, Vladimir Poutine, a plusieurs fois exprimé, et de manière à peine voilée, sa volonté de recourir à des armes nucléaires tactiques. Dès les premiers jours de l'invasion russe en Ukraine, le maître du Kremlin a demandé que les "forces nucléaires" soient mises "en régime spécial d’alerte au combat". "Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour défendre la Russie. Ce n’est pas du bluff", a-t-il encore lancé, le 21 septembre dernier, alors que les forces russes perdaient du terrain sur le front ukrainien. 

Et si la perspective d’une frappe nucléaire demeure peu probable à ce stade, elle est néanmoins prise très au sérieux par Kiev et ses alliés. Pour autant, si Moscou devait recourir à l'arme atomique, il devrait s'agir d'une arme nucléaire tactique, plus faible que celles dites « stratégiques », selon les experts. Mais comme l'a rappelé début octobre le président américain, Joe Biden, il serait difficile d'utiliser une arme nucléaire « sans finir par provoquer l'apocalypse ». 

 

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NO GOAL, un jeu vidéo de distraction mobile à la fois intéressant, amusant et stressant

Publié le 30 Octobre 2022 par André LOUNDA dans Société

Le Centre de Téléchargement Illimité (CTI) a présenté au public congolais au cours d’une conférence de presse animé par Monsieur TABAKA Guillaume Exaucé, le vendredi 28 octobre 2022 à l’Hôtel Edmond Traiteur de Brazzaville, une application d’un jeu de vidéo mobile dénommée « NO GOAL », destinée au public congolais. Un jeu de football où vous trouverez le plaisir et le stress. La personne qui veut  l’obtenir doit savoir pourquoi il veut l’avoir.

Âgé de 34 ans, l’Informaticien-développeur d’application mobile TABAKA Guillaume Exaucé, le concepteur de cette application, face aux chevaliers de la plume, du micro et du web a donné la genèse de l’innovation technologique qu’il a conçue et expliquée l’utilisation de cette application qui est la sixième à son actif. Prenant la parole, il fait savoir que c’est au temps fort du confinement qu’a connu notre pays dû à la pandémie à COVID 19 en 2020, qu’il a réfléchi sur comment doit-il se rendre utile à la société en cette période difficile. Puis, il s’est décidé de créer un jeu vidéo innovant destiné au public congolais. En ce qui concerne la particularité de ce jeu, le concepteur nous a fait savoir qu’il n’aime pas travailler sur l’existant et s’il doit créer quelque chose, il faudrait qu’elle soit innovante. Et il a réfléchi, il s’est dit qu’il devrait créer un jeu de football parce que le football est très populaire. Mais, il s’est dit qu’il devrait un peu y changer les règles. « Vous le savez que dans le  football généralement on s’attend à marquer les buts. Moi, j’ai voulu faire un concept un peu différent. Entant que jeu de football, le but apporte le plaisir mais généralement quand il n’y a pas de but, il n’y a pas de plaisir et l’on pense que le jeu est ennuyeux. Comment faire pour créer un jeu de football où il n’y a pas de but et en même temps le jeu doit être amusant ? C’était un peu ce que je voudrais dire le Ying et le yang, le bien ou le mal. Et comment faire pour mélanger les deux ? C’est à ce moment que j’ai eu une inspiration  et comme mon projet est de tendance commerciale », a détaillé le concepteur. C’est là où il a eu l’idée d’y apporter un personnage particulier qu’il a incorporé dans le jeu auquel vous pouvez gagner votre adversaire sans pour autant marqué de but. « Et c’est quelque chose qui n’a jamais été faites », a rassuré TABAKA Guillaume Exaucé.

Pour rendre ce jeu de foot intéressant et appréciable,  ce dernier s’est inspiré de l’équipe nationale congolaise, les Diables Rouges. C’est ce qui l’a permis d’injecter un personnage dans le jeu qu’il a donné le nom de diable rouge pour le rendre plus intéressant. « L’objectif, c’était celui de donner au joueur du jeu vidéo ce qu’il veut, la sensation de vouloir marquer un but et en même temps le diable rouge est là pour contrecarrer son plaisir avec mon concept. Donc, il fallait trouver une astuce et c’est pour cela que j’ai créé le personnage de diable rouge », a expliqué l’innovateur.

Pour ce jeu, plus vous avez envie de marquer un but, plus le diable rouge vous empêche de le marquer. C’est ce qui fait que ce jeu n’est pas seulement intéressant, il n’est pas aussi ennuyeux en même temps il est stressant.

D’après le concepteur TABAKA Guillaume Exaucé, ce jeu est d’abord dédié au congolais avant qu’il ne soit mondial et le prix de l’application est fixé à 2500 FCFA via Mobile Money, elle est téléchargeable gratuitement sur Playstore après un essai gratuit s’il vous intéresse vous pourriez maintenant le payer afin de passer à une autre étape la plus intéressante.

Peuple congolais, fanatiques des jeux vidéo vous avez ici un jeu vidéo made in Congo.

 

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Le Plaidoyer AFP SMART en Santé de la Reproduction  de la COPSAREC est au point

Publié le 28 Octobre 2022 par André LOUNDA dans Social et Humanitaire

Plus d’une vingtaine des acteurs des organisations de la société civile membres de la Coalition pour le Plaidoyer en Santé de la Reproduction au Congo en sigle COPSAREC ont été formé du 25 au 27 octobre 2022 à Brazzaville sur la Méthode de  Plaidoyer AFP SMART. Au terme de cet atelier, les participants tour à tour ont reçu leur Attestation de participation.

Organisé par l’ONG Action Communautaire pour la Population, l’Environnement et le Développement, l’ACPED que dirige Monsieur Laurd Divin NKOUNKOU avec l’appui de l’UNFPA, la cérémonie officielle relative au lancement de l’atelier a été présidée par Madame la représentante de la Direction Générale de la Population en Présence du Représentant de l’UNFPA Congo Monsieur Victor RAKOTA, du Consultant Formateur Célestin COMPAORE venu du Burkina Faso, du Représentant du CAMEPS du Directeur Exécutif de l’ACPED.

Suite à la publication d’une étude réalisée en 2020 par l’Association Congolaise pour le Bien-Être Familial (ACBEF). L’enquête révèle quelques défaillances sur la chaîne d’approvisionnement qui se traduit par le manque de personnel formé en système de gestion et d’information logistique ; les ruptures de stock des produits de la santé de la reproduction dans les districts et formations sanitaires du nord Congo et par le manque de moyens roulants des formations sanitaires dans la partie septentrionale.  Pour la Coalition pour le Plaidoyer en Santé de la Reproduction au Congo, la construction d’un entrepôt de la Centrale d'achat des médicaments et de produits essentiels permettra de réduire les ruptures de stocks des produits de la santé de la reproduction dans les districts et formations sanitaires du nord Congo, éloignés de Brazzaville et Pointe-Noire afin d’assurer l’acheminement des produits de la santé de la reproduction jusqu’au dernier kilomètre.

Dans son discours de circonstance, le Représentant de UNFPA, M. Victor Rakoto a rassuré les participants que, je cite : « je suis très confiant, c'est une collaboration qui sera très productive et ça concerne notre mandat. Nous allons appuyer, j'ai dit tout à l'heure, j'attends avec patience ce plan de plaidoyer, c'est un plan qui vise à influencé des décisions...des décisions pas seulement au niveau du gouvernement, mais aussi au niveau des partenaires techniques et financiers… ».

De sa part, le Directeur Exécutif de l’ACPED, Monsieur Laurd Divin NKOUNKOU a  expliqué que cet atelier que nous prenons part est un atelier de renforcement de capacité des membres de la coalition et de plaidoyer, des champions de la reproduction au Congo à laquelle le plaidoyer sera l'approche Smart.

Cette approche  permet aux différents membres de pouvoir mieux appréhendé les contours d'un plaidoyer efficace et, au cours de ces activités nous allons en profiter pour élaborer un nouveau plan stratégique, un plan d'action qui va se servir et qui sera exécuté aux années avenirs pour que nous réussissions à arriver à l'aboutissement du plaidoyer que nous sommes en train de mener pour la disponibilité des produits de santé de la reproduction. Mais, aussi, leurs acheminements jusqu'au dernier kilomètre.

Après la cérémonie d’ouverture, les participants ont suivi avec attention une communication sur le paysage de financement pour la sécurité des produits de la SR au Congo et le processus de budgétisation, du suivi budgétaire et le déblocage des fonds alloués pour la SR/PF présenté par Juguel NGANONGO, Coordonnateur au Ministère de la Santé et de la Population.

De son côté, le premier jour, le Consultant Formateur Célestin COMPAORE d’une façn claire et nette a fait un aperçu générale su la Plaidoyer SMART (les 3 phases et 9 étapes), l’apprentissage par la pratique et l’approche de Grade ainsi que l’introduction au plaidoyer. Dans la Phase 1 : Etablir un consensus, le formateur a outillé les participants par l’Etape 1 qui consiste de comprendre le contexte et à son analyse et pour aboutir au résultat attendu : par l’identification des problématiques prioritaires ou les opportunités, et les facteurs externes qui peuvent influencer vos chances de succès sont connus. Et quant à l’Etape 2 : Décider qui impliquer après une présentation les participants ont été reparti en travaux de groupe afin d’identifier toutes les parties prenantes clés pertinentes qui y sont impliquées.

s’agisssant de l’étape 3 : définir des objectifs smart, le formateur a mis l’accent en faisant un rappel des objectifs de plaidoyer du projet et les participants ont travaillé en groupe pour donner suite au résultat attendu : une vision claire de l’objectif à long terme définie.

Le jour 2 a été marqué par la phase 2 : Concentrer les efforts subdivisés par les étapes 4 : Connaître le(s) décideur(s), qui consiste à identifier le décideur clé qui vous permettra d’atteindre votre objectif ; Etape 5 : Formuler la bonne requête les participants en groupe de travail ont été moulé par la conception d’une boîte à idées pour visualiser leur requête et de choisir un porteur du message suivi par un jeu de rôle pratique. L’Etape 6 : Créer un plan de travail dont le résultat attendu a été l’élaboration d’un calendrier détaillé avec des activités et des tâches, des ressources financières et le nom de la personne chargée de diriger le projet. Et l’Etape 7 : Présenter les arguments dont le résultat attendu a été développer des supports de communication et se préparer à présenter la requête.

Pour finir en beauté le jour3, les participants en deux Etapes 8 et 9 ont été formé sur le plan pour suivre l’avancement du plan de travail, la capacité d’affiner la stratégie, et documenter le succès ainsi que de savoir comment raconter l’histoire de plaidoyer, définir le prochain objectif SMART, et mesurer l’impact, le suivi attendu par la clarification des prochaines étapes à savoir : le partage à travers le réseau, les rôles et responsabilités, la coordination, partage de connaissances, l’appui a un plaidoyer et les résultats du sondage.

La cérémonie de clôture y relative a été marqué par le mot de remerciement du Directeur Exécutif de l’ACPED et de la remise des attestations de participation. Après ces 3 jours de travaux, le nouveau plan de plaidoyer AFP SMART de la COPSAREC est  désormais mise en place.

 

 

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ICIRD 2022 : 16. Conférence internationale sur les relations internationales et le développement 29-30 novembre 2022 à Bangkok, Thaïlande

Publié le 27 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

La Conférence internationale de recherche Buts et objectifs

La Conférence internationale de recherche est une organisation fédérée dédiée à rassembler un nombre important d'événements universitaires divers pour présentation dans le cadre du programme de la conférence . Les événements se dérouleront sur une période de temps pendant la conférence en fonction du nombre et de la durée des présentations. Avec sa haute qualité, il offre une valeur exceptionnelle pour les étudiants, les universitaires et les chercheurs de l'industrie.

La Conférence internationale sur les relations internationales et le développement vise à rassembler des scientifiques universitaires, des chercheurs et des universitaires de premier plan pour échanger et partager leurs expériences et leurs résultats de recherche sur tous les aspects des relations internationales et du développement. Il fournit également une plate-forme interdisciplinaire de premier plan aux chercheurs, praticiens et éducateurs pour présenter et discuter des innovations, tendances et préoccupations les plus récentes ainsi que des défis pratiques rencontrés et des solutions adoptées dans les domaines des relations internationales et du développement.

Appel à contributions

Les auteurs potentiels sont cordialement encouragés à contribuer et à aider à façonner la conférence en soumettant leurs résumés de recherche, leurs articles et leurs e-posters. En outre, des contributions de recherche de haute qualité décrivant des résultats originaux et non publiés de travaux conceptuels, constructifs, empiriques, expérimentaux ou théoriques dans tous les domaines des relations internationales et du développement sont cordialement invitées à être présentées à la conférence. La conférence sollicite des contributions de résumés, d'articles et d'affiches électroniques qui traitent des thèmes et des sujets de la conférence, y compris des figures, des tableaux et des références de nouveaux matériaux de recherche.

Lignes directrices pour les auteurs

Veuillez vous assurer que votre soumission respecte les directives strictes de la conférence pour l'acceptation des articles scientifiques. Versions téléchargeables de la liste de contrôle pour les articles en texte intégral et les résumés .

Veuillez vous référer aux directives de soumission d'articles , aux directives de soumission de résumés et aux informations sur l'auteur avant de soumettre votre article.

Actes de la conférence

Tous les articles soumis à la conférence seront évalués à l'aveugle par trois examinateurs compétents. Les actes de conférence évalués par des pairs sont indexés dans Open Science Index , Google Scholar , Semantic Scholar , Zenedo , OpenAIRE , BASE , WorldCAT , Sherpa/RoMEO et d'autres bases de données d'index. Indicateurs des facteurs d'impact .

Numéros spéciaux de revues

16. La Conférence internationale sur les relations internationales et le développement s'est associée au numéro spécial de la revue sur les relations internationales et le développement . Un certain nombre d'articles sélectionnés en texte intégral à fort impact seront également pris en compte pour les numéros spéciaux de la revue. Tous les articles soumis auront la possibilité d'être considérés pour ce numéro spécial de la revue. La sélection des articles sera effectuée lors du processus d'évaluation par les pairs ainsi qu'à l'étape de la présentation à la conférence. Les articles soumis ne doivent pas être examinés par une autre revue ou publication. La décision finale pour la sélection des articles sera prise sur la base des rapports d'examen par les pairs des rédacteurs invités et du rédacteur en chef conjointement. Les articles sélectionnés en texte intégral seront publiés en ligne gratuitement.

Opportunités pour les sponsors et exposants de la conférence

La conférence offre la possibilité de devenir sponsor ou exposant de la conférence. Pour participer en tant que sponsor ou exposant, veuillez télécharger et remplir le formulaire de demande de sponsoring de la conférence .

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L’histoire socioculturelle des Beembe du Congo aux XVIIIe et XXe siècles

Publié le 27 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Culture et Arts

 

Résumé 

Cet article consacré aux Bembe du Congo étudie leur civilisation dans son versant spirituel. Les productions de l’esprit, renferment l’ensemble des réalisations de l’esprit de la société beembe. Il s’agit de l’ensemble des traits culturels qui caractérisent un groupe ethnique bien organisé. Les caractéristiques spirituelles, éthiques et culturelles concourent à donner à la société beembe une unité culturelle qui fait du kibeembe une aire de famille entre ses membres et les différentes composantes sociales. La production des œuvres de l’esprit dans la société bembe relève d’un héritage ancien. Elle constitue pour cette communauté un moyen d’affirmation identitaire et de construction de sa vision du monde.

Mots-clés

Beembe, mikisi, danse, littérature, sculpture,

Abstract        

This article deals with the study of the Beembe civilization in its spiritual side. The spirit’s productions contain all the achievements of the mind of the beembe society. Thi’s is the set of the cultural trains that characterize a well-organized ethnic group. The spiritual, ethical and cultural characteristics help to give beembe society a cultural unity which makes kibeembe a family area between its members and the different social components. The production of works of the mind in the beembe society is part of an ancient heritage. It constitutes for this community a means of asserting its identity and constructing its vision of the world.

Keywords: Beembe, mikisi, dance, littérature, sculpture.

Introduction 

Dans cet article nous nous engageons d’analyser la face culturelle de la société beembe du XVIIIe au début du XXe siècle. Les productions de l’esprit qui constituent un des éléments de la culture autochtone traduisent ici l’ensemble du système des croyances religieuses, la littérature, la danse, l’architecture de la danse, l’art et tout ce qui formalise l’identité culturelle beembe.

Nous examinons donc dans cet article, les croyances religieuses et la nature du rapport que les Beembe avaient depuis les temps anciens avec le monde de l’au-delà.  Avec cela, l’expression culturelle de leur mode de vie par la danse, l’étude de la littérature, et des arts plastiques, à travers lesquels nous cernons la sensibilité et le regard que les Beembe d’autrefois jetaient sur le monde qui les entourait. L’enjeu poursuivi dans cette contribution est celui de comprendre cette société, depuis le XVIIIe siècle jusqu’à la date où elle devient une possession française le 11 juillet 19111.

Leurs migrations et leur implantation sur le plateau qui porte leur nom remontent à plusieurs siècles. KongodiaNtotila est, selon les traditions kongos de la vallée du Niari, leur foyer originel le territoire beembe enjambe la Bouenza (cours d’eau) et le Niari supérieur (fleuve). Il s’encastre, au nord de la Bouenza, dans le territoire des Laale (un groupe ethnolinguistique); tandis que sur la  rive droite du Niari, il confine au territoire des Kaamba et des Doondo (deux autres groupes ethnolinguistiques du complexe ethnique kongo). Adossé aux Teke et aux Yaka qui, au nord et à l’ouest, forme un arc de cercle au tour d'eux.

Le pays est fait d’une multitude de rivières, grandes, moyennes et petites, auxquelles le relief tourmenté du territoire impose un régime torrentueux,  de sorte qu’il n’en est pas qui soient navigables sur de longues distances. Deux fleuves de régime tumultueux se détachent de l’ensemble du territoire: la Bouenza et le Niari, qui ne sont navigables que sur des biefs très courts, les pécheurs seuls s’y risquent.

Ce travail a des plus amples ambitions, entre autres, restituer le contexte culturel  et spirituel de la société beembe sur une longue période, en inventoriant et en interrogeant son système de  croyances. Il entend faire une lecture critique de l’ensemble des productions de l’esprit composé des systèmes de croyances et de pensée. En s’appuyant sur un certain nombre de documents, il se propose de répondre à la question suivante : comment la production des œuvres de l’esprit participe-t-elle à la compréhension de la vision du monde des Beembe ? Pour répondre à cette interrogation et pour compléter la documentation écrite disponible, un travail de collecte de données orales auprès des gardiens de la culture beembe a été fait sur la base d’un questionnaire. Les personnes interrogées ont été sélectionnées selon leur âge, leur statut social, leur lieu de résidence et, surtout, la maîtrise des questions intéressant leur objet d’étude.

Ce travail comprend quatre points, subdivisé chacun en plusieurs sous-points. Le premier de ces points est intitulé les croyances religieuses, c’est une description en quatre sous-points. Le deuxième point qui traite de la danse, est une étude abordée en deux sous-points. Le troisième point de ce travail examine la littérature, c’est effet, un développement transcrit en cinq sous-points. Le quatrième point qui étudie l’art, est une description rapportée en trois sous-points.

  1. Les croyances religieuses

Les Beembe croient en l’existence de forces cachées, apparemment privées de conscience et que, par les rites qui accompagnent, ils se mettent à leur service. Ces croyances religieuses sont organisées de façon traditionnelle, sans dogme et hiérarchie. Mais l’on note souvent l’existence des initiés ou prêtresses (chez les Beembe, dans le mukisis, par exemple, c’est toujours une femme) qui entre en contact avec ces forces au pied desquelles ils déposent des suppliques de la communauté. Parmi les croyances religieuses localisées dans la société beembe l’on compte les mikisi, le nkondi, le mukomo, le leembe ou maleembe.

  1. 1. Les mikisi beembe

Comme leur voisin de la région, les Beembe pratiquent une religion qu’on dirait naturelle, c’est-à-dire qui ne vient pas d’une révélation. Ils tissent et organisent un lien avec des forces supra-naturelles, répandues dans les profondeurs des eaux, les anfractuosités des rochers et tous les autres endroits de leur environnement naturel composé des forêts, des vallées, des ravins, des arbres géants, qu’ils estiment peu ordinaires. Dominique Ngoïe-Ngalla14, impressionné par la vogue du culte que l’on rend à ces forces supra-naturelles cachées se demande si elles sont douées de conscience ou non.

Les mikisi que la prêtresse invoque sont, en réalité, une sorte de providence bienveillante. Ils sont perçus comme des pourvoyeurs d’un certain nombre de biens sociaux comme la santé, la chance, la paix, l’harmonie et la réussite dans tout ce que les hommes entreprennent. Ces forces supra-naturelles font d’elles l’objet d’un culte assorti d’une célébration liturgique appelée siku ou kingomo16. Il s’agit d’une cérémonie au cours de laquelle la prêtresse, manganga donne la représentation symbolique d’un combat par lequel elle s’efforce d’arracher symboliquement à la divinité les biens que l’assistance attend. Le rituel du mukisi est sans rapport avec la tension qui traverse une séance de divination dont l’assistance attend du sorcier qui officie des révélations sur les causes d’une maladie ou l’auteur d’un décès17.

Les femmes seules sont prêtresses des mikisi, peut-être parce que ces mikisi sont des entités féminines, ou peut-être parce que la femme est le symbole même de la sécurité matérielle et psychologique. Avec elle, on est rassuré que les mikisi qui sont les gardiens du terroir et de la société seront bien gardés.   Pour que le mukisi accède à la demande des fidèles, rien d’autre à faire qu’une exécution rigoureuse des rites par la prêtresse. Les fidèles croient en ces divinités. Ils en jugent par les transes dans lesquelles se trouve prise la prêtresse à un moment de la célébration. Jean Félix Yekoka et Serge Rufin Kaya Bilala  ont réalisé une typologie de nkisi dans une étude consacrée au culte  et à la guérison féminine à travers le mukisi :

La terminologie mikisi suggère un foisonnement de variantes du même terme, avec des significations très proches les unes les autres : mukisi (ancêtre divinisé) ; nkisi ntsi (divinité ou génies de la terre) ; mukisi (interdit lié à un mal soigné) ; nkisi (fétiche). Ce dernier a la valeur d’un remède consacré à un devin et revêtu de divers produits magiques.18

 

La description du mikisi renvoie à une multiplicité des cultes et des rites. Lors du culte rituel, la transe, mayembu,  pour l’assistance le signe évident que la prêtresse appris contact avec la divinité ; que les deux sont maintenant dans une autre dimension de l’existence. Ces mikisi sont donnés, par la communauté tout entière, pour les meilleurs gardiens de la société. Dominique Ngoïe-Ngalla écrit à ce propos :

Intéressés au plus haut point à l’homme, les mikisi ont chacun une sphère particulière d’intervention sur le corps humain. C’est pourquoi, il y a autant de maladies que de mikisi spécialisés, tous travaillent à la sauvegarde de l’homme physique, un petit nombre veillant à sa santé morale : ainsi, le maleembe, le nkondi, le mukomo, le nsemu19.

 

En effet, il existe un grand nombre de Mikisi, considérés au premier niveau de sens de la tradition comme des croyances aux esprits allochtones ; ils sont au deuxième niveau de sens, pris pour des maladies d’origine mikisi et au troisième niveau de sens, ces mikisi sont en quelque sorte considérés comme des petites médecines dans la société beembe. Nous en avons inventorié quelques-uns donnés pour les principaux:

  • Bunzi, est un mukisi qui traite les maladies du même nom appelées en français, les rhumatismes ;
  • Kiba, un autre mukisi supposé efficace pour traitement des pathologies relevant de la pédiatrie ;
  • Lari, est aussi un mukisi dédié au traitement des maladies des riens (maux de reins), nommé par les Beembe lari ;
  • Luungu, comme pour les autres mikisi, il est spécialisé dans le traitement des fractures et des entorses ;
  • Mbumba, est un mukisi que l’on invoque pour soigner les affections digestives ;
  • Mpitu, est un mukisi spécialisé dans les traitements des allergies de toutes sortes;
  • Mpori, un mukisi qui s’occupe de l’extraction des corps étrangers dans le corps humain : écharde, balle de plomb. C’est  donc un mukisi spécialisé dans la petite chirurgie ;
  • Munkomono, celui-ci est le mukisi qui traite le mal de nuque ;
  • Muteke, comme pour munkomono, le muteke est un mukisi qui soigne des maux de tête aigu et chroniques ;
  • Mutsaatsi, est un autre mukisi beembe dédié aux traitements des angines et des rhums ;
  • Niambi, il est invoqué pour soigner les céphalées.

Ces mikisi sont à la fois désignés pour des maladies des allochtones et une sorte de médecine  dont le système se base s’appuie sur des croyances religieuses et sur des pratiques médicinales traditionnelles expérimentées dans cette société, mais prises pour des révélations. Aux mikisi proprement dit, s’ajoutent les systèmes des croyances relevant des sociétés ésotériques comme le nkondi, le mukomo et le leembe ou maleembe.

  1. 2. Le Nkondi

Arme dissuasive, le nkondi est représenté chez les Beembe sous la forme d’une inquiétante statuette bandée d’épingles, de clous, de lames qui matérialisent la volonté de vengeance du fidèle qui l’invoque à la suite d’un grave préjudice subi. Dans l’imaginaire collectif des Beembe, il fait partie des forces supra-naturelles les plus féroces. Le nkondi est une idole, considérée comme une divinité qu’on invoque puisqu’aux croyances autochtones, il peut tout pour la défense des intérêts des hommes. Il est en même temps une réponse aux besoins des hommes, pendant les périodes de crise. Il est une force défensive et protectrice, pour ceux qui l’invoquent, en temps de guerre. Le nkondi est un esprit violent dont le pouvoir destructeur est une arme dissuasive contre les voleurs et les sorciers. Cela suffit pour maintenir la société dans une  paix relative. Il existait deux types de nkondi : le premier était considéré comme une arme dissuasive,  le second était un fétiche à valeur d’un remède consacré par un devin (nganga) et revêtu de divers produits magiques qui donnait à la sculpture une allure inquiétante. Le nkondi est un élément du patrimoine culturel kongo, les Beembe comme les autres groupes dits kongo en sont les descendants et héritiers de ce patrimoine.

  1. 3. Le Mukomo

Le Mukomo figure en bonne place dans les croyances beembe. Il serait un autre moyen pour ramener l’ordre dans la société perturbée. Le mukomo assure la protection du village contre les mauvais esprits et les attaques maléfiques des hommes mal intentionnés ou des sorciers. Et lorsqu’on est poursuivi en justice, il  n’y a rien de mieux à faire, pour sortir blanchi, que de se placer sous la protection du mukomo. Le tout se présente sous la forme d’un ensemble de préparation à partir de diverses plantes qu’un devin place dans une poterie qu’on enfuit ensuite sous terre et qu’on exhume, en cas de danger menaçant un individu, ou un groupe d’individus.

Le mukomo semble une vieille institution magico religieuse, peut-être apparue au temps des violences de la traite négrière, qui déchaînèrent à grande échelle des activités de croyances sorcellaires et de sorcellerie. Invoqué dans les circonstances de grave crise et d’insécurité sociale, avait pour objectif de maintenir la cohésion au sein de la société ébranlée dans ses fondements par des idéologies et des pratiques qui bouleversent la coutume et les usages. Le mukomo qui généralement assure la protection de l’individu ou du groupe (lignage) contre des poursuites judiciaires ou les mauvaises intentions d’un tiers, est aussi pour ceux qui partent à la guerre, une sûre protection contre l’ennemi. On croyait même qu’il avait le pouvoir de rendre invisible, et même invulnérable, en situation de guerre. Comme les autres pratiques : le nkondi, le maleembe et les mikisi, le mukomo dut se terrer et fonctionner en clandestinité pendant la période coloniale et missionnaire, parce que considéré par les missionnaires comme une pratique obscure et diabolique.

  1. 4. Le leembe ou maleembe

Tout autre est le maleembe. Par la poursuite de la paix qui est son objectif principal, le maleembe n’a rien de la violence du nkondi décrit ci-dessus. Il est tout de douceur et sert à rétablir les équilibres psychologiques perturbés, non par des moyens violents, comme le nkondi, mais par les moyens pacifiques de la persuasion. C’est pourquoi cette société ésotérique porte le nom de maleembe dont le  large champ sémantique est dominé par la notion de douceur et de paix.

Le maleembe est une société ésotérique fermée, n’y accèdent que des sujets disposant de gros moyens de paiement, de sorte que les droits d’écolages sont élevés. Selon nos informateurs, les adeptes du maleembe mènent une existence austère et disciplinée. Ils ne perdent jamais de vue que le but de leur existence est la construction de la paix à l’intérieur de soi et autour de soi. Leur influence sociale est considérable. Le maleembe a généralement servi de fondement éthique au chef de village dont l’ensemble des villageois placés sous son contrôle attendaient un comportement exemplaire dans la gestion des affaires du village.

 

  1. La danse : typologie et architecture

Ces croyances et ces pratiques dont beaucoup sont terrifiantes, auraient pu faire des Beembe, des gens tristes. Il n’en est rien. Les Beembe sont un peuple exubérant, qui danse et chante beaucoup. Pour se divertir d’une existence rude et laborieuse, ils organisent en permanence des fêtes. La plus caractéristique du groupe est la fête des mikila.

2. 1. La typologie de la danse

Les Beembe ont connu plusieurs types de danses parmi lesquelles figurent : le balka, comme l’indique le terme français qui signifie se tourner ou se retourner, c’est un verbe d’origine koongo, qui veut dire baluka ou kubaluka. Il renvoie à une danse très acrobatique accompagnée des instruments telsque la guitare, ngonfi, les maracas, kisansi ou encore d’un instrument à lamelles au son très réduit, kinditi. Il y a le mumtuta ,du kikoongo tuta signifie singulièrement damer les pieds, il est exubérant comme le kiyani, à la différence que les seuls instruments utilisés en muntuta sont les maracas (mansakala) que les vedettes roulent autour de la taille, des épaules et des pieds. Cette danse fait figure d’exception, elle marque de son empreinte les différentes fêtes populaires beembe.

Ensuite, le kidilu, thrènes exprime un autre aspect ou type pratiqué chez les femmes beembe.

Le Mumpapa  quant à lui est une danse sacrée beembe, enveloppée de mystère. C’est une danse exécutée à l’occasion des cérémonies cultuelles du nganga mumpa (devin chargé de délivrer ou de soigner un malade).

Le Tsiwa par contre est une danse réservée aux grands hommes (les notables). Il est doté d’une tendresse qui légalise sa fonction d’être une danse réservée à la catégorie de la noblesse beembe. Les danseurs manifestent de la souplesse. Dans l’exécution de la chorégraphie de la danse, les nobles se passent les coudes, manzeke.

Dans cette société, le jour des fêtes, chaque habitant du village apporte des mets qu’on rassemble au mbongi et qu’on consomme en groupe. Les récolteurs de vin de palme, de leur côté, apportent toute leur production du jour. On fait bombance au milieu d’une danse endiablée, le célèbre kiyangi Après le repas du soir, chacun rentre chez soi avec, dans la tête, le rappel du chef de village à la solidarité et à la paix dans le village. Les chants célèbrent les travaux et  les jougs, les peines des hommes et des femmes, l’amour et la mort. Les jeunes filles et les jeunes femmes célèbrent volontiers l’élu de leurs cœurs dans des mélopées émouvantes.

  1. 2. L’architecture du rythme de la danse

La danse, makinu chez les Beembe est un autre genre littéraire, elle comprend un certain nombre de catégories réparties en fonction des objectifs poursuivis. Il peut s’agir des sujets de réjouissance, des rituels religieux et des rites funéraires. Il existe donc un certain nombre de styles et des danses : baal’ka, kiyangi, mututa ou soko, kinfuete, ngomo na mukonsi. Ces danses sont dominées par le kiyangi qui est une danse de réjouissance à la chorégraphie impressionnante qui place rangée des femmes et rangée d’hommes face à face.

De ces deux rangées d’hommes et des femmes, quelques hommes et quelques femmes se détachent à un moment. Ils forment des couples au milieu de la scène, s’en lacent puis se séparent pour rejoindre chacun sa rangée sous le crépitement endiablé du tam-tam et du tambour à fente. Le rythme des danses rituelles : religieuses ou funéraires se développent dans des mouvements amples et propices à la méditation. Dans tous les cas, la chorégraphie  et le rite qui en est le support sont réglés avec beaucoup de rigueur.

  1. La littérature

Dans le prolongement de la musique, la littérature, de bout à bout orales, les lettres sont constituées de contes, légendes, proverbes et mythes, dont certains sont répertoriés surtout l’aire culturelle koongo et même au-delà. Les Beembe se servent du contenu de la littérature enseigner pour moraliser et éduquer la société toute entière. Elle est riche par son contenu.

3. 1. Les contes et les légendes

Les contes et les légendes sont, généralement, des récits moralisateurs qui mettent en scène des animaux avec leurs mœurs. Du comportement de ces animaux mis en scène, les contes et les légendes beembe tirent des leçons pédagogiques pour l’éducation de la jeunesse. Ils essayent de transmettre aux jeunes les valeurs de la vie, et ont une fonction bien importante dans l’évolution psychologique en société. Ils permettent aussi à aider les jeunes à dépasser leurs  phobies et à leurs expliquer de façon très simple les choses de la vie.

Les contes et les légendes forment un corpus impressionnant dont il serait un jour intéressant d’analyser le contenu. Ils sont,  tout bruissant de la relation de l’homme à son environnement naturel et social, ou aux premiers occupants de cet environnement. Voici un conte recueilli et traduit par Dominique Ngoïe-Ngalla :

Le margouillat s’en fut un jour trouver son compère le chien. Il lui dit : heureux individu que tu es, toi qui chasses et peux manger à satiété de la viande. Le chien lui répondit : viens donc avec moi, mon cher, et vois. Ils allèrent à la chasse. Grosses prises. Au margouillat  monté dans un arbre, rien n’échappait, il voyait tout : la prouesse, le courage intrépide du chien, la ruse des hommes. Le soir, on regagna le village. Il y eut fête chez les chasseurs. Le chien, fidèle compagnon de l’homme, dit au margouillat : attends, reste où tu es ; je vais prendre ma part, mais surtout, sois attentif ; tu vas voir le beau morceau qui sera ! Le chien s’approcha respectueusement de son maître vénéré. L’homme lui rappelant qu’il n’était qu’un diable de chien, l’écarta vigoureusement et de sa sauce et de sa viande. Dans son coin où, connaissant les mœurs vulgaires de la race égoïste des hommes, l’animal rudoyé s’était résigné à attendre, le maître lui jeta, dans un élan de fausse sympathie, un os. Le margouillat fort troublé par la scène, écœuré des mœurs des hommes, abandonna à son sort son pitoyable   ami, et s’enfuit loin de leurs demeures. Depuis ce jour, il ne demanda plus de viande au chien, et se résigna à vivre de ses insectes29.

Dans ce conte émouvant, la leçon porte sur la générosité, une disposition de l’homme cultivé qui consiste à donner sans calcul, davantage lorsqu’il s’agit des proches et des  familiers, hommes ou animaux. Et le chien n’est-il pas le compagnon le plus fidèle de l’homme ? En tout cas, il avait fallu cette journée de chasse pour que le margouillat prenne conscience que, finalement, son sort n’était pas si malheureux que celui du chien. Plus loin, la leçon porte sur le devoir d’amitié. Le rapport d’amitié  oblige ceux qui y sont engagés à se rendre disponibles les uns à l’égard des autres. L’amitié est considérée chez les Beembe comme étant le souci permanent de l’autre. En effet, les Beembe ne vivent pas sans but, ils forment une société organisée, dans laquelle l’instruction et la formation des jeunes est le souci permanent au centre de leur société. Les relations entre individus liés  d’amitiés sont des rapports privilégiés, accompagnés de dignité, de respect des principes, des normes et des principes sociaux et juridiques qui forment l’humanisme beembe.

3. 2. Les mythes

Avec les contes et les légendes, les mythes font aussi partie de l’ensemble du corpus de la littérature beembe. Les mythes cosmogoniques racontent l’origine du monde. Ils disent comment les éléments constitutifs de l’univers s’étaient mis en place,  et le rôle de chacun d’eux. Voici un mythe cosmogonique recueilli et traduit par Dominique Ngoïe-Ngalla:

Nge-Turi ; Nzau-Turi, Bateru-Ba-Tatu (les trois-chasseurs) sont les héros d’un mythe cosmogonique. Interpelé par Dieu qui avait assigné à chaque créature sa place et son rôle dans l’univers, Ba-teru-Ba-Tatu, Gouverneur du mwanga (2e fraction de la saison des pluies) et du Ndolo (3e et dernière fraction de la saison des pluies) dit : je suis le grand éclaireur qui annonce les grands moments du cycle. C’est bien, dit Dieu. Puis, s’adressant à Nzau-Tur : Et toi ; lui demande Dieu, que sais-tu faire ? Je suis, expliqua Nzau-Tur, le seigneur de tout le cycle pluvial, puisque je le tiens en ses deux bouts : je parais, et viennent les pluies, je disparais, et plus de pluies (mi-octobre). Se tournant, enfin, vers Nge-Tur : Et toi, dit Dieu, que te reste-t-il àfaire, puisque, aussi bien, tes camarades occupent tous les postes ? C’est vrai, reconnut Nge-Tur, espiègle ; je suis presque au chômage. Mais il reste, vous vous en êtes sans doute rendu compte, une saison, la saison sèche ; elle est mon affaire ; c’est à moi qu’incombe le devoir d’en gérer le déroulement. Je me mets en poste tous les jours de ma saison, à la tombée de la nuit, bras en croix. Mais, reprit Dieu, comment saurai-je que c’est toi ? Jette, répondit l’astre, un coup d’œil, le soir, à partir de l’heure que je t’ai indiquée. Entre Bater-Ba-Tat et les Minkun-Nguba (les planteurs d’arachides) il n’y a personne d’autre que moi30.

Ce mythe cosmogonique a toutes les qualités du conte : l’imagination, la sensibilité mesurée, la netteté limpide d’une composition sobre du texte, la grâce légère. C’est que le mythe, cosmogonique ou non, est avant tout destiné à la formation de la sensibilité, autre forme de l’intelligence. Sagesse tout à fait terre à terre, sans autre ambition que d’orienter la conduite des hommes en société chaque jour qui passe. Les Beembe comme tous les descendants du grand groupe ethnolinguistique koongo, utilisent le mythe pour interpréter l’ensemble des phénomènes cosmiques et sociaux fondateurs de leur environnement. Le mythe explique et interprète les pratiques sociales fondatrices des valeurs fondamentales de la communauté. Il sert aussi à raconter leur passé glorieux et élogieux des Beembe. Le mythe tient une place socioculturelle privilégiée, il est  un vecteur de savoir, de sagesse, de tradition  de génération en génération. A côté des mythes servant à l’éducation de la jeunesse, les Beembe se servent aussi des proverbes qui constituent une gamme variée de la sagesse populaire dans leur société. 

3. 3. Les proverbes beembe

Les proverbes, mankuma sont entre autre, des formes de littérature dans lesquels les Beembe développent, dans un style généralement lapidaire, une pensée inspirée de l’observation du milieu et des hommes en société. Les proverbes, de style court et serré, on dirait des aphorismes, énoncent, en peu de mots, une vérité, mais une vérité d’ordre général. Leur rôle est pédagogique et didactique. Pour Dominique Ngoïe-Ngalla :

 

Ce qui frappe dans le proverbe c’est sa structure sémantique : le proverbe, fait un constat et dégage une norme. Mais pour instruire, le proverbe utilise des procédés pédagogiques qui tiennent en constant éveil l’attention. Il joue ainsi de l’analyse, de la métaphore et la métonymie.[1] 

 

En effet, les proverbes sont bâtis sur des figures de rhétorique à caractère idiomatique.  Du grand et inépuisant répertoire des proverbes beembe, nous en avons puisé cinq à titre d’exemple :

  • Mu ku kokomo mu teke benge, ba na ki wu kwata : Avant de te pencher sur un précipite (ravin), prends soin de t’aménager un point d’ancrage. Ce proverbe donne un conseil à toute personne qui se lance dans une entreprise risquée. Elle doit avoir la prudence d’assurer ses arrières.
  • Nuni yi vulula kipepe, lutiri dzanza : L’oiseau qui ne règle pas son vol, outrepasse bientôt son nid. Dans ce proverbe, il est question de l’échec de ceux qui, comme parfois l’oiseau, ne savent pas disposer rationnellement de leurs avantages.
  • Mutwilu ngulu wa lunda yaka : Qui élève des porcs fait des réserves de manioc.

Situé dans la même logique que les deux premiers, ce proverbe s’applique à tous ceux qui sont engagés dans l’élevage des porcs. Il révèle la nécessité, pour eux, de disposer d’une grande réserve de manioc, base de l’alimentation du porc. Il pose aussi la question de la relation de cause à effet, de rapport logique entre certaines situations. Il invite à la planification, à la prévoyance, à la prudence. 

  • Koso mba mu kidu, ka dzi tsiamuka : Tes noix de palme dans le mortier, dispose-les, comme il faut, de peur de les perdre dans la dispersion.

Ce proverbe invite toute personne engagée dans une affaire difficile à rester sur ses gardes, à éviter la dispersion toujours préjudiciable, et la démesure qui conduit à l’échec.

  • Mbesi yi vulula ku twa yi dii mfumu : Une lame de couteau tranchante plus qu’il ne faut, fait bientôt le malheur de son propriétaire (en le blessant). La leçon pédagogique a tiré dans ce proverbe est que celui-ci  part d’une situation humaine concrète pour s’élever à des considérations d’ordre général. Il appelle l’attention sur l’intérêt du respect de la mesure. La démesure entraînant, soit le ridicule et des dommages, physiques ou moraux, soit le ridicule et la désapprobation.

3. 4. Les devises

Dans la littérature beembe figurent aussi, en bonne place, les devises claniques. Celles-ci sont données dans une langue vigoureuse, brillante et imagée. En elles figurent des aspirations du groupe, son éthique dans la conduite et le comportement des humains en société. Chaque clan a sa divise. Dominique Ngoïe-Ngalla a écrit à ce propos que :   

Chaque kifumba, clan a, [en effet], sa devise. La devise fait le portrait moral du clan, définit les grandes lignes de son idéal. Chaque membre s’impose de le poursuivre. Aussi, tous les membres du clan se doivent-ils d’apprendre cette devise par cœur. S’efforcer d’en incarner les valeurs est une exigence.[2]

C’est la devise qui fait l’identité d’un groupe et son rappel. Voici quelques devises claniques inventoriées chez les Beembe et traduites par Dominique Ngoïe-Ngalla[3] et Georges Dupré[4]. La devise du clan basuundi : Musuundi wa mukakalata ngombo, wa laala ha yulu ntanga ma ta ; ka simbika dia bundzonzi, ka simbika dia buteru. La traduction faite par nos deux auteurs cités ci-dessus, nous donne : « Le seigneur suundi, revêtu de bravoure et de vaillance, il est couché sur un faisceau d’armes ; qu’il se lève, tel le tonnerre, il gronde ; qu’il se lève, c’est pour briller dans l’éloquence judiciaire ; et à la chasse, nul n’est adroit comme lui ».

Pour tous les descendants du clan suundi, les Suundi sont des seigneurs, des princes libres dotés d’une notoriété et d’une fierté d’appartenir à un clan dont ils ont la conscience de sa puissance et la place qu’il occupe au sein même du kibeembe. Tous les membres du clan  sont obligés d’apprendre par cœur la devise du clan. La devise des Suundi vente à la fois la bravoure de ce groupe clanique, leur vaillance ou leur courage, leur éloquence dans le domaine judiciaire.

La divise du clan mimbuundi : Me ngondo, yi yinga matutu ku kimbundi ; me ngundu ki wulu, mososo ku kaba mu mampiri ; me mampa ma kidikidi, ku ma kwe kubakpe. La traduction de celle-ci donne : « Je suis la nouvelle lune qui dissipe les nuages dans le ciel du kimbundi, je suis le champ du prodigue, pas de mesure à l’heure de la moisson. Et je suis l’étendue d’eau étalée qui ne sait vers où se diriger ». Ici aussi, les Mimbuundi comme les Basuundi, clament leur dignité, à partir de leur devise, la notoriété et l’étendue de leur renommée dans tout le pays beembe. Ils sont comparés une étendue d’eau dont la vue s’étale jusqu’à l‘infini.  Ils ventent en même temps la richesse du clan en homme comme en biens.

La devise du clan mibuunda : Munwani, ku nwanana kia ndemene, kia ngani ku nwananape. Ngomo luboto, ku kwanga, mpaka ku ba sokolo. Elle nous donne la traduction suivante : « Je suis l’intrépide armé de vaillance qui se bat pour la défense de son bien ; aucune convoitise pour celui du voisin. Et je suis le tam-tam taillé dans du bois de fer. On peut l’abattre, le problème est de l’évider » ! Peuple réputé et redoutable à la guerre, on les croirait si puissants et invincibles face aux adversaires. Les Mimbuunda utilisent la devise dans le domaine de la justice. Si un membre est accusé en justice, incapable de répondre à une question, il fait recours à la devise du clan pour s’identifier et pour se défendre,

La devise du clan mimfiku : Betu mimfiku na swasa betu sange malu mapa ma kuteke bakietu kusangape kusanga mfiku na nswasa. Traduit de la manière suivante : « Nous les Mimfiku (le vin de la veille) et le vin du jour, nous les mélangeons. Mais le vin et l’eau que vont chercher les femmes, nous ne les mélangeons pas. Nous mélangeons le vin de la veille et le vin du jour ».

Généralement, chaque devise dicte et règlemente la conduite des membres du clan. Ceux-ci ont l’obligation d’apprendre, de mémoriser et de connaître la devise de leur clan pour une éventuelle identification au sein de la société. C’est dans cette perspective même que s’inscrivent ces propos :

Dans les clans, pas de signes matériels tenant lieu de blason. Seulement une devise exprimant la règle de vie et de conduite du clan. D’abord, déclinaison de l’identité de l’individu, par rapport au groupe cognatique dont il relève, la devise est aussi un rappel des engagements pris par lui.[5]  

Par rapport au style, la devise chez les Beembe est un texte à tournure poétique, facile, de la sorte, à mémoriser par les membres du clan. Toutes les devises ne se ressemblent pas, n’atteignent pas le même niveau formel, dans l’expression du beau. Certaines ont davantage d’éclat et de panache que d’autres. Malgré la dispersion des clans sur l’ensemble du territoire du Kibeembe, la devise du clan reste partout la même. Elle fédère, au-delà de l’espace, la conscience des membres du clan dispersé. Dominique Ngoïe-Ngalla a écrit à ce propos :

L’appartenance à un même clan fixe à égalité les droits et devoirs de tous ses membres, grands et petits, hommes et femmes. Et peu importe alors qu’on vienne de chez les Bayari, de chez les Beembe dits de la forêt, de chez les Minkeenge qui jouissent auprès des Beembe de Mouyondzi de si peu de considération. On peut être Beembe d’ici ou d’ailleurs, riche ou pauvre, appartenant à un sous-ensemble jouissant d’une grande reconnaissance sociale, ou obscure. Ce sont là des contingences historiques ou sociologiques qui ne comptent pas. L’essentiel, c’est l’appartenance à un lignage et à un clan beembe. Et peu importante la  région du kinbeembe à laquelle vous appartenez [6]

Lorsqu’un membre d’un clan quelconque se retrouve éloigné du territoire du groupe, quel que soit le groupe de son appartenance, qu’il soit : Bayari ou Minkeenge, Beembe dits de la forêt ou de la savane, il a la chance de rencontrer un membre de son clan. Il se sent donc chez lui, libre et égaux en droit avec les propriétaires des lieux. A cette occasion, la considération des origines d’un membre d’un clan  beembe, d’un lieu à un autre, qu’il soit riche ou pauvre, petit ou grand, ne  compte pas, ce qui compte vraiment, c’est l’appartenance à un lignage et à un clan beembe.  

3. 5. Les thrènes ou pleurs, bidilu

.Après la danse, les thrènes, un genre majeur l’éloge du mort. De composition toujours rigoureuse, le texte du thrène est poignant. Les thrènes (bidilu au pluriel, kidilu au singulier) sont un autre aspect, un autre genre littéraire pratiqué dans l’univers culturel beembe. Les Beembe gardent un principe dans leur société, que tout le monde respecte. Il demeure une tradition dans cette société sous forme d’une tontine38 qui consiste à pleurer le parent de la voisine qui est venu pleurer le vôtre.

Le kidilu, lamentation funèbre, se distingue des autres pleurs par son caractère social qui en fait une spécialité de la culture beembe. Il est inséparable de la mort autour de laquelle il s’organise et qui le définit. Le kidilu commence avec le décès d’un proche et se termine, pour les sympathisants, avec les obsèques. Il est une activité exclusivement féminine. On attend des hommes qu’il s’organisent et encadrent les funérailles, que les Beembe veulent un moment exceptionnel d’effusion émotionnelle. Les thrènes chez les Beembe sont :

Evocation fleurie de la vie du mort. La langue est travaillée. Composition musicale à forte charge émotionnelle, le thrène est ordonné à intégrer le travail de deuil (processus psychique par lequel le sujet parvient progressivement à se détacher d’un être cher décédé). Il vaut par le tour éminemment poétique du texte et la grâce de la ligne mélodique39.

Mais les Beembe ne se contentent pas seulement de regretter et de pleurer leurs morts. Ils travaillent aussi dans la production des œuvres de l’esprit.

  1. L’art beembe

Les Beembe sont un ensemble social doué pour la poésie chantée. De cette sensibilité poétique des Beembe et leurs dispositions pour l’expression sensible des mots, des représentations visuelles et matérielles, on retrouve aussi dans les arts plastiques : la sculpture, les scarifications, la décoration des poteries et dans l’architecture du rythme de la chanson.

4.1. La sculpture

D’abord, activité artisanale, la sculpture beembe avait fini par s’épanouir en œuvre d’art. Et c’est à juste titre que des pièces de la sculpture beembe trônent dans les plus grands musées du monde, à côté de la sculpture pendé, tsokoué, yaaka, de la République démocratique du Congo. Au Congo, cette sculpture beembe rivalise avec la sculpture teke, punu et kota. Les personnages sculptés adoptent généralement des attitudes hiératiques, mais on trouve des pièces où l’élan et le mouvement sont visibles. Les personnages masculins sont typiques. Ils sont coiffés de ce casque grec qui leur donne cette allure martiale. Cette sensibilité poétique caresse les doigts de la potière qui cisèle le scrolles de gargoulette mayuku. Les Beembe sont donc un peuple d’artistes.

On doit pour tant dire que le souci esthétique fut tardif. Les statuettes qu’ils façonnent ou qu’ils fabriquent, sont avant tout, des habitacles des esprits des ancêtres. La fabrication des statuettes est donc une activité pragmatique et utilitaire dans cette société. Les Beembe furent pour la production des sculptures, un peuple d’artisans et plus tard d’artistes ou tout cela à la fois. Le grand nombre d’ateliers de sculpture que nous avons recensés est bien la preuve du dynamisme des Beembe dans ce secteur d’activités.

 

Carten°1 : La répartition des ateliers de sculpture

 

Sur cette carte sont inventoriés les villages dans lesquels l’activité des artistes ou des sculpteurs est parvenue jusqu’à nous, au moins dans la sculpture (des ustensiles de ménage comme) : la pétrie, le mortier, le pilon, la cuillère en bois ; les instruments de musique comme le ngonfi (guitare), le ngomo (tam-tam), le mukonsi (tam-tam à fonte), etc.40 Parmi les villages qui ont conservé des ateliers de sculpture, il y a Ntembélé, Nvouarou, Ndoungou, Kinkoula, Mpengui, etc.

4.2.Les scarifications

Pour dire leurs soucis du beau, de ce qui plait, les Beembe sculptent des statuettes, ornent de motifs décoratifs, leur production céramique, mais peignent aussi. Faute d’avoir inventé la toile, le corps devient le support de cette peinture41. L’abdomen est la partie du corps qui sert de support à cette peinture. Il s’agit, chez la femme beembe, des scarifications en forme de clous sur deux rangées parallèles tracées de haut en bas de chaque côté de l’abdomen. L’abdomen de l’homme aussi porte parfois des scarifications en relief, qui sont généralement des représentations d’animaux : caïmans, crocodiles, scorpions. Ces animaux sont chez les individus qui les portent, autant de symboles de leur force, à moins qu’ils ne fassent référence à leurs doubles totémiques (bibandi).

4.3. La décoration des poteries

Les Beembe utilisent comme support de leur représentation du réel, la surface des poteries à défauts de toile. Ils ornent des motifs décoratifs la surface de leur production céramique le colle particulièrement. La matière utilisée est les misoni, petites pierres des rivières moulues pour en obtenir une patte qui est mélangée à de l’huile de palme chauffé, nécessaire pour faire briller la surface décorée42. La surface des céramiques est a ainsi frappée des motifs géométriques ou des entrelacs de lignes : carré, cercle, croix renversée, traits parallèles  plus rarement des représentations d’animaux.

Conclusion 

L’ensemble de ces productions de l’esprit de la société beembe sont les traits culturels qui caractérisent ici un groupe ethnique bien structuré et organisé. Les caractéristiques sociales, éthiques, culturelles et celles liées aux croyances religieuses, concourent à donner à la société beembe une unité et comme un air de famille entre ses membres et ses différentes composantes sociales. Nous sommes là en face d’une communauté linguistique et culturelle qui, lorsque la colonisation française tombe sur elle à la fin du XIXe siècle, la trouve dans ses manifestations culturelles essentielles. Celle-ci a commencé à exister depuis les temps anciens, voir avant le débarquement portugais sur les côtes congolaises à la fin du XVe siècle, période au cours de laquelle le Kibembe se construit comme société à part entière, la faute de  Nimi Lukeni, il régnait le chaos et le désordre, s’il l’on croit la tradition orale qui circule encore aujourd’hui.

La société a certes, évolué, et été passée par des phases de mutations et de changements mais, pour l’essentiel, elle est restée stable dans les aspects spirituels. L’essentiel, c’est-à-dire l’ensemble des représentations du monde dont les Beembe tirent l’élaboration des codes sociaux et des grandes lignes de la logique de transformation de leur environnement.

Sources et références bibliographies

Sources orales

Nomsetprénoms

Fonction

Lieu et date de l’entretien

1

KAYA DIAMBOU

Chef de clan Minzobo

Nkayile11 juillet 2016

2

KAYA François

Danseur traditionnel

Pointe-Noire le 22 octobre 2017

3

KIKOUAMBI Pascal

Juge traditionnel

Loutété le 13 septembre 2017

4

KIYISSI Bernard

Chez de terre

Moutele le 15 août 2017

5

MABIALA Grégoire

Chef de village

Ntembele le 5 mai 2018

 

MABIKA Jérémie

Président des Sages

Mboumbou 2 le 9 juillet 2016

6

MAMPEMBE Véronique

Prêtresse du mukisi

Moutele le 15 août 2017

7

MBEROU Albert

Paysan

Ngamba (Yamba) le 7 août 2018

8

MFOULOU Catherine

Prêtresse du mukisi

Pointe-Noire le 23 octobre 2017

9

MOUTOULA Thérèse

Nganga (Devin)

Mfila, le 12 juillet 2018

 
Références bibliographies

BALANDIER Georges, 1955, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, Paris, PUF, Bibliothèque de la sociologie contemporaine, 510 p.

BALNDIER Georges, 1965, La vie quotidienne au royaume kongo du XVIe au XVIIIe siècle, Paris, HACHETTE, 286 p.

BIDOUNGA Olivier, 2015, « Bisnsamu, contes et comptines kongo », Dans l’Autre, 2015/3 (vol 16), pp. 3352-360.

BOUQUET Armand, 1969, Féticheurs et médecines traditionnelles du Congo (Brazzaville), Paris, ORSTOM, 305 p.

DUPRE Georges, 1985, Les naissances d’une société chez les Beembe du Congo : Espace et Historicité. Paris, ORSTOM, 418 p. 

HAGENBUCHER-SACRIPANTI Fank, Santé et rédemption par les génies, Paris, ORSTOM, 305 p.    

ITOUA Joseph, 2011, Otwere et justice traditionnelle chez les Mbosi (Congo-Brazzaville), L’Harmattan, 25 p.

KALA NGOMA Benjamin, 1990, Les Beembe (Congo) XVIIIe–XIXe siècle : Esquisse des dynamiques d’intégration, de différenciation et d’individualisation d’une société lignagère. Paris I, Sorbonne, Thèse de doctorat du 3e cycle, 473 p.

KALA NGOMA Benjamin, 2008, Le kidilu Beembe : XVIIIe-XXe- siècle une sociabilité féminine intégratrice de premier plan. Nkayi, 38 p. (Inédit)

KAYA BILALA Serge Rufin, 2017, La société beembe a la veille de l’installation coloniale française au Congo du XVIIIe au début du XXe siècle, thèse unique de doctorat, Flash, UMNG, Brazzaville, 338 p.

KAYA BILALA Serge Rufin, 2019, « La sculpture kongo à l’époque l’apogée du royaume (XVe-XVIIe siècles) », Pour une renaissance du Royaume Kongo, Actes du Colloque scientifique international « Vie et existence au royaume Kongo », Douala, Editions Cheikh Anta Diop, p. 315-326.

KAYA BILALA Serge Rufin, 2019, « La civilisation matérielle de la communauté beembe du Congo du XVIIIe au début du XXe siècle », Les Cahiers de l’IGRAC, n°16, vol 1, juin 2019, p. 53-81.

KAYA BILALA Serge Rufin, 2021, « L’histoire des sociétés et des peuples du Congo précolonial dans les travaux de Dominique Ngoïe-Ngalla », Les Cahiers de l’IGRAC, n°19, juin 2021, p. 98-118.

NGOÏE NGALLA Dominique, 1988 : « Les Koongo de la vallée du Niari. Mentalités sensibilités et comportements », La Semaine Africaine, Brazzaville-Congo, n°1882, p. 6-7.

NGOÏE-NGALLA Dominique, 1979, Aspect de la littérature Ko : Ngo, Brazzaville, Edition CELMAA, Congo, 21 p.

NGOÏE-NGALLA Dominique, 2011, Les lignes de forces des populations de Mouyondzi : Teke-laale et Beembe. Paris, Bajag-Méri, p. 86.

N’TARY KOUKA  Asta Rose, 1994, Le mythe chez les koongo, thèse de doctorat  du 3ème  cycle, Paris, Sorbonne, 743 p.

PEPPER Herbert, 1954, « Essai de définition d’une grammaire musicale noire d’après des notations empruntées à inventaire Babembe », Problèmes d’Afrique Centrale, Bruxelles, 4e trimestre  7e année, n°26, pp. 289-298. 

SODERBERG Bertille, 1975, « Les Figures d’ancêtre chez les Babeembe ». Arts d’Afrique Noire. Villiers Lebel, n°13, pp. 14-32.

STRENSTRÖM Oscar, 1999, Proverbes des bakongo, UPPSALA et Kimpese, 286 p.

TOMBA DIOGO Amevi Christie Cerena, 2015, Etude d’un genre de la littérature orale : la devise (kkûmù) chez les Punu du Gabon, thèse de doctorat, Université Sorbonne Paris, 247 p.

YEKOKA Jean  Félix et KAYA BILALA Serge Rufin, 2020, « Le mukisi en pays Kongo de la vallée du Niari (République du Congo) : du culte à la guérison féminine des corps malades du XVIIIe au XXe siècle », in Ethnomédecine et Ethnopsychiatrie en Afrique : enjeux et perspectives, Actes du colloque international pluridisciplinaire du 07 au 08 novembre 2019, Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo-Côte d’Ivoire, Editions SYDO, p. 239-259.

Par Serge Rufin KAYA BILALA, Parcours type histoire, FLASH, Université Marien Ngouabi

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Guerre en Ukraine : « Poutine emploie la stratégie du chaos »

Publié le 26 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Alors que les Ukrainiens sont à l’initiative dans la région de Kherson, les Russes continuent de cibler des infrastructures énergétiques. Analyse de la situation avec Peer de Jong, spécialiste des ESSD (Entreprises de services de sécurité et de défense) et ancien colonel des troupes de marine.

L’évacuation des civils de la ville de Kherson montre-t-elle que la bataille est proche ?

Elle va s’engager. Les premières unités ukrainiennes sont déjà dans les faubourgs de la ville. Quant aux Russes, ils évacuent la population parce qu’ils se préparent à bombarder massivement les Ukrainiens qui auront décidé de rentrer dans Kherson. Ou alors parce qu’ils comptent avoir recours à l’infanterie et faire une reproduction du siège de Stalingrad, pendant la Seconde guerre mondiale, une ville elle aussi bordée par un fleuve : la Volga. Les Russes conservent, en outre, l’avantage du défenseur qui perd toujours moins d’hommes que l’attaquant. Quoi qu’il advienne, ils ne laisseront pas Kherson tomber. Cette première grande ville, conquise en février, est d’importance stratégique car elle ouvre la voie soit vers Odessa, que les Russes n’ont pas réussi à atteindre, ou à l’inverse vers la Crimée.

Source: Le Télégramme

 
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Des élus démocrates demandent à Joe Biden de trouver une solution diplomatique au conflit

Publié le 26 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Des élus de l’aile gauche du parti démocrate américain ont demandé, ce lundi 25 octobre 2022, au Président Joe Biden, qui a débloqué des milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine face à l’invasion russe, de démultiplier les efforts diplomatiques et d’engager des pourparlers directs avec Moscou dans un but : une fin rapide à la guerre.

 

C’est la première fois qu’un tel appel émane du propre parti du président.

« Nous vous appelons à accompagner le soutien économique et militaire que les Etats-Unis ont fourni à l’Ukraine d’une impulsion diplomatique proactive, et à redoubler d’efforts pour chercher un cadre réaliste pour un cessez-le-feu », ont dit les élus dans leur lettre, en disant clairement être contre l’invasion « illégale et scandaleuse » de l’Ukraine et que toute solution devrait être approuvée par Kiev.

« Mais en tant que législateurs responsables de la manière dont sont dépensés des dizaines de milliards de dollars du contribuable américain en assistance militaire dans le conflit, nous pensons qu’une telle implication dans cette guerre crée également la responsabilité pour les Etats-Unis de sérieusement explorer toutes les voies possibles », ont-ils ajouté. Parmi eux figurent Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar et Pramila Jayapal, figures de l’aile progressiste du parti.

Les élus ont appelé M. Biden à « déployer de vigoureux efforts diplomatiques en soutien à un règlement négocié et à un cessez-le-feu, à engager des pourparlers directs avec la Russie [et] à explorer les perspectives pour un nouvel accord de sécurité européen acceptable pour toutes les parties ».

Interrogé sur le courrier, le porte-parole du département d’Etat, Ned Price, a affirmé que « personne ne veut voir cette guerre se terminer plus que nos homologues ukrainiens ».

« Nous ne savons pas quand cela se produira (…), parce que nous n’avons vu aucune indication de la part des Russes disant qu’ils sont prêts à s’engager dans cette diplomatie et ce dialogue », a-t-il ajouté. « Nous fournissons à nos partenaires ukrainiens ce dont ils ont besoin sur le champ de bataille pour que, lorsqu’une table de négociations fera son apparition, ils soient dans la position la plus forte possible », a-t-il encore dit.

Quant à la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, elle a dit que l’exécutif avait été « très clair : rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine ».

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Sommet CEEAC sur le Tchad : « Le Gabon ne ménagera aucun effort pour concourir à une transition apaisée »

Publié le 26 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Cinq jours après les manifestations qui ont fait au moins 50 morts et 300 blessés au Tchad, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a tenu un sommet extraordinaire sur le sujet mardi 25 octobre à Kinshasa. Le Gabon y était représenté par le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda.

« Ce 25 octobre 2022 à Kinshasa, j’ai représenté le Président de la République Ali Bongo Ondimba (en visite au même moment aux Emirats Arabes Unis, NDLR) lors de la 2ème session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC consacrée à la situation politique au Tchad », a indiqué Rose Christiane Ossouka Raponda sur sa page Facebook.

« Le Gabon, qui est également membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ne ménagera aucun effort pour concourir à une transition apaisée », a précisé le premier ministre, soulignant qu’ « il en va de l’intérêt du Peuple tchadien comme de l’ensemble des pays de la sous-région. ».

Lors de ce sommet, les dirigeants présents (dont 3 chefs d’Etat) ont témoigné leur solidarité vis-à-vis du peuple tchadien. Ils ont observé une minute de silence en mémoire des personnes décédées lors des manifestations la semaine dernière. Sans viser spécifiquement un acteur, ils ont condamné le recours à la violence à des fins politiques.

L’organisation dit vouloir jouer un rôle important pendant cette période de transition de deux ans. Ainsi, Félix Tshisekedi a été désigné facilitateur. Il aura pour mission de recréer la confiance entre différentes parties au conflit. Il sera appuyé dans son rôle par deux personnalités, dont le ministre congolais de l’Intégration régionale et le président de la commission de la CEEAC, l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo. Ces deux derniers sont officiellement désignés envoyés spéciaux du facilitateur.

La CEEAC estime que ce n’est pas le moment d’isoler le Tchad. Elle demande même à l’ONU et à l’Union africaine de renforcer leur appui diplomatique, financier, matériel et technique au processus de transition dans ce pays.

Source: LA LIBREVILLE

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« L’Afrique n’est pas contre l’Ukraine », assure Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine

Publié le 26 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Le Chef de l’Etat sénégalais a expliqué le refus de nombreux pays africains de prendre parti dans la crise comme une réaction à l’indifférence internationale face aux agressions visant le continent.

Le Président de l’Union africaine (UA), Macky Sall, a assuré, lundi 24 octobre, que l’Afrique n’était « pas contre l’Ukraine », pays « agressé », mais a expliqué le refus de nombreux pays africains de prendre parti dans la crise comme une réaction à l’indifférence internationale face aux agressions visant le continent.

« L’Afrique n’est pas contre l’Ukraine, il ne faut pas qu’on ait l’impression que les Africains sont insensibles à la situation de l’Ukraine. Ce n’est pas ça du tout », a déclaré le chef de l’Etat sénégalais lors de la huitième édition du Forum international de Dakar, une conférence de dirigeants et d’experts sur la sécurité en Afrique. « Mais les Africains disent qu’au même moment où l’Ukraine est en guerre, est envahie, est agressée, l’Afrique est en permanence agressée par le terrorisme », a-t-il dit. Il a aussi cité l’absence de solidarité internationale face à la crise économique qui éprouve le continent et face aux maladies.

 

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