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Giscard Kévin DESSINGA : Une passion pour le continent africain

Publié le 3 Juillet 2020 par André LOUNDA dans Culture et Arts

La Révolution du Bons sens, l’Afrique à l’heure de la maturité, du courage et de la responsabilité, cet ouvrage de Giscard Kévin DESSINGA, préfacé à Rome par le Professeur Dario Antiseri au centre d’une interview avec l’équipe de GéoAfriqueMédias.

-Frère Kévin, aujourd’hui, vous avez enlevé votre casquette d’homme d’église et vous portez la veste d’écrivain. Est-ce qu’une fois de plus, vous pourriez nous dire, comment s’est passé cette mutation ?

G K DESSINGA/ Disons, que très jeune, j’ai fait la série A et puis très jeune, je suis rentré dans le monde de la littérature française non seulement mais aussi, la littérature africaine d’expression française. Je crois que, j’avais déjà écrit mon premier poème à l’âge de 12 ans plus ou moins. Ensuite, je suis passé au roman non ! C’est d’abord une pièce de théâtre en 2004, « la mort en procès » et là, j’ai senti que le théâtre me limitait et également, je suis passé au roman. J’ai publié mon premier roman en 2007, chez Média Sport à Kinshasa, « Germaine, le choix de ma vie ». Et même là, je sentais ce désir-là d’écrire, d’observer la société, observer le comportement des hommes, observer la grandeur de la misère de l’homme et finalement camerounais Jean Marc ELA, avec sa théologie de la libération, je pense au brésilien Léonardo BOFF, ce sont des gens, qui ont influencé, et qui ont marqué mon parcours. C’est ainsi que je suis passé à l’essai et le premier champ, que j’ai eu à aborder, c’était le champ africain parce que, quand je suis arrivé en Europe, je me suis rendu compte que l’Afrique, qui est connue des occidentaux, n’était pas l’Afrique de mon espérance et souvent au cours des débats avec des gens, qui prétendaient être des spécialistes sur l’Afrique, ils racontaient tout de l’Afrique et sur l’Afrique, sauf ce que nous vivons réellement en Afrique et c’est à partir de là que j’ai senti la nécessité de faire une mise au point en signant en 2013, » Manifeste de la de Renaissance africaine ». Parce que l’Afrique voudrait naître de ces cendres. Il y avait des passages obligés, tel que l’éclair.

-Hier, la Renaissance africaine, aujourd’hui, « la Révolution du bon sens », l’Afrique à l’heure de la maturité, du courage et de la responsabilité. Quel message avez-vous voulu véhiculé dans ce livre ?

G K DESSINGA/ Merci beaucoup, c’est un livre que j’ai publié en 2014, chez mon petit éditeur, une collection UVY-BOOK, j’avais compris qu’au-delà de tout ce qu’on vit, de tous nos cris, toutes les larmes que l’on peut verser sur le sol de l’Afrique, je suis parti d’un constat à savoir : qu’il y a quelque chose, qui ne va pas en Afrique et dont la raison est incapable d’être expliqué. Et le cri, qui traverse ce livre, « La Révolution du bon sens », est celui-ci, pour que l’Afrique renaisse et bien elle doit opérer une révolution mentale parce que, le grand problème de l’Afrique aujourd’hui, n’est pas un problème des possibilités, n’est pas un problème d’opportunité, mais c’est un problème de prise de conscience en quel sens ? Il y a sept (7) questions, qui traversent ce livre à savoir : Comment avoir tout et manquer presque tout ? Si vous essayez un peu de voir, l’Afrique, est un continent le plus gâté et doté au monde. Nous avons une population jeune, ailleurs, c’est une population vielle et vieillissante ! Nous avons une population jeune et qui dit jeunesse, dit opportunité, dit spontanéité, nous avons un sous-sol immense avec des matières premières, rares, cherchées et recherchées partout, nous avons des terres arables, nous avons des cours d’eau partout. Mais comment expliquer le fait d’avoir tout et de ne rien avoir ? Nous avons une population jeune, une jeunesse pratiquement inutile à qui on ne donne pas des moyens de faire ce dont elle est capable. Nous avons des cours d’eau partout et il nous manque de l’électricité !

-Selon vous, qu’est-ce qui freine le développement ?

G K DESSINGA/ Justement, nous avons un problème mentale ! C’est ainsi que j’ai  dressé un itinéraire révolutionnaire pour la prise en charge de l’Afrique par l’Afrique en huit fonctions ou encore en huit moments. Il nous faut une éducation à la rationalité, c’est l’impuissance d’explication. L’Afrique doit comprendre, qu’à un problème politique, il faut une réponse politique. A un problème religieux, spirituel, il faut une réponse religieuse et spirituelle, à un problème culturel, il faut une réponse culturelle. Or, le problème de l’Afrique, c’est le quel ? Nous voulons résoudre les problèmes spirituels avec la politique, nous voulons résoudre les problèmes économiques avec la politique ! Je prends un exemple très simple, qu’un congolais sort et constate qu’à Brazzaville, il y a des trous partout et que ça ne marche pas, et qu’il y a des délestages d’électricité, tu n’as offensé personne, tu ne t’adresses pas au Président de la République ! Ou encore au Ministre en charge des infrastructures ! Tu as fait un constat, qu’il y a des délestages et là, il faut reconnaître, qu’il y a un problème, on peut le résoudre peut être pas maintenant ! Reconnaissons d’abord le problème. Le problème de l’Afrique, c’est lequel ? On nie d’abord les problèmes. Donc, nous avons un problème de malhonnêteté intellectuelle à tous les niveaux ! Reconnaissons d’abord le problème ! Et ensuite, on va voir ! On ne dit pas qu’on doit le résoudre aujourd’hui ! Peut-être, qu’il y a d’autres priorités ! Reconnaître que Brazzaville, est une ville mal tenue, sale, cela peut offenser même le Maire de la ville. Tu n’as fait qu’un constat et d’ailleurs même le plus idiot peut faire ce même constat ! C’est déjà un problème ! Donc, il nous faut une révolution du bon sens, c’est-à-dire, savoir reconnaître les choses, accepté la vérité des choses telles qu’elles sont et ensuite, on va voir ! S’il est important pour qu’on le fasse ou non ! Ça, c’est un autre discours mais d’abord reconnaître les faits ! Savoir qu’ici, nous nous tenons devant la grotte, mais ne dis pas que nous sommes au bord du fleuve Congo ! Cela témoigne de la malhonnêteté intellectuelle et de la mauvaise foi disait Jean Paul Sartre, et nous sommes dans ce pays et en Afrique pleins de mauvaise foi parce que=’on n’arrive pas à reconnaître les mauvaises choses. Quand on dit que les choses sont mal gouvernées, sont mal gérées, sont mal orientées, les gens pensent qu’on  les a offensé. On ne fait que reculer en arrière !

Deuxièmement, nous avons un problème, le manque du sens d’organisation parce que chez-nous, l’amateurisme et l’improvisation ont élu domicile ! Tant qu’on ne sait pas s’organiser, on n’ira jamais de l’avant ! Ce qui fait la force des autres, c’est le sens de l’organisation. Avant de sortir, tu te dis que vais-je faire aujourd’hui, ok ! Je commence par la direction, après je passe par mon frère et ensuite, je rentre à la maison. Or, chez-nous, quel qu’un dit, je sors, tu vas où ? Or, il ne sait pas ! Donc, un problème d’organisation et à tous les niveaux bien sûr non seulement au niveau de la nation et même dans nos familles ! On sent, qu’il y a un problème d’organisation et les problèmes nous surprennent toujours ! Comme, c’était pour la première fois que les problèmes s’imposaient à nous ! Alors que ce sont des problèmes récurrents. Troisièmement, l’Afrique manque le sens du risque et l’esprit d’équipe ! Il nous manque le sens du risque, vous avez vu quand il y a eu la pandémie du coronavirus, à gauche, à droite, il y a eu des inventions ! Les gens se sont mis ensemble et ont réfléchi devant un problème de tel ampleur, que devons-nous faire ? Ils ont trouvé des solutions tant bien que mal ! Mais, ici en Afrique, il y a eu combien d’inventions ! Le paludisme, nous frappe depuis plus de 100 ans, quelles solution ? En passant, je dirais en Afrique, le paludisme tue plus que coronavirus parce qu’au fond, le coronavirus, n’est pas un problème africain ! C’est un problème des autres ! Or, nous faisons des problèmes des autres, nos problèmes ! Les notre, on n’ose même pas y réfléchir. Aujourd’hui, on devrait réfléchir sur la faim, la malnutrition en Afrique, on devrait réfléchir sur l’autosuffisance alimentaire, on devrait réfléchir sur comment bâtir des grandes universités parce que de ces grandes universités, sortiront des grands hommes, lesquels demain, ces grands hommes pourront transformer le destin de l’Afrique en destinée. Ils ne pensent pas à cela ! Maintenant, tout le monde parle du coronavirus, ce n’est pas un problème congolais ! 1000 cas en trois mois, cela représente quoi ? Combien ne meurent-ils pas du paludisme tous les jours dans nos hôpitaux ? Et qu’avons-nous fait concrètement ? Nous avons un problème du sens d’organisation et d’esprit d’équipe. Les africains, ne savent pas s’organiser et les africains, ne savent pas prendre le risque et aussi, les africain, ne savent pas travailler en équipe ! C’est un grand problème, les grands leaders, que nous avons eu Thomas SANKARA, Kwamé NKRUMAH, Modibo KEITA, s’ils étaient soutenus eh bien, l’Afrique serait aujourd’hui, parmi les continents les plus développés ! Quatrièmement, en Afrique, il manque la bonne volonté politique. Nous avons un problème de bonne volonté politique parce qu’en Afrique, les politiciens, n’ont pas encore compris que la première vocation de la politique, c’est le service du bien commun. La politique, est un devoir, elle n’est pas un privilège. Aujourd’hui, vous le savez mieux que moi, quel est le moyen le plus simple pour s’enrichir ici chez-nous, c’est justement la politique et quelqu’un m’a fait rire sur les réseaux sociaux en disant qu’en RDC, il y a 3 moyens pour s’enrichir, la politique, la musique ou faire le pasteur et faire des miracles. Cela peut paraître ridicule mais cela, peut faire pleurer ! Donc, le manque de la volonté politique, en espère que ceux qui dirigent les autres, qu’ils comprennent que la politique est un service, la politique, n’est pas un privilège, et on ne vient en politique pour faire carrière, on vient en politique pour servir, laisser des traces durables dans l’histoire. Thomas SANKARA, n’a dirigé que pendant trois ans de 1983 à 1987, même les non africains connaissent Thomas SANKARA, ils le parlent en bien. LUMUMBA, n’était pas Président de la République ! Il n’était qu’ Et il n’était qu’un simple Premier Ministre ! Et il est mort dans des conditions tragiques et dramatiques tel que nous les connaissons ! Et, qui ne parle pas de LUMUMBA ! Même dans les écoles européennes, en Italie, là où on connait plus ou moins les sciences scolaires, on enseigne en histoire de l’Afrique et LUMUMBA, figure pratiquement en première place parmi les grandes figures, qui ont marqué l’histoire de l’humanité ! Pourquoi ? Parce qu’ils étaient prêts à donner leurs vies au nom de la liberté, de l’émancipation, de la souveraineté de leurs peuples, ils étaient prêts à donner leurs vies et ne l’ont pas donné en vain parce que leurs noms sont restés dans l’histoire. Cinquièmement, l’Afrique manque, la spiritualité de l’indignation ! Je l’appelle comme cela parce que les africains, ne savent pas s’indigner ! Les africains, s’accommodent devant le mal, les africains s’accommodent à la saleté ! Sillonnez dans les ruelles de Brazzaville, il y a des mares d’eau, à côté et juste à côté, un caniveau plein d’ordures et des pourritures et on vend du pain et c’est normal ! Allez dans certains marchés ! Allez au marché Total, après une grande pluie ! Allez aux marchés de Ouenzé, Poto Poto, Moungali ! Je crois que tu n’auras pas envie d’acheter quoi que ce soit ! Mais, voilà, on ne sait pas plus donc, ébonga, ébonga té, toujours meilleurs ! Nous devons réapprendre à nous indigner pas seulement pour se limiter au rire ou de l’indignation pour dire que telle chose ne va pas, oh, les choses ne vont pas mais, nous devons les changer et ajouter une autre chose et nous pouvons les changer parce que Senet, disait que c’est difficile, si nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons, c’est pour cela que les choses sont difficiles. Sixièmement, le manque du courage de dire non ! Exploités, d’abord la traite négrière, nous étions enchaînés comme des bêtes des champs pour aller travailler dans les champs en Amérique et les produits ont été déporté vers l’Europe et avec les capitaux, qu’ils ont eu grâce aux exploits des esclaves, il y a eu la révolution industrielle, la révolution du capitalisme aux États-Unis et après, la colonisation. Voilà, le colon avait toujours raison, l’africain, avait toujours tort et après la colonisation, les indépendances dans la dépendance, sans souveraineté. Après, c’est le mythe du sous-développement, on cherche le développement et puis on se rend compte, qu’on se sous-développe ou encore, le développement du sous-développement et, c’est le mythe de la liberté, après, le mythe de la démocratie. La démocratie, avec des pouvoirs à vie, étrenne et tout cela, les gens ne savent pas dire non ! Un homme, aussi et après tant et autant d’échec, doit savoir se permettre de dire stop ! Il faut changer de pédale à un certain. Un vrai homme me disait mon père, »c’est celui, qui sait dire stop basta, ça suffit ! ». Changeons, la façon de faire et si on a cherché de faire les choses d’une certaine façon, au bout de quelques années, on constate que cela, ne fonctionne pas, il faut oser dire non ! Et essayons un peu de revoir notre méthode, nos stratégies. Mais, en l’Afrique, j’ai l’impression de voir que tout cela, ne dit rien aux africains. Septième point, l’Afrique doit sortir de la mentalité des messies, des sauveurs ! L’africain pense que ce sont les autres, qui doivent venir résoudre ses problèmes. Là, nous avons mis en main le problème de la pandémie du coronavirus ! Et on a ordonné  aux couturiers de chez-nous pour qu’ils fabriquent des masques et des cache-nez, couvre-nez, ainsi de suite ! Vous regardez même un peu partout, il y en a et à un prix très abordable 200 frs, l’unité et vous savez, au début de cette pandémie quand je l’avais acheté à 2000 frs, l’unité à la pharmacie Mavré ! Vous voyez combien d’argent, qu’on épargne de 2000 frs à 150 ou 200 frs. Mais, c’est parce que la population poussée par les autorités a pris la chose à  bras le corps ! Mais, si on pouvait faire la même chose, ça suffit avec les poulets en pièces détachées, on ne voit que les cuisses, on ne sait pas là où se trouve le cou ! Ça suffit avec les pattes des poulets ! Ça suffit avec ces mosseka, qui ne sont que des mosseka d’élevage. Si on pouvait se prendre en charge l’autosuffisance alimentaire, sera une réalité et non pas un slogan politique, qui nous perce les oreilles depuis 25 ans. Donc, il faut cesser avec cette mentalité où on pense que pour résoudre nos problèmes, nous avons et nous aurons toujours besoins des autres. Que l’on apprenne à se prendre en charge voilà pourquoi, mon livre a eu pour sous-titre, « l’Afrique à l’heure de la maturité, du courage et de la responsabilité ». Donc, nous prenons la responsabilité, la responsabilité vient du latin « respondio », mais ce n’est pas d’abord un sens juridique ou incitatif.  Être responsable, signifie savoir donné, une réponse aux problèmes, qui se posent à nous, aux problèmes, qui s’opposent à nous. L’africain, doit apprendre à donner des réponses africaines aux problèmes mondiaux ou africains, nous devons apprendre à donner une réponse africaine Je crois qu’avec cela, on peut allez de l’avant, les autres, vont nous craindre. Je conclu en disant une chose, vous savez dans le monde les africains, ne sont pas respectés. Vous voyez ce qui se passe aux États-Unis et partout, il y a eu un Président presque noir 50/50. Mais, quel sort est réservé aux noirs américains ? Vous pensez que ces américains, qui traitent d’autres américains ainsi, vont décaisser de l’argent sans leurs intérêts pour venir vous aidez ! Mais, il faut être débile pour croire à une chose pareille. Allez même dans certains pays européens, il y a le racisme anti-noir, il est visible, il est même institutionnel ! Allez en Chine, on a vu, sur les réseaux sociaux ! Même les petits chinois, qui sont venus ici en culotte, qui se sont enrichis chez-nous, s’ils sont venus chercher des marchés ici, c’est parce qu’il y en avait pas chez eux, s’ils étaient riches, ils restaient chez eux ! Même les petits indiens ! Ah non ! Je ne suis pas raciste, je dis ce que l’on voit ! Même les petits indiens, qui sont venus ici en culotte avec de l’odeur des oignons, sont aussi venus chez-nous ! Tout ce monde, ne respecte pas les noirs ! La peau noire, n’est pas considérée, l’homme noir aussi, pourquoi ? Parce que nous ne nous respectons pas. Le jour où nous serions sérieux, les autres aussi, nous prendrons au sérieux. Je prends un exemple simple, après dix heures de vol, fatigué, on arrive à l’aéroport de Maya-Maya, il faut signer tout ce qu’il faut signer alors, qu’on pouvait nous donner ces billets à bord de l’avion et l’on devait déjà signer la destination. Quand même, tu  arrives et pour les signer, il faut se mettre en rang , mais ce qui m’a indigné ce jour-là, je me suis mis à crier à l’aéroport de Maya-Maya par défaut des officiers congolais, qui débarquent et nous sommes tous arrivés, ils viennent prendre  les chinois et ils ne les font pas passer à travers la police frontalière ! Leurs cas est connu ! Est-ce que moi, noir en Chine, les chinois peuvent quitter laisser d’autres chinois pour ouvrir un passage pour moi, sans remplir les formalités ! Non ! Non ! Nous sommes tellement cons, que les autres peuvent faire n’importe quelle connerie avec nous. Le jour où l’Afrique se réveillera, eh bien, nous serons respectés. Donc, la balle est  dans notre camp, entre nos mains, qui à nous d’en faire une balle de match.

-La balle, est entre nos mains, ma passion d’africain, tout le monde a une passion pour l’Afrique et qu’est-ce qu’il y a de particularité dans votre passion pour l’Afrique ?

G K DESSINGA/ C’est mon tout dernier livre sur l’Afrique, et avant la sortie prochaine des deux autres livres sur l’Afrique, « Démocratie plurielle au four et au moulin », « Lettre ouverte à l’Afrique Soixantenaire ». J’ai pensé à une lettre adressée, une lettre ouverte à l’Afrique et aux africains. Revenons à « Ma passion d’Africain ». C’est un essai de 400 pages, que j’ai publié chez le Harmattan, Collection Point de Vue. Je dis rien de bon et de grand, ne peut se faire sans passion. « Rien de bon et de grand », me disait mon père, ne peuvent se faire sans passion. La passion, signifie d’abord souffrance, comme les chrétiens nous disent que c’est la semaine de la passion de notre Seigneur Jésus Christ. C’est d’abord la souffrance, mais la passion signifie aussi « désir infini ». Quand on dit, qu’il est passionné du foot-ball, cela signifie qu’il aime le foot-ball tellement que pour le foot-ball, il est prêt à tous les sacrifices. C’est dans ces deux sens, je souffre pour l’Afrique à cause de l’Afrique parce que, j’ai comme impression, que l’Afrique a tout mais elle est toujours la dernière de la classe ! Alors, tu peux dire merde ma fille, maman, regarde, que tu as tout, comme un père, qui dit à son fils, qu’à moi, tu ne peux pas me faire ça ! J’ai construit une belle maison pour toi ! Tu as tout ce qu’il te faut ! Tu as un ordinateur, on a acheté des livres, on t’a mis dans la plus belle école, on paye beaucoup d’argent pour toi ! Comment et pourquoi, tu n’arrives pas à exceller à l’école ? Donc, c’est ça ! C’est justement le ral-bol, c’est justement cette tragédie. L’Afrique dis-moi qu’as-tu ? Au point où tu n’arrives pas à exceller malgré tout ce que la mère nature t’a donné ! Et c’est cela ! Et de l’autre côté, passion signifie désir infini. « J’aime tellement l’Afrique, au point où je suis prêt à tout pour l’Afrique ». Cinq défis à relever, j’ai dit pour relever l’Afrique, on suppose, qu’elle est par terre et tous, nous le savons que l’Afrique est par terre. On n’a pas besoin qu’un ange vienne nous le dire. Pour relever l’Afrique, il nous faut relever cinq (5) défis. Le premier défi, c’est le défi historique, l’Afrique à une histoire, elle a connu une histoire tragique, douloureuse, malheureuse, une histoire faite d’exploitation, d’oppression, de violence. Alors, nous devons réhabiliter cette histoire, nous devons réfléchir sur cette histoire. Il y aura toutes les leçons tragiques de notre histoire pour que les drames du passé ne se répètent plus. Le premier défi, que nous avons à relever, c’est le défi historique. Le deuxième défi, c’est le défi de l’enseignement. Nous avons un système d’enseignement copié du système des métropoles, un système d’enseignement, qui forme des handicapés sociaux. Un jeune, qui termine à l’université, il est déjà handicapé et il ne peut rien donner parce que le vrai enseignement, devrait aider les gens à résoudre les problèmes de leur vie ! Mais, l’enseignement, tel qu’il est donné en Afrique, évasif, basé sur la répétition des idées des autres, il y a le mot citation. Quand on fait la dissertation au Lycée, tant que tu n’as pas cité beaucoup d’auteurs français ! Tu n’as rien fait voilà ! Un enseignement évasif, un enseignement basé sur la répétition des idées des autres, un enseignement désincarné, ne nous aide pas à résoudre nos problèmes ! Jusque-là en Afrique, on continu à étudier la deuxième guerre mondiale ! On s’en fou ! C’est le passé européen ! Pourquoi doit-on continuer à étudier la crise économique de 1929 ? Parlons de la crise actuelle ! Que nous appelons rupture ici au Congo ! Et trouvons des moyens pour répondre à cette crise ! Donc, le premier défi, c’est l’histoire, le deuxième défi, c’est l’enseignement. Il nous faut un enseignement à la manière de l’enseignement traditionnel. C’était très utile à la vie ! On apprenait aux jeunes comment fabriquer les pièges, on apprenait aux jeunes à faire des nasses. On apprenait à la jeune fille à malaxer du manioc et elle devenait femme et donc, prête pour le mariage quand elle savait piler le saka saka (feuilles de manioc), préparer le saka saka, préparer du manioc. Or, aujourd’hui, nous avons beaucoup des diplômés sans-emplois pourquoi ? C’est parce que l’enseignement, n’est pas adapté à notre mode de vie. Et donc, c’est le deuxième défi après le défi historique, nous avons le défi de l’enseignement. Troisième défi, c’est le défi de la démocratie. Dans les années 1990, de la démocratie après le Sommet de Baule, la démocratie, nous a été imposée et pour le Président François MITTERAND à l’époque, disait que les pays, qui vont s’engager sur les chemins de la démocratie, recevront une prime et que les pays, qui ne s’engageront pas, ne seront plus aidés. N’oublions pas que ce n’est pas la France, qui aide l’Afrique mais, c’est l’Afrique, qui aide la France ! Il y a eu cette ruée vers la démocratie des pays africains avec des conférences nationales souveraine et autres dont les plus réussi, étaient la conférence du Bénin sous Mathieu KEREKOU, et la conférence du Congo Brazzaville voilà ! Mais la démocratie 30 ans après où en sommes-nous ? J’ai constaté, qu’il y a un problème des démocraties, c’est l’expression que j’emploi dans ce livre, des démocraties à la sirène, d’après la légende, d’après la mythologie, la sirène, c’est une créature moitié poisson, moitié femme. Donc, nous avons des démocraties moiti é démocratie, moitié poly suspension ! Chacun parle tout sur ce qu’il voudrait dire. La démocratie, dit état de droit et sommes-nous réellement des états de droits ? Qui dit démocratie, dit liberté d’expression et peut-on parler de la liberté d’expression sincèrement et honnêtement sans calcul politicienne chez-nous, peut-on parler de ça ? Qui dit démocratie, dit alternance au sommet de l’Etat ! Est-ce qu’il y a des vraies alternances en Afrique là où on monte sur scène, et quand on a joué sa partition on se retire, laissant justement la scène à d’autres acteurs ! Peut-on parler de démocratie avec alternance, état de droit, la liberté d’expression chez-nous ? C’est le troisième défi que l’Afrique doit impérativement relevé. Quatrième défi, le défi du développement, quand j’entends développement, j’n’entends pas un mot, un slogan ! Développement, signifie que celui, qui travaille mérite un salaire et que les familles peuvent manger, je ne dirais pas à leur faim mais quand même peuvent manger. Celui, qui travaille, il gagne son pain et le salaire ne soit plus un acte de charité ! Regardez ce qui se passe chez-nous, quand il y a virement, le virement reste un événement ! Or chez les autres, lorsque on vire ailleurs, tu ne le sais pas quand est-ce qu’on vire ! Non, tu ne peux pas le savoir ! Parce que le salaire passe directement à travers ton compte ! Et passes seulement le chercher et pourquoi les congolais, depuis que nous avons commencé l’année 2020, là il faut qu’on se le dise, les travailleurs, les fonctionnaires sont peut-être payé correctement tous les mois et avant le 30 mais pourquoi les gens se précipitent toujours, envahissent les distributeurs automatique ? Gèrent-ils mal peut-être ? Aussi peut-être les maigres salaires, qu’ils reçoivent ne leur permet pas de régler leurs problème ? Au Congo, les travailleurs ne nourrissent pas une seule famille, une, deux ou quatre familles. Il y a  sa famille, la famille de sa sœur, la famille de père, de sa mère au village ainsi de suite. C’est le quatrième défi, que nous avons à relever, le défi du développement. Regardez l’Afrique de l’Ouest, qui n’a presque rien, l’internet, ce n’est pas un problème, l’état des routes, ils ont des trains à grande vitesse et mais aussi parmi les meilleurs universités aujourd’hui,, nous avons l’Université Allassan OUATTARA en Côte d’Ivoire ? Nous avons l’Université Cheik Anta DIOP du Sénégal ! Mais que nous manquent-ils ? Vous comprenez, c’est le quatrième défi, le défi du développement et le cinquième défi enfin, c’est un défi très important, transformer la vocation de la politique. 

Que les gens, n’entre plus en politique pour s’immuniser parce qu’ils ne veulent pas répondre des forfaits, qu’ils ont eu à commettre. Que les gens entrent en politique parce qu’ils sont soucieux du bien commun et ils doivent laisser des traces durables dans l’histoire. C’est à ce prix que la passion pour l’Afrique peut réellement devenir un leit motiv, un moteur de développement pour ce continent, que nous aimons tant.

-La Révolution du bon sens, Ma Passion pour l’Afrique, où est-ce que l’on peut s’ne procurer pour l’instant ? Où il faut attendre encore quelques jours ?

G K DESSINGA/ Ma Passion d’Africain, cet essai de 400 pages et comme c’est publié chez le Harmattan, on peut s’en procurer à la Librairie Harmattan à Congo Pharmacie et il est vendu au prix de 38 Euros. Donc, ce qui fait plus ou moins de 25.000 Frs CFA mais avec la réduction, j’ai déjà commandé des exemplaires, qui vont venir d’ici le début du mois de juillet et je ferai ça à 10.000 Frs CFA, pourquoi pace que je n’écris pas pour gagner l’argent en Afrique, l’enseignement ne nourrit pas l’enseignant, l’écriture ne nourrit pas les écrivains, le journalisme, ne nourrit pas les Journalistes malheureusement alors qu’ailleurs, les Journalistes sont des millionnaires ! Le foot ball, qui fait des milliardaires ailleurs, ne nourrit même pas le footballeur. Les quelques rares métiers, qui nous restent en Afrique, le premier métier, qui nourrit bien, c’est la politique. Donc, je n’écris pas pour gagner ma vie. Voilà, je vie de la providence grâce aux aides des gens, qui comprennent ma mission de Pasteur des chrétiens. Je le ferai à 10.000 Frs parce que  je voudrais que les africains lisent ces livres et connaissent ces choses. Mon père me disait, si on connait les choses et qu’on ne les fait pas par négligence, par paresse, c’est une chose. Mais si on ne les connait pas, on ne les fera jamais. Connaître les choses, ne pas les faire, on comprend, un temps viendra, on pourra les faire. Mais ne pas les connaître, on ne les fera jamais. La Révolution du bons sens, j’ai encore quelques exemplaires, donc, ceux qui veulent s’en procurer, il y en a à la Librairie des Dépêches de Brazzaville, en face de la Grande Gare, nous en avons à la Cathédrale chez les Sœurs et même ici vers ex Télé Congo, à la Boulangerie LOUZALA, j’ai encore quelques exemplaires et c’est à 5.000 Frs que ce livre est vendu.

 

commentaires

Paul Marie MPOUELE, après avoir joué sa partition, s’en est allé

Publié le 3 Juillet 2020 par André LOUNDA dans Société

Le peuple congolais, le peuple, qui marchait dans la longue nuit de l’injustice, de l’intolérance, de la démagogie, de la dictature, a vu briller du ciel un éclatant rayon comme l’a dit le psalmiste « Si le grain de blé que l’on met en terre refuse de mourir, la moisson de l’espoir des hommes ne pourra jamais fleurir, s’il meurt, il porte beaucoup des fruits. Paul Marie MPOUELE, Président du Parti les Républicains, ancien Coordonnateur du Front Républicain pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et l’Alternance Démocratique (FROCAD), après avoir joué sa partition tant bien que mal, s’en est allé le 1er juillet 2020, suite d’une longue maladie et sa place sera écrite dans le livre de l’histoire politique du Congo. Maître Jean Baptiste BOUBOUTOU, Porte-Parole de l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), qui l’a connu et qui l’a côtoyé dans les grands moments de lutte politique contre le changement de la constitution et les élections, n’a pas caché ses mots de reconnaissance et ses souvenirs de l’illustre disparu.

-Notre pays le Congo, a perdu un jeune leader Paul Marie MPOUELE, vous qui l’avez connu et vous qui l’avez côtoyé, comment est-ce que vous avez reçu la nouvelle de sa mort,

J.B.BOUBOUTOU/ Naturellement tant que plus ou moins avec beaucoup de consternation, que j’ai appris la nouvelle du décès de Paul Marie MPOUELE, effectivement comme vous faites de me le dire, je l’ai bien connu, je l’ai côtoyé pendant la période de lutte contre le changement de la constitution en 2015, c'était un garçon plein de talent, volontariste avec un charisme engagé en politique. C’est parce que, c’est une chose, qui ne se retrouve pas dans l’humanité de chacun de nous ! La politique, c’est un engagement et Paul Marie MPOUELE, était un militant, un engagé en politique, il avait la politique dans le sang comme on le dit ! Et donc, c’est avec beaucoup de consternation, et de compassion pour sa famille, ses proches et pour notre pays, pour la jeunesse de notre pays parce qu’il a fait partie de ces jeunes cadres engagés en politique, que nous perdons.

-Est-ce que vous sentez un vide au sein des partis de l’opposition ?

J.B.BOUBOUTO/ Un vide oui ! Parce que quelqu’un de sa trempe, s’il s’en va, il a participé à beaucoup d’actions dans ce sens-là, c'est une perte ! Et c’est un vide naturellement. Certainement, un compatriote, quand on meurt, on disparaît ! Et donc, ça créé comme on le dit un vide.

-Et vous, à votre niveau en tant que parti de l’opposition que pourriez-vous faire ?

J.B.BOUBOUTOU/ Réellement, je ne suis pas en mesure de répondre à cette question parce que je n’ai pas des fonctions de direction mais, inéluctablement, il va se créer une dynamique pour accompagner sa mémoire et puis faire en sorte que notre camarade, notre compatriote soit enterré dans les traditions qui sont les nôtres.

-Il avait une jeune formation politique, peut-être avez-vous un message à l’endroit de ses militants, qu’il a laissé ?

J.B.BOUBOUTOU/ Eh bien ! Voilà la relève parce que la politique, c’est une volonté et quand on s’engage en politique, il faut être comme on le dit volontariste. Je ne connais pas exactement quels sont les animateurs de sa formation politique, mais j’exhorte tout ce monde à rester cohérent, être déterminer pour déjà dans le cadre mémoriel honorer la mémoire de celui qui vient de nous quitter et dans les combats, faire en sorte que tous ces jeunes, qui font partie de sa jeune formation politique continuent cette perspective, qui dans le fond contribue au développement de notre et cher beau pays le Congo.

 

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Congo/ "Jean Michel BOKAMBA YANGOUMA, avant de partir, sa partition, il l'aurait joué pleinement"a déclaré Bienvenu Victor KOUAMA

Publié le 26 Juin 2020 par André LOUNDA dans Société

Il y avait de la tristesse, de l'émotion et des souvenirs le 24 juin 2020, au cimetière du Centre-Ville de Brazzaville, à l'occasion des funérailles de Jean Michel BOKAMBA YANGOUMA, ancien homme politique, ancien Secrétaire Général de la puissante Confédération Syndicale Congolaise (CSC), qui s'est éteint le 23 juin 2020 à Brazzaville. A son tour, le livre de la vie s'est fermé et on ne peut, ni l'ouvrir et le fermer à son choix. Bienvenu Victor KOUAMA, Président de l'Intersyndicale des Travailleurs du CHU-B, le 25 juin 2020, n'a pas caché ses impressions et ses souvenirs de cet illustre grand personnage politique, grand Leader incontournable du mouvement syndical au Congo.

-Bonjour Président, sans gloire, sans honneur, BOKAMBA YANGOUMA, a quitté le train de l'histoire, sans que le train arrive à destination. Quelles sont vos impressions?

B.V. KOUAMA/ Sans gloire, sans honneur, d'abord je dirais non! Chacun de nous, l'homme, dans la vie à chacun une mission et la gloire ou la réussite, c'est d'avoir l'impression du moment ou on est entrain de partir, de quitter cette terre, qu'on a accompli la tâche ou la mission que l'on avait à accomplir ici sur terre, vous savez bien que le camarade Jean Michel BOKAMBA YANGOUMA, a été un grand Leader( dans le pays, un grand Leader syndical, un Leader politique, un Leader incontournable que l'histoire n'oubliera jamais, qu'il a été l'un des acteurs, qui a conduit notre pays le Congo, à la Conférence Nationale Souveraine. Donc, il n'est pas parti  sans gloire pour nous, qui l'avons eu comme modèle, qui l'avons eu comme repère ou référence, nous qui l'avons eu comme chef, comme meneur des troupes. Nous pensons, qu'il a accompli sa tâche sur cette terre d'homme, comme le destin de tout un chacun de nous et que la fin sera celle-là et le jour que le gong sonne, personne ne résiste, personne ne reste, tout le monde part et je dois dire au peuple congolais, je dois vous le dire à vous qui venez pour m'interroger, c'est que nous avions là perdu un grand homme, un grand Monsieur dans toutes ces capacités, dans toutes sa volonté de servir le pays. En ce qui nous concerne, nous lui rendrons un grand hommage mérité, un hommage des plus déférent, que la terre lui soit légère parce que, nous sommes convaincus, qu'il aura donc accompli avant de partir, sa partition, il l'aurait  joué pleinement, il aurait accompli sa mission. Voilà ce que je peux dire du camarade Jean Michel BOKAMBA YANGOUMA, qui franchement est parti certainement en toute vitesse et vous, vous connaissez les circonstances, c'est la vie des hommes, la mort, n'est pas une fin en soi. Au contraire, je crois pour nous  qui sommes des chrétiens , dans la gloire de Dieu. Voilà !

-En votre qualité de Président de l'Intersyndicale des travailleurs du CHU-B, BOKAMBA, fut un modèle dans la lutte syndicale au Congo. Quel souvenir gardez-vous de lui?

B.V. KOUAMA/ Il y en a plusieurs, les souvenirs, je ne suis pas au temps T, si je saurais vraiment sélectionné quelque chose, sur les meilleurs souvenirs. En tant qu'ancien de l'Hôpital Général de Brazzaville, je dirais que j'ai vu le camarade Secrétaire Général de la CSC, à l'époque membre du Bureau Politique du Parti Congolais du Travail, qui était venu négocier avec nous la signature de toute première convention collective de l'Hôpital Général de Brazzaville. Face à lui et avec lui, dans cette salle-là, qui était chaude, qui était bouillante, il avait une maîtrise, que je ne saurai qualifié. Je crois que, c'était l'un des plus grands moments parce qu'à l'époque, nous tous, nous étions jeunes, tout jeunes, nous venions d'arriver dans le monde professionnel et nous assistions à la tempérance, à la modération, à la capacité de manager, de gérer, et de gérer la salle, une salle, qui était dans les revendications. C'était vraiment, je vous l'assure un grand homme. Mais, je n'oublierais pas aussi tout ce qu'il a eu à faire à la Conférence Nationale Souveraine.

-Pensez-vous, qu'au niveau national, un homage méritant, lui a été rendu?

B.V. KOUAMA/ Je dirais oui ! Parce que, nous ne pouvons pas vivre sans tenir compte de l'environnement, de la nature et de la réalité. Je peux vous défiez? Je pense que la situation, n'était pas celle dans laquelle que nous vivons aujourd'hui ! Le camarade BOKAMBA, ne serait pas e,terré dans les conditions que nous connaissons et encore, j’apprécie les conditions, qui ont été mise en place tout de suite pour qu'on lui rende  un hommage mérité. Non, non ! La situation est telle que nous ne pouvons pas nous soustraire de l'environnement actuel, de la situation actuelle mais, ne vous en faites pas, je suis sûr qu'à l'échiquier national, tout comme à la CSC, nous nous organiserons pour que la notoriété, la personnalité et oeuvre du camarade Jean Michel BOKAMBA YANGOUMA, soit mise en valeur. Je crois que nous y travaillerons et je parie que ceux qui sont au-dessus de nous, n'oublierons pas et ne manquerons pas de faire cela et croyez que nous aussi, s'il faut le faut, nous proposerons, et nous suggérerons à la communauté syndicale nationale parce qu'il a été vraiment un grand homme, un grand syndicaliste, et un grand Leader.

-Un message à l'endroit de sa famille professionnelle et à sa famille biologique?

B.V. KOUAMA/ Mais, sa famille professionnelle, c'est nous ! Nous avons déjà rendu hommage à la dimension de l'homme et à la famille biologique, nous disons simplement que l'homme, n'est qu'un passager sur terre. Dieu avait donné et Dieu a reprit, nous présentons ici, l'intersyndicale du CHU-B, toutes nos condoléances à la famille biologique. Mais, vous pouvez être sûr et je crois que la famille est là aussi avec nous, qu'ils sachent que nous sommes de tout cœur avec eux, nous compatissons, nous souffrons, peut être que nous, je ne voudrais pas dire des bêtises, peut être, qu'il va plus nous manquer à nous qu'à eux ! Mais, je ne voudrais pas ici redire ou diminuer la place pour tout ce qu'il était pour sa famille. Vraiment, nous sommes ensemble, nous avons les cœurs serrés et que c'est la vie, on n'y peut rien. Dieu a donné comme je l'avais dit et Dieu a reprit, nous rendons gloire au Seigneur.

 

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Congo/ L'heure n'est pas encore arrivée pour la réouverture des mosquées

Publié le 24 Juin 2020 par André LOUNDA dans Religion

Après trois mois environs de fermeture des lieux des cultes, suite à la deuxième mesure du déconfinement par palier, les musulmans du Congo, doivent attendre une à deux semaines ou plus, jusqu'à ce que la mesure limitant le nombre de personnes à 50 dans les lieux des cultes soit levée. C'est ce qui ressort de la réunion du Conseil Supérieur Islamique du Congo et les Imams, tenue le 23 juin 2020, à Brazzaville.

Au cours de cette rencontre, les Imams ont échangé autour d'une communication faite par son Éminence El-Hadj Djibril Abdoulaye BOPAKA, Président du Conseil Supérieur Islamique du Congo.

"Pendant trois mois, nous avons respecté les directives du gouvernement, il n'y a pas eu d'incidents, ni avec la police, ni avec la gendarmerie, les musulmans ont respecté les directives. Je vous remercie beaucoup. Nous avons passé le carême, le Ramadan dans ce confinement, nous demandons pardon à Dieu, Dieu seul connait. Aujourd'hui, depuis la date du 20 juin, le gouvernement de la République a pris une décision importante pour la deuxième fois pour déconfiner les lieux des cultes avec comme procédure habituelle le respect des mesures barrières et les conditions de protection des populations toujours en respectant le nombre de 50 personnes qui doivent être dans les lieux des prières, dépassé le nombre de 50, vous allez tomber sur les amendes, peut être des arrestations". C'est autour de ces mesures que les Imams de Brazzaville ont salué cette décision après la communication d'El-Hadj Abdoulaye BOPAKA.

 

 

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Congo: La Commission Nationale de Droit de l'Homme et le PNUD renforcent leur relations de coopération

Publié le 20 Juin 2020 par André LOUNDA dans Société

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont signé, le vendredi 19 juin 2020 à Brazzaville, une lettre d’accord sur la promotion et la protection des droits de l’homme en République du Congo.  

 

« L’accord que nous avons signé vise à accompagner la CNDH dans le renforcement de la gouvernance, car elle a un rôle important à jouer en la matière », a fait savoir Maleye DIOP le Représentant du PNUD au Congo, après la signature de cette lettre d’accord. Il a aussi rappelé que le PNUD qu’il représente au Congo a pour vocation, accompagner les États en matière de gouvernance, la promotion et la protection des droits de l’homme. Malaye DIOP a réitéré la volonté du Programme des Nations Unies pour le Développement à poursuivre l’appui à la Commission Nationale des Droits de l'Homme, notamment pendant cette période caractérisée par la pandémie de Covid-19.

Quant au Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Valère Eteka YEMET, a salué cette initiative du PNUD en appelant d’autres partenaires à emboiter le pas en vue de relever le défi de la promotion et de la protection des droits de l’homme au Congo « Nous venons de démarrer des relations de coopération qui s’annoncent fructueuses », a-t-il  souligné.

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Congo: La Femme congolaise à l'écoute sur la gestion du COVID-19

Publié le 20 Juin 2020 par André LOUNDA dans POLITIQUE

Faire le point de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, COVID-19, a été le but de l'Atelier d'écoute des femmes organisé le vendredi 19 juin à Brazzaville par le Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil Consultatif de la Femme. Cette importante rencontre des Femmes a été placée sous le patronage de Madame Antoinette KEBI, Secrétaire Exécutive Permanente de ladite institution.

Au total, 40 participantes venant des divers secteurs de la société congolaise, ont participé à cet atelier pour échanger entre autres, selon leur vécu au quotidien le confinement et cette période de déconfinement partiel. Cet atelier, s'est inscrit dans le cadre de l'évaluation de l'impact de la pandémie du coronavirus sur la femme, en vue de mettre dans soi peu de temps des avis et des suggestions à l'endroit du Chef de l'Etat, et du gouvernement de la République, des aspects à améliorer sur la gestion de la crise sanitaire. Plusieurs sujets ont été débattu par les participantes, qui ont souhaité, que l'on puisse voir des critères de éligibilité du projet LISUNGI. Elles ont aussi déploré la non assistance à la femme vulnérable, la femme veuve et la femme vivant avec handicap durant cette période de crise sanitaire liée à la pandémie du COVID-19, tel que l'a signifié Madame Joëlle MPASSI, Secrétaire Générale de la Dynamite des Personnes Vivant avec Handicap du Congo, "la femme a rencontrée beaucoup des difficultés, cette femme seule, qui vit avec ses enfants, cette femme vivant avec handicap, c'était très important que l'on puisse débattre sur ces points. Et nous avons suggérée que les choses s'améliorent dans la distribution des kits auprès des personnes vulnérables". Quant à MadameJudith BOUAKA, Secrétaire des Affaires Sociales du Parti UPADS, a été satisfaite de la tenue de cette présente rencontre, "il y a eu des violences faites aux femmes, il y y a eu beaucoup de choses, qui ne cadre pas à ce qu' a dit le Président de la République ou le gouvernement, je suis satisfaite des échanges que nous avons eu et nous attendons qu'ils soient mis en oeuvre". D'après Antoinette KEBI, Secrétaire Exécutive du Conseil Consultatif de la Femme, elle a prise acte des doléances et suggestion des participantes et elle a promise de les transmettre au Président de la République.

 

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Congo : « Je, l’assume, chez nous en particulier et en Afrique en général, le coronavirus est beaucoup plus économique, politique et diplomatique plurielle », a constaté le Frère Kévin DESSINGA

Publié le 13 Juin 2020 par André LOUNDA et Ange Armel MAPOUATA dans Société

Face à la misère sociale et à la détresse de la population congolaise, dont 80%, vit de l’informel ; suite à la décision prise par le gouvernement le 15 mai dernier pour un déconfinement partiel. Décision accueillie par l’ensemble de la population, le Frère Kévin DESSINGA, a fait un constat personnel et s’est prêté à nos micros pour exprimer son opinion.

Bonjour Monsieur l’Abbé, est-ce que vous pouvez-vous présenter pour nos lecteurs ?

*Bonjour, je suis le Frère Giscard Kévin DESSINGA, Frère Franciscain, actuel responsable des Frères Franciscain du Congo, Maître Assistant CAMES, Enseignant de Philosophie à l’Université Marien NGOUABI, de Brazzaville, notamment, à l’Ecole Normale Supérieure (ENS).

-Face au déconfinement partiel, le constat est que la population commence à retrouver sa gaîté, quelle est votre réaction ?

Frère Kévin DESSINGA/ Je suis heureux finalement, vaut mieux tard que jamais, que les autorités aient compris que pour une population, qui vit à 80% de l’informel, le confinement, n’était pas la solution idéale. Je comprendrais encore les autorités, parce qu’on a une certaine responsabilité publique, ou non et face à ce qui se passe sous d’autres cieux, et certainement, pris de panique dans la précipitation, ils ont exigé ce confinement et quand on voit les choses, telles qu’elles se déroulent, mais seulement parce qu’ailleurs, on a commencé à déconfiner mais aussi, la réalité est là ! Et tout le monde avait prophétisé l’hécatombe tout justement parce que pour les peuples, qui ont des structures sanitaires, ultramodernes et viables, il y a eu des morts par centaines des milliers, le cas des États-Unis, qui ont franchi la barre de 100.000 morts, l’Italie, qui a dépassé la barre de 35.000 morts. Voilà pour l’Afrique en s’attendait à l’hécatombe ! Dieu merci, on ne sait pas par quel miracle, certainement, Dieu nous a protégé, on ne sait comment, et que l’Afrique doit avoir quelque part des barrières psychologiques et spirituelles, on ne sait pas, comment l’hécatombe, n’est pas arrivé. Le pire est passé, et qu’on ne dise pas le contraire pour que les autorités aient décidé de nous déconfiner, c’est une bonne chose, et on le sent justement sur les visages des gens. On ne fait jamais le procès de l’histoire ! Cela, est sans commentaire, je le dis, ce qu’ils ont pris comme décision le 15 mai, si on pouvait la prendre le plutôt, se serait mieux à la place de confiner le 31 mars, je comprends les circonstances, on pouvait au moins pour la première fois demander aux congolais de sortir de moins en moins, instaurer le couvre-feu et exiger le port du masque obligatoire et les petits artisans, comme tout le monde, vaquer à leurs occupations. On a déconfiné bien sûr et les gens ont retrouvé leur sourire mais, il y en a encore, qui vont payer ces dettes, il y a des gens, qui vont payer leurs dettes de location. Le confinement, va nous rattraper d’une manière ou d’une autre. Tant vaut mieux plus tard que jamais. Je crois que c’est une bonne décision qui a été prise.

-Est-ce que le confinement avait sa raison d’être ?

Frère Kévin DESSINGA/Dès le premier jour, je disais à ceux qui pouvaient m’entendre, je disais que je ne crois pas et j’ai publié un article sur facebook, sur mon poste avec un peu d’ironie en disant « ce virus intelligent, qui serait parti de la Chine, arrive en Europe,  part aux Etats-Unis, part en Asie et attend deux mois pour débarquer en Afrique. Alors que les chinois viennent en Afrique tous les jours comme chez eux ». Donc, dès le départ, si on était un peu plus attentif, le constat, c’est lequel malheureusement, dans ce pays, on écoute plus les féticheurs que les intellectuels, on écoute plus les marabouts que les chercheurs parce que nous avons cette mentalité fétichiste, qui remonte peut être du temps des ancêtres, on ne sait pas comment ? Un analyste désintéressé avait dit que le coronavirus, n’avait pas longue vie en Afrique. Chez nous, on dit dans ma langue maternelle, « on reconnait l’habilité d’un chasseur par sa démarche ». Dès le départ cela se sentait déjà l’échec, on pouvait prendre une autre position malheureusement, la décision, qui a été prise tant mieux autant pour nous, qu’on soit épargné.

-Frère Kévin, le coronavirus, la COVID-19, réalité ou fiction ?

Frère Kévin DESSINGA/ Officiellement, à la télé, la radio et les réseaux sociaux, on en parle. Mon expérience personnelle, je n’ai pas encore rencontré dans mon entourage, quelqu’un, qui souffre du coronavirus, même quelques morts ! Quand, j’ai essayé de m’approcher de certains parents, ils m’ont dit que leur frère avait déjà des problèmes de santé ainsi de suite et eux-mêmes, ils étaient surpris, qu’on dise que leurs parents sont morts du coronavirus. La vérité officielle, contre l’expérience communautaire, comment trancher cette affaire ? Si cela pour nos autorités, que ça existe ! Si on voit ce qui se passe dans notre société et ce qui se passe ailleurs, je dirais, je l’assume, le coronavirus, chez nous en particulier et e, Afrique en général, est beaucoup plus économique, politique et diplomatique plurielle. Parce que l’Afrique est beaucoup plus connue par la menesis, ce que les grecs appelaient par l’amenésis, c’est-à-dire, le désir d’imiter de façon bête l’amenésis. Ailleurs, là où on a dit confinement, nous avons dit confinement, ailleurs là où on a dit indépendance, nous avons répété dépendance, ailleurs, om on a dit démocratie, chez nous, nous avons dit démocratie, sans la possibilité de la faire, ailleurs, on a dit fiabilité institutionnelle, chez nous, nous avons dit flexibilité institutionnelle. Donc, voilà ! Je crois que le futur, nous on dira assez. Mais mon expérience personnelle, vu ce qui se passe ailleurs, nous avons quel hôpital ? Et quand, on arrive pas à soigner une femme, qui se rend à l’hôpital pour l’accouchement, elle doit donc mourir pour donner la vie ! Quand on n’arrive pas à diagnostiquer la malaria dans nos hôpitaux, on saura diagnostiquer le coronavirus ? Comment, on raconte des histoires et les médecins ont des explications à donner aux peuples congolais au nom de leur déontologie. Je crois qu’ils doivent dire au moins la vérité au peuple, qu’on dise que nous avons été épargné, il n’y a pas de honte à le dire ! Non ! Nous avons été  épargné, mais c’est comme une histoire nationale et on doit entrer dans cette foi nationale, chacun à sa vérité de par son expérience mais, on doit réfléchir. Pour cela, je suis convaincu.

-Abordons, le deuxième thème de notre entretient, de façon succincte, Frère Kévin, est-ce que vous pouvez nous parler de la Pentecôte ?

Frère Kévin DESSINGA/ Voilà ! Merci beaucoup, nous avons peut-être vous dire de ce que la Pentecôte, cinquante (50) ans après la Pâques et le résurrection de Jésus, Pentecôte vient du grec ancien « Pentékotés », qui signifie cinquantième. Donc, le cinquantième jour après la Pâques. La Pentecôte chrétienne est une réplique de de la  Pentecôte juive, chez les juifs, on l’appelait la Fête de Semaines, à savoir, sept semaines après la Pâques. La Pâques juive, c’était la Pésa, c’est-à-dire, la traversée de la mer rouge, sept semaines après, c’est le jour où Moïse est descendu du Sinaï, avec les dix commandements, avec la loi. Ce mythe-là, de ce peuple nomade, qui était éparpillé à travers l’Egypte, sous la conduite de Moïse, ils ont traversé la mer rouge et au-delà de la mer rouge, ils ont reçu, cinquante (50) jours après et sept (7) semaines après le don des dix (10) commandements de Dieu et dès lors, le peuple juif est devenu le peuple de Dieu avec la loi fondamentale, celle, qu’on peut appeler actuellement une constitution, les dix (10) commandements. Et, le jour de la Pentecôte, justement aussi, le nouveau peuple de Dieu à savoir : les Apôtres de Jésus, reçoivent le don de l’esprit pour commencer une nouvelle histoire d’amour avec Dieu scellée en Jésus. Donc, la Pentecôte chrétienne, n’est qu’une réplique de la Pentecôte juive. Pour dire qu’un nouveau peuple de Dieu est né et qu’il a la mission d’annoncer les merveilles de Dieu. Mais, ce qui est intéressant aussi, à travers la Pentecôte, c’est que l’esprit qui est descendu sur les Apôtres, ne s’est pas présenté les mains vides, il est arrivé avec ses sept (7) dons : sagesse, intelligence, connaissance, piété, crainte de Dieu, force…ainsi de suite. Donc, désormais les Apôtres imbus de cette force de l’esprit auront la force et le courage d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde, c’est ici qu’on a vu quelqu’un comme Pierre, qui avait renié connaître Jésus le jour de vendredi saint, quand, on lui pose la question à savoir que vous ressemblez à un galiléen, non ! Non ! Tu ne t’es pas trompé de personne. Finalement, le même Pierre, poltron, peureux, traitre, prend le courage de faire un discours solennel et à partir de là, commencera justement les Actes des Apôtres, toute l’histoire de l’église que nous connaissons depuis le commencement jusqu’à aujourd’hui, il y a 2020 ans. Donc, la Pentecôte, bien sûr l’esprit est venu sur nous, mais pour nous les chrétiens, elle devient le début d’une nouvelle mission. C’est nous les Apôtres d’aujourd’hui, appelés à annoncer la Bonne Nouvelle. Vous le savez, je le dis toujours le problème que nous avons au Congo et en Afrique, ce n’est pas que nous ne sommes pas chrétiens, mais nous ne le sommes pas jusqu’au bout, c’est cela le problème en Afrique, c’est-à-dire, l’Afrique a du mal d’aller jusqu’au bout, jusqu’au bout de ses traditions, jusqu’au bout de ses convictions. Nous avons embrassé la démocratie, mais sommes-nous allés jusqu’au bout ? Non ! Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. « Démocratie », mais quand ça me plait, je peux changer la constitution, « démocratie »,mais quand ça me plait, je peux nommer les députés, « démocratie », mais quand ça me plait, je peux nommer les sénateurs. C’est ce qui se passe un peu partout en Afrique. Au contraire, si nous étions dans certains pays africains, là où on a essayé d’aller jusqu’au bout de la démocratie, jusqu’au bout de la logique du développement, les choses semblent marcher. Quand nous prenons l’exemple, le Sénégal aujourd’hui, c’est un petit pays, qui n’a pas de pétrole, une grande partie du territoire est désertique, le Sénégal avance à pas de géant ! Les petits pays, qui ne pouvaient pas tenir devant le grand Congo et même les deux (2) Congo, parce qu’ils ont essayé d’aller jusqu’au bout et il y a encore beaucoup de choses à faire, comme réellement, ils sont passé à l’Eco et que c’est la Banque de France, qui contrôle le taux de change et le taux est fixé et arrimé à l’Euro, quand même, déjà le fait qu’ils sont séparés de l’Afrique Centrale et nous verrons comment, ils vont nous dépasser de loin, il vous suffit de regarder par les réseaux sociaux. Ici, chez nous, nous avons du mal à avoir l’internet ! Mais en Afrique de l’Ouest, ça coule, ça coule. Cela est bon ! Que les congolais apprennent d’aller jusqu’au bout de leurs convictions. Ce n’est pas le fait d’être médecin ! Mais être médecin achevé. Le problème n’est pas d’être un Enseignant ! Mais être Enseignant amoureux et passionné de l’enseignement, le problème, n’est pas d’être Journaliste, mais être un Journaliste jusqu’au bout ! C’est ce qui nous manque. Nous, c’est la débrouillardise, nous, c’est l’amateurisme, c’est ça le grand problème. On est opposant, en même temps, on est au gouvernement, mais une opposition républicaine et il faut venir en Afrique pour écouter et voir cela ! Vous comprenez, non ! Parce que la foi, n’est pas détachée de la vie, la foi est chrétienne, d’ailleurs, c’est pour cela que Jésus était jugé par Pilate ! Et d’ailleurs, c’est le peuple, qui l’a condamné ! Parce que, quand on a posé la question au peuple, « qui voulez-vous que je libère, Jésus ou Barabas ? ». Le peuple a dit Barabas. Donc, publiquement la démocratie est un échec ! Parce qu’un être humain avait été condamné sur la base des principes démocratiques. Donc, ça, c’est le grand problème ! Et je crois qu’on doit apprendre d’aller jusqu’au bout, faire des choses jusqu’au bout. Autrement ; on ne sait pas ! On a vu la vie, s’il fait sauver la vie d’accord ! CMII, 3ème, Terminale, ils vont reprendre les cours oui ! L’Université non ! Mais, qui est plus mûr, un enfant du CMII, peut se protéger mieux qu’un universitaire ? Mais, c’est la démocratie, c’est aussi ça ! La démocratie, c’est la dictature de la majorité par définition. La démocratie, par définition, c’est la dictature de la majorité, c’est-à-dire, qu’une majorité des borgnes, au nom de la démocratie peut décider, qu’on crève un œil à tous ceux qui ont deux yeux au nom de l’égalité pour que tout le monde soit borgne, c’est la démocratie. C’est le pouvoir de la dictature de la majorité. C’est aussi, une chose à faire et à un certain moment, on s’estime à dire qu’en démocratie, c’est la majorité, qui décide. Espérant, qu’ils vont toujours décider pour le bien du peuple, c’est notre souhait.

Signalons que le Frère Giscard Kévin DESSINGA, est Ecrivain, romancier, dramaturge, essayiste, philosophe-épistémologue, Africain de naissance et Africaniste par choix de vie, Giscard Kevin Dessinga est membre de l’Ordre des Frères Mineurs (Franciscains) et originaire du Congo-Brazzaville. Membre de la nouvelle génération des intellectuels africains qui cherche à poser le problème de l’Afrique en termes de responsabilité partagée, il publie avec"Entre la persévérance et l'abondan", son premier ouvrage aux éditions et maintenant, il a déjà publié plus de cinquante ouvrages telque: Regards croisés sur la citoyenneté; Manifeste de l'Emergence AfricaineLa responsabilité du temps perdu- L’Afrique face aux enjeux et défis de la crise migratoire; J'enseigne, mais comprennent-ils? Repenser la manière d’enseigner en Afrique....et bien d'autres.

 

 

 

 

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Congo : Voilà qu’on parle, aujourd’hui encore, des bruits de bottes dans le Département du Pool ?

Publié le 10 Juin 2020 par André LOUNDA dans POLITIQUE

Face à la situation et la présence des troupes qui ne sont pas aux ordres du Commandement de la Zone Militaire N° 8  dans le Département du Pool, les cadres ressortissant dudit département ont rédigé une déclaration à l’attention de l’opinion nationale et internationale, Bonaventure MBAYA, Ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports du Congo-Brazzaville & Maître-assistant du Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES) Président-fondateur, Convergence citoyenne (parti social-démocrate)entant qu’acteur politique, a animé un point de presse à Brazzaville, profitant de la Journée de la Réconciliation Nationale, du lavement des mains et de la fin de la Conférence Nationale Souveraine, le 10 juin 1991. Aujourd’hui, Il a  procédé à la lecture de la déclaration des fils et filles du Département du Pool, sur le déploiement massif et injustifié des troupes armées dans leur département. Déclaration par laquelle, ils dénoncent toutes les manœuvres militaires et la présence au sein des Forces Armées Congolaises, la présence des étrangers portant l’uniforme de notre armée. Comment réparer la situation du Pool ?

Au cours de cette rencontre, prenant la parole, Bonaventure MBAYA, a salué la présence des Journalistes et il a situé le contexte de cette rencontre ce jour mémorial de la Conférence Nationale Souveraine, "Messieurs les Journalistes, je voudrais vous remercier tous d'être venus aujourd'hui, à cette rencontre, une rencontre importante, qui se situe le 10 juin, journée qui a marquée la fin de la Conférence Nationale par la cérémonie de lavement des mains, qui a confirmée la volonté des congolais pour une réconciliation nationale et la préservation de l'unité nationale. C'est pour cette raison là que le 10 juin , est donc devenu la Journée de la Réconciliation Nationale et de lavement des mains. Cette année, cette célébration est affaiblie par la pandémie du covid 19, qui a imposé le confinement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus. C'est pour cette raison, que dans le strict respect des mesures du confinement notamment, le respect des mesures sur la distanciation, aujourd'hui, on a pas fait venir une foule des militants, on a pas fait venir une foule d'assistants. Cette conférence de presse se déroule avec un minimum de personnes pour qu'on soit en conformité avec les mesures". Ensuite, il a procédé à la lecture de la Déclaration, suivie de quelques préoccupation des Journalistes sur la Déclaration et les signataires.

 

DÉCLARATION DES FILS ET FILLES DU POOL, CADRES CIVILS ET MILITAIRES, SUR LE DÉPLOIEMENT MASSIF ET INJUSTIFIÉ DES TROUPES DU POOL

 A la Très Haute Attention de l’Opinion Nationale et Internationale

Historiquement, Région d’originaire des grands héros nationaux de la lutte anticolonialiste, comme Mabiala Ma Nganga, André Grénard Matsoua, Bouéta Mbongo, Mbièmo…etc. Le Pool est, depuis très longtemps, le Département souffre-douleur des soubresauts tragiques et sanglants ainsi que des projets politiques, en République du Congo. Pour mémoire, depuis les évènements de Kinganga Sirocco en 1970 et d’Ange Diawara en 1972, en passant par ceux des Andzimba (1974) et des pseudos angolais (1975), jusqu’aux drames et tragédies, plus récents, des périodes 1998-2003 et 2016-2017, imputés au Pasteur Frédéric Bintsamou Ntoumi et ses Ninjas Nsilulu, le Pool et ses populations ont toujours payé le prix fort, dans leur esprit et dans leur chair.

C’est comme pour dire que : la responsabilité, supposée ou établie, d’un ou de quelques fils du Pool, devrait immédiatement, systématiquement et automatiquement être payée par le Pool et ses populations. Pourtant, il n’a jamais été démontré clairement que les populations du Pool, par leur seule appartenance à ce Département, ont fait collusion, entre elles, et créé des rebellions ou des groupes armés, pour nuire aux institutions établies et chercher ainsi à s’emparer du pouvoir. De même, jamais, de mémoire d’homme, aucune déclaration concertée, visant la sortie, de ce Département, du giron national, n’a jusqu’ici été imputée aux populations de ce Département. Et pourtant le Pool a toujours subi les violences de toutes sortes, fruits des manipulations politiciennes, tribalo-régionalistes, de quelques apprentis sorciers politiques cherchant à conquérir le pouvoir ou à le conserver, coûte que coûte.

Voici donc, déjà vingt-deux ans (1998-2020), que les populations du Pool vivent, dans leur Département, une guerre quasi permanente entre le pouvoir de Brazzaville et Ntoumi. Cette guerre a été ponctuée par deux semblants d’accords de paix et de cessation d’hostilités, inachevés et sabotés pour laisser l’opportunité de jouer à la reprise des hostilités en cas de besoin, à tout moment ; c’est ce qui arrive en ce moment encore.

En effet, hier encore, pour marquer, effectivement, la fin supposée des violences de la période 1998-2003, des présumés accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités, entre Ntoumi et le pouvoir, avaient abouti à un processus de désarment et de réinsertion des ex-combattants qui a, du reste, été saboté dans sa réalisation. Les laissé pour compte de ce sabotage ont, par la suite, été récupérés, en 2016, pour justifier des nouvelles violences militaires dans le Pool, jusqu’en décembre 2017, où des nouveaux accords ont, cette fois-ci, été signés à Kinkala, consacrant, une fois encore, la réinsertion des ex-combattants. Depuis ces nouveaux accords, ce volet réinsertion est toujours resté lettre morte jusqu’à ce jour, constituant ainsi un réservoir, si ce n’est un alibi facile, manipulable et corvéable à volonté.

Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, voilà qu’on parle, aujourd’hui encore, des bruits de bottes dans le Pool. En effet, depuis quelques mois, le Pool est, de nouveau, accusé injustement par certains Services Spéciaux de la Force Publique, en utilisant des prétextes fallacieux, juste pour poursuivre la concrétisation des ambitions et stratégies du pouvoir en place exposées dans le document de « l’Opération Mouébara » (ref.019/2000 du 07 janvier 2000, signé Dénis Sassou Nguesso, adressé aux membres du « Comité d’Actions Spéciales » (CMAS). En effet, comment donc comprendre qu’aujourd’hui, l’humanité toute entière lutte contre la pandémie du Covid 19, on assiste, concomitamment au Congo, à un déploiement massif injustifié, des troupes militaires dans le Département du Pool ?

Nous, citoyens congolais, cadres civils, politiques ou militaires, Bakongos et fiers de l’être, originaires du Pool et des autres Départements du Sud Congo ; ensemble avec tous les citoyens congolais de tous les autres Départements du pays, épris de paix, de justice, de solidarité et de liberté, constatons, avec indignation, qu’au moment où les intérêts vitaux de la Nation sont mis en péril et son existence même, gravement menacée par le coronavirus et la crise multidimensionnelle qui frappe le Congo depuis plusieurs années,, voilà que refait surface, un autre virus bien connu des congolais : le Tribalisme, que l’on combat depuis longtemps et que nous voudrions vaincre à jamais.

Hélas, à ce jour, deux agents vecteurs de ce virus, formellement identifiés dans l’entourage du Président de la République, en assurent la propagation : l’Amiral Jean Dominique Okemba et le Colonel Didace Bangui. En effet, en mars 2020, à Oyo, en présence de Monsieur Maurice Nguesso et devant une assemblée de Sages supposés ou réels, jean Dominique Okemba, rongé par le virus du tribalisme et ivre de haine et de préjugés contre les Bakongos, a déclaré, entre autres, ce qui suit : « Nous avons bombardé le Pool et le ciel n’est pas tombé… ». Un mois après, en avril 2020, rongé par le même virus, le Colonel Bangui, lui aussi ivre de haine et de préjugés contre le Pool, a emboité le pas, à l’Amiral Jean Dominique Okemba, en improvisant à Makélékélé, devant quelques vendeuses du marché Bourreau, toutes Bakongos, un meeting au cours duquel il a proféré des menaces contre le Pool et le Bakongos dont les enfants auraient, selon lui, perçu de l’argent et reçu des armes, pour fomenter un coup d’Etat contre le pouvoir en place, avec l’appui des éléments qui, toujours selon ces deux officiers accusateurs, seraient originaires de la RDC.

Outrés par les bravades de gamin de l’Amiral Jean Dominique Okemba et les propos irresponsables du Colonel Bangui, auxquels nous ajoutons ceux hautement tribalistes tenus par des éléments de la Force Publique lors de l’incident dont a été victime, en présence du Directeur Général de la Police, le Professeur Médecin Jean Louis Nkoua, Conseiller à la Santé du Premier Ministre, à qui on a reproché son appartenance à l’ethnie Téké ; face à tous ces comportements et propos dignes de la Radio mille colline du Rwanda, de triste mémoire, nous tenons à faire observer à ces deux officiers et au pouvoir en place, ce qui suit, qui est, du reste, valable pour toutes les sociétés et Nations pluriethniques africaines du sud du Sahara :

  • Là où des tribus se croient supérieures, les unes aux autres ;
  • Là où les choix politiques, économiques et socio-culturels sont subordonnés aux préjugés de telle autre tribu ;
  • Là où, enfin, pour la faute d’un seul où de quelques-uns des membres d’un groupe, on punit la multitude ;

Là se trouve, alors, le paradis de l’intolérance, de l’exclusion, de l’injustice et, au bout du compte, des crimes de masses.

Pour l’avoir compris, les pères de l’indépendance avaient voulu faire du Congo une République, certes plurielle, mais résolument laïque, une indivisible :

               *Plurielle, une et indivisible, en ce que les communautés ethnolinguistiques, qui la composent, participent à la souveraineté nationale, à la consolidation de l’indépendance et à la sauvegarde de l’intégrité territoriale ;

                *Laïque, parce que la conscience d’appartenance à une communauté ethnique et le sentiment national n’y sont pas antagonistes, mais plutôt complémentaires, tout en consacrant la primauté du sentiment national.

Par ailleurs, nous tenons à rappeler au pouvoir actuel, et notamment à l’Amiral Jean Dominique Okemba et au Colonel Bangui, que la Force Publique se doit d’être apolitique et républicaine. Aussi, soucieux de restaurer la concorde nationale pour préserver l’unité nationale, suffisamment mise à mal par les expériences vécues à travers les différents régimes qui se sont succédés, et, en conséquence de tout ce qui précède :

                    *Nous, nous en referons au Chef suprême des Armées et à la justice nationale pour faire toute la lumière sur les bombardements du Pool signalés et reconnus par l’Amiral Jean Dominique Okemba, ainsi que sur les armes qui seraient détenues par les fils du Pool, notamment par Ntoumi, Pablo et Indien, tous résidants dans ce Département du Pool qui est également la Zone de défense militaires N°8 de notre pays. Par la voix de ses cadres et de ses populations, le Pool sollicite, voire, exige, de Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Armées, l’éviction, voire l’expulsion, sans conditions, de Monsieur Ntoumi et tout son spectre (Eglise, Annexe, …etc…), du Département du Pool où il s’est installé avec une ambition, inconnue par le Pool et ses cadres, mais qui semble concertée en accointance avec ses commanditaires.

                        *Nous exigeons, par ailleurs, que Pablo et Indien, accompagnés, bien sûr et logiquement, par leur chef Ntoumi, viennent s’innocenter officiellement à Brazzaville, dans les médias, si et seulement si, ils ne sont pas de mèche, avec des animateurs du pouvoir, dans ce projet de destruction du Pool dans les prochains jours. Au cas contraire, ils devront en tirer toutes les conséquences prévues par les ressortissants de cette Région du Pool.

                          *Une fois encore, nous répétons que le Pool n’est pas un champ de bataille, ni un champ de tir ou d’entrainement. Cette fixation de la violence politico-militaire, dans le Pool, n’exprimerait-elle pas tout simplement le triomphe de l’aile tribalo-régionaliste du pouvoir actuel ? Ce déploiement massif et injustifié des troupes, ne serait-il, tout simplement, que le signe précurseur d’un état de siège au Pool qui ne dit pas son nom et qui serait dégoupillé à l’ombre du coronavirus ?

                           *Nous, ressortissants du Pool, victimes des violences militaires, refusons de croire que les Forces Armées Congolaises (FAC), avec leur personnel formé, leurs armements et leur logistique, soient si faibles pour venir à bout d’un Ntoumi, un simple pasteur. Manifestement le pouvoir congolais n’a jamais voulu conclure définitivement son conflit annoncé avec Ntoumi ; il a préféré le laisser dans le Pool pour l’utiliser à tout moment. Cette fois-ci, voyant venir les élections présidentielles de 2021 pour lesquelles aucune condition crédible n’est remplie, le pouvoir de Brazzaville, à l’ombre de la pandémie du covid 19, cherche à recourir il y aura une nouvelle guerre au Pool, le pouvoir de Brazzaville pourra agir à sa guise.

                            *Maintenant que les preuves de la manipulation de Ntoumi et ses éléments, par le pouvoir de Brazzaville, sont évidentes à travers les Willy Mantsanga hier et les douze apôtres aujourd’hui, preuves qui ont, par ailleurs, été confirmées par le procès des Généraux Norbert Dabira et Nianga Mbouala, qui a révélé, officiellement et publiquement, d’où Ntoumi tire sa logistique et sa fortune, le Pool et ses populations demandent qu’on cesse donc de les importuner avec le scenario envisagé par le fameux Colonel Didace Bangui.

Quoi qu’il en soit, et en guise de conclusion générale, nous, nous habitants et cadres, civils ou militaires, ressortissants du Pool, de toutes conditions :

  1. Dénonçons, avec fermenté, cet énième épisode de violences programmé dans le Pool, qui ne participerait, en réalité, qu’à enfoncer davantage ce Département dans la misères ; mais surtout, qui contribuerait à masquer l’échec des pouvoirs publics à tirer le pays vers le haut, en trouvant ainsi une hypothèque justification de la saignée du Trésor public.
  2. Prenons à témoins ; l’opinion nationale et l’internationale, sur toutes ces velléités de déstabilisation et destruction du Pool, Département encore fragilisé par les derniers évènements de 2016 dont les stigmates ne sont pas encore cicatrisées ni disparus.
  3. Interpellons, vivement, les pouvoirs publics ainsi que la Communauté Internationale, pour tout mettre en œuvre afin de faire échec et mettre définitivement fin à toutes ces manœuvres machiavéliques, d’un autre âge, qui n’ont pour but inavoué que de faire du Pool, le bouc émissaire idéal de sombres desseins ;
  4. Invitons les autres Départements du Congo à ne jamais plus se laisser charmer par les sirènes du tribalisme et du régionalisme, en faisant preuve de solidarité, en vue d’un Congo fort, certes pluriel mais résolument ; un et indivisible, dans la paix.
  5. Exigeons le désengagement, sans condition, des unités militaires dans le Département, sous l’autorité du Commandant de la Zone de Défense militaire numéro 8.

 

                                                                             Fait à Brazzaville, le 05 mai 2020

 

                                                                                        Les signataires

 

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Marylène BANDZOUNZI , la Présidente du PSP, n’est pas restée inactive face à la pandémie de la COVID-19

Publié le 8 Juin 2020 par André LOUNDA dans Société

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19, qui sévit à travers le monde entier, le Congo notre pays n’étant pas épargné, le Parti pour la Solidarité et le Progrès (PSP) a entrepris plusieurs activité pendant cette période de crise sanitaire, c'est dans ce contexte que la Présidente dudit parti, nous a accordé une interview, le samedi 06 juin 2020, à Brazzaville.

-Madame la Présidente, pouvez-vous, vous présenter pour nos lecteurs et la structure que vous avez la charge de conduire?

*Je suis Madame Marylène BANDZOUZI, Présidente du Parti pour la Solidarité et le Progrès (PSP), de l'Association Mère et Famille pour le Développement près le Quartier d'Abord. Le Parti pour la Solidarité et le Progrès (PSP), dont j'ai la charge de conduire a été crée le 24 juillet 2014 à Brazzaville. Il est né de la métamorphose de l’Association le Quartier d’Abord en parti politique. Aussitôt après sa sortie officielle en mars 2015, nous nous étions engagés à l’installation des différentes fédérations départementales afin de vibrer en phase avec la loi sur les partis politiques. Au terme de cette vaste opération, bien que restée non exhaustive, ils ont implanté le parti dans les neuf (9) départements parmi les douze que compte notre pays. Il s’agit plus précisément des départements de Brazzaville, du Pool, de la Bouenza, du Niari, de la Cuvette-Ouest et de la Sangha.

-Quelle analyse faites vous Madame la Présidente, de la gestion de la COVID-19, dans notre pays?

M. BANDZOUZI/*La COVID-19 est une pandémie qui dévaste toutes les nations sans exceptions. Il s’agit d’un fléau qui a surpris non pas seulement le corps médical mais aussi l’univers des chercheurs. La médecine comme toutes les autres sciences, dites exactes évolue par tâtonnement et par une suite de correction d’erreurs. Si au-delà de la méditerranée et au sud du continent africain. La COVID-19, a décimé des populations humaines, dans notre pays, la promptitude avec laquelle le Président de la République a instruit le gouvernement afin de prendre des mesures nécessaires pour protéger les peuples vivant au Congo mérite d’être saluée. Certaines mesures, prises par le gouvernement se sont avérées parfois difficiles à supporter au-delà d’une certaine période. Mais, c’était là le prix à payer lorsque, on veut réellement préserver les vies humaines. Seulement les mesures d’accompagnement, n’ont pas été à la hauteur des attentes des populations. Ce qui ne pouvait pas aussi être autrement vue les difficultés financières que connait notre pays actuellement. Du côté du corps médical, nous serons ingrats si l’on ne reconnait pas la bravoure dont on fait montre nos médecins et leurs collaborateurs. Ils n’ont pas trahi leur serment puisque on les a vus à l’œuvre. Certains sont même à sacrifier leurs vies. Ayons une pensée pieuse à leur égard. Si les nations supposées évoluées n’ont pas pu stopper la pandémie à temps, combien de fois notre pays ! Reconnaissons que devant une situation, le plus difficile à faire c’est la conception des stratégies de sortie de crise. Par contre le plus facile demeure la critique destructive. Notre souhait le plus ardent consiste à exhorter les chercheurs à ne manager aucun effort en vue de parvenir à la découverte du traitement curatif approuvé contre la COVID-19.

-Madame la Présidente, est-ce que vous pouvez, nous parler de votre circonscription en cette période exceptionnelle de crise sanitaire?

M. BANDZOUZI*En cette période de crise sanitaire, la 4ème Circonscription de Makélékélé, n’a pas dérogé aux mesures édictées par le gouvernement de la République. Les mesures barrières continuent à être observées. Il est vrai que certains cas isolés d’insubordination peuvent être observés, comme partout ailleurs, mais la majorité se soumet. D’ailleurs, notre circonscription est parmi celle qui enregistre moins d’individus interpellés par la force publique pour inobservation des mesures barrières.

-Pendant cette période de crise sanitaire, pour soulager les populations, quelles sont les actions que votre part le PSP a menées?

M. BANDZOUZI/*En cette période de crise sanitaire, mon parti, le PSP, s’est attelé à la sensibilisation de porte à porte et de bouche à oreille sur l’observation des mesures barrières à observer pour lutter efficacement contre la COVID-19, Dans la mesure de ses possibilités, son parti  a procédé à la distribution des masques à la population. Mais aussi, le PSP a assisté la population en lui apportant quelques vivres et des non-vivres afin de la soulager tant soit peu de son stress.

-Madame la Présidente du Parti pour la Solidarité et le Progrès, quel message lancez-vous à l'endroit des pouvoir publics et aux populations?

M. BANDZOUZI/*A l’endroit des pouvoirs publics, nous formulons le vœux de les voir plus proche des populations en détresse et surtout de soutenir sans relâche la recherche scientifique afin d’atteindre l’objectif zéro patient de la COVID-19 dans notre pays. Quant à la population, elle l’exhorte au respect des mesures barrières édictées en vue d’arrêter la progression de la maladie dans notre pays. La COVID-19, n’est pas une utopie mais plutôt une réalité dans notre pays.

 

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Congo/ Le Conseil Supérieur Islamique du Congo, sollicite au gouvernement la réouverture des lieux des cultes

Publié le 4 Juin 2020 par André LOUNDA dans Religion

Face à la menace de la pandémie du Coronavirus,  le gouvernement congolais avait procédé à la fermeture des églises, des mosquées et tous les lieux de cultes dans tout le territoire national. Suite à cette décision, au nom de Dieu, le Tout clément, le Très Miséricordieux Allah, l’Unique d’être glorifié en tout lieu et en toute circonstance,  toutes les confessions religieuses avaient observé toutes les mesures prises par les autorités afin d’éviter le pire. Après observation de la situation, le Conseil Supérieur Islamique du Congo, sollicité du gouvernement la réouverture des lieux des cultes notamment, les mosquées dans les jours avenirs. C’est dans le respect strict des gestes barrières contre la pandémie du Coronavirus. Les Imams se sont exprimés au cours d’une rencontre qui a eu lieu le jeudi 04 mai 2020, à Brazzaville.

A l’occasion de cette rencontre des Imams, en présence des représentants du mouvement œcuménique du Congo, du représentant du Conseil Supérieur des Églises de Réveil du Congo (COSERCO), des représentants de l’Église Terinkyo, les salutistes, les Kimbanguiste et bien d’autres. Il a été question aux membres de cette communauté religieuse de faire le point sur l’application des recommandations relatives à la mise en œuvre des mesures barrières édictées par le gouvernement face à la pandémie du COVID-19, notamment, le confinement à domicile. Après analyse de la situation, il ressort que les consignes ont été respecté par les membres croyants de la communauté islamique tel que l’a expliqué son Éminence El-Hadj Djibril Abdoulaye BOPAKA, le Président du Conseil Supérieur Islamique du Congo, « Nous entant que Comité National de Solidarité d’Appui à la Lutte contre le COVID-19, des confessions religieuses, nous avons aujourd’hui, des banderoles, qui sont entrain de s’installer, nous avons des bavettes, on est entrain de tout faire, notre structure, soit une structure écouté et entendu par le peuple congolais dans la paix, dans l’unité et la solidarité Sallah Maléko’.

A cet effet, ils ont sollicité du gouvernement la réouverture de tous les lieux des cultes, car pensent-ils que la prière d’ensemble à une grande importance a fait savoir El Hadj Djibril Abdoulaye BOPAKA, « Nous disons que pour les confessions religieuses la prière doit continuer, nous ne pouvons pas évaluer ce que Dieu a fait pour nous mais, nous pouvons dire que Dieu est avec le Congo. C’est pour cela que nous sollicitons à l’État de nous libérer les lieux des cultes. Et nous disons aussi à L’État que l’État est responsable de toutes les décisions et ce n’est pas nous. Si l’Etat, qui a les quatre (4) yeux voit que ça ne va pas, l’État doit continuer. Le Coronavirus est réel et que chacun d’entre nous doit mettre du sérieux dans toutes ses activité et aspects de la vie », a conclu El-Hadj Djibril Abdoulaye BOPAKA.

Par ailleurs, il a remercié le personnel de la santé, les médecins, les infirmiers et les agents de la force publique pour l’effort et le travail abattu.

 

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