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culture et arts

« Il ne faut pas attendre de bien grandir pour bien gouverner, mais il faut bien gouverner pour bien grandir afin de garantir l'avenir de l'humanité », a écrit Calixte MIKALA MOUTSINGA

Publié le 19 Janvier 2023 par André LOUNDA dans Culture et Arts

«  La désolation est totale, il n'y a aucun plan d'action proprement humain contemptible d'amener les choses vers une amélioration digne et pérenne tel que souhaitée pour tous les hommes. Tout est organisé pour que la terreur soit manifestée dans toutes les nations et ce, au profit d'hommes cupides, schizophrènes, avides de pouvoir et d'honneur sadique », ces propos de Calixte MIKALA MOUTSINGA constitue le résumé de son nouveau livre intitulé : VOUS AVEZ BIEN DIT GOUVERNER ! Lequel, qu’il a échangé avec le public, le mercredi 18 janvier 2023 au cours d'une Rencontre Littéraire qui a eu lieu à l'Institut Français du Congo de Brazzaville.

Paru aux éditions Luzabusu, VOUS AVEZ BIEN DIT GOUVERNER! ! Ce nouvel ouvrage de 162 pages préfacé par l'écrivain NINOS E. NGOUAMA, qui en préfaçant cet ouvrage a écrit que ce n'est pas trop oser ! Ce n'est non plus trop crier ! VOUS AVEZ BIEN DIT GOUVERNER ! Ce beau livre est une réponse à l'une des plus grandes causes qui enflamment notre monde. Si le monde est en flamme, c'est à cause du type de gouvernance appliqué dans nos milieux de vie. Ce livre du Coach est un véritable au leadership d'intégrité de conscience renouvelée dans nous et des autres, afin de bâtir sur les anciennes ruines. Je pouvais redire la pensée de l'auteur en ces mots : Il ne faut pas attendre de bien grandir pour bien gouverner, mais il faut bien gouverner pour bien grandir afin de garantir l'avenir de l'humanité. C'est une invite qu’il adresse aux lecteurs à voyager dans son univers par la grande marche vers la bonne gouvernance. Gouverner, pour l'auteur, c'est en cinq mots qu’il donne quelques explications à savoir : Administrer, conduire, Diriger, Gérer et Régir.

Selon Calixte MIKALA MOUTSINGA, administré en donnant quelques détails, il a écrit que nous avons des grandes écoles d'administration à travers le monde qui forment les hommes et les femmes dans tous les domaines administratifs. Nous en félicitions tous la qualité ou la pertinence des enseignements qui y sont dispersés. Mais, nous constatons malheureusement qu'une fois dans la moule des administrations établies, la majorité de ces administrateurs ont sérieusement du mal à faire valoir librement les enseignements reçus, au nom de telle autre conception administrative. Et, ils finissent par prendre la forme d’une moule administratif taillé sur mesure, bafouant toutes les notions administratives véritables qu’ils avaient apprises dans les différents établissements spécialisés.

Portant d’après l’auteur, la notion d’administration nous contraint  à l’applicabilité manifeste des données éprouvées pour la réussite d’un projet ou d’une entreprise ;  ceci pour le bonheur de la multitude. Parce que nous sommes tenu à travailler pour le bien-être collectif et non individuel, encore moins clanique, partisane ou sectaire, c’est là que  le bât blesse, et que les injustices d’une atrocité indescriptibles surgissent au sein de nos cités et nos nations. D’après Calixte MIKALA MOUTSINGA, la vérité, c’est que l’homme a perdu presque la quasi-totalité du sens qualité d’administrateur reçu de son Créateur.

« Il ne faut pas attendre de bien grandir pour bien gouverner, mais il faut bien gouverner pour bien grandir afin de garantir l'avenir de l'humanité », a écrit Calixte MIKALA MOUTSINGA« Il ne faut pas attendre de bien grandir pour bien gouverner, mais il faut bien gouverner pour bien grandir afin de garantir l'avenir de l'humanité », a écrit Calixte MIKALA MOUTSINGA
« Il ne faut pas attendre de bien grandir pour bien gouverner, mais il faut bien gouverner pour bien grandir afin de garantir l'avenir de l'humanité », a écrit Calixte MIKALA MOUTSINGA« Il ne faut pas attendre de bien grandir pour bien gouverner, mais il faut bien gouverner pour bien grandir afin de garantir l'avenir de l'humanité », a écrit Calixte MIKALA MOUTSINGA

 

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19ème édition de Sanzas, le Trophée des Créateurs placée sous le signe du progrès

Publié le 16 Janvier 2023 par André LOUNDA dans Culture et Arts

Le GROUPE PELLA YOMBO (GPY) s’attèle depuis bientôt deux décades aux fins de célébrer solennellement les femmes et les hommes qui chaque année se distinguent par leur génie créateur. « L’ouvrier qui transporte, une par une les pierres d’un édifice, n’a pas à s’inquiéter du temps qu’il faudra pour achever l’œuvre », constitue la toile de fond du progrès que réalise ce groupe tel que l’a cité Beethoven Henry Germain YOMBO, le Manager-promoteur des Sanzas, le Trophée des Créateurs à l’occasion de son discours de circonstance à la soirée de cette édition du 14 janvier 2023 à l’Hôtel Olympic Palace de Brazzaville.

Soirée rehaussée par la présence de Madame Lydie PONGAULT, Ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Arts. Au cours de cette cérémonie, dix (10) acteurs culturels dans différentes catégories ont reçu leurs Sanzas, le Trophée des Créateurs.

Pour le Promoteur Beethoven Henry Germain YOMBO PELLA, en relevant le défi, durant 365 jours, les artistes mettent le pied à l’étrier afin que la cloche des Sanzas sonne la tenue de chaque édition. « Dix-neuf ans consécutivement, aujourd’hui, tout comme hier et demain, nous venons rendre un hommage mérité à nos faiseurs de rêves, les artistes, pour que nos rêves surclassent nos migraines psychologiques qui nous assaillent sans cesse. Maintenant, comme hier et demain, nous allons après avoir déniché ces talents, mettre sous les feux des projecteurs de l’actualité nationale et internationale ceux pour qui le challenge a honoré la République par leur art talentueux, a retenu l’attention du jury », a-t-il fait savoir.

Poursuivant ses propos, il a rappelé que la République d’hier était pour ses enfants créateurs reconnaissants. Et c’est dans cette optique qu’Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement a déclaré tout haut que la République impose d’abord de la part des gouvernants un devoir. Beethoven Henri Germain YOMBO PELLA a précisé, par la suite, que maintenant et demain, grâce à la clairvoyance du Président de la République et fort de votre action, nous osons croire que cette flamme patriotique ne faiblira pas d’intensité. Patriotes dans le cœur, nous voudrions plus que ne jamais être aux côtés de la République pour booster la promotion des créateurs.

Beethoven Henri Germain YOMBO PELLA, avant de remettre les scellés du jury de la 19ème  édition des Sanzas, le Trophée des Créateurs, au maître de cérémonie, a premièrement déroulé le programme de son groupe de cette année 2023. En effet, galvanisé par la tenue de la 13ème  édition de La Nuit du Congo à l’expo 2020 à Dubaï, le planning majeur 2023 du Groupe Pella YOMBO PELLA se présente comme suit : 29 juillet 2023, un méga concert en vue de magnifier la Rumba congolaise ; 15 août 2023 : 14ème édition du Festival International Couleurs du Congo (Musiques et danses des terroirs) ; 23 novembre 2023 : 14ème édition de La Nuit du Congo à un lieu qui sera déterminé pour toujours contribuer à projeter une image positive du Congo dans le monde. Aussi, à l’occasion de la vingtième édition des Sanzas l’année prochaine, ce concept sera désigné les Sanzas d’Or, le Trophée des créateurs.

Les dix récipiendaires par catégorie

Catégorie Peinture : Eliezer NDINGA ; catégorie Sculpture : Michel NGUINDOU ; catégorie Mode : Gloire ITOUA ; catégorie Théâtre : Brazza Comedy Show ; catégorie Cinéma : Claudia Haïdara YOKA ; catégorie Littérature : Onday AKIERA ; catégorie Musique : Afara TSENA ; catégorie Arts médiatiques : Radio Trans-Equatorial (RTE) ; catégorie Promotion culturelle : Prix du meilleur spectacle : Les Brasseries du Congo ; Prix Reconnaissance : Kosmos MOUNTOUARI.

A l’issue des résultats de cette 19ème édition, Madame Lydie PONGAULT, Ministre en charge de ce département dans son discours de circonstance a reconnu que depuis 2003 les Sanzas constituent un moment solennel de la vie culturelle du Congo, un rendez-vous incontournable. Avant de parapher l’écrivain hollandais du 19e siècle, Multatuli : « Ce n’est pas la récompense qui élève l’âme, mais le labeur qui lui a valu cette récompense ». Ce soir, a-t-elle poursuivi, divers artistes, toutes disciplines confondues, ont décroché une sanza. Ils le doivent à leur talent, à leur passion et à leur persévérance. En effet, c’est improbable de faire une œuvre d’art. C’est courageux d’envisager une carrière. C’est honorable de poursuivre sa quête. Voilà la condition de l’artiste, qui est seul à la conception de son œuvre, avec sa sueur, avec ses doutes et avec ses rêves. « Ce soir, je suis fière pour les différents lauréats qui valorisent des métiers et participent au rayonnement de notre pays et de nos existences respectives. Néanmoins, je parle des artistes, mais je n’oublie pas toute la chaîne de métiers qui accompagnent les créateurs, à savoir les mécènes, les personnes et institutions chargées de la promotion et de la valorisation des produits culturels. Ce travail managérial contribue à mettre en avant les artistes et les aider à vivre de leur art », a-t-elle déclaré.

 

 

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En Afrique, dans son nouvel ouvrage NINOS E. NGOUAMA, déclenche le processus d'une Révolution Pacifique

Publié le 12 Janvier 2023 par André LOUNDA dans Culture et Arts

« Tout en pensant aux autres, restons responsable de nos choix. Chaque jour qui passe, le soleil se couche sur des espoirs radieux des peuples du monde. Des milliers d'étoiles cessent de briller sur le toit des nations avec des gouvernements qui n'ont aucune volonté d'améliorer les conditions de ceux qui rêvent l'Eldorado. Chaque semaine, les eaux glaciales de la Méditerranée reçoivent de nombreux désespérés d'un continent en chaleur, laissant des familles en deuil. Sachez-le : Quand votre opinion ne compte pas dans votre environnement, vous êtes considéré comme un mort vivant. Nous voulons prendre la parole pour parler. Un engagement Prophétique, Poétique et Politique », Ces propos constitue le résumé d'nouvel ouvrage de NINOS E. NGOUAMA de 160 pages, préfacé par Henri Papa MULAJAH, paru aux éditions LUZABUSU, intitulé : « Jamais Prisonnier d'Opinions », présenté et dédicacé, le mercredi 11 janvier 2023 au cours d'une Rencontre Littéraire animée à l'Institut Français du Congo (IFC) de Brazzaville.

D'après Henri Papa MULAJAH dans sa préface a fait savoir que cet ouvrage, s'inscrit dans l'ordre des esprits avertis. Ceux dont le combat continue à ne jamais subir les événements, mais de les provoquer ; ceux qui ont refusé d'être des simples spectateurs de leurs propres vies et de celles de la multitude autour et loin d'eux. Ceux pour qui la liberté n'a pas de prix.

Voici comment je formulerais autrement la pensée de l'auteur : Tout en étant utile aux autres, restons responsables de nos choix !

«  L'auteur de ce livre, «  Jamais Prisonnier d'Opinions », NINOS E. NGOUAMA est un écrivain affranchi des opinions des autres par sa plume, il apporte au monde espoir et sourire.

C'est un honneur pour moi de placer ici, dans ce beau livre, un petit mot ! Car, je partage avec l'auteur ce vœu, de voir germer une génération plus libre que jamais ! Je vous recommande vivement la lecture de ce recueil de poèmes très abouti. Évadons-nous ! », a-t’il conclut.

«  Jamais Prisonnier d'Opinion », selon l'auteur, cet ouvrage, il l’a signifié qu'on n'est pas passé par des détours pour dire ce qu'on avait dans son cœur. Nous avions pensée p tout simplement utilisé la forme la plus pratique qui est donc, la poésie. J'ai voulu dire des choses qui me passionnent. J'ai fait une lecture générale du monde d'abord en tant que citoyen du monde et ambassadeur de la paix. J'ai voulu apporter ma pierre à l'édifice et ensuite, j’ai bien voulu laissé mon esprit libre pour le faire inspirer ^par cette belle nature et ce beau paysage africain que je connais mieux et en plus ce beau paysage congolais qui  nous a vu naître , il y a de cela 38 ans. Ainsi, donc, je voudrais encore ajouter que l’œuvre qui nous rassemble aujourd’hui, c’est un engagement à trois phases, c’est un engagement Prophétique, prophétique pourquoi ? Parce qu’à la base vous le savez que les avancées de l’humanité en grande partie ont été occasionnées par des hommes d’églises qui ont été des acteurs, des meneurs pour que les hommes de couleurs aient des droits dans certaines sociétés, il y avait des luttes qui ont été menées par des hommes de religions ou des hommes d’églises. Et à côté de cela, c’est un engagement Poétique,  parce qu’il y a des choses que je ne pourrais que par la poésie ou par la plume et ensuite, c’est un engagement Politique, pourquoi politique ? Parce que pour moi, c’est un pas de la littérature à la politique. Il faut seulement un seul, pas et c’est pour cela que vous verrez qu’il suffit d’un pas en avant pour qu’un livre devient politique et un pas en arrière pour qu’une politique devienne  un livre. Il suffit simplement que nous constatons tous que la plupart des écrivains finissent politiciens et la plupart des politiciens finissent écrivains. Donc, c’est un pas de la littérature à la politique.

Poursuivant son propos, NINOS E. NGOUAMA a laissé entendre voilà notre œuvre tourne autour de cala. Alors, c’est une œuvre poétique qui est entrain de nous amener vers un engagement qui est un véritable problème » pour les pays africains d’abord, et aussi pour le Congo. Pourquoi, c’est un véritable front, un véritable challenge ? Simplement par ce que maintenant personne ici au Congo ne dirais qu’il est prisonnier d’opinions ? Il n’y a personne qui dira qu’il a été arrêté une fois pour une opinion et incarcéré. Des cas isolés peuvent exister mais nous le savons tous que la liberté d’expression est chanté depuis la constitution, dans tous les textes on chant la liberté d’expression mais, ce qu’il ne faut pas oublier que nous en tant qu’auteur, nous mettons en musique parfois certains dire lorsque telle ou telle personne, tel leader politique ou une autorité administrative sort une phrase, elle ne tombe pas dans les oreilles des sourds ! Il y a d’autres personnes qui écoutent et les mettent en musique pour le voyage. Donc, c’est un véritable voyage ! Je vais me faire un plaisir de vous présenter succinctement le livre comme il se présente. C’est un livre de 160 pages, la première partie de ce livre nous présente deux lettres, la première lettre, je me suis adressé en réponse à Véracité KTN qui m’a longtemps écrit pendant des années et toutes les lettres sont restées mortes, sinon muettes. Je n’avais jamais apporté des réponses parce qu’il a fallu bien que j’ai des éléments plus convaincants avant de lui répondre et donc, je me suis mis à les expliquer quelque chose que j’ai constaté ou à la chose, c’étaient un frère qui s’appelait Douglas MBANI...etc.

Par ailleurs, il sied de signaler que dans cet ouvrage, l’auteur a abordé des thématiques qui relatent les faits qui se déroulent dans un pays imaginaire, parmi lesquelles : La bonne route pour arriver au sommet ; lenvironnement accuse l’homme ; Sauver l’honneur  et  Le malheur du mort.

A noter que ce recueil de poèmes, est une invite aux lecteurs à dénoncer les faits politiques, spirituels, économiques qui vont à l’encontre de la société. Et que les couches les plus vulnérables doivent apprendre à s’imposer. Egalement, NINOS E. NGOUAMA a parlé, dans son ouvrage, de la démocratie à l’africaine, la formation des jeunes, le patriotisme, la valorisation des cultures et la cohabitation des peuples. Il est vendu à 5.000 FCFA dans les Librairies de Pointe Noire et de Brazzaville.

 

 

 

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REICH NGASSAYE IDZOULIKO, LE CANDIDAT DE LA CUVETTE A REMPORTÉ LE PREMIER PRIX DU CHALLENGE NATIONAL MOPACHO ET EMPOCHE 800.000 FCA, BRAZZAVILLE, DEUXIÈME PLACE AVEC UNE ENVELOPPE DE 600.000 FCFA, ET TROISIÈME,, LA CANDIDATE DE POINTE NOIRE, EMPOCHANT, UNE ENVELOPPE DE 500.,000 FCFA, LA CUVETTE A ÉTÉ DÉCLARÉ DÉPARTEMENT LEADER DU MOPACHO

Publié le 9 Janvier 2023 par André LOUNDA dans Culture et Arts

REICH NGASSAYE IDZOULIKO, LE CANDIDAT DE LA CUVETTE A REMPORTÉ LE PREMIER PRIX DU CHALLENGE NATIONAL MOPACHO ET EMPOCHE 800.000 FCA, BRAZZAVILLE, DEUXIÈME PLACE AVEC UNE ENVELOPPE DE 600.000 FCFA, ET TROISIÈME,, LA CANDIDATE DE POINTE NOIRE, EMPOCHANT, UNE ENVELOPPE DE 500.,000 FCFA, LA CUVETTE A ÉTÉ DÉCLARÉ DÉPARTEMENT LEADER DU MOPACHOREICH NGASSAYE IDZOULIKO, LE CANDIDAT DE LA CUVETTE A REMPORTÉ LE PREMIER PRIX DU CHALLENGE NATIONAL MOPACHO ET EMPOCHE 800.000 FCA, BRAZZAVILLE, DEUXIÈME PLACE AVEC UNE ENVELOPPE DE 600.000 FCFA, ET TROISIÈME,, LA CANDIDATE DE POINTE NOIRE, EMPOCHANT, UNE ENVELOPPE DE 500.,000 FCFA, LA CUVETTE A ÉTÉ DÉCLARÉ DÉPARTEMENT LEADER DU MOPACHOREICH NGASSAYE IDZOULIKO, LE CANDIDAT DE LA CUVETTE A REMPORTÉ LE PREMIER PRIX DU CHALLENGE NATIONAL MOPACHO ET EMPOCHE 800.000 FCA, BRAZZAVILLE, DEUXIÈME PLACE AVEC UNE ENVELOPPE DE 600.000 FCFA, ET TROISIÈME,, LA CANDIDATE DE POINTE NOIRE, EMPOCHANT, UNE ENVELOPPE DE 500.,000 FCFA, LA CUVETTE A ÉTÉ DÉCLARÉ DÉPARTEMENT LEADER DU MOPACHO

La finale du concours de danse dénommé, MOPACHO CHALLENGE NATIONAL a connu son épilogue, le samedi 7 janvier 2023 à l'esplanade du cinéma Canal Olympia de Brazzaville. Le candidat du département de la Cuvette a été couronné meilleur danseur du MOPACHO de la première édition de ce concours.

Lancé officiellement, le 28 décembre dernier par le Ministère de l'Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs que dirige Madame Lydie PONGAULT, ce concours s' est déroulé en phase éliminatoire dans tous les Chef-lieu des 12 Départements que compte le Congo notre pays et les arrondissements de Brazzaville et de Pointe Noire. Après la première phase de sélection et des demi-finales qui se sont tenues le 3 janvier ; les 12 candidats des 12 Départements issus aux épreuves des demi-finales se sont affrontés en démontrant leurs capacités artistiques.

À l'issu de cette finale de ce premier concours de danse MOPACHO, qui a pour objectif de promouvoir une discipline artistique, la danse MOPACHO, qui est une création congolaise devenant aujourd'hui, un instrument culturel qui avec l'influence des réseaux sociaux est entrain de conquérir le monde entier.

Pour cette première édition organisée par ce grand Département Ministériel en charge de la culture, les 12 candidats ont en quelques heures de prestations, de démonstrations de leurs talents, le Jury conformément aux critères de sélection a noté que les danseurs ont mis au cœur sur ce qu'-ils font. Puis, il a délibéré, c'est donc Reich NGASSAYE IDZOULIKO, âgé de 22 ans défendant les couleurs du Département de la Cuvette qui a été déclaré lauréat du MOPACHO CHALLENGE NATIONAL, il a reçu des mains du Ministre Lydie PONGAULT, un chèque de 800.000 FCFA en présence des Ministres Juste Désiré MONDELÉ, Marie Cécile MBOUKOU KIMBANTSA et du Premier Vice-président de l'Assemblée Nationale, Léon Alfred OPIMBAT. Madame Lydie PONGAULT, s' est réjouie pour la réussite de cet événement, « Tous les départements de la République ont été représentés aujourd'hui, pour un concours que nous avons voulu organiser pour que au niveau de la culture nous soyons rassemblés », a-t-elle déclaré.

A noter que les  de Brazzaville et de Pointe Noire ont occupé la 2ème et la 3ème place et tous les candidats ont bénéficié d’un bonus des autres membres du gouvernement et du Vice-président de l’Assemblée Nationale.

 

 

 

 

 

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Le Jury a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHO

Publié le 5 Janvier 2023 par André LOUNDA dans Culture et Arts

Le 3 janvier 2023, l'Esplanade du cinéma Canal Olympia a vibré aux rythmes de la phase de la demi-finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHO, un concours de danse urbaine organisé par le Ministère des Industries Culturelles, Touristiques, Artistiques et des Loisirs. La danse MOPACHO est une danse urbaine née dans les rues de Ouenzé à Brazzaville par l'impulsion des réseaux sociaux.

Au départ de la compétition, ils étaient au total 9 sélectionnés venant des 9 Arrondissement que compte Brazzaville. Cette compétition s’est déroulée en présence de Lis Pascal MOUSSOD NZIENGUI, Directeur de cabinet de ce grand département ministériel.

En effet, le Jury a près délibération a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale qui va se dérouler le 7 janvier 2023 à Canal Olympia face aux autres candidats sélectionnés dans tous les autres départements du pays. Ce n'était pas évident de voir plusieurs sélectionnés. Ils ont été tous à la hauteur de la compétition,. Ils ont été tous des bons danseurs, ils ont éblouit le public. Et c'est conformément aux critères de sélection à savoir : Expressions corporelles et la chorégraphie.

 

Le Jury a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHOLe Jury a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHOLe Jury a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHO

A noter qu'au cours de cette rencontre, Musée d'Art, les Fantastiques, Gypsie la tigresse et bien d'autres groupes ont animé la soirée et c'était du show. Lis Pascal MOUSSOD NZIENGUI, Directeur de cabinet du Ministère de l'Industrie Culturelle, Touristique et des Arts clôturant la demi-finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHO à Canal Olympia a exhorté le public sur la prochaine grande finale qui se déroulera le samedi 07 janvier 2023 au même endroit.

Le Jury a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHOLe Jury a déclaré le candidat de l'Arrondissement 9, Djiri à participer à la grande finale du CHALLENGE NATIONAL MOPACHO
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Julien MAKAYA NDZOUNDOU dénonce les maux qui influencent négativement l'instruction et l'éducation de la jeunesse africaine

Publié le 21 Novembre 2022 par André LOUNDA dans Culture et Arts

 

« Chroniques de l’école sous les tropiques », est le titre d’un nouvel ouvrage de Julien MAKAYA NDZOUNDOU présenté et dédicacé le 17 novembre 2022 à Brazzaville. Cet ouvrage est un regard sociologique et psychanalytique, une écriture de l’urgence parce qu’il y a un problème qui se pose dans nos sociétés africaines, un malaise dans la civilisation. Placé sous le sceau de la fiction, l'auteur met à nu les pratiques perverses qui phagocytent les bonnes mœurs, dans les écoles et les universités subsahariennes. Du harcèlement sexuel dans les collèges aux notes éclaboussées par le sperme dans les facultés, en passant par la dépréciation des enseignants et la corruption du personnel administratif, l'école devient une machine à fabriquer des diplômés de friperie. Des diplômés avariés et sans compétences, incapables de défendre leurs parchemins à l'épreuve de l'évaluation. Dans cet ouvrage, Julien MAKAYA NDZOUNDOU tire la sonnette d'alarme, face à cette dérive morale qui conduira l'Afrique inexorablement vers sa décadence.

Paru aux éditions KEMET, ce nouvel ouvrage de 107 pages subdivisées en huit nouvelles, préfacé par le Dr Emmanuelle NGUEMA MINKO, Sociologue, enseignante à l’Ecole Normale Supérieure de Libreville, « Chroniques de l’école sous les tropiques », dénonce les maux qui empêchent la bonne marche et les maux qui minent l’école africaine au sud du Sahara, il s’agit : des effectifs pléthoriques, le mauvais niveau des enseignants, des notes éclaboussées par le sperme dans les collèges, Lycées et Universités d’Afrique, la vente des notes, de l’incompétence. Sous forme de fiction dans c e livre, l’auteur dénonce ses mauvaises pratiques qui se déroulent dans les établissements scolaires et universités.

Le Dr Emmanuelle NGUEMA MINKO dans sa préface laisse dire que les réalités évoquées dans ce livre, sont les mêmes au Gabon, au Tchad, en RDC qui prouvent que cet ouvrage va au-delà des limites des 342.000 km2 du Congo Brazzaville. L’auteur s’adresse à l’école africaine en danger parce que si actuellement on ne prend pas des mesures idoines pour faire que le gouvernement de la République du Congo ai pris l’initiative d’organiser les états généraux de l’enseignement parce que l’heure est grave. Les cadre du Congo de 2050 vont aller à l’école et c’est le moment de réajuster le tir pour éviter la décadence de l’Afrique.

S’agissant des pistes de solutions pour redorer le blason de l’école africaine, selon lui, il faut faire l’état des lieux et faire en sorte que toutes les difficultés liées aux infrastructures soient réglées et l’Afrique a les moyens d’améliorer les conditions de travail des études de nos enfants et la deuxième chose, il faut stériliser l’école de la crise morale, la vente des notes ne fait que remplir les pays africains des diplômés que j’appelle des diplômés de friperies ce sont des gens détenteurs des diplômes qu’ils ne méritent pas et qu’ils ne sont pas capable de défendre à l’épreuve de l’évaluation. Sauf que parce que la richesse de l’Afrique, ce ne sont pas les matières premières, c’est la qualité des cerveaux de l’Afrique compétitive dans un monde agressif caractérisé par l’égoïsme primaire et par l’égocentrisme grégaire. Il faut que les cadres africains soient compétitifs, il faut qu’ils soient bien formés. C’est aussi d’attirer l’attention des gouvernants, quand on investit dans l’éducation on investit dans l’avenir et quand on investi dans la nourriture, on investit dans les excréments. Et demain, l’avenir de l’Afrique, c’est la qualité de ses cadres. Je tire la sonnette d’alarme entant que libre penseur pour ceux qui ont la possibilité de prendre des décisions et pour ceux qui sont à l’intérieur du pouvoir prennent des décisions idoines.

A l’endroit des enseignants, Julien MAKAYA NDZOUNDOU les interpelle à bannir les antivaleurs. « Ce qu’il faut dire, c’est que lorsqu’on a été bien formé, quelque soit les difficultés, on ne peut pas vendre les notes parce que pour régler votre problème du ventre pour aujourd’hui mais vous abîmez la nation et il faut que chacun de nous se fasse un ressaisissement. S’il y a un sermon d’Hippocrate pour les médecins, il y a aussi un serment moral pour les enseignants. Il doit être celui qui éduque, conduit, ne fait pas la promotion de ce qu’on appelle ici communément les antivaleurs », a martelé l’auteur.

Sous la critique littéraire du Dr Winell France Palmers, elle a conclu que cet ouvrage mérite d’être inscrit dans les programmes scolaires des classes de Terminale. Il, faut également que les enseignants soient recyclés pour sauver l’école, il faut des moyens draconiens et qu’il agressivité pour y appliquer des méthodes fortes pour qu’il y est la discipline afin de ne pas sombrer dans un déluge scolaire.

D’après l’écrivaine Alima MADIMA, ce sont les hommes qui ont égorgé la pédagogie et surtout par les hommes de notre pays.

Prix de vente: 5000 FCFA seulement.

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Littérature : MWANA  OKWEMET, le fétiche et le destin 

Publié le 10 Novembre 2022 par André LOUNDA dans Culture et Arts

C’est le titre du premier roman de l’écrivain François ONDAI AKIERA, préfacé par Boniface MONGO MBOSSA paru  en 2022 aux Éditions Les Lettres Mouchetées à Pointe-Noire. Un roman historique de 260 pages subdivisé en 6 chapitres qui met en scène Obambé Mboundjè dans les pays Mbochis et Ngangoulous de l’Alima, a été au centre d’une rencontre littéraire le mercredi 09 novembre 2022 à l’Institut Français du Congo (IFC) pour une deuxième lecture sous la critique littéraire du Dr Winell France Palmers et de l’écrivain Ramsès MBONGOLO.

Ce roman composé des textes d’histoire de la résistance congolaise pendant la période coloniale dans les années 1911 dans la partie septentrionale du Congo, en République du Congo la plupart des textes historiques ne parlent que des résistances Kongo dans le sud du pays. « MWANA OKWEMET le fétiche et le destin »,  éclaire l’opinion public congolais et international sur les résistances des peuples Mbochis et Bangagoulous

, dans le bassin de l’Alima pour leur refus de l’asservissement imposé par les colons et sur les conséquences qui en découlent au carrefour du XIXe et du XXe siècle. A la page 34 l’écrivain a retracé comment était oppressé les populations et leurs organisation contre l’oppresseur : « Mboundjè trouva en nga’Atsèssè un allié efficace dans l’éveil des consciences en faveur de la cause du refus. Celui-ci ne manquait aucune occasion pour tonner contre l’intrusion étrangère. Il fit de la cérémonie d’intronisation du notable Nga’Idzemi à E’Ndolo une tribune à la cause du refus. Ses harangues devinrent proverbiales et furent répétées longtemps après sa capitulation en 1913 ». Le saccage d’Okkoo et d’Eytala’a ainsi que le meurtre perpétré par les colons sur deux citoyens innocents et paisibles à Okkoo engendra questionnements et indignations. De violentes détonations mirent un terme au conseil qui se tenait dans la salle « mbalé », à Bèlet, en vue de la résolution des problèmes. Lors de cette opération dirigée par André Laclos« un feu nourri s’abattit sur Oba’mbé Mboundjè et ses compagnons » dont le poète Mbela Apendé, griot à la cour. Des crimes gratuits commis au nom de « la conquête civilisatrice ». Cette période s’est accompagnée de mesures de force draconiennes qui ont vidé Bèlet de ses habitants. Ainsi« La mission civilisatrice » revendiquée par le lieutenant François Guyonnet était en marche. Avec le capitaine André Laclos, ils n’étaient plus que les vulgaires chefs d’une bande de tueurs et de pilleurs qui terrorisaient la population (p. 51).  La construction de la liaison ferroviaire Brazzaville-Pointe-Noire, épine dorsale du Congo, fut un des moments meurtriers de l'entreprise coloniale dirigée en 1925 par le gouverneur Raphaël Antonetti. La perception de l’impôt fut une autre paire de manche. Et pourtant, d’autres maux minant la société furent le fruit des Africains natifs ou venant d’autres pays du continent noir. En guise d’illustration, Etou exigeant le remboursement de la dot versée pour Apila, la femme de grande beauté, la fit passer « du statut d’épouse à celui d’otage ». En outre, viols et enlèvements organisés par les miliciens nommés Chechias rouges vinrent envenimer les choses.

L’écrivain François ONDAI AKIERA, avec art et sagesse, incruste l’univers magico-surnaturel dans cette œuvre romanesque. Cette « légende du martyre de la terre mbochie » est aussi l’histoire du personnage du roman, MWANA OKWEMET. À l’issue de tant de déboires pour stérilité, une véritable plaie africaine, Lembo’o la-Mbongo, l’une des femmes d’Oba’mbé Mboundjè, accoucha d’une fille au destin singulier. La nommée MWANA OKWEMET, traduisible par « La fille du fétiche ». Le « fétiche de la justice infaillible ». Ayant échappé de justesse au massacre de Bèlet, MWANA OKWEMET échappa aussi à une odieuse conspiration sur sa terre de refuge. En effet, des personnes de mauvaise foi projetaient de la kidnapper en échange au montant de la dot versée pour la main d’Apila. En 1925, MWANA OKWEMET, initiée au rite ekiéra, fut baptisée Ngalefourou « la protégée de la cendre sacrée » (p. 101). Symbole de la force et de la résistance, MWANA OKWEMET sera rattrapée par un destin de femme imposé par la barbarie: l’obligeant à faire couche commune pendant des années avec l’un des assassins de son père, le milicien centrafricain Gbakoyo. De cette union naîtra Lucie. Quelques années plus tard, une bataille pour la garde de l’enfant fut une expérience stressante pour Mwana Okwèmet mais elle vaincra. Finalement, mariée légalement à Dieudonné Elenga, elle connaîtra le bonheur. De cette union naîtra un fils, Robert. Mwana Okwèmet mourra centenaire en 2004, selon la parole prononcée par le vieil A’Mbolo’oo Mwana Pèly, lequel avait prédit auparavant avec succès l’attaque d’un boa contre Ondongo Nyonsi.

Ce roman constitué de beaux textes, dont la beauté du langage utilisé par François ONDAI AKIERA est pérenne et saisissante est un récit historique qui fait face à la réalité élucidant une période méconnue ou oubliée de conquêtes et résistances est d’une valeur inestimable pour l’historien et le sociologue. Il retrace un siècle d’histoire coloniale, ses affres bavures et interroge une période complexe de l’histoire mbochis et bangangoulous qui échappait à nombre de compatriotes. D’après Sauve Gérard, le modérateur de cette rencontre a déclaré qu’en 2022 est le plus beau roman constitué des plus beaux textes que nous avons lu jusque-là.

A noter que ce roman coûte onze mille (11.000) FCFA et il est téléchargeable en ligne.

 

 

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L’histoire socioculturelle des Beembe du Congo aux XVIIIe et XXe siècles

Publié le 27 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Culture et Arts

 

Résumé 

Cet article consacré aux Bembe du Congo étudie leur civilisation dans son versant spirituel. Les productions de l’esprit, renferment l’ensemble des réalisations de l’esprit de la société beembe. Il s’agit de l’ensemble des traits culturels qui caractérisent un groupe ethnique bien organisé. Les caractéristiques spirituelles, éthiques et culturelles concourent à donner à la société beembe une unité culturelle qui fait du kibeembe une aire de famille entre ses membres et les différentes composantes sociales. La production des œuvres de l’esprit dans la société bembe relève d’un héritage ancien. Elle constitue pour cette communauté un moyen d’affirmation identitaire et de construction de sa vision du monde.

Mots-clés

Beembe, mikisi, danse, littérature, sculpture,

Abstract        

This article deals with the study of the Beembe civilization in its spiritual side. The spirit’s productions contain all the achievements of the mind of the beembe society. Thi’s is the set of the cultural trains that characterize a well-organized ethnic group. The spiritual, ethical and cultural characteristics help to give beembe society a cultural unity which makes kibeembe a family area between its members and the different social components. The production of works of the mind in the beembe society is part of an ancient heritage. It constitutes for this community a means of asserting its identity and constructing its vision of the world.

Keywords: Beembe, mikisi, dance, littérature, sculpture.

Introduction 

Dans cet article nous nous engageons d’analyser la face culturelle de la société beembe du XVIIIe au début du XXe siècle. Les productions de l’esprit qui constituent un des éléments de la culture autochtone traduisent ici l’ensemble du système des croyances religieuses, la littérature, la danse, l’architecture de la danse, l’art et tout ce qui formalise l’identité culturelle beembe.

Nous examinons donc dans cet article, les croyances religieuses et la nature du rapport que les Beembe avaient depuis les temps anciens avec le monde de l’au-delà.  Avec cela, l’expression culturelle de leur mode de vie par la danse, l’étude de la littérature, et des arts plastiques, à travers lesquels nous cernons la sensibilité et le regard que les Beembe d’autrefois jetaient sur le monde qui les entourait. L’enjeu poursuivi dans cette contribution est celui de comprendre cette société, depuis le XVIIIe siècle jusqu’à la date où elle devient une possession française le 11 juillet 19111.

Leurs migrations et leur implantation sur le plateau qui porte leur nom remontent à plusieurs siècles. KongodiaNtotila est, selon les traditions kongos de la vallée du Niari, leur foyer originel le territoire beembe enjambe la Bouenza (cours d’eau) et le Niari supérieur (fleuve). Il s’encastre, au nord de la Bouenza, dans le territoire des Laale (un groupe ethnolinguistique); tandis que sur la  rive droite du Niari, il confine au territoire des Kaamba et des Doondo (deux autres groupes ethnolinguistiques du complexe ethnique kongo). Adossé aux Teke et aux Yaka qui, au nord et à l’ouest, forme un arc de cercle au tour d'eux.

Le pays est fait d’une multitude de rivières, grandes, moyennes et petites, auxquelles le relief tourmenté du territoire impose un régime torrentueux,  de sorte qu’il n’en est pas qui soient navigables sur de longues distances. Deux fleuves de régime tumultueux se détachent de l’ensemble du territoire: la Bouenza et le Niari, qui ne sont navigables que sur des biefs très courts, les pécheurs seuls s’y risquent.

Ce travail a des plus amples ambitions, entre autres, restituer le contexte culturel  et spirituel de la société beembe sur une longue période, en inventoriant et en interrogeant son système de  croyances. Il entend faire une lecture critique de l’ensemble des productions de l’esprit composé des systèmes de croyances et de pensée. En s’appuyant sur un certain nombre de documents, il se propose de répondre à la question suivante : comment la production des œuvres de l’esprit participe-t-elle à la compréhension de la vision du monde des Beembe ? Pour répondre à cette interrogation et pour compléter la documentation écrite disponible, un travail de collecte de données orales auprès des gardiens de la culture beembe a été fait sur la base d’un questionnaire. Les personnes interrogées ont été sélectionnées selon leur âge, leur statut social, leur lieu de résidence et, surtout, la maîtrise des questions intéressant leur objet d’étude.

Ce travail comprend quatre points, subdivisé chacun en plusieurs sous-points. Le premier de ces points est intitulé les croyances religieuses, c’est une description en quatre sous-points. Le deuxième point qui traite de la danse, est une étude abordée en deux sous-points. Le troisième point de ce travail examine la littérature, c’est effet, un développement transcrit en cinq sous-points. Le quatrième point qui étudie l’art, est une description rapportée en trois sous-points.

  1. Les croyances religieuses

Les Beembe croient en l’existence de forces cachées, apparemment privées de conscience et que, par les rites qui accompagnent, ils se mettent à leur service. Ces croyances religieuses sont organisées de façon traditionnelle, sans dogme et hiérarchie. Mais l’on note souvent l’existence des initiés ou prêtresses (chez les Beembe, dans le mukisis, par exemple, c’est toujours une femme) qui entre en contact avec ces forces au pied desquelles ils déposent des suppliques de la communauté. Parmi les croyances religieuses localisées dans la société beembe l’on compte les mikisi, le nkondi, le mukomo, le leembe ou maleembe.

  1. 1. Les mikisi beembe

Comme leur voisin de la région, les Beembe pratiquent une religion qu’on dirait naturelle, c’est-à-dire qui ne vient pas d’une révélation. Ils tissent et organisent un lien avec des forces supra-naturelles, répandues dans les profondeurs des eaux, les anfractuosités des rochers et tous les autres endroits de leur environnement naturel composé des forêts, des vallées, des ravins, des arbres géants, qu’ils estiment peu ordinaires. Dominique Ngoïe-Ngalla14, impressionné par la vogue du culte que l’on rend à ces forces supra-naturelles cachées se demande si elles sont douées de conscience ou non.

Les mikisi que la prêtresse invoque sont, en réalité, une sorte de providence bienveillante. Ils sont perçus comme des pourvoyeurs d’un certain nombre de biens sociaux comme la santé, la chance, la paix, l’harmonie et la réussite dans tout ce que les hommes entreprennent. Ces forces supra-naturelles font d’elles l’objet d’un culte assorti d’une célébration liturgique appelée siku ou kingomo16. Il s’agit d’une cérémonie au cours de laquelle la prêtresse, manganga donne la représentation symbolique d’un combat par lequel elle s’efforce d’arracher symboliquement à la divinité les biens que l’assistance attend. Le rituel du mukisi est sans rapport avec la tension qui traverse une séance de divination dont l’assistance attend du sorcier qui officie des révélations sur les causes d’une maladie ou l’auteur d’un décès17.

Les femmes seules sont prêtresses des mikisi, peut-être parce que ces mikisi sont des entités féminines, ou peut-être parce que la femme est le symbole même de la sécurité matérielle et psychologique. Avec elle, on est rassuré que les mikisi qui sont les gardiens du terroir et de la société seront bien gardés.   Pour que le mukisi accède à la demande des fidèles, rien d’autre à faire qu’une exécution rigoureuse des rites par la prêtresse. Les fidèles croient en ces divinités. Ils en jugent par les transes dans lesquelles se trouve prise la prêtresse à un moment de la célébration. Jean Félix Yekoka et Serge Rufin Kaya Bilala  ont réalisé une typologie de nkisi dans une étude consacrée au culte  et à la guérison féminine à travers le mukisi :

La terminologie mikisi suggère un foisonnement de variantes du même terme, avec des significations très proches les unes les autres : mukisi (ancêtre divinisé) ; nkisi ntsi (divinité ou génies de la terre) ; mukisi (interdit lié à un mal soigné) ; nkisi (fétiche). Ce dernier a la valeur d’un remède consacré à un devin et revêtu de divers produits magiques.18

 

La description du mikisi renvoie à une multiplicité des cultes et des rites. Lors du culte rituel, la transe, mayembu,  pour l’assistance le signe évident que la prêtresse appris contact avec la divinité ; que les deux sont maintenant dans une autre dimension de l’existence. Ces mikisi sont donnés, par la communauté tout entière, pour les meilleurs gardiens de la société. Dominique Ngoïe-Ngalla écrit à ce propos :

Intéressés au plus haut point à l’homme, les mikisi ont chacun une sphère particulière d’intervention sur le corps humain. C’est pourquoi, il y a autant de maladies que de mikisi spécialisés, tous travaillent à la sauvegarde de l’homme physique, un petit nombre veillant à sa santé morale : ainsi, le maleembe, le nkondi, le mukomo, le nsemu19.

 

En effet, il existe un grand nombre de Mikisi, considérés au premier niveau de sens de la tradition comme des croyances aux esprits allochtones ; ils sont au deuxième niveau de sens, pris pour des maladies d’origine mikisi et au troisième niveau de sens, ces mikisi sont en quelque sorte considérés comme des petites médecines dans la société beembe. Nous en avons inventorié quelques-uns donnés pour les principaux:

  • Bunzi, est un mukisi qui traite les maladies du même nom appelées en français, les rhumatismes ;
  • Kiba, un autre mukisi supposé efficace pour traitement des pathologies relevant de la pédiatrie ;
  • Lari, est aussi un mukisi dédié au traitement des maladies des riens (maux de reins), nommé par les Beembe lari ;
  • Luungu, comme pour les autres mikisi, il est spécialisé dans le traitement des fractures et des entorses ;
  • Mbumba, est un mukisi que l’on invoque pour soigner les affections digestives ;
  • Mpitu, est un mukisi spécialisé dans les traitements des allergies de toutes sortes;
  • Mpori, un mukisi qui s’occupe de l’extraction des corps étrangers dans le corps humain : écharde, balle de plomb. C’est  donc un mukisi spécialisé dans la petite chirurgie ;
  • Munkomono, celui-ci est le mukisi qui traite le mal de nuque ;
  • Muteke, comme pour munkomono, le muteke est un mukisi qui soigne des maux de tête aigu et chroniques ;
  • Mutsaatsi, est un autre mukisi beembe dédié aux traitements des angines et des rhums ;
  • Niambi, il est invoqué pour soigner les céphalées.

Ces mikisi sont à la fois désignés pour des maladies des allochtones et une sorte de médecine  dont le système se base s’appuie sur des croyances religieuses et sur des pratiques médicinales traditionnelles expérimentées dans cette société, mais prises pour des révélations. Aux mikisi proprement dit, s’ajoutent les systèmes des croyances relevant des sociétés ésotériques comme le nkondi, le mukomo et le leembe ou maleembe.

  1. 2. Le Nkondi

Arme dissuasive, le nkondi est représenté chez les Beembe sous la forme d’une inquiétante statuette bandée d’épingles, de clous, de lames qui matérialisent la volonté de vengeance du fidèle qui l’invoque à la suite d’un grave préjudice subi. Dans l’imaginaire collectif des Beembe, il fait partie des forces supra-naturelles les plus féroces. Le nkondi est une idole, considérée comme une divinité qu’on invoque puisqu’aux croyances autochtones, il peut tout pour la défense des intérêts des hommes. Il est en même temps une réponse aux besoins des hommes, pendant les périodes de crise. Il est une force défensive et protectrice, pour ceux qui l’invoquent, en temps de guerre. Le nkondi est un esprit violent dont le pouvoir destructeur est une arme dissuasive contre les voleurs et les sorciers. Cela suffit pour maintenir la société dans une  paix relative. Il existait deux types de nkondi : le premier était considéré comme une arme dissuasive,  le second était un fétiche à valeur d’un remède consacré par un devin (nganga) et revêtu de divers produits magiques qui donnait à la sculpture une allure inquiétante. Le nkondi est un élément du patrimoine culturel kongo, les Beembe comme les autres groupes dits kongo en sont les descendants et héritiers de ce patrimoine.

  1. 3. Le Mukomo

Le Mukomo figure en bonne place dans les croyances beembe. Il serait un autre moyen pour ramener l’ordre dans la société perturbée. Le mukomo assure la protection du village contre les mauvais esprits et les attaques maléfiques des hommes mal intentionnés ou des sorciers. Et lorsqu’on est poursuivi en justice, il  n’y a rien de mieux à faire, pour sortir blanchi, que de se placer sous la protection du mukomo. Le tout se présente sous la forme d’un ensemble de préparation à partir de diverses plantes qu’un devin place dans une poterie qu’on enfuit ensuite sous terre et qu’on exhume, en cas de danger menaçant un individu, ou un groupe d’individus.

Le mukomo semble une vieille institution magico religieuse, peut-être apparue au temps des violences de la traite négrière, qui déchaînèrent à grande échelle des activités de croyances sorcellaires et de sorcellerie. Invoqué dans les circonstances de grave crise et d’insécurité sociale, avait pour objectif de maintenir la cohésion au sein de la société ébranlée dans ses fondements par des idéologies et des pratiques qui bouleversent la coutume et les usages. Le mukomo qui généralement assure la protection de l’individu ou du groupe (lignage) contre des poursuites judiciaires ou les mauvaises intentions d’un tiers, est aussi pour ceux qui partent à la guerre, une sûre protection contre l’ennemi. On croyait même qu’il avait le pouvoir de rendre invisible, et même invulnérable, en situation de guerre. Comme les autres pratiques : le nkondi, le maleembe et les mikisi, le mukomo dut se terrer et fonctionner en clandestinité pendant la période coloniale et missionnaire, parce que considéré par les missionnaires comme une pratique obscure et diabolique.

  1. 4. Le leembe ou maleembe

Tout autre est le maleembe. Par la poursuite de la paix qui est son objectif principal, le maleembe n’a rien de la violence du nkondi décrit ci-dessus. Il est tout de douceur et sert à rétablir les équilibres psychologiques perturbés, non par des moyens violents, comme le nkondi, mais par les moyens pacifiques de la persuasion. C’est pourquoi cette société ésotérique porte le nom de maleembe dont le  large champ sémantique est dominé par la notion de douceur et de paix.

Le maleembe est une société ésotérique fermée, n’y accèdent que des sujets disposant de gros moyens de paiement, de sorte que les droits d’écolages sont élevés. Selon nos informateurs, les adeptes du maleembe mènent une existence austère et disciplinée. Ils ne perdent jamais de vue que le but de leur existence est la construction de la paix à l’intérieur de soi et autour de soi. Leur influence sociale est considérable. Le maleembe a généralement servi de fondement éthique au chef de village dont l’ensemble des villageois placés sous son contrôle attendaient un comportement exemplaire dans la gestion des affaires du village.

 

  1. La danse : typologie et architecture

Ces croyances et ces pratiques dont beaucoup sont terrifiantes, auraient pu faire des Beembe, des gens tristes. Il n’en est rien. Les Beembe sont un peuple exubérant, qui danse et chante beaucoup. Pour se divertir d’une existence rude et laborieuse, ils organisent en permanence des fêtes. La plus caractéristique du groupe est la fête des mikila.

2. 1. La typologie de la danse

Les Beembe ont connu plusieurs types de danses parmi lesquelles figurent : le balka, comme l’indique le terme français qui signifie se tourner ou se retourner, c’est un verbe d’origine koongo, qui veut dire baluka ou kubaluka. Il renvoie à une danse très acrobatique accompagnée des instruments telsque la guitare, ngonfi, les maracas, kisansi ou encore d’un instrument à lamelles au son très réduit, kinditi. Il y a le mumtuta ,du kikoongo tuta signifie singulièrement damer les pieds, il est exubérant comme le kiyani, à la différence que les seuls instruments utilisés en muntuta sont les maracas (mansakala) que les vedettes roulent autour de la taille, des épaules et des pieds. Cette danse fait figure d’exception, elle marque de son empreinte les différentes fêtes populaires beembe.

Ensuite, le kidilu, thrènes exprime un autre aspect ou type pratiqué chez les femmes beembe.

Le Mumpapa  quant à lui est une danse sacrée beembe, enveloppée de mystère. C’est une danse exécutée à l’occasion des cérémonies cultuelles du nganga mumpa (devin chargé de délivrer ou de soigner un malade).

Le Tsiwa par contre est une danse réservée aux grands hommes (les notables). Il est doté d’une tendresse qui légalise sa fonction d’être une danse réservée à la catégorie de la noblesse beembe. Les danseurs manifestent de la souplesse. Dans l’exécution de la chorégraphie de la danse, les nobles se passent les coudes, manzeke.

Dans cette société, le jour des fêtes, chaque habitant du village apporte des mets qu’on rassemble au mbongi et qu’on consomme en groupe. Les récolteurs de vin de palme, de leur côté, apportent toute leur production du jour. On fait bombance au milieu d’une danse endiablée, le célèbre kiyangi Après le repas du soir, chacun rentre chez soi avec, dans la tête, le rappel du chef de village à la solidarité et à la paix dans le village. Les chants célèbrent les travaux et  les jougs, les peines des hommes et des femmes, l’amour et la mort. Les jeunes filles et les jeunes femmes célèbrent volontiers l’élu de leurs cœurs dans des mélopées émouvantes.

  1. 2. L’architecture du rythme de la danse

La danse, makinu chez les Beembe est un autre genre littéraire, elle comprend un certain nombre de catégories réparties en fonction des objectifs poursuivis. Il peut s’agir des sujets de réjouissance, des rituels religieux et des rites funéraires. Il existe donc un certain nombre de styles et des danses : baal’ka, kiyangi, mututa ou soko, kinfuete, ngomo na mukonsi. Ces danses sont dominées par le kiyangi qui est une danse de réjouissance à la chorégraphie impressionnante qui place rangée des femmes et rangée d’hommes face à face.

De ces deux rangées d’hommes et des femmes, quelques hommes et quelques femmes se détachent à un moment. Ils forment des couples au milieu de la scène, s’en lacent puis se séparent pour rejoindre chacun sa rangée sous le crépitement endiablé du tam-tam et du tambour à fente. Le rythme des danses rituelles : religieuses ou funéraires se développent dans des mouvements amples et propices à la méditation. Dans tous les cas, la chorégraphie  et le rite qui en est le support sont réglés avec beaucoup de rigueur.

  1. La littérature

Dans le prolongement de la musique, la littérature, de bout à bout orales, les lettres sont constituées de contes, légendes, proverbes et mythes, dont certains sont répertoriés surtout l’aire culturelle koongo et même au-delà. Les Beembe se servent du contenu de la littérature enseigner pour moraliser et éduquer la société toute entière. Elle est riche par son contenu.

3. 1. Les contes et les légendes

Les contes et les légendes sont, généralement, des récits moralisateurs qui mettent en scène des animaux avec leurs mœurs. Du comportement de ces animaux mis en scène, les contes et les légendes beembe tirent des leçons pédagogiques pour l’éducation de la jeunesse. Ils essayent de transmettre aux jeunes les valeurs de la vie, et ont une fonction bien importante dans l’évolution psychologique en société. Ils permettent aussi à aider les jeunes à dépasser leurs  phobies et à leurs expliquer de façon très simple les choses de la vie.

Les contes et les légendes forment un corpus impressionnant dont il serait un jour intéressant d’analyser le contenu. Ils sont,  tout bruissant de la relation de l’homme à son environnement naturel et social, ou aux premiers occupants de cet environnement. Voici un conte recueilli et traduit par Dominique Ngoïe-Ngalla :

Le margouillat s’en fut un jour trouver son compère le chien. Il lui dit : heureux individu que tu es, toi qui chasses et peux manger à satiété de la viande. Le chien lui répondit : viens donc avec moi, mon cher, et vois. Ils allèrent à la chasse. Grosses prises. Au margouillat  monté dans un arbre, rien n’échappait, il voyait tout : la prouesse, le courage intrépide du chien, la ruse des hommes. Le soir, on regagna le village. Il y eut fête chez les chasseurs. Le chien, fidèle compagnon de l’homme, dit au margouillat : attends, reste où tu es ; je vais prendre ma part, mais surtout, sois attentif ; tu vas voir le beau morceau qui sera ! Le chien s’approcha respectueusement de son maître vénéré. L’homme lui rappelant qu’il n’était qu’un diable de chien, l’écarta vigoureusement et de sa sauce et de sa viande. Dans son coin où, connaissant les mœurs vulgaires de la race égoïste des hommes, l’animal rudoyé s’était résigné à attendre, le maître lui jeta, dans un élan de fausse sympathie, un os. Le margouillat fort troublé par la scène, écœuré des mœurs des hommes, abandonna à son sort son pitoyable   ami, et s’enfuit loin de leurs demeures. Depuis ce jour, il ne demanda plus de viande au chien, et se résigna à vivre de ses insectes29.

Dans ce conte émouvant, la leçon porte sur la générosité, une disposition de l’homme cultivé qui consiste à donner sans calcul, davantage lorsqu’il s’agit des proches et des  familiers, hommes ou animaux. Et le chien n’est-il pas le compagnon le plus fidèle de l’homme ? En tout cas, il avait fallu cette journée de chasse pour que le margouillat prenne conscience que, finalement, son sort n’était pas si malheureux que celui du chien. Plus loin, la leçon porte sur le devoir d’amitié. Le rapport d’amitié  oblige ceux qui y sont engagés à se rendre disponibles les uns à l’égard des autres. L’amitié est considérée chez les Beembe comme étant le souci permanent de l’autre. En effet, les Beembe ne vivent pas sans but, ils forment une société organisée, dans laquelle l’instruction et la formation des jeunes est le souci permanent au centre de leur société. Les relations entre individus liés  d’amitiés sont des rapports privilégiés, accompagnés de dignité, de respect des principes, des normes et des principes sociaux et juridiques qui forment l’humanisme beembe.

3. 2. Les mythes

Avec les contes et les légendes, les mythes font aussi partie de l’ensemble du corpus de la littérature beembe. Les mythes cosmogoniques racontent l’origine du monde. Ils disent comment les éléments constitutifs de l’univers s’étaient mis en place,  et le rôle de chacun d’eux. Voici un mythe cosmogonique recueilli et traduit par Dominique Ngoïe-Ngalla:

Nge-Turi ; Nzau-Turi, Bateru-Ba-Tatu (les trois-chasseurs) sont les héros d’un mythe cosmogonique. Interpelé par Dieu qui avait assigné à chaque créature sa place et son rôle dans l’univers, Ba-teru-Ba-Tatu, Gouverneur du mwanga (2e fraction de la saison des pluies) et du Ndolo (3e et dernière fraction de la saison des pluies) dit : je suis le grand éclaireur qui annonce les grands moments du cycle. C’est bien, dit Dieu. Puis, s’adressant à Nzau-Tur : Et toi ; lui demande Dieu, que sais-tu faire ? Je suis, expliqua Nzau-Tur, le seigneur de tout le cycle pluvial, puisque je le tiens en ses deux bouts : je parais, et viennent les pluies, je disparais, et plus de pluies (mi-octobre). Se tournant, enfin, vers Nge-Tur : Et toi, dit Dieu, que te reste-t-il àfaire, puisque, aussi bien, tes camarades occupent tous les postes ? C’est vrai, reconnut Nge-Tur, espiègle ; je suis presque au chômage. Mais il reste, vous vous en êtes sans doute rendu compte, une saison, la saison sèche ; elle est mon affaire ; c’est à moi qu’incombe le devoir d’en gérer le déroulement. Je me mets en poste tous les jours de ma saison, à la tombée de la nuit, bras en croix. Mais, reprit Dieu, comment saurai-je que c’est toi ? Jette, répondit l’astre, un coup d’œil, le soir, à partir de l’heure que je t’ai indiquée. Entre Bater-Ba-Tat et les Minkun-Nguba (les planteurs d’arachides) il n’y a personne d’autre que moi30.

Ce mythe cosmogonique a toutes les qualités du conte : l’imagination, la sensibilité mesurée, la netteté limpide d’une composition sobre du texte, la grâce légère. C’est que le mythe, cosmogonique ou non, est avant tout destiné à la formation de la sensibilité, autre forme de l’intelligence. Sagesse tout à fait terre à terre, sans autre ambition que d’orienter la conduite des hommes en société chaque jour qui passe. Les Beembe comme tous les descendants du grand groupe ethnolinguistique koongo, utilisent le mythe pour interpréter l’ensemble des phénomènes cosmiques et sociaux fondateurs de leur environnement. Le mythe explique et interprète les pratiques sociales fondatrices des valeurs fondamentales de la communauté. Il sert aussi à raconter leur passé glorieux et élogieux des Beembe. Le mythe tient une place socioculturelle privilégiée, il est  un vecteur de savoir, de sagesse, de tradition  de génération en génération. A côté des mythes servant à l’éducation de la jeunesse, les Beembe se servent aussi des proverbes qui constituent une gamme variée de la sagesse populaire dans leur société. 

3. 3. Les proverbes beembe

Les proverbes, mankuma sont entre autre, des formes de littérature dans lesquels les Beembe développent, dans un style généralement lapidaire, une pensée inspirée de l’observation du milieu et des hommes en société. Les proverbes, de style court et serré, on dirait des aphorismes, énoncent, en peu de mots, une vérité, mais une vérité d’ordre général. Leur rôle est pédagogique et didactique. Pour Dominique Ngoïe-Ngalla :

 

Ce qui frappe dans le proverbe c’est sa structure sémantique : le proverbe, fait un constat et dégage une norme. Mais pour instruire, le proverbe utilise des procédés pédagogiques qui tiennent en constant éveil l’attention. Il joue ainsi de l’analyse, de la métaphore et la métonymie.[1] 

 

En effet, les proverbes sont bâtis sur des figures de rhétorique à caractère idiomatique.  Du grand et inépuisant répertoire des proverbes beembe, nous en avons puisé cinq à titre d’exemple :

  • Mu ku kokomo mu teke benge, ba na ki wu kwata : Avant de te pencher sur un précipite (ravin), prends soin de t’aménager un point d’ancrage. Ce proverbe donne un conseil à toute personne qui se lance dans une entreprise risquée. Elle doit avoir la prudence d’assurer ses arrières.
  • Nuni yi vulula kipepe, lutiri dzanza : L’oiseau qui ne règle pas son vol, outrepasse bientôt son nid. Dans ce proverbe, il est question de l’échec de ceux qui, comme parfois l’oiseau, ne savent pas disposer rationnellement de leurs avantages.
  • Mutwilu ngulu wa lunda yaka : Qui élève des porcs fait des réserves de manioc.

Situé dans la même logique que les deux premiers, ce proverbe s’applique à tous ceux qui sont engagés dans l’élevage des porcs. Il révèle la nécessité, pour eux, de disposer d’une grande réserve de manioc, base de l’alimentation du porc. Il pose aussi la question de la relation de cause à effet, de rapport logique entre certaines situations. Il invite à la planification, à la prévoyance, à la prudence. 

  • Koso mba mu kidu, ka dzi tsiamuka : Tes noix de palme dans le mortier, dispose-les, comme il faut, de peur de les perdre dans la dispersion.

Ce proverbe invite toute personne engagée dans une affaire difficile à rester sur ses gardes, à éviter la dispersion toujours préjudiciable, et la démesure qui conduit à l’échec.

  • Mbesi yi vulula ku twa yi dii mfumu : Une lame de couteau tranchante plus qu’il ne faut, fait bientôt le malheur de son propriétaire (en le blessant). La leçon pédagogique a tiré dans ce proverbe est que celui-ci  part d’une situation humaine concrète pour s’élever à des considérations d’ordre général. Il appelle l’attention sur l’intérêt du respect de la mesure. La démesure entraînant, soit le ridicule et des dommages, physiques ou moraux, soit le ridicule et la désapprobation.

3. 4. Les devises

Dans la littérature beembe figurent aussi, en bonne place, les devises claniques. Celles-ci sont données dans une langue vigoureuse, brillante et imagée. En elles figurent des aspirations du groupe, son éthique dans la conduite et le comportement des humains en société. Chaque clan a sa divise. Dominique Ngoïe-Ngalla a écrit à ce propos que :   

Chaque kifumba, clan a, [en effet], sa devise. La devise fait le portrait moral du clan, définit les grandes lignes de son idéal. Chaque membre s’impose de le poursuivre. Aussi, tous les membres du clan se doivent-ils d’apprendre cette devise par cœur. S’efforcer d’en incarner les valeurs est une exigence.[2]

C’est la devise qui fait l’identité d’un groupe et son rappel. Voici quelques devises claniques inventoriées chez les Beembe et traduites par Dominique Ngoïe-Ngalla[3] et Georges Dupré[4]. La devise du clan basuundi : Musuundi wa mukakalata ngombo, wa laala ha yulu ntanga ma ta ; ka simbika dia bundzonzi, ka simbika dia buteru. La traduction faite par nos deux auteurs cités ci-dessus, nous donne : « Le seigneur suundi, revêtu de bravoure et de vaillance, il est couché sur un faisceau d’armes ; qu’il se lève, tel le tonnerre, il gronde ; qu’il se lève, c’est pour briller dans l’éloquence judiciaire ; et à la chasse, nul n’est adroit comme lui ».

Pour tous les descendants du clan suundi, les Suundi sont des seigneurs, des princes libres dotés d’une notoriété et d’une fierté d’appartenir à un clan dont ils ont la conscience de sa puissance et la place qu’il occupe au sein même du kibeembe. Tous les membres du clan  sont obligés d’apprendre par cœur la devise du clan. La devise des Suundi vente à la fois la bravoure de ce groupe clanique, leur vaillance ou leur courage, leur éloquence dans le domaine judiciaire.

La divise du clan mimbuundi : Me ngondo, yi yinga matutu ku kimbundi ; me ngundu ki wulu, mososo ku kaba mu mampiri ; me mampa ma kidikidi, ku ma kwe kubakpe. La traduction de celle-ci donne : « Je suis la nouvelle lune qui dissipe les nuages dans le ciel du kimbundi, je suis le champ du prodigue, pas de mesure à l’heure de la moisson. Et je suis l’étendue d’eau étalée qui ne sait vers où se diriger ». Ici aussi, les Mimbuundi comme les Basuundi, clament leur dignité, à partir de leur devise, la notoriété et l’étendue de leur renommée dans tout le pays beembe. Ils sont comparés une étendue d’eau dont la vue s’étale jusqu’à l‘infini.  Ils ventent en même temps la richesse du clan en homme comme en biens.

La devise du clan mibuunda : Munwani, ku nwanana kia ndemene, kia ngani ku nwananape. Ngomo luboto, ku kwanga, mpaka ku ba sokolo. Elle nous donne la traduction suivante : « Je suis l’intrépide armé de vaillance qui se bat pour la défense de son bien ; aucune convoitise pour celui du voisin. Et je suis le tam-tam taillé dans du bois de fer. On peut l’abattre, le problème est de l’évider » ! Peuple réputé et redoutable à la guerre, on les croirait si puissants et invincibles face aux adversaires. Les Mimbuunda utilisent la devise dans le domaine de la justice. Si un membre est accusé en justice, incapable de répondre à une question, il fait recours à la devise du clan pour s’identifier et pour se défendre,

La devise du clan mimfiku : Betu mimfiku na swasa betu sange malu mapa ma kuteke bakietu kusangape kusanga mfiku na nswasa. Traduit de la manière suivante : « Nous les Mimfiku (le vin de la veille) et le vin du jour, nous les mélangeons. Mais le vin et l’eau que vont chercher les femmes, nous ne les mélangeons pas. Nous mélangeons le vin de la veille et le vin du jour ».

Généralement, chaque devise dicte et règlemente la conduite des membres du clan. Ceux-ci ont l’obligation d’apprendre, de mémoriser et de connaître la devise de leur clan pour une éventuelle identification au sein de la société. C’est dans cette perspective même que s’inscrivent ces propos :

Dans les clans, pas de signes matériels tenant lieu de blason. Seulement une devise exprimant la règle de vie et de conduite du clan. D’abord, déclinaison de l’identité de l’individu, par rapport au groupe cognatique dont il relève, la devise est aussi un rappel des engagements pris par lui.[5]  

Par rapport au style, la devise chez les Beembe est un texte à tournure poétique, facile, de la sorte, à mémoriser par les membres du clan. Toutes les devises ne se ressemblent pas, n’atteignent pas le même niveau formel, dans l’expression du beau. Certaines ont davantage d’éclat et de panache que d’autres. Malgré la dispersion des clans sur l’ensemble du territoire du Kibeembe, la devise du clan reste partout la même. Elle fédère, au-delà de l’espace, la conscience des membres du clan dispersé. Dominique Ngoïe-Ngalla a écrit à ce propos :

L’appartenance à un même clan fixe à égalité les droits et devoirs de tous ses membres, grands et petits, hommes et femmes. Et peu importe alors qu’on vienne de chez les Bayari, de chez les Beembe dits de la forêt, de chez les Minkeenge qui jouissent auprès des Beembe de Mouyondzi de si peu de considération. On peut être Beembe d’ici ou d’ailleurs, riche ou pauvre, appartenant à un sous-ensemble jouissant d’une grande reconnaissance sociale, ou obscure. Ce sont là des contingences historiques ou sociologiques qui ne comptent pas. L’essentiel, c’est l’appartenance à un lignage et à un clan beembe. Et peu importante la  région du kinbeembe à laquelle vous appartenez [6]

Lorsqu’un membre d’un clan quelconque se retrouve éloigné du territoire du groupe, quel que soit le groupe de son appartenance, qu’il soit : Bayari ou Minkeenge, Beembe dits de la forêt ou de la savane, il a la chance de rencontrer un membre de son clan. Il se sent donc chez lui, libre et égaux en droit avec les propriétaires des lieux. A cette occasion, la considération des origines d’un membre d’un clan  beembe, d’un lieu à un autre, qu’il soit riche ou pauvre, petit ou grand, ne  compte pas, ce qui compte vraiment, c’est l’appartenance à un lignage et à un clan beembe.  

3. 5. Les thrènes ou pleurs, bidilu

.Après la danse, les thrènes, un genre majeur l’éloge du mort. De composition toujours rigoureuse, le texte du thrène est poignant. Les thrènes (bidilu au pluriel, kidilu au singulier) sont un autre aspect, un autre genre littéraire pratiqué dans l’univers culturel beembe. Les Beembe gardent un principe dans leur société, que tout le monde respecte. Il demeure une tradition dans cette société sous forme d’une tontine38 qui consiste à pleurer le parent de la voisine qui est venu pleurer le vôtre.

Le kidilu, lamentation funèbre, se distingue des autres pleurs par son caractère social qui en fait une spécialité de la culture beembe. Il est inséparable de la mort autour de laquelle il s’organise et qui le définit. Le kidilu commence avec le décès d’un proche et se termine, pour les sympathisants, avec les obsèques. Il est une activité exclusivement féminine. On attend des hommes qu’il s’organisent et encadrent les funérailles, que les Beembe veulent un moment exceptionnel d’effusion émotionnelle. Les thrènes chez les Beembe sont :

Evocation fleurie de la vie du mort. La langue est travaillée. Composition musicale à forte charge émotionnelle, le thrène est ordonné à intégrer le travail de deuil (processus psychique par lequel le sujet parvient progressivement à se détacher d’un être cher décédé). Il vaut par le tour éminemment poétique du texte et la grâce de la ligne mélodique39.

Mais les Beembe ne se contentent pas seulement de regretter et de pleurer leurs morts. Ils travaillent aussi dans la production des œuvres de l’esprit.

  1. L’art beembe

Les Beembe sont un ensemble social doué pour la poésie chantée. De cette sensibilité poétique des Beembe et leurs dispositions pour l’expression sensible des mots, des représentations visuelles et matérielles, on retrouve aussi dans les arts plastiques : la sculpture, les scarifications, la décoration des poteries et dans l’architecture du rythme de la chanson.

4.1. La sculpture

D’abord, activité artisanale, la sculpture beembe avait fini par s’épanouir en œuvre d’art. Et c’est à juste titre que des pièces de la sculpture beembe trônent dans les plus grands musées du monde, à côté de la sculpture pendé, tsokoué, yaaka, de la République démocratique du Congo. Au Congo, cette sculpture beembe rivalise avec la sculpture teke, punu et kota. Les personnages sculptés adoptent généralement des attitudes hiératiques, mais on trouve des pièces où l’élan et le mouvement sont visibles. Les personnages masculins sont typiques. Ils sont coiffés de ce casque grec qui leur donne cette allure martiale. Cette sensibilité poétique caresse les doigts de la potière qui cisèle le scrolles de gargoulette mayuku. Les Beembe sont donc un peuple d’artistes.

On doit pour tant dire que le souci esthétique fut tardif. Les statuettes qu’ils façonnent ou qu’ils fabriquent, sont avant tout, des habitacles des esprits des ancêtres. La fabrication des statuettes est donc une activité pragmatique et utilitaire dans cette société. Les Beembe furent pour la production des sculptures, un peuple d’artisans et plus tard d’artistes ou tout cela à la fois. Le grand nombre d’ateliers de sculpture que nous avons recensés est bien la preuve du dynamisme des Beembe dans ce secteur d’activités.

 

Carten°1 : La répartition des ateliers de sculpture

 

Sur cette carte sont inventoriés les villages dans lesquels l’activité des artistes ou des sculpteurs est parvenue jusqu’à nous, au moins dans la sculpture (des ustensiles de ménage comme) : la pétrie, le mortier, le pilon, la cuillère en bois ; les instruments de musique comme le ngonfi (guitare), le ngomo (tam-tam), le mukonsi (tam-tam à fonte), etc.40 Parmi les villages qui ont conservé des ateliers de sculpture, il y a Ntembélé, Nvouarou, Ndoungou, Kinkoula, Mpengui, etc.

4.2.Les scarifications

Pour dire leurs soucis du beau, de ce qui plait, les Beembe sculptent des statuettes, ornent de motifs décoratifs, leur production céramique, mais peignent aussi. Faute d’avoir inventé la toile, le corps devient le support de cette peinture41. L’abdomen est la partie du corps qui sert de support à cette peinture. Il s’agit, chez la femme beembe, des scarifications en forme de clous sur deux rangées parallèles tracées de haut en bas de chaque côté de l’abdomen. L’abdomen de l’homme aussi porte parfois des scarifications en relief, qui sont généralement des représentations d’animaux : caïmans, crocodiles, scorpions. Ces animaux sont chez les individus qui les portent, autant de symboles de leur force, à moins qu’ils ne fassent référence à leurs doubles totémiques (bibandi).

4.3. La décoration des poteries

Les Beembe utilisent comme support de leur représentation du réel, la surface des poteries à défauts de toile. Ils ornent des motifs décoratifs la surface de leur production céramique le colle particulièrement. La matière utilisée est les misoni, petites pierres des rivières moulues pour en obtenir une patte qui est mélangée à de l’huile de palme chauffé, nécessaire pour faire briller la surface décorée42. La surface des céramiques est a ainsi frappée des motifs géométriques ou des entrelacs de lignes : carré, cercle, croix renversée, traits parallèles  plus rarement des représentations d’animaux.

Conclusion 

L’ensemble de ces productions de l’esprit de la société beembe sont les traits culturels qui caractérisent ici un groupe ethnique bien structuré et organisé. Les caractéristiques sociales, éthiques, culturelles et celles liées aux croyances religieuses, concourent à donner à la société beembe une unité et comme un air de famille entre ses membres et ses différentes composantes sociales. Nous sommes là en face d’une communauté linguistique et culturelle qui, lorsque la colonisation française tombe sur elle à la fin du XIXe siècle, la trouve dans ses manifestations culturelles essentielles. Celle-ci a commencé à exister depuis les temps anciens, voir avant le débarquement portugais sur les côtes congolaises à la fin du XVe siècle, période au cours de laquelle le Kibembe se construit comme société à part entière, la faute de  Nimi Lukeni, il régnait le chaos et le désordre, s’il l’on croit la tradition orale qui circule encore aujourd’hui.

La société a certes, évolué, et été passée par des phases de mutations et de changements mais, pour l’essentiel, elle est restée stable dans les aspects spirituels. L’essentiel, c’est-à-dire l’ensemble des représentations du monde dont les Beembe tirent l’élaboration des codes sociaux et des grandes lignes de la logique de transformation de leur environnement.

Sources et références bibliographies

Sources orales

Nomsetprénoms

Fonction

Lieu et date de l’entretien

1

KAYA DIAMBOU

Chef de clan Minzobo

Nkayile11 juillet 2016

2

KAYA François

Danseur traditionnel

Pointe-Noire le 22 octobre 2017

3

KIKOUAMBI Pascal

Juge traditionnel

Loutété le 13 septembre 2017

4

KIYISSI Bernard

Chez de terre

Moutele le 15 août 2017

5

MABIALA Grégoire

Chef de village

Ntembele le 5 mai 2018

 

MABIKA Jérémie

Président des Sages

Mboumbou 2 le 9 juillet 2016

6

MAMPEMBE Véronique

Prêtresse du mukisi

Moutele le 15 août 2017

7

MBEROU Albert

Paysan

Ngamba (Yamba) le 7 août 2018

8

MFOULOU Catherine

Prêtresse du mukisi

Pointe-Noire le 23 octobre 2017

9

MOUTOULA Thérèse

Nganga (Devin)

Mfila, le 12 juillet 2018

 
Références bibliographies

BALANDIER Georges, 1955, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, Paris, PUF, Bibliothèque de la sociologie contemporaine, 510 p.

BALNDIER Georges, 1965, La vie quotidienne au royaume kongo du XVIe au XVIIIe siècle, Paris, HACHETTE, 286 p.

BIDOUNGA Olivier, 2015, « Bisnsamu, contes et comptines kongo », Dans l’Autre, 2015/3 (vol 16), pp. 3352-360.

BOUQUET Armand, 1969, Féticheurs et médecines traditionnelles du Congo (Brazzaville), Paris, ORSTOM, 305 p.

DUPRE Georges, 1985, Les naissances d’une société chez les Beembe du Congo : Espace et Historicité. Paris, ORSTOM, 418 p. 

HAGENBUCHER-SACRIPANTI Fank, Santé et rédemption par les génies, Paris, ORSTOM, 305 p.    

ITOUA Joseph, 2011, Otwere et justice traditionnelle chez les Mbosi (Congo-Brazzaville), L’Harmattan, 25 p.

KALA NGOMA Benjamin, 1990, Les Beembe (Congo) XVIIIe–XIXe siècle : Esquisse des dynamiques d’intégration, de différenciation et d’individualisation d’une société lignagère. Paris I, Sorbonne, Thèse de doctorat du 3e cycle, 473 p.

KALA NGOMA Benjamin, 2008, Le kidilu Beembe : XVIIIe-XXe- siècle une sociabilité féminine intégratrice de premier plan. Nkayi, 38 p. (Inédit)

KAYA BILALA Serge Rufin, 2017, La société beembe a la veille de l’installation coloniale française au Congo du XVIIIe au début du XXe siècle, thèse unique de doctorat, Flash, UMNG, Brazzaville, 338 p.

KAYA BILALA Serge Rufin, 2019, « La sculpture kongo à l’époque l’apogée du royaume (XVe-XVIIe siècles) », Pour une renaissance du Royaume Kongo, Actes du Colloque scientifique international « Vie et existence au royaume Kongo », Douala, Editions Cheikh Anta Diop, p. 315-326.

KAYA BILALA Serge Rufin, 2019, « La civilisation matérielle de la communauté beembe du Congo du XVIIIe au début du XXe siècle », Les Cahiers de l’IGRAC, n°16, vol 1, juin 2019, p. 53-81.

KAYA BILALA Serge Rufin, 2021, « L’histoire des sociétés et des peuples du Congo précolonial dans les travaux de Dominique Ngoïe-Ngalla », Les Cahiers de l’IGRAC, n°19, juin 2021, p. 98-118.

NGOÏE NGALLA Dominique, 1988 : « Les Koongo de la vallée du Niari. Mentalités sensibilités et comportements », La Semaine Africaine, Brazzaville-Congo, n°1882, p. 6-7.

NGOÏE-NGALLA Dominique, 1979, Aspect de la littérature Ko : Ngo, Brazzaville, Edition CELMAA, Congo, 21 p.

NGOÏE-NGALLA Dominique, 2011, Les lignes de forces des populations de Mouyondzi : Teke-laale et Beembe. Paris, Bajag-Méri, p. 86.

N’TARY KOUKA  Asta Rose, 1994, Le mythe chez les koongo, thèse de doctorat  du 3ème  cycle, Paris, Sorbonne, 743 p.

PEPPER Herbert, 1954, « Essai de définition d’une grammaire musicale noire d’après des notations empruntées à inventaire Babembe », Problèmes d’Afrique Centrale, Bruxelles, 4e trimestre  7e année, n°26, pp. 289-298. 

SODERBERG Bertille, 1975, « Les Figures d’ancêtre chez les Babeembe ». Arts d’Afrique Noire. Villiers Lebel, n°13, pp. 14-32.

STRENSTRÖM Oscar, 1999, Proverbes des bakongo, UPPSALA et Kimpese, 286 p.

TOMBA DIOGO Amevi Christie Cerena, 2015, Etude d’un genre de la littérature orale : la devise (kkûmù) chez les Punu du Gabon, thèse de doctorat, Université Sorbonne Paris, 247 p.

YEKOKA Jean  Félix et KAYA BILALA Serge Rufin, 2020, « Le mukisi en pays Kongo de la vallée du Niari (République du Congo) : du culte à la guérison féminine des corps malades du XVIIIe au XXe siècle », in Ethnomédecine et Ethnopsychiatrie en Afrique : enjeux et perspectives, Actes du colloque international pluridisciplinaire du 07 au 08 novembre 2019, Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo-Côte d’Ivoire, Editions SYDO, p. 239-259.

Par Serge Rufin KAYA BILALA, Parcours type histoire, FLASH, Université Marien Ngouabi

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Ouenzé a encore vibré sous les couleurs de la SAPE et renoue avec la « diatance » après deux ans d’hibernation suite à la pandémie de la COVID 19

Publié le 16 Août 2022 par André LOUNDA dans Culture et Arts

<< À l'instar de la rumba, préservons notre autre patrimoine commun: la SAPE>>,, c'est sur ce thème que s'est tenue la 6ème édition du Festival de la SAPE, organisée par Marcel NGANONGO, Administrateur-Maire de l'Arrondissement 5, Ouenzé, la citadelle imprenable. Malgré les appels au boycott lancé dans les réseaux sociaux, cette édition a encore drainé des foules. Cette rencontre a été rehaussée par la présence des Honorables Juste Désiré MONDELE, Ferréol NG ASSAKYS, Romi OYO et bien d’autre personnalité. Une véritable démarcation de la pure religion congolaise de la SAPE dite autrement religion « Kitendi » au brassage culturel avec la rumba congolaise qui récemment a été inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco.

A l’’occasion de la célébration de la Fête de l’Indépendance de la République du Congo, chaque année, l’esplanade de la Mairie de Ounenzé vibre sous le rythme du Festival de la SAPE. Rencontre d’échanges et de partage de la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes (Sape) s’affichent en grande pompe pour exprimer la culture congolaise, le grand rendez-vous du vêtement, chaussures, beauté liée à l’élégance. La société des ambianceurs et des personnes élégantes, la SAPE est un mouvement culturel et de société originaire Du Congo-Brazzaville plus précisément du groupe ethnique lari. Ce courant est comparé au dandysme. Ses adeptes, appelés les sapeurs, s'habillent chez les grands couturiers (ou font concevoir leurs vêtements sur ce modèle) ; ils pratiquent la « sapologie », art de bien s’habiller « saper. À Cette édition, un hommage a été rendu à deux vétérans de la SAPE à savoir: Léandre MOUMPALA et Nono NGANDO.

A noter qu’au total plus d’une vingtaine des clubs des sapeurs venus des différents arrondissements et quartiers de Brazzaville ont pris d'assaut l’esplanade de la Mairie de Ouenzé où un podium et des chapiteaux ont été installés pour la circonstance. Aussi, le Festival de la SAPE a connu la participation de quelques délégations venues de France, des États Unis, de la Belgique et de la RDC.

 

Ouenzé a encore vibré sous les couleurs de la SAPE et renoue avec la « diatance » après deux ans d’hibernation suite à la pandémie de la COVID 19Ouenzé a encore vibré sous les couleurs de la SAPE et renoue avec la « diatance » après deux ans d’hibernation suite à la pandémie de la COVID 19
Ouenzé a encore vibré sous les couleurs de la SAPE et renoue avec la « diatance » après deux ans d’hibernation suite à la pandémie de la COVID 19Ouenzé a encore vibré sous les couleurs de la SAPE et renoue avec la « diatance » après deux ans d’hibernation suite à la pandémie de la COVID 19
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Reine Annaëlle EBA dans un nouvel ouvrage

Publié le 13 Août 2022 par André LOUNDA dans Culture et Arts

 « L'abysse de l'Adansonia », est le titre d’un nouvel ouvrage de 128 pages de Madame Reine Annaëlle EBA paru aux éditions Lys bleu présenté et dédicacé le vendredi 12 août 2022 à Brazzaville en présence des Ministres de la Culture et des Arts Dieudonné MOUYONGO, en charge du Contrôle ‘Etat, Jean Rosaire IBARA, des Postes, des Télécommunication et de l’Economie Numérique, Léon Juste IBOMBO, de l’Enseignement Technique et Professionnel, MANGUESSA EBOME et bien d’autres.

Selon OBAMBE NGAKOSSO, cet ouvrage qui est un roman, est une intrigue, un livre passionnant qu’il a recommandé au public de l’acheter pour le lire. Dans ce livre, il y a des différents personnages dont les prénoms nous sont familiers, c’est un livre bien écrit, d’un bon niveau de la langue françaises, la nature bien décrite, traite des questions d’actualités d’eau, du patriarcat.

Pour les panélistes, Le Professeur KADIMA NZUJI et Dieudonné MANKOUOMOU, c’est un roman qui commence par une réflexion, un monologue et qui termine par un monologue. C’est le thème scientifique du baobab qui est même le symbole de l’Afrique. Les parents ne peuvent donner des bonnes choses à leurs enfants, la racine pour tenir ferme. Il s’agit de notre culture et nos faiblesses.

A noter que l’Andansonia, est un arbre dont les racines sont épaisses et enfouies dans les entrailles du sol. Muni d'une stabilité incontestable, son fond abyssal lui permet, par conséquent, de pousser haut. À l'image de cet arbre, les histoires de Thaliane et d'Elliot pénètrent les profondeurs de la guerre et des mines pour révéler au grand jour la condition de la femme congolaise ainsi que les réalités auxquelles sont confrontés les Africains.

 

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