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economie

La loi sur l’Affacturage, un nouvel outil de financement des PME, PMI et TPE en République du Congo

Publié le 17 Mai 2022 par André LOUNDA dans Economie

Le Centre de conférence International de Kintélé en République du Congo a abrité du 12 au 13 mai 2022, la Conférence Régionale pour la Promotion de l’Affacturage et le Financement des Créances en Afrique Centrale. Cette conférence organisée par AFREXIMBANK en partenariat avec la Faciltating Open Account-Receivalables Finance en sigle FCI, la cérémonie d’ouverture officielle y relative a été placée sous le Très Haut Patronage de Son Excellence Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, présidée par Rigobert Roger ANDELY, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public. L’objectif principal de cette conférence a été non seulement de proposer une législation sur l’Affacturage, mais aussi de pérenniser cette activité dans tout le réseau bancaire de notre pays. Elle a visé à faciliter et promouvoir l’Affacturage en offrant aux banques une solution locale complète.

Ouvrant les travaux, Rigobert Roger ANDELY a souligné que sur les orientations du Président e la République, Chef de l’Etat, son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO, les autorités congolaises se sont investies depuis des années dans la recherche des solutions innovantes pour apporter aux entreprises, aux PME, aux Petites et Moyennes Industries et aux Très Petites Entreprises un environnement favorable à la recherche de financement d’une entreprise, une activité commerciale saine, performante et créatrice d’emplois. En effet, la promulgation le 31 décembre 2021 par le Président de la République de deux lois importantes régissant l’une des activités d’Affacturage et l’autre celle du crédit-bail participe de la volonté des autorités congolaises de soutenir les entreprises évoluant dans notre pays et particulièrement les PME et PMI.

« Cette initiative de la République du Congo servira de modèle aux autre pays africains qui n’ont pas encore adopté une loi sur l’Affacturage mais particulièrement aux Etats de l’Afrique Centrale » a rappelé Rigobert Roger ANDELY.

Le premier jour, les participant ont suivi avec attention et échanger avec les communicateurs sur les thématiques suivantes : Introduction à FCI, Techniques de Structuration des Opérations d’Affacturage ; Table ronde sur les opportunités et les difficultés rencontrées par l’inclusion de l’Affacturage et le financement des créances en CEMAC ; un Environnement Juridique et Règlementaire pour l’affacturage au Congo, Principales Disposition de la loi sur l’affacturage du Congo, Perspectives Juridique de l’Affacturage en France, Principales Dispositions de la Loi Type Afreximbank sur l’affacturage ; Eléments Clés de la Réussite dans la mise en Place des Activités d’Affacturage, Rôle de FCI et Avantages de l’Adhésion au FCI, la formation FCI, l’expérience turque, suivi des questions réponses pour cette  première journée.

Monsieur Calixte TABANGOLI, Directeur Général de la Banque Postale du Congo au terme de la première journée, au cours d’une interview qu’il nous a accordé a souligné le pas que le Congo vient d’avancer pour booster l’entrepreneuriat congolais qui était confrontée aux difficultés de financement. « La Conférence Régionale sur l’Affacturage ouvre des perspectives nouvelles pour certaines entreprises qui ont toujours des problèmes de trésorerie, elle apporte une solution innovante qui aujourd’hui existe dans les pays anglo-saxons mais en Afrique Centrale, elle est encore très timide. Timidement non pas parce que c’est compliqué et difficile ! Mais c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas d’informations. Il existe aujourd’hui une alternative aux financements des PME. Pendant plus d’une dizaine d’années, dans ce pays on a posé beaucoup des problèmes des PME, des structures inconnues, des structures qui sont en proie et qui sont des maillons essentiels de l’activité économique. Aujourd’hui on nous apporte une solution qui permet aux entreprises de ne plus avoir des préoccupations par rapport aux garantis. Ce qu’on peut retenir de cette première journée, il y a deux choses : d’abord tout le monde est satisfait de la promulgation de la loi par le Chef de l’Etat, de la loi sur l’affacturage, c’était essentiel. La loi, est un élément nécessaire pas suffisant après l’avoir promulgué la loi et il faut qu’il soit un effet d’entrainement des entreprises pour qu’elles s’appuient sur cette loi, les entreprises et les banques doivent s’appuyer sur cette loi, cet outil juridique est très important. Aujourd’hui ce qu’il faut retenir l’Affacturage est un élément qui vient pour permettre aux entreprises de souffler, de pouvoir continuer à mener leurs activités sans difficulté ».

S’agissant sur la question de l’implication de la Banque Postale du Congo à l’Affacturage, le Directeur Général Calixte TABANGOLI a rappelé que s’il faut le dire que c’est depuis 2020 au niveau de la Banque Postale, cette réflexion n’existait pas ! Lorsque nous faisions le point sur les solutions qui étaient proposées pour les entreprises, nous étions toujours butés à cette question liée aux garantis, c’était toujours un problème ! Et dans nos recherches, nous nous sommes rendus compte qu’il y a un moyen de financer les PME sans véritablement avoir besoin des garanties réelles à travers ce mécanisme de l’Affacturage et nous avons compris pour nous que c’est la panacée, c’est-à-dire, la solution idéale et cela a été dit durant toute la journée d’aujourd’hui. C’est la solution idéale et la loi est venue apporter du réconfort, l’assurance dans ce que nous avions pensé il y a maintenant trois ans. Nous avons effectué nos premières opérations en 2020 mais, elles n’étaient pas encadrées par une loi ! Mais nous le faisons sur la base des contrats que nous signons avec les entreprises. Aujourd’hui, la loi vient donner un élément de support important. Voilà pourquoi le constat, c’est qu’effectivement est que vous voyez la Banque Postale qui a beaucoup travaillé avec la Banque Mondiale, la Banque des Etats d’Afrique Centrale pour pouvoir travailler et réfléchir sur le sens de cette loi et nous sommes fiers aujourd’hui, c’est un de nos responsables qui a été élu Ambassadeur Afrique Centrale pour promouvoir l’Affacturage. C’est une fierté pour le pays, c’est une fierté légitime et le peuple peut attendre à travers ces entreprises et ce que les entreprises peuvent faire ? C’est qu’elles vont recruter ! Et la demande du peuple, c’est d’avoir du travail et si l’on peut peser d’une manière ou d’une autre, c’est pour permettre justement qu’il y est plus d’emplois avec des entreprises qui sont saines, viables alors on a réussi. Merci ! ».

La deuxième journée, les participants ont  sur : les Activités de l’Affacturages d’Afreximbank en Afrique ; L’assurance-crédit en Afrique : les difficultés et façons d’avancer ; Table ronde sur comment l’affacturage aide les PME : les difficultés et les solutions ; L’expérience de l’affacturage en Afrique Centrale, le cas de la Banque Postale du Congo (BPC) ; une session des questions-réponses et pour terminer par les remarques de clôture.

Rigobert Roger ANDELY clôturant les travaux a apprécié la qualité des échanges, «  Les échanges, riches, francs et directs ont mis en lumière quelques aspects importants qu’il convient de souligner ici, pour marquer la particularité de ce mode de financement alternatif. Notamment : une distinction nette et claire entre l’affacturage et les autres modes de financement, faisant ressortir ses avantages spécifiques ; la notion de subrogation, propre à l’affacturage ; l’épineuse question des garanties exigées des banques, qui, dans le cas de l’affacturage, n’est plus à l’ordre du jour ».

Ajoutant qu’ « il ne fait aucun doute que l’organisation d’une telle conférence en Afrique centrale aura un impact sur le lancement et le développement de l’affacturage dans notre sous-région, surtout que les activités d’affacturage bénéficieront de l’appui technique et financier des partenaires comme Afreximbank ou la FCI.

Rigobert Roger ANDELY n’a pas manqué de remercier l’organisateur et les partenaires de cette conférence, afreximbank et Factors Chain International (FCI), le sponsor officiel la Banque Postale du Congo pour les moyens très importants mis en jeu, afin de promouvoir l’affacturage et participer, ainsi, au développement futur du commerce intra et extra-africain.

A noter que le congolais Avant Gotene, Responsable de l’affacturage à la Banque Postale du Congo a été élu Ambassadeur Afrique Centrale pour promouvoir l’Affacturage. La Banque Postale du Congo, Sponsor officielle de la conférence.

 

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Atelier de validation de la deuxième Stratégie Nationale de Développement de la Statistique

Publié le 6 Avril 2022 par André LOUNDA dans Economie

 

Valider le rapport document principal de la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique, est l’objectif principal que vise l’Atelier National de Validation de la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique  Organisé par l’Institut National de la Statistique (INS), placé sous le patronage de Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS, Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale, les travaux se sont ouverts le mercredi 06 avril 2022 à Brazzaville en présence de Monsieur Antoine Marie SIE TIEYE, économiste pays de la Banque Africaine de Développement et de Madame Kouroutoumou OUATTARA, Représentante de la Banque Mondiale au Congo

Il s’agit pour les participants  au cours de cet atelier de valider les orientations stratégiques, de valider les plans d’actions et de valider les mécanismes de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de la statistique. Cette stratégie Nationale de Développement de la statistique viendra rendre effectif le Plan National de Développement 2022-2026, que c‘est fixé le gouvernement dans le cadre des réalisations du projet de société du chef de l’État, pour ce nouveau quinquennat, car la nécessité sur l’exigence d’un système statistique performent s’impose. Ceci, pour la collecte et traitement de données pour le suivi des projets et pour évaluer les différents programmes.

Ouvrant les travaux, Madame Ingrid Olga Ghislaine a laissé entendre qu’Il s’agit là, d’un point de chute d’un processus participatif et inclusif impliquant tous les acteurs du système statistique National (SSN). Cette stratégie permettra d’avoir un cadre global et unifié pour l’évaluation continue des besoins des utilisateurs, les priorités pour la statistique et le développement de la capacité requise afin de répondre à ces besoins de manière concertées et coordonnée. Elle permettra aussi, au pays de s’offrir un cadre de mobilisation, d’exploitation et de mise en valeurs des ressources tant nationales qu’internationales, ainsi qu’une base pour la gestion stratégique du système statistique national efficace et axée sur la performance.  « En effet, cet atelier prendra en compte les directives ou recommandations de la Stratégie pour l’harmonisation des Statistiques en Afrique pour la période 2017-2026, adoptée par les chefs d’État africains dont l’objectif est la production des statistiques de qualité permettant d’atteindre l’intégration socio-économique, culturelle et politique du continent », a indiqué Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS.

Aussi, elle a souligné que ce processus d’élaboration de la stratégie nationale de développement de la statistique et le deuxième que le gouvernement s’emploie à mettre en œuvre. Celui-ci est le résultat de la feuille de route adoptée par son Comité de pilotage, le 23 janvier 2020, donc il y a plus de deux (2) ans. Il a pris du retard à cause de la pandémie à COVID-19.

De son côté, Antoine Marie TIEYE a salué la volonté du gouvernement dans la mise en œuvre de ce processus. Car pour eux les systèmes statistiques nationaux performent, sont une condition sinequanone pour disposer d’outils efficients de programmation, ainsi que de suivi évaluation des politiques de développement socio-économique. « Les statistiques constituent la boussole dans une société organisée.

Signalons que durant deux jours, les participants travailleront en quatre groupe thématique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Télécoms/ Le gouvernement espère augmenter le linéaire de la fibre optique à 1225 kilomètres

Publié le 6 Avril 2022 par André LOUNDA dans Economie

Dans le cadre de la diversification de l’économie en République du Congo, le secteur des télécommunications et des TIC  est celui dont les performances ont réellement porté les activités du Ministère des Postes, des Télécommunication et de l’Economie Numérique que dirige Léon Juste IBOMBO. Bien qu’étant essentiellement le fait des opérateurs privés, ce secteur a connu une évolution significative malgré quelques difficultés qui subsistent encore. A travers le Projet Dorsale à fibre optique d’Afrique Centrale (Projet CAB), ce département ministériel a également réalisé l’interconnexion à fibre optique avec les pays de la sous-région tels que le Gabon (90%). Plus de 513 Km ont ainsi été déjà posés. Les travaux d’installation de la fibre optique sur le tronçon Congo-Cameroun sont achevés et n’attendent plus  que d’être réceptionné  par le gouvernement, et ceux du tronçon Congo-RCA ont débuté par la construction des sites techniques.

Pour rendre plus visible la fibre optique et avoir le haut débit, le Ministère des Postes, des Télécommunication et de l’Economie Numérique envisage poursuivre l’installation des équipements de dernière génération afin de « brûler ladite fibre optique ». Malgré quelques difficultés de financements rencontrées dues à la crise sanitaire à COVID -19  et que la mise en œuvre de plusieurs projets n’a malheureusement pas pu se poursuivre, notamment : la construction du Datacenter national, du Datacenter secondaire, la création des technopôles, la construction des classes internet, la construction des médiathèques, le schéma directeur de la politique de développement,…etc, ceci faute des allocations budgétaires conséquentes.

Le 03 avril dernier, lors de la réunion du comité de pilotage du Projet Dorsale à fibre optique tenue à Brazzaville,  Michel NGAKALA, Coordonnateur dudit projet a déclaré qu’il était prévu que l’on puisse faire une réception au premier trimestre 2022, mais pour faire une  réception dans des bonnes conditions il faut qu’il ait un délégataire c’est à dire une entreprise qui va gérer cette infrastructure. Tant qu’il n’y a pas cette entreprise-là,  il n’y aura personne pour faire la maintenance de cet ouvrage. Actuellement le dossier pour le recrutement des délégataires est au niveau du gouvernement, c’est en bonne voie et nous pensons que d’ici le trimestre prochain ces documents seront signés et à partir de là nous allons pouvoir faire la réception de l’ouvrage construit par nos partenaires chinois. Et en ce qui concerne les difficultés rencontrées, le Coordonnateur  a fait savoir que la pandémie à coronavirus a engendré des retards dans l’exécution des travaux. Et comme tout projet, nous avons connu  des difficultés liées à la crise du COVID-19 qui a duré deux (2) ans. Cela a créé des retards au niveau du matériel, cela a créé  du retard dans le retour des consultations de cabinet parce qu’il devait se rendre au pays pour compléter leurs études mais ils n’ont pas pu voyager parce que les aéroports ont été fermés , il a eu un retard dans la livraison des équipements  à Brazzaville ici , un retard de trois (3) à  quatre (4) mois  supplémentaires, on avait pas estimé ces retards-là, du coup aujourd’hui on a un taux de  décaissement qui est plus faible que prévu. La finition de ces travaux pourrait intervenir d’ici décembre 2022, nonobstant le fait que la signature du contrat de construction du Datacenter national soit estimée à mai 2022, alors que cette dernière est évaluée à une année de travaux selon les études.  La nécessité de proroger le projet CAB suite aux difficultés de financement rencontré suite à la pandémie à COVID-19 s’avère importante.

 Qu’est-ce qui se passe entre le Projet CAB et le gouvernement ?

Le réseau d’interconnexion entre le Congo et le Cameroun est achevé depuis le mois de juin dernier. Cependant jusqu’alors, ce réseau n’est pas réceptionné. D’après des sources sûres, il aurait guéguerre entre les membres du gouvernement qui disputeraient le leadership de sa gestion. Interrogé sur cette question par les membres du Comité de Pilotage, Franck SIOLO, le Directeur de Cabinet de ce département ministériel a éclairci.

A noter que Le Projet Dorsale à fibre optique dénommé : Projet Central African Backbone (CAB) est un projet visant à doter les pays de la sous-région d’un réseau de fibre optique capable de répondre à l’exigence d’une qualité réseau nécessaire pour soutenir la transition numérique en cours dans toutes les régions du monde. De portée internationale, le projet de dorsale d’Afrique Centrale en fibre optique est financé par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, avec l’apport financier des pays concernés. Il est caractérisé par cinq composantes à savoir : CAB1 (Cameroun, Tchad et Centre-Afrique), CAB2 (Sao Tomé et Principe), CAB3 (République du Congo), CAB4 (Gabon), CAB5 (République Démocratique du Congo).

 

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Projet Central Africa BackBone : les membres du Comité de Pilotage ont adopté le rapport d’activités 2021

Publié le 31 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

Le Comité de Pilotage du Projet Dorsale à fibre optique d’Afrique Centrale (CAB)-Composante Congo en sigle CAB, s’est réuni le jeudi 31 mars 2022 à Brazzaville. Placée sous le patronage du Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, cette réunion a eu pour objectif, d’examiner et adopter les documents de ce projet exercice 2021 à savoir : (i) le rapport du Projet CAB exercice 2021 ; (ii) le programme de travail et le Budget 2022 ; (iii) le plan de passation des marchés 2022.

Ouvrant les travaux de la Réunion du Comité de Pilotage du Projet Dorsale à Fibre optique d’Afrique Centrale au nom du Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Léon juste IBOMBO empêché, le Directeur du Cabinet de ce département, Monsieur Franck SIOLO en présence du Coordonnateur National dudit projet, Michel NGAKALA en présence du Directeur Général de l’Economie Numérique dans son discours au nom du Ministre Léon Juste IBOMBO a premièrement salué la présence des membres de ce comité à cette réunion de travail et que le Chef de ce département ministériel lui a chargé de leur traduire toute sa gratitude et son souhait pour la réussite de ses travaux afin quels soient un succès.

Poursuivant son propos, il a fait savoir aux participants que nous allons examiner ce jour, le rapport d’activités du Projet CAB de l’année 2021, le Programme de Travail et le Budget annuel 2022 ainsi que le Plan de Passation des Marchés 2022. « Il s’agit des documents fondamentaux, qui fixent la ligne directrice de ce que devrait être le projet. Notre dernière réunion du Comité de Pilotage, remonte à mars 2021 et cela fait exactement une année que nous nous sommes retrouvés et en ce qui concerne l’année 2022, les grandes orientations nous les prenons aujourd’hui », a rappelé le Directeur du Cabinet.

Pour conclure son propos avant de déclarer ouvert les travaux du Comité de Pilotage, Franck SIOLO a exhorté les membres de ce comité à plus de discipline dans le travail et surtout d’avoir un regard assez perspicace dans le choix des activités qu’ils doivent mener et dans les décisions qu’ils doivent prendre. Puis, au nom du Ministre Léon Juste IBOMBO, il a déclaré ouverts les travaux du Comité de Pilotage.

Du déroulement des travaux,

Monsieur Michel NGAKALA, le Coordonnateur du Projet CAB  dans son exposé sur les réalisations effectuées par le projet en 2021, a présenté premièrement à l’auditoire sur les objectifs de ce projet, les activités qui ont consisté à la construction des infrastructures en fibre optique, les travaux de construction et d’opérationnalisation d’un Datacenter national et d’un Datacenter secondaire selon les procédures de la Banque Africaine de Développement (BAD), la passation des marchés réalisés en 2021, les travaux d’installation de la fibre optique sur le tronçon Congo-Cameroun qui ce sont achevés et pour le tronçon Congo-RCA, Michel NGAKALA a rassuré que les travaux de ce tronçon ont débuté avec la construction des sites techniques. Aussi, il a parlé d’un point, la catégorie des consultants.

Pour conclure, Michel NGAKALA dans sa  présentation a donné quelques explications sur les difficultés rencontrées et les solutions proposées et il a insisté plus sur la nécessité de proroger le projet suite aux difficultés de financement rencontré suite à la pandémie à COVID-19.

Après des échanges fructueux sur les documents présentés aux membres du COPIL, ces derniers les ont adoptés avec succès les documents qui leurs ont été soumis à leurs appréciations. Satisfait de la réussite des travaux, Franck SIOLO a remercié les membres de ce comité pour le travail abattu. Au nom du Ministre Léon IBOMBO, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, il a clôturé les travaux en souhaitons un bon retour au membres du COPIL et le prochain rendez-vous a été pris pour l’année 2023.

 

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Le Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane DIAGANA en visite de travail à Brazzaville

Publié le 29 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

C’est  dans le cadre du renforcement de la coopération entre la République du Congo et le Groupe de la Banque Mondiale visant et réaffirmant son engagement à appuyer le gouvernement congolais dans son objectif de la diversification de l’économie, investir dans le capital humain et dans la mise en œuvre des réformes pour une reprise verte résiliente et inclusive qu’Ousmane DIAGANA accompagné de Monsieur Abdoulaye SECK, Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour les pays de l’Afrique Centrale sont en visite de travail en République du Congo du 27 au 30 mars 2022.

Cette visite qui intervient  au moment où la Banque Mondiale vient de finaliser sa stratégie pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre dont les quatre objectifs majeur un nouveau contrat social entre les citoyens et l’Etat, œuvrer à plus d’emplois et de meilleure qualité, renforcer le capital humain et améliorer la résilience climatique. Au cours de cette visite de travail le lundi 28 mars 2022, le Vice-président a entamé tour à tour des entretiens avec les autorités gouvernementales congolaises sur les grandes priorités de développement du pays. Aussi, il a rencontré également les partenaires au développement, les représentants des organisations de la société civile et du secteur privé.

Cette ronde a eu pour point de départ, un entretien avec le Gouverneur de la Banque Mondiale pour le Congo, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS, Ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale. Pour accélérer la croissance économique du Congo, la Banque Mondiale entend intensifier son soutien à l’exécution des programmes de développement, le Vice-président Ousmane DIAGANA l’a certifié après l’entretien qu’il a eu avec Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS. En outre, il a félicité le gouvernement congolais sur l’exécution en cours des projets financés par la Banque Mondiale. « Le Congo et la Banque mondiale entretiennent un partenariat très riche et fructueux qui se manifeste par une variété de programmes de développement, dans le cadre d’une assistance financière et technique (…) Comme le reste du monde, le Congo a été touché par la pandémie, ce qui a impacté son économie et les conditions de vie de sa population. Je tiens à féliciter les autorités congolaises pour avoir bien géré la pandémie », a déclaré le vice-président de la Banque Mondiale. Également il a ajouté que le but de sa mission de travail au Congo est de venir écouter et échanger avec les autorités congolaises et de voir les possibilités de renforcer la coopération entre les deux parties. La Banque Mondiale à ce jour finance actuellement onze projets socio-économiques au niveau national, dans les domaines de l’agriculture, de la formation, de la santé, des filets sociaux, de l’environnement, du numérique, de l’appui au secteur privé, de la statistique

Après cette rencontre, s’en est suivie une visite du site de maraichage Bikakoudi 2, au quartier Mayanga de l’Arrondissement 8, Madibou à Brazzaville financé par le Projet PDAC. La Banque mondiale est l’un des principaux partenaires financiers du pays, avec un portefeuille d’intervention estimé à plus de 575, 31 millions de dollars, environ 344,5 milliards FCFA.

Poursuivant, chez le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Anatole Collinet MAKOSSO, Il s’est agi, par exemple, de la vision du développement du Congo s’appuyant sur le PND ; du partenariat actuel entre les deux parties. Anatole Collinet Makosso a, en effet, présenté à ses hôtes les potentialités énormes que le Congo regorge et l’engagement résolu du pays à aller vers les réformes structurelles et sectorielles importantes étant donné que le Partenariat entre la Banque Mondiale et le Congo est demeuré constant. Voilà pourquoi depuis l’apparition de la COVID 19 au Congo en mars 2020, l’appui de la Banque Mondiale a été immédiat au Congo lequel a permis au pays de lutter efficacement contre cette pandémie et sauver plusieurs secteurs tel que l’éducation, a fait savoir Ousmane DIAGANA à  sa sortie de son entretien avec le Premier Ministre congolais. En ce qui concerne l’appui au développement, la Banque Mondiale reste disponible pour accompagner le Congo sur la base de quatre (04) éléments à savoir : créer des opportunités d’emplois pour tous, mettre l’accent sur la diversification de l’économie, l’autonomisation des femmes et la lutte contre les effets du changement climatique en mettant un accent très fort sur l’adaptation, d’’après Ousmane DIAGANA. « Je lui ai donné des assurances que la BM, forte de l’appropriation de l’agenda de développement du Congo, sera à ses côtés.  Nous avons, sur le plan interne, révisé récemment notre stratégie de partenariat avec le Congo pour qu’il soit davantage aligné sur les objectifs de développement du pays. Sur le plan de notre propre stratégie régionale, nous avons mis un accent sur quatre éléments qui sont pertinents aussi bien pour le Congo que l’ensemble des pays de l’Afrique centrale », a déclaré le vice-président de la Banque Mondiale à sa sortie d’audience.

Puis, il a rassuré le Premier Ministre que son institution est en connivence avec le PND 2022-2026, et que la Banque Mondiale apportera toujours son soutien. Peu, après avoir été reçu par le Premier Ministre Anatole Collinet MAKOSSO, le Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a eu une table ronde avec les ministres en charge de l’aménagement du territoire, des zones économiques spéciales et des enseignement , sur les modalités pratiques de la mise en de la postérisât intégré notamment sur la maximalisation et la collaboration entre plusieurs ministères, pour maximaliser l’impact des interventions de la Banque Mondiale en République du Congo.

Cette première journée s’est achevée par une rencontre à la Chambre de Commerce de l’Industrie et de l’Agriculture avec les représentants du secteur privé du Congo en présence de Jean Paul OMBAMBI, Président de la dite chambre. Les échanges se sont focalisés sur les questions de financement de l’économie, le Congo ne peut se développer que par les entreprises et donc, il faut faire confiance au secteur privé national et c’est son soutien que les opérateurs économiques sollicitent auprès de la Banque Mondiale.

A noter qu’Ousmane DIAGANA coordonne d les relations de la Banque Mondiale auprès de 22 pays et gère un portefeuille de projet, d’assistance technique et de ressources financières de plus de 40 milliards de dollars.

 

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API : le gouvernement congolais entend poursuivre les réformes en vue d'assainir le climat des affaires et d'attirer les investissements directs étrangers

Publié le 26 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

« L’objectif de l’environnement fiscal est de maîtriser les dépenses fiscales, en élargissant l’assiette fiscale. La difficulté réside dans la manière de collecter les taxes, raison pour laquelle le gouvernement a engagé la modernisation des régies financières, à travers la déclaration en ligne et la bancarisation des recettes fiscalo-douanières », Ce propos du Ministre Ludovic NGATSE, est une de ses contribution aux travaux de la conférence sur l’Environnement et les Opportunités d’Investissements au Congo organisé par l’Agence pour la Promotion des Investissements (API), le 24 mars 2022 à Brazzaville.

Cette rencontre placée sous le patronage du Développement Industriel et de la Promotion du Secteur Privé, Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eudes, a réuni les Ministres des Zones Economiques Spéciales, Émile OUOSSO; de l’Enseignement Technique et Professionnel, Ghislain Thierry MANGUESSA EBOME; de l’Enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technique, Édith Delphine Emmanuelle ADOUKI; de la Culture et des Arts, Dieudonné MOYONGO, et le Ministre délégué au Budget, Ludovic NGATSE  ainsi que les syndicats patronaux, les administrations publiques concernées, les partenaires techniques et financiers.

En effet, pour encourager les investisseurs locaux et étrangers, un dispositif d’allègement des charges fiscalo-douanières a été mis en place par l’État congolais, à travers la loi de finances. Au cours des premières années de leur création, par exemple, les entreprises bénéficient d’une exonération totale de la patente. Elles seront exonérées du paiement de droit de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée sur l’importation des produits et biens liés à leurs activités. Le gouvernement a également décidé de mettre en place un nouveau mécanisme pour accompagner les jeunes entreprises en règle, notamment avec l’instauration d’une exonération totale durant les deux premières années d’activités. Durant toute la période d’exploitation, les nouvelles entreprises ne seront plus assujetties à la taxe unique sur les salaires, qui est normalement prélevé à hauteur de 5,5%, y compris d’un allègement du taux de l’impôt sur les sociétés de 30 à 28%. Ces avantages portent, par exemple pour les entreprises agricoles, sur les achats de petit matériel de pêche et autres, ainsi que sur les bénéfices agricoles réalisés par les sociétés et les entrepreneurs individuels. Il s’agit des investissements importants que l’État congolais réalise.

Pour le Ministre Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eudes, C’est le cas de la Charte des investissements qui constitue le cadre général commun regroupant l'ensemble des dispositions destinées à améliorer l'environnement institutionnel, fiscal et financier des entreprises et les conditions sont réunies pour attirer des hommes d’affaires dans le pays.« Cette conférence participe sans nul doute à booster ce secteur en vue de sa participation à la diversification de l'économie. L' événement qui nous réunit ce jour, participe de la sensibilisation sur les composantes essentielles, des facteurs de l'attractivité des investisseurs du secteur privé tant national qu'étranger au Congo et aussi des éléments de politique que mesures d'accompagnement sectoriel susceptibles de booster les investissements utiles à notre pays .et que  L’Agence pour la Promotion des Investissements (API), doit devenir la porte d’entrée de tout investisseur au Congo. Nous envisageons de créer des numéros d’identification des investisseurs attribués par l’API à titre gratuit afin de maîtriser les flux et les statistiques d’investissements dans notre pays », a-t-il déclaré.

De sa part, Madame Annick MONGO, la Directrice Générale de l’API répondant à cette interrogation, pourquoi donc une conférence sur les opportunités d'investissements ?  « C’est parce que cela fait partie de nos missions de vulgariser les potentialités de notre pays ainsi que ses opportunités d'investissements. Nous donnons la parole dit-elle aux entreprises, banques, financiers afin que nous présentions les produits en faveur des entreprises congolaises, les unions patronales, la chambre de commerce de Brazzaville vont nous donner leurs sentiments sur l'environnement de l'investissement et également nous faire des suggestions sur l'amélioration ».

A noter  que dans les jours avenirs  l'API entend organiser les états généraux sur le climat des affaires au Congo. Egalement cours de cette conférence, un livre intitulé YEARBOOK retraçant les informations d'aide à la décision des investissements en République du Congo a été présenté.

 

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Entrepreneuriat : 150 jeunes congolais sélectionnés feront l’objet d’un accompagnement de proximité 

Publié le 23 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

L’Association Idée, initiative, développement, économie et entrepreneuriat (IDEE), a  organisé sous le patronage de Madame Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre en charge des Petites et Moyennes Entreprise, de l’Artisanat et du Secteur Informel, la première édition de la caravane de l’Entrepreneuriat dont le lancement officiel  de celle-ci s’est déroulé le mardi 22 mars 2022 au Cinéma Canal Olympia à Brazzaville en présence de Monsieur Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, Ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, de Lezzin Thierry MOUNGALLA, Ministre de la Communication et ders médias, Porte-parole du Gouvernement congolais et de bien d’autres invités.

La caravane de l’Entrepreneuriat, placée sous le thème « Oser Entreprendre », est une nouvelle version du concours plan d’affaires. Du 22 mars au 18 juin 2022, elle va parcourir cinq (05) villes du pays, Brazzaville, Ouesso, Oyo, Dolisie et Pointe- Noire, dont objectif principal est celui de faire la promotion de la culture entrepreneuriale et du génie créatif des jeunes congolais en milieu urbain ou en milieu rural. Pendant 4 mois, cette caravane va concourir à la recherche de 30 jeunes entrepreneurs par ville, âgés de 18 à 40 ans. Ces derniers seront sélectionnés sur la base de leurs capacités à proposer et à défendre leurs projets.

Au terme de cette caravane,  150 jeunes sélectionnés « feront l’objet d’un accompagnement de proximité »par Ministère des Petites et Moyennes Entreprise, de l’Artisanat et du Secteur Informel et de ses partenaires, a rassuré Jacqueline Lydia MIKOLO. Le coaching, le renforcement de capacités, la formalisation et l’accompagnement financier sont autant d’avantages dont bénéficieront ces jeunes. Ainsi, diverses activités visant à renforcer leurs compétences sont au programme, notamment un forum sur les opportunités; des ateliers de formations thématiques et de partage d’expérience, ainsi que la participation de deux (2) jeunes entrepreneurs congolais aux olympiades mondiales des start-up qui se tiendra à la Haye aux Pays-Bas.

 Profitant de cette occasion, Madame Jacqueline Lydia MIKOLO a annoncé la signature prochaine d’un protocole d’accord entre son département et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation technologique, visant à l’instauration de modules entrepreneuriaux en milieu universitaire. « Notre volonté d’agir ensemble dans ce sens se renforce chaque jour, en l’occurrence la signature très prochainement du protocole d’accord avec le ministère de l’Enseignement supérieur visant l’instauration des projets en faveur des développeurs universitaires et l’installation d’incubateurs au sein des établissements universitaires », a-t-elle déclaré.

A noter qu’  Il est prévu au cours de cette caravane, un concours Get in the ring qui permettra de retenir deux jeunes entrepreneurs congolais pour représenter le pays aux Olympiades mondiales des start-up ; des activités de follow-up qui consisteront en des formations thématiques et des visites en entreprises pour ceux des jeunes qui ont participé au Get in the ring ; des rencontres de Giving back à travers lesquelles les jeunes entrepreneurs échangeront avec d'autres jeunes pour un partage d'expériences.

 

 

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ANEC 2022 : D’après Jacqueline Lydia MIKOLO, « L'entrepreneuriat féminin est une niche peu exploitée au Congo, les habitudes sociétales empêchant encore certaines femmes d'envisager la création d'entreprises »

Publié le 19 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

«Encourager la formalisation pour renverser la tendance des 29% d’entreprises formelles dirigées par les femmes, mettre en œuvre des modèles de financements innovants et adaptés aux activités génératrices de revenus des acteurs du secteur informel en général et des femmes en particulier ; Encadrer les jeunes porteurs de projets ; inciter les femmes à se constituer groupement afin de bénéficier des financements afin de digitaliser l’ensemble des procédures de création des entreprises et la délivrance des cartes d’artisan », telles sont entre autres les recommandations formulées au terme de la 3ème édition Assisses Nationale de l’Entrepreneuriat au Congo (ANEC) placée sous le thème :« l’Entrepreneuriat Féminin au cœur de la relance, de la diversification économique et de la création de richesses en République du Congo » , tenues du 16 au 16 mars 2022 à Brazzaville. Placées sous le Haut patronage de Son Excellence Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO, Chef du Gouvernement congolais, la Cérémonie  y relative de clôture a été placée sous les auspices de Madame Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel en présence des représentants de la Banque Africaine de Développement (BAD) et des agences  des Nations Unies au Congo.

Ouvrant les travaux, Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement congolais avant premièrement toute chose a fait observer une minute de silence à l'endroit de son prédécesseur Clément MOUMBA pour avoir donné le coup d'envoi des précédentes éditions. Dans son discours, Anatole Collinet MAKOSSO a signifié la peur des très petites, petites et moyennes entreprises dans la croissance économique du Congo. Il a également dévoilé le nombre d'entreprises créé depuis la première édition des assises nationale de l'entrepreneuriat. « Ces assises initiées en 2016 est le fruit des orientations stratégiques de Son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. L'objectif visé par ces assises est de susciter l'évocation entrepreneuriale en milieu jeune et féminine de façon à créer une nouvelle dynamique économique génératrice de croissance et d'emploi », a-t-il déclaré.

Poursuivant son propos, il a ajouté que l’objectif visé par ces assises est autant de faire du Congo un pays accueillant pour les entrepreneurs, que de susciter des vocations entrepreneuriales en milieu jeune, de façon à créer une nouvelle dynamique économique génératrice de croissance et d’emploi. Réfléchir aujourd’hui pour trouver des solutions et les mécanismes de leur promotion à travers ces assises est le moyen le plus sûr de construire l’avenir, l’avenir de notre jeunesse et de notre pays.

De son côté, Jacqueline Lydia MIKOLO a fait savoir que la 3ème édition des Assises Nationales de l'Entrepreneuriat au Congo à laquelle prenne part plusieurs chefs d'entreprises et porteurs de projets vise à promouvoir l'entrepreneuriat au Congo en levant les différentes barrières qui freinent ce secteur, car l'écosystème d'appuis et d'accompagnement constitué entre autres de l'agence nationale de l'artisanat ANA, de l'agence de développement des petites et moyennes entreprises ADPEME, et du fond d'impulsion de garantie et d'accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises FIGA sont déjà mis en place, il ne reste plus qu'à les arrimer aux exigences des temps modernes.  Malgré ces avancées notoires, le Chef de ce département ministériel en charge des PME a tout de même précisé que les efforts restent à fournir car le manque d'expertises dans plusieurs métiers et la faiblesse des capacités en gestion frêne quelques peu ce secteur, mais de multiples projets de partenariat sont en cours avec les partenaires multilatéraux et bilatéraux pour booster ce secteur. 

Aussi, elle a relevé que certaines femmes ne parviennent toujours pas à briser le plafond de verre, elles se limitent généralement à des micros entreprises. « L'entrepreneuriat féminin est une niche peu exploitée au Congo, les habitudes sociétales empêchant encore certaines femmes d'envisager la création d'entreprises. Tandis que les obstacles systémiques font que de nombreux entrepreneurs restent confiner à des micros entreprises opérant souvent dans l'informel. La suppression des barrières telles que les lois discriminatoires offrira d'avantage les possibilités de croissance aux entreprises durables portée par les femmes ».

Cette 3ème édition des Assises Nationales de l’Entrepreneuriat au Congo (ANEC 2022) a été à la fois une plateforme de réflexion, d’échange, de partage d’idées sur l’entrepreneuriat féminin et également un moyen d’élaborer différents plans d’action dans le cadre de la promotion de la culture entrepreneuriale et la relance de la diversification de l’économie au Congo dans un communiqué final lu par Rudy NGOUAMBA, Directeur Général des PME, les participants ont recommandé que des actions concrètes soient menées afin d’inciter davantage les femmes congolaises à entreprendre. C’est dans cette optique qu’ils ont aussi souhaité que des actions concrètes de formation soient menées ; de sensibilisation et d’accompagnement au profit des femmes, l’accélération de la restructuration au niveau du Fonds d’Impulsion et de garantie aux Très Petites et Moyennes Entreprises (FIGA), la mise en place d’un système fiscal adapté aux Très Petites et Moyennes Entreprises.

Dans son mot de clôture, Madame Jacqueline Lydia MIKOLO a exprimé sa satisfaction au regard des résultats obtenus au moment où s’achèvent les travaux de ces Assises Nationales de l’Entrepreneuriat. Elle a premièrement exprimé sa gratitude à Son Excellence, Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat pour avoir bénéficier de son appui pour l’organisation de cette 3ème édition. Egalement, Elle a dévoilé les actions que son département doit mener dans les jours avenirs afin d’impulser le secteur de l’entrepreneuriat  dans l’optique de booster et promouvoir la culture entrepreneuriale en République du Congo. « La crise que nous vivons aujourd’hui nous invite à plus de lucidité et de créativité afin d’exécuter le plan d’actions prioritaires. Il s’agit de recentrer la place de l’entrepreneuriat féminin au cœur du développement socio-économique de notre pays », a indiqué Jacqueline Lydia MIKOLO.

Poursuivant, elle a rappelé les différentes initiatives initiées par le gouvernement depuis les deux précédentes assises nationales. Selon elle, elles témoignent de la place importante accordée par l’exécutif à ces activités qui concourent à la formation et la croissance des entreprises. Et au cours d’une conférence de presse qu’elle a animé au terme de cette rencontre. Jacqueline Lydia MIKOLO a présenté le calendrier des événements qui seront organisés après cette rencontre, il s’agit de la tenue, le 22 mars 2022, de la Caravane de l’Entrepreneuriat.  Cette activité mettra à profit les acquis du concours du plan d’affaires et de l’Agence de développement des PMEA à travers le Projet d’Appui au Développement des Entreprises et de la Compétitivité, pour les cent cinquante (140) futurs promoteurs et porteurs de projets qui seront sélectionnés sur toute l’étendue du territoire. Le lancement des activités d’impulsion pour les entrepreneurs à travers les incubateurs ayant signé les conventions de partenariat avec le Fonds d’impulsion et de garantie, l’organisation de la foire internationale de l’artisanat du Congo pour mettre en lumière les produits du terroir, la digitalisation de l’agence pour la création de l’entreprise, la concertation public-privé...etc, sont autant d’actions prévues. « C’est dans une approche de co-construction que je compte sur les contributions de tous pour qu’ensemble, nous puissions réussir ce challenge », a-t-elle conclu. 

 

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REGEC 2022/ Le Congo dispose désormais des données statistiques de toutes les entreprises

Publié le 11 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

La République du Congo dispose à ce jour de 91014 unités économiques dont 9190 associations  économiques  et parmi les unités économiques en activités 75118 est des sièges, c’est ce qui ressort des résultats du Premier Recensement Général des Entreprises de la République du Congo présenté officielle, le jeudi 10 mars 2022 à Brazzaville par Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS, Ministre du Plan, de l’Economie, de la Statistique et de l’Intégration Régionale. C’était au cours d’un atelier qui a regroupé les experts de ce département ministériel,  en présence de Madame Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Secteur Informel et de l’Artisanat, du Ministre du Développement Industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Nicéphore Thomas FYLLA Saint-Eudes, de Madame KOROTOUMOU  OUATARA, Représentante de la Banque Mondiale au Congo et bien d’autres invités.

Les informations rendues disponibles par le REGEC 2022 sont d’une importance indéniable pour le Gouvernement congolais, les partenaires au développement, les acteurs de la société civile et du secteur privé et bien d’autres utilisateurs,  a indiqué Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA-BABAKAS dans sa communication, « A titre d’illustration, la réalisation de cette investigation statistique a permis de recenser 91014 unités économiques dont 9190 en cessation. Parmi les unités économiques en activités, 75118 sont des sièges. Sur ses derniers, 61358 (soit 81,7%) évoluent dans les secteurs tertiaires et principalement dans le commerce (37190 soit 49,5%) unités économiques. Le secteur informel reste encore dominant dans notre économie avec 70154 unités économiques (soit 93,4%). En outre, sur l’ensemble des unités économiques recensées, 21 983 (soit 29,3%) sont détenues par les femmes et enfin, 57234 (soit76,2%) animées par les nationaux. Au-delà de ces principaux résultats qui sont présentés dans les détails aujourd’hui par le Directeur Général de l’INS, et qui sont déjà disponible sur le site internet de l’INS (www.ins-congo.cg), le rapport global qui n’a été validé sera bientôt disponible en version électronique, sur le site internet de l’Institut National de la Statistique (INS), et la version physique sera partagée dans les prochains jours ».

Par ailleurs, elle a signalé que les informations contenus dans ces différentes publications et celles qui vont suivre constituent des statistiques officielles du Congo dans le domaine des statistiques d’entreprises, conformément à la loi N°36-2018 du 05 octobre 2018 sur la statistique officielle.

Aussi, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUCKA6BABAKAS a vivement adressé ses sincères félicitations aux cadres de l’INS et particulièrement aux membres de l’équipe technique permanente du REGEC et à tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de ce recensement.

« Je les exhorte à œuvrer pour une large diffusion des données du REGEC en vue de susciter une large utilisation. Pour le Gouvernement, elles seront utiles notamment pour le suivi et l’évaluation de l’impact du Plan National de Développement (PND 2022-2026), « une économie forte, diversifiée et résiliente pour une croissance inclusives et un développement durable irréversible », a-t-elle conclu.

 

Rappelons que le recensement général des entreprises du Congo (REGEC) avait pour objectif global de contribuer à la mise en place d’un système intégré de statistiques d’entreprises au niveau de l’Institut National de la Statistique (INS). Ce système permettra d’élaborer un répertoire de référence devant servir de base de sondage pour les enquêtes auprès des entreprises, d’actualiser et de mettre en place les indicateurs structurels et conjoncturels permettant une meilleure prise de décision.

 

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PRASAC/CEMAC : Fin de projet de Production Durable du Manioc en Afrique Centrale et Intégration au Marché

Publié le 9 Mars 2022 par André LOUNDA dans Economie

« Le Manioc en Afrique Centrale : Résilience des Systèmes de Production et Amélioration des Chaînes de Valeurs », constitue le thème de l’Atelier National de fin de projet de Production Durable du Manioc en Afrique Centrale et Intégration au Marché, de la Communauté Monétaire des Etats de  l’Afrique Centrale (CEMAC), mis en œuvre par le Pôle Régional de Recherche Appliquée au Développement des Systèmes Agricoles d’Afrique Centrale (PRASAC), dont les travaux organisés par le PRASAC en partenariat avec l’IRA se sont ouvert, le mercredi 09 mars 2022 par le Professeur Delphine Edith Emmanuel ADOUKI, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique en présence du Représentant du Directeur Général du PRASAC et du Directeur Général de l’Institut National Recherches Agronomiques (IRA).L’objectif  global de ce projet est d'augmenter de façon durable la productivité des systèmes de culture à base de manioc, d'améliorer la qualité post-récolte, de diversifier les produits de transformation et d'en favoriser l'intégration aux marchés.

Présenter les résultats obtenus dans le cadre du projet manioc;  Faire le point de la mise en œuvre du projet (en termes de forces et de faiblesses) et partager les leçons apprises ;  Identifier, discuter et adopter les perspectives et les actions de suivi et de consolidation des acquis du projet ; Examiner, amender et valider l'avant-projet manioc de la stratégie post-COVID-19 intitulé « Appui d'urgence à la diffusion des innovations dans les chaines de valeur de manioc pour le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la période post COVID-19 en Afrique centrale», tels sont les points saillants qui sont au centre de cet atelier auxquels les participants durant trois jours vont échanger et apporter des contributions. En effet, quatrième vivrier mondial en 2008, avec 250 millions de tonnes de production, le manioc nourrissait plus de 800 millions de personnes, d’après les statistiques de la FAO de 2012. Sa production en zone CEMAC était alors estimée à 10 millions de tonnes de tubercules frais et il constituait la clé de l’équilibre alimentaire pour de nombreuses personnes.

Ouvrant les travaux, Madame Edith Delphine Emmanuel ADOUKI a fait savoir que nous ici pour clôturer un projet très important non seulement pour la République du Congo mais aussi, pour l’ensemble des Etats de la CEMAC. Le manioc, les congolais en font leur aliment de base, le manioc relève du champ particulier de l’action économique qui est l’agriculture au sens large qui constitue l’un des piliers du projet de société projet de société du Président de la République Son Excellence Dénis SASSOU N’GUESSO, l’agriculture constitue l’un des piliers du Programme National de Développement (PND 2022-2026).

De sa part, au nom du Directeur Général du PRASAC,  le Docteur Guy Florent AKONGUI MPOKO, Représentant de cette institution a présenté les contours de ce projet et les résultats escomptés a fait savoir qu’en effet, le projet de Production Durable du Manioc en Afrique Centrale et Intégration au Marché que nous allons clôturer au cours de cet atelier a été financé par l’Union Européenne en 2010 répondant à un appel à proposition et a une prolongation sur financement du Fonds de de Développement Communautaire (FODEC) de 200.478.072 FCFA de la Communauté Monétaire des Etats de  l’Afrique Centrale (CEMAC).Sous la coordination du PRASAC, les activités du projet ont été mises en œuvre par des partenaires (Instituts de recherche agronomique, Universités, Direction de l'agriculture dans les six pays de la CEMAC) et par le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) en France.

 Aussi, il a loué les efforts des chercheurs nationaux et expatriés, plus d’une centaine, qui ont travaillé pour le projet dans quinze terroirs de référence dans les six pays, pour un objectif commun.

Quant à Auguste Emmanuel  ISSALI, Directeur Général de l’IRA, cet atelier organisé par le PRASAC, mais qu’est-ce que le PRASAC ? Le PRASAC, est le Pôle Régional de Recherche Appliquée au Développement des Systèmes Agricoles d’Afrique Centrale, il a été fondé sur les fonds baptismaux en l’an 2000 lors de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue à Djaména au Tchad. Il regroupe présentement les pays à suivants : le Cameroun, la RCA, le Tchad, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Congo Brazzaville qui est à l’honneur aujourd’hui.

En effet, le projet dont il est question ici a été soumis et accepté par l’Union Européenne pour un financement mais, il a fallu recourir à d’autres sources de financement tel que le FODEC, de la CEMAC pour la poursuite des activités et la clôture technique du projet manioc.

« Ce projet est reparti en six modules dont quatre opérationnels c’est-à-dire en produisant des résultats des ateliers scientifiques qui ont été animés par des correspondants nationaux de nos pays, supervisés par des animateurs régionaux que je tiens vivement à féliciter pour la qualité du travail abattu. Au regard des activités menées, il nous revient aujourd’hui d’en dresser le bilan afin d’en dégager les perspectives », a rappelé le Directeur Général de l’IRA. « Et que les objectifs visés par le projet manioc en ses points 30, 36 et 38 sont d’accompagner les entreprises et les autres exploitants agricoles à poursuivre la mise en place des infrastructures inhérentes à l’agriculture », a-t-il présicé. 

A noter que ce projet qui vise  entre autres, d'établir de façon participative un diagnostic des systèmes de culture, de transformation et de mise en marché du manioc, de proposer en concertation avec les producteurs et transformateurs des améliorations de la filière et de renforcer les capacités des systèmes nationaux de recherche et de développement, s’est étendu sur une durée initiale de cinq ans, pour un budget établi à 5.167.538€ dont : l'Union Européenne (58%), PRASAC (11 %), SNRA (26%), CIRAD (4,4%) et IITA (0,6%), le projet a connu une prolongation sur financement du Fonds de de Développement Communautaire (FODEC) de 200.478.072 FCFA. Les bénéficiaires finaux du projet sont les petits exploitants ruraux, les producteurs, les transformateurs.

PRASAC/CEMAC : Fin de projet de Production Durable du Manioc en Afrique Centrale et Intégration au MarchéPRASAC/CEMAC : Fin de projet de Production Durable du Manioc en Afrique Centrale et Intégration au Marché
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