Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
GéoAfriqueMédias.cg

Agence d'Analyse de l'information et de la communication. Contacts: +242053318160//068796301.

international

Poutine rassure le peuple russe sur l’impossibilité des pays de l' l’OTAN de briser à nouveau l’unité et la puissance de la Russie

Publié le 19 Septembre 2022 par André LOUNDA dans International

Poutine le sait bien que l’Occident rêve de rééditer l’exploit de 1991 qui a conduit au démantèlement de l’URSS. Il s’agissait bien d’une question géopolitique qui fut une catastrophe majeure d’après le Président russe Vladimir Poutine. Au pouvoir depuis 23 ans, Poutine s’emploie à faire revenir la Russie au premier plan de la scène mondial. La Russie aujourd’hui est au centre de l' actualité internationale.

Les Etats-Unis et l’Europe par le truchement de l’OTAN n’ont pas renoncé à leurs ambitions. Pour Poutine, l’Occident a toujours rêvé d’un effondrement de Russie, ils n’y arriveront jamais. Récemment, l’armée russe a porté quelques coups douloureux. Disons que ce n’était qu’un avertissement. Si la situation continue d’évoluer, notre réponse sera bien plus sérieuse.

Vladimir Poutine a fait cette mise au point lors du sommet des pays asiatiques qui font bloc contre l’hégémonie des Etats-Unis et l’Europe. Une rencontre au cours de laquelle Vladimir Poutine a renforcé ses liens d’amitié et de coopération avec ses voisins turcs, chinois, nord-coréens et arabes. Son allié biélorusse était aussi présent lors de cette rencontre.

Il sied de rappeler que la Russie est très modérée face à l'Ukraine. Si s'était les USA, l'Ukraine serait déjà un tas de débris. La Russie est devenue le cauchemar des Etats-Unis et de l'Europe impérialiste.

 

commentaires

« DE MULTIPLES CRISES FREINENT LES PROGRÈS AU MOMENT OÙ 9 PAYS SUR 10 RECULENT EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN », alerte le PNUD

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Le monde doit se sortir de son inertie pour assurer l’avenir des populations et de la planète en relançant sa trajectoire de développement.

New York, le 8 septembre 2022 — Le monde vacille de crise en crise, piégé dans un cycle de lutte contre les incendies et incapable de s’attaquer à l’origine des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Sans un changement radical de cap, nous risquons d’avoir à supporter encore davantage de privations et d’injustices, prévient le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). 

Le dernier Rapport sur le développement humain, « Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation », lancé aujourd’hui par le PNUD affirme qu’un ensemble d’incertitudes s’accumulent et interagissent pour perturber la vie de manière inédite. Les deux dernières années ont eu un impact dévastateur pour des milliards de personnes dans le monde, lorsque des crises comme la COVID-19 et la guerre en Ukraine se sont succédé et ont interagi avec des changements sociaux et économiques radicaux, des changements planétaires dangereux et une aggravation de la polarisation. 

Pour la première fois depuis 32 ans que le PNUD calcule l’indice de développement humain (IDH), qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une nation, celui-ci a diminué mondialement pendant deux années consécutives. Le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, annulant ainsi une grande partie des progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable.

L’inversion est presque universelle, puisque plus de 90 % des pays ont enregistré une baisse de leur IDH en 2020 ou 2021 et plus de 40 % ont vu leur score chuter au cours de ces deux années, signalant que la crise continue de s’aggraver pour beaucoup. 

 

Alors que certains pays commencent à se remettre sur pied, la reprise est inégale et partielle, creusant encore les inégalités en matière de développement humain. L’Amérique latine, les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud ont été particulièrement touchées. 

« Le monde cherche par tous les moyens à répondre aux crises consécutives. Nous avons vu avec le coût de la vie et les crises énergétiques que, s’il est tentant d’y apporter des solutions rapides comme les subventions aux combustibles fossiles, les tactiques de secours immédiats retardent les changements systémiques à long terme que nous devons apporter », déclare Achim Steiner, Administrateur du PNUD. « Nous sommes collectivement paralysés face à ces changements. Dans un monde défini par l’incertitude, nous avons besoin d’un sens renouvelé de la solidarité mondiale pour relever nos défis communs et interconnectés », prévient-il.

Le rapport examine les raisons pour lesquelles le changement nécessaire ne se produit pas et suggère que les raisons en sont nombreuses, notamment la façon dont l’insécurité et la polarisation s’alimentent mutuellement aujourd’hui pour entraver la solidarité et l’action collective dont nous avons besoin pour faire face aux crises à tous les niveaux. De nouveaux calculs montrent, par exemple, que ceux qui se sentent le moins en sécurité sont également plus susceptibles d’avoir des opinions politiques extrêmes.

« Même avant que la COVID-19 ne frappe, nous étions témoins du double paradoxe du progrès associé à l’insécurité et à la polarisation. Aujourd’hui, avec un tiers des personnes dans le monde qui se sentent stressées et moins d’un tiers des personnes dans le monde qui font confiance aux autres, nous sommes confrontés à des obstacles majeurs freinant l’adoption de politiques qui fonctionnent pour les populations et la planète », explique Achim Steiner. « Cette nouvelle analyse stimulante a pour objectif de nous aider à sortir de cette impasse et à suivre une nouvelle voie qui mettra fin à ces incertitudes mondiales actuelles. Nous avons un créneau étroit pour relancer nos systèmes et assurer un avenir fondé sur une action climatique décisive et de nouvelles opportunités pour tous » , rappelle-t-il.

Pour tracer une nouvelle voie, le rapport recommande de mettre en œuvre des politiques axées sur l’investissement — des énergies renouvelables à la préparation aux pandémies — et sur l’assurance — notamment la protection sociale — qui prépareront nos sociétés aux aléas d’un monde incertain. Parallèlement, l’innovation sous ses nombreuses formes (technologique, économique, culturelle) peut également renforcer les capacités pour répondre aux difficultés à venir. 

« Pour traverser l’incertitude, nous devons redoubler d’efforts en matière de développement humain sans nous contenter d’améliorer la richesse ou la santé des personnes », déclare Pedro Conceição du PNUD, auteur principal du rapport. « Celles-ci sont bien sûr importantes. Mais nous devons également protéger la planète et fournir aux individus les outils dont ils ont besoin pour se sentir plus en sécurité, reprendre le contrôle de leur vie et conserver l’espoir dans l’avenir », ajoute-t-il.

Pour en savoir plus sur le Rapport sur le développement humain 2022 et l’analyse du PNUD sur comment s’orienter dans ce nouvel ensemble d’incertitudes, consultez le site du PNUD  

commentaires

22e Congrès des Stations Vertes et des Villages de Neige

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Le 22ème Congrès national des Stations Vertes et des Villages de Neige va se tenir les 12 et 13 octobre 2022 à Plescop, une des 6 Stations Vertes du territoire de Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération (Morbihan). 

Le 1er réseau d'écotourisme de France se penchera cette année sur la thématique suivante : "Construisons ensemble la stratégie du label Station Verte pour 2023-2027." 

  • A retrouver sur le site web du Congrès :
    le programme du Congrès
    le formulaire d'inscription à compléter directement ci-dessous
    les différents documents et liens utiles à votre inscription
    les informations détaillées sur les activités post-Congrès
    une plateforme d'échange pour organiser du covoiturage
commentaires

Webconf APCC - Dispositif FRET21 : Inciter les entreprises agissant en qualité de donneurs d'ordre des transporteurs à mieux intégrer l'impact des transports dans leur stratégie

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Le 27 septembre de 11h à 12h30

 S'inscrire https://us06web.zoom.us/webinar/register/2916620240430/WN_MqKhkaeqShK31wch27NPWA

Résumé

La Stratégie Nationale Bas Carbone prévoit pour le secteur du transport une réduction des émissions de 28% en 2030 par rapport à 2015 et la décarbonation complète du secteur à horizon 2050. À lui seul, Le transport de Fret représente 12% des émissions carbone en France et dépend du pétrole comme source de combustible à hauteur de 95%.

L’ambition sur la réduction de la demande énergétique du secteur est très importante et nécessite d’accroître substantiellement les efforts d’efficacité énergétique du transport et de la logistique.

C’est la mission du programme EVE/FRET21 : Vous donner les outils et moyens de transformation pour embarquer votre entreprise dans la transition énergétique et écologique des activités de transport, au bénéfice de l’environnement et de votre performance économique :

 

  • Comment réduire l’impact carbone de ses activités de transport de marchandise
  • Réaliser des gains économiques en optimisant votre logistique
  • Calculer et déclarer vos émissions de GES grâce à une méthodologie et des outils développés avec l’ADEME et reconnus par les pouvoirs publics
  • Fédérer les collaborateurs autour d’un projet engageant pour le climat
  • S’inscrire dans une démarche vertueuse pour l’environnement pour répondre aux attentes de vos clients et de développer une relation de partenariat avec vos fournisseurs
  • Obtenir des outils de pilotage de sa supply chain sur le long terme

 

NB : Une attestation officielle de sensibilisation au programme EVE/FRET21 sera fournis aux participant.e.s de la session.

A qui s’adresse cette webconférence ?

Cette webconférence s’adresse à toute entreprise faisant transporter de la marchandise en amont ou aval sur le territoire français.

Intervenant.e.s
  • Lucas LASSEGNORE, Directeur, Ingénieur énergie & environnement chez ESSP Solutions
  • Vincent SANTINI, Ingénieur énergie & transport chez ESSP Solutions
  • Enzo POSTEC, Chargé de projet FRET21 pour AUTF (Association des Utilisateurs de Transport de Fret)

-> S'inscrire https://us06web.zoom.us/webinar/register/2916620240430/WN_MqKhkaeqShK31wch27NPWA<-

Pour consulter nos webconférences précédentes, n’hésitez pas à vous rendre sur la page dédiée !

commentaires

Cameroun : la voie des comités de gestion pour préserver les paysages des hautes terres de l'Ouest

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

 

Les paysages des monts Bamboutos et des monts Bana-Bangangté-Bangou dans les hautes terres de l’Ouest-Cameroun disposent désormais de cadres de concertation capables de rechercher et mettre en œuvre des solutions, en vue d’améliorer la gestion des forêts et des terres de ces zones. Il s’agit des comités de gestion du paysage (CGP). Ces structures de gouvernance ont été installées respectivement le 16 août 2022 à Bafoussam pour les monts Bamboutos et le 18 août 2022 à Bana pour les monts Bana-Bangangté-Bangou. Le comité de gestion du paysage des monts Bamboutos (couvrant les communes de Babadjou, Batcham, Mbouda, Fongo-Tongo, Nkong-Zem et Santa) constitué de 25 membres, sera présidé par Gisèle Tsangue, maire de la commune de Babadjou. Celui des monts Bana-Bangangté-Bangou (entourant les communes de Bana, Bangangté et Bangou) constitué de 23 membres, sera assuré par Paul Sikapin, maire de la commune de Bangou. La durée de leur mandat est de deux ans non renouvelable par commune.

Les membres de ces structures ont été désignés à la suite d’un processus « inclusif » conduit avec l’assistance technique de l’ONG internationale Rainforest Alliance. Autrement dit, leur composition prend en compte la représentativité de toutes les communes et communautés riveraines des deux paysages. Par ailleurs, les CGP installés rassemblent plusieurs acteurs : les représentants des groupes socio-professionnels (agriculteurs, éleveurs…), des chefferies traditionnelles, des associations féminines actives dans les zones des paysages, des populations Mbororos, du secteur privé actif dans ces zones, des organisations de la société civile et des jeunes.

« Le PNUE (Programme des Nations unies pour l’Environnement; Ndlr) accorde une place importante à toutes les coalitions multi-acteurs où le gouvernement, le secteur privé, la société civile, les autorités traditionnelles se retrouvent pour définir une vision afin de gérer durablement un paysage. C’est la voie pour l’avenir », explique Dr. André Toham, consultant biodiversité et dégradation des terres au PNUE. Dans la même veine, le recours à ce mécanisme multi-acteurs vise à rompre avec des solutions importées de développement local, dans un contexte où il faut penser global et agir local, de l’avis du représentant du délégué régional de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable de l’Ouest, Willy Kevin Simo Tenkam.

Le comité de gestion du paysage, levier fondamental pour la gestion durable du paysage

Selon Rainforest Alliance, l’enjeu de la mise en place des CGP est d’assurer la gestion durable des paysages concernés, afin de relever, sur le long terme, leurs défis environnementaux et sociaux urgents. La structure a pour missions d’analyser les contraintes à la gestion durable et les menaces à la biodiversité des deux paysages et de proposer des solutions, de superviser le processus d’élaboration du plan de gestion desdits paysages. Sur un tout autre plan, le CGP a pour rôle de conduire le processus légal de création des deux paysages en zone d’aménagement prioritaire (ZAP), promu par la loi d’orientation du 6 mai 2011 sur l’aménagement et le développement durable du territoire du Cameroun.

Une meilleure représentativité des femmes

La composition des CGP a pris en compte l’aspect genre. Le cas le plus illustratif est la désignation de Mme Gisèle Tsangue, maire de la commune de Babadjou, au poste de président du CGP des monts Bamboutos. Elle a reçu la confiance de ses pairs qui ont mis en avant son expérience comme ingénieur général des eaux, forêts et chasses. L’on remarque également la percée de la femme Mbororo avec le choix porté sur Mme Ahi Djamilatou de la commune de Batcham. Il s’agit de l’aboutissement d’un travail de terrain mené par Rainforest Alliance pour promouvoir le leadership féminin et faire progresser les droits des femmes.

L’objectif était d’atteindre un quota d’au moins 30% de femmes au sein des différentes instances de prise de décision. Huit femmes ont ainsi été désignées de part et d’autre lors des ateliers de Bafoussam et Bana. L’intérêt d’impliquer la femme est justifié par le fait que la plupart des activités au sein de ces paysages sont majoritairement menées par les femmes, même si elles ont peu de parcelles, à en croire le chef supérieur Bana, Sa Majesté Sinkam Happi V.

Deux refuges de biodiversité à sauver

Selon le directeur Afrique centrale de Rainforest Alliance, Nadège Nzoyem, les CGP désormais opérationnels sont des « structures pionnières » qui pourront servir de référence et inspirer l’implémentation des activités concourant à la durabilité (environnementale et sociale) des autres paysages du Cameroun. Le choix porté sur les paysages des monts Bamboutos et des monts Bana-Bangangté-Bangou n’est pas anodin. Ce sont deux refuges de biodiversité. Les monts Bamboutos par exemple constituent un château d’eau sous-régional, avec une contribution à 60% aux besoins en eau des habitants pendant la saison sèche.Les vallées escarpées des monts Bana-Bangangté-Bangou quant à elles, constituent une opportunité écotouristique à capitaliser et à préserver, selon le maire de la commune de Bangangté, Eric Aimé Niat. Ces paysages assurent également la régulation du climat de ces zones et facilitent la pratique de l’agriculture et de l’élevage. En outre, ils fournissent des biens et services écosystémiques et participent au maintien de l’écosystème et du microclimat de ces zones. Toutefois, les paysages et le couvert forestier de ces monts sont menacés par les activités humaines, notamment la conversion des forêts en terres agricoles, le besoin accru des pâturages pour les animaux, la croissance démographique, la pollution des eaux superficielles ou souterraines…

La mise en place des CGP s’inscrit dans le cadre du projet « Eliminer les obstacles à la conservation de la biodiversité, à la restauration des terres et à la gestion durable des forêts par la gestion communautaire des paysages ». Le projet COBALAM (en anglais) est mis en œuvre sur la période 2020-2025 par Rainforest Alliance, en partenariat avec ONU-Environnement et le ministère camerounais de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED). Le financement est assuré par Global Environment Facility (GEF) ou Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

 

 

commentaires

Reine Elizabeth II : elle est décédée, selon le palais de Buckingham

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

 

La Reine Elizabeth II, le plus ancien monarque du Royaume-Uni, est décédée à Balmoral à l'âge de 96 ans, après avoir régné pendant 70 ans.

Elle est morte paisiblement jeudi après-midi dans sa propriété écossaise, où elle a passé une grande partie de l'été.

La Reine est montée sur le trône en 1952 et a été témoin d'énormes changements sociaux.

Son fils, le roi Charles III, a déclaré que le décès de sa mère bien-aimée était un « moment de grande tristesse » pour lui et sa famille et que sa perte serait « profondément ressentie » dans le monde entier.

"Nous pleurons profondément le décès d'une souveraine chérie et d'une mère très aimée", a-t-il annoncé.

« Je sais que sa perte sera profondément ressentie dans tout le pays, les royaumes et le Commonwealth, ainsi que par d'innombrables personnes dans le monde entier".

Au cours de la période à venir, il dit que lui et sa famille seraient "réconfortés et soutenus par notre connaissance du respect et de la profonde affection dans lesquels la Reine était si largement tenue ».

Le Roi et son épouse, Camilla, désormais reine consort, rentreront à Londres vendredi, indique le palais de Buckingham.

Les membres de la famille royale s'étaient réunis à Balmoral après que les médecins de la Reine se soient inquiétés de son état de santé plus tôt dans la journée.

Tous les petit-fils de la reine se sont rendus à Balmoral, près d'Aberdeen, après que les médecins l'aient placée sous surveillance médicale.

Son petit-fils et désormais héritier du trône, le prince William, et son frère, le prince Harry, s'y sont également réunis.

Le Premier ministre Liz Truss, qui a été nommé par la Reine mardi, a signalé que le monarque était le rocher sur lequel la Grande-Bretagne moderne a été construite, qui nous a "fourni la stabilité et la force dont nous avions besoin".

S'exprimant au sujet du nouveau roi, elle a souligné : "Nous lui offrons notre loyauté et notre dévouement, tout comme sa mère a consacré tant de choses, à tant de gens, pendant si longtemps."

« Et avec le passage de la deuxième ère élisabéthaine, nous entrons dans une nouvelle ère de la magnifique histoire de notre grand pays, exactement comme Sa Majesté l'aurait souhaité, en prononçant les mots « God save the King' ».

Le Premier ministre Liz Truss a déclaré que la mort de la Reine était un énorme choc pour la nation et le monde.

Le mandat de la reine Elizabeth II en tant que chef d'État a traversé l'austérité de l'après-guerre, la transition de l'empire au Commonwealth, la fin de la guerre froide et l'entrée - et le retrait - du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Son règne a vu défiler 15 premiers ministres, de Winston Churchill, né en 1874, à Mme Truss, née 101 ans plus tard, en 1975.

Tout au long de son règne, elle a tenu des audiences hebdomadaires avec son Premier ministre.

Au palais de Buckingham à Londres, la foule qui attendait des nouvelles de l'état de santé de la reine s'est mise à pleurer en apprenant son décès.

Le drapeau de l'Union au sommet du palais a été mis en berne à 18h30 heure de Londres, et un avis officiel annonçant le décès a été affiché à l'extérieur.

À la mort de la reine, le prince William et son épouse, Catherine, sont devenus le duc et la duchesse de Cambridge et de Cornouailles.

L'avis officiel dit : « La Reine est morte paisiblement à Balmoral cet après-midi. Le Roi et la Reine Consort resteront à Balmoral ce soir et rentreront à Londres demain. »

La Reine est née Elizabeth Alexandra Mary Windsor, à Mayfair, Londres, le 21 avril 1926.

Peu de gens auraient pu prévoir qu'elle deviendrait monarque mais, en décembre 1936, son oncle, Édouard VIII, abdique du trône pour épouser l'Américaine Wallis Simpson, deux fois divorcée.

Le père d'Elizabeth devient le roi George VI et, à l'âge de 10 ans, Lilibet, comme on l'appelle dans la famille, devient l'héritière du trône.

Près de trois ans après, la Grande-Bretagne est en guerre contre l'Allemagne nazie. Elizabeth et sa jeune sœur, la princesse Margaret, passent une grande partie de la guerre au château de Windsor, leurs parents ayant rejeté la proposition d'évacuation vers le Canada.

Après avoir eu 18 ans, Elizabeth a passé cinq mois au sein du Service territorial auxiliaire où elle a appris les bases de la mécanique automobile et de la conduite. « J'ai commencé à comprendre l'esprit de corps qui s'épanouit dans l'adversité », se rappellera-t-elle plus tard.

Pendant la guerre, elle échange des lettres avec son cousin au troisième degré, Philip, prince de Grèce, qui sert dans la Royal Navy. Leur idylle s'épanouit et le couple se marie à l'abbaye de Westminster le 20 novembre 1947, le prince prenant le titre de duc d'Édimbourg.

Elle le décrira plus tard comme « ma force et mon soutien » pendant 74 ans de mariage, avant sa mort en 2021, à l'âge de 99 ans.

Le duc d'Édimbourg a été aux côtés de la reine pendant plus de six décennies de règne, devenant en 2009 le consort le plus ancien de l'histoire britannique.

Leur premier fils, Charles, est né en 1948, suivi de la princesse Anne, en 1950, du prince Andrew, en 1960, et du prince Edward, en 1964. À eux trois, ils ont donné à leurs parents huit petits-enfants et douze arrière-petits-enfants.

 

La princesse Elizabeth se trouve au Kenya en 1952, où elle représente le roi malade, lorsque Philip lui annonce la mort de son père. Elle rentre immédiatement à Londres en tant que nouvelle reine.

« C'est tout d'un coup qu'il faut faire le meilleur travail possible », se souviendra-t-elle plus tard.

Elizabeth est couronnée à l'abbaye de Westminster le 2 juin 1953, à l'âge de 27 ans, devant une audience télévisée record estimée à plus de 20 millions de personnes.

Les décennies suivantes ont été marquées par de grands changements, avec la fin de l'Empire britannique à l'étranger et les « swinging 60s » qui ont balayé les normes sociales dans le pays.

Elizabeth a réformé la monarchie pour cette époque moins déférente, en s'engageant auprès du public par des promenades, des visites royales et la participation à des événements publics. Son engagement envers le Commonwealth est une constante : elle visite au moins une fois chaque pays du Commonwealth.

Mais il y a eu des périodes de douleur privée et publique. En 1992, « l'annus horribilis » (année d'horreur) de la reine, un incendie dévaste le château de Windsor - une résidence privée et un palais de travail - et trois des mariages de ses enfants se brisent.

Après la mort de Diana, princesse de Galles, dans un accident de voiture à Paris en 1997, la reine a été critiquée pour avoir semblé réticente à réagir publiquement.

On s'interroge sur la pertinence de la monarchie dans la société moderne.

« Aucune institution... ne devrait s'attendre à être à l'abri de l'examen de ceux qui lui accordent leur loyauté et leur soutien, sans parler de ceux qui ne le font pas », a-t-elle reconnu.

Elizabeth Alexandra Mary Windsor est née à Mayfair, à Londres, le 21 avril 1926. Elle est le premier enfant du duc et de la duchesse d'York.

Alors qu'elle n'était qu'une princesse de 21 ans, Elizabeth avait juré de consacrer sa vie au service.

Réfléchissant à ces paroles des décennies plus tard, lors de son jubilé d'argent en 1977, elle dit : « Bien que ce vœu ait été fait à l'époque de ma jeunesse, alors que je n'étais assez mature pour pareil jugement, Je ne regrette ni ne rétracte un seul mot de ce vœu ».

Ce même engagement à servir a été réitéré 45 ans plus tard dans une lettre de remerciement adressée à la nation le week-end de son jubilé de platine en juin.

Ce jubilé a été célébré par un mélange de cérémonies d'État et d'un festival coloré de tout ce qui est britannique, ainsi que par des fêtes de rue animées.

Bien que la santé de la Reine l'ait empêchée d'assister à certains événements, elle déclare : "Mon cœur a été avec vous tous".

Dans un moment accueilli par les acclamations d'une foule immense dans le Mall, elle a été rejointe par trois générations de sa famille sur le balcon du palais de Buckingham pour la finale d'un concours.

Lors de son jubilé de platine, la reine a ravi les foules en apparaissant au balcon avec trois générations de sa famille.

Le roi Charles, âgé de 73 ans, devient le chef d'État des 14 royaumes du Commonwealth.

Lui et son épouse, Camilla, sont à Balmoral aux côtés de ses frères et sœurs, la princesse Anne et les princes Andrew et Edward.

Ils sont accompagnés de l'épouse d'Edward, Sophie, ainsi que des princes William et Harry.

L'épouse de William, Catherine, est restée à Windsor avec leurs enfants - George, Charlotte et Louis - car c'est leur première journée complète dans une nouvelle école.

Le Prince William a conduit un groupe de membres de la famille royale, dont le Prince Andrew et le Prince Edward, à Balmoral.

La famille royale est désormais entrée dans une période de deuil.

Les engagements officiels seront annulés et les drapeaux de l'Union seront mis en berne dans les résidences royales, les bâtiments gouvernementaux, les forces armées et les postes britanniques à l'étranger.

Les dirigeants étrangers ont rendu hommage à la reine, notamment le président américain Joe Biden, rappelant qu'elle a été solidaire des États-Unis dans leurs « jours les plus sombres » après les attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Le prince Harry est arrivé plus tard à Balmoral pour rejoindre d'autres membres de la famille royale.

Pour le président français, Emmanuel Macron, elle était une « Reine au grand cœur » et une « amie de la France ».

Pour Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, la Reine était une constante dans la vie des Canadiens et l'une de ses « personnes préférées au monde ».

 

commentaires

Ecole de commerce et climat : pourquoi se former ?

Publié le 23 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Description de l'organisation du membre

Que savoir des formations post-bac liées au climat ?

Face à l’accroissement du changement climatique et aux contraintes énergétiques, la protection du climat doit être immédiate. Il devient nécessaire de former les étudiants, futurs cadres aux enjeux du changement climatique et de leur donner les compétences nécessaire pour améliorer la situation.

Si vous souhaitez disposer de nouvelles compétences dans ce domaine, sachez qu'il existe des formations dédiées à la prise en compte des enjeux climatiques dans le monde de l'entreprise.  On vous en parle ici.

Les différentes formations disponibles :

Plusieurs formations post-bac sont disponibles pour vous fournir les connaissances nécessaires. Après un Baccalauréat scientifique général, technologique ou professionnel, vous avez la possibilité d’effectuer une Licence/Bachelor (Bac 3) transition climatique appliquée au monde de l'entreprise. il est également possible de candidater pour des master après avoir réalisé une licence générale pour vous spécialiser.

Et si vos désirs sont orientés vers une spécialisation, sachez qu’il existe des spécialités climat telles que : fondamentaux du marketing de marque positive, enjeux climat-énergie, communication bas carbone, commerce bas carbone développement circulaire des approvisionnements, stratégie de marques positives, territoire de marques, sourcing et recyclage, méthodologie de bilan carbone, risques climatiques et principaux flux migratoires, scénarios énergétiques, impact climatique du digital, droit de l'environnement et application bas carbone, enjeux du numérique, sobriété énergétique, marchés de la micromobilité, principales réglementations extra financières et bien d'autres. 

Ces spécialisations permettent d'associer des convictions d'action climatique avec activité professionnelle. Si vous êtes intéressé par l'une de ces spécialités, la description des métiers, des objectifs, des prérequis et des modules d'enseignements nécessaires, il vous est possible de visiter le site de l'école de commerce dédiée aux enjeux du changement climatique. 

Vous pouvez visiter klimaschool.com par exemple pour avoir plus d’informations sur les formations disponibles dans le domaine des enjeux bas carbone afin de combattre le changement climatique.

 

Quels sont les débouchés possibles après ces formations ?

La formation aux enjeux du changement climatique appliquée aux entreprises permet d'avoir un impact concret dans le monde économique. Cette formation offre de nombreuses opportunités, de surcroît, avec les problèmes croissants liés à la décarbonation, au monde de l'énergie, et du climat d'aujourd'hui. Vous pouvez donc choisir de poursuivre vos études supérieures en prenant en compte le climat, en suivant le cycle Master Business et transition climat, ou en effectuant un doctorat. Par ailleurs, une fois formé à ces enjeux, vous pouvez candidater à l'international, car ces enjeux sont globaux.

Les masters dans ce domaine vous conduiront à des postes juriste responsable de la transition bas carbone, gestion bas carbone du numérique, responsable marketing et communication bas carbone, auditeur extra financier, éco-concepteur, responsable sobriété énergétique, consultant climat RSE, chargé de développement des énergies bas carbone, chargé de financement de la transition énergie climat, responsable des achats durable et bien d'autres selon votre motivation, seront dans vos capacités et compétences.

 

En synthèse, les formations dédiées à la prise en compte du changement climatique donnent d'immenses possibilités d'évolution professionnelles puisque le secteur de la transition écologique est en très forte croissance. Si vous souhaitez donner du sens à vos études et à votre carrière professionnelle dès l'obtention de votre baccalauréat, alors prenez part à la transition bas carbone pour le climat. 

crédit image PEXEL

commentaires

"Les déchets sont recyclés, transformés et réutilisés à 90% au Rwanda", constate la MINHDU, Célestine Ketcha Courtès, au terme d'une mission de prospection dans ce pays.

Publié le 23 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Sous la conduite de la ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) du Cameroun, Célestine Ketcha Courtès, une délégation camerounaise a séjourné à Kigali (capitale du Rwanda), du 1er au 6 août 2022, pour une mission d’échange d’expériences en matière de gestion durable des déchets urbains.

Au terme de cette visite de travail, la MINHDU est impressionnée par ce qu’elle a vu et entendu sur le terrain. Non sans manifester sa ferme détermination à reproduire, en contextualisant, le modèle rwandais au Cameroun. Lisez plutôt notre entretien !

«Nous avons vu un engagement fort de tous les acteurs qui concourent aux résultats d’extrême propreté qui règne. La protection de l’environnement est en cours et prise en compte dans toutes les actions de développement.

L’amélioration du cadre de vie des populations a presque multiplié l’espérance de vie des Rwandais par 2 ; les quartiers précaires sont en cours d’éradication avec des projets de revitalisation de ceux-ci. Pendant que naissent les nouvelles villes avec des logements décents et abordables. Les déchets sont recyclés, transformés et réutilisés à 90%, les rôles en matière de gestion de ces déchets sont répartis entre plusieurs acteurs sous contrats de performance.

Tout est quasi digitalisé, bref la clé c’est le changement de mentalité de tous avec une application stricte des textes et application non négociable des sanctions. Je peux comprendre, car c’était pour la plupart des actions que nous menions alors maire de Bangangté (lauréate du Prix des Nations Unies 2014 du Service public, Ndlr) avec l’appui des populations, l’accompagnement du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, et partenaires au développement».

Célestine Ketcha Courtès se réjouit de ce qu’au terme de cette importante mission instruite par le chef de l’État, «les maires faisant partie de la délégation se sont engagés à commencer avec des quartiers pilotes. Et à cet effet, une Task Force a été créée avec des partenaires OMS (Organisation mondiale de la santé), des institutions rwandaises et des maires de ville et d’arrondissement ayant participé à la mission avec les points focaux de mon département ministériel».

Des résolutions prises à cet effet sont : la mise sur pied des conseils de communauté au Cameroun, des brigades de répression et des pré-décharges ; la revision du fonctionnement d’HYSACAM (entreprise en charge de l'enlèvement des ordures ménagères dans des villes camerounaises) ; l’appel des populations à adhérer au mouvement de la propreté urbaine et rendre les journées de propreté une réalité dans les communes du pays.

 

[ECONOCIR]

commentaires

Recherche : La Fondation Terre Solidaire dévoile les lauréats du Prix de thèse en faveur d'une transition écologique et solidaire

Publié le 23 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Face à l’ampleur des défis, il est vital de réunir toutes les énergies à tous les niveaux de la société et casser les silos entre les différents écosystèmes : universitaires, politiques, associatifs… La Fondation Solidaire y contribue avec ce prix de thèse qui encourage les docteurs qui font l'effort de mettre leur recherche de thèse au service d’acteurs impliqués sur le terrain.

Lancé seulement il y a 2 ans, le Prix de thèse en faveur d’une transition écologique et solidaire connaît un véritable succès : près de 25 candidatures ont été réceptionnées par la Fondation Terre Solidaire.

Quatre lauréats ont été sélectionnés par un jury pluridisciplinaire composé de chercheurs et d'acteurs, et présidé par l'économiste Gaël Giraud.

Les lauréats illustrent parfaitement cette volonté citoyenne de préserver les territoires et biens communs.

Ils portent une vision de société solidaire, et proposent une réflexion inédite ainsi que des solutions duplicables autour d’enjeux majeurs comme les alternatives à la pensée économique actuelle, les conséquences sociales de la politique environnementale européenne, la compréhension des feux de brousse en Nouvelle Calédonie à l’aune de l’histoire coloniale et postcoloniale ou la nécessité, pour développer une agriculture soutenable, de commencer par construire un socle social fort

 

Pourquoi ce prix ?

Il existe peu de prix de thèse spécifiquement dédiés aux enjeux de la transition écologique et solidaire et valorisants un effort de rendre accessible les connaissances produites aux acteurs d’intérêt général.

Dans un contexte institutionnel scientifique où les doctorants sont incités à privilégier des valorisations académiques ou commerciales de leurs travaux, il a semblé nécessaire à la Fondation d’encourager le travail de recherche mis au service des actions de terrain.

Le jury illustre concrètement cette volonté de réunir les mondes académiques, institutionnels économiques, associatifs…

Présidé par l’économiste Gaël Giraud, il est composé d’une sociologue, d’une vice-présidente d’ONG, d’une agricultrice, d’une élue locale, d’un animateur de réseau Biocoop, d’un ingénieur solidaire…

L’originalité de ce prix de thèse tient également au fait que les travaux primés remplissent de façon cumulative trois critères essentiels :

-          Ils traitent d’un enjeu relatif à la transition écologique

-          Ils mettent en évidence une problématique de justice sociale

-          Ils ont été menés en partenariat avec des acteurs de terrain ou ils ont produit des enseignements de nature à faire évoluer les actions de terrain.

 

Des lauréats, porteurs de solutions sur des problématiques bloquantes pour la transition écologique

Compte tenu de la diversité et de la très bonne qualité des candidatures reçues, le Jury a décidé pour cette 2ème édition de créer deux catégories de lauréats pour mieux distinguer les travaux issus des sciences humaines et sociales des travaux issus des sciences techniques et du vivant.

 
Catégorie « Sciences Humaines et Sociales »
  • 1er Prix : Timothée Parrique, économiste écologiste, pour sa thèse « The political economy of degrowth».

Il recevra une dotation de 2 000 €. Sa thèse en économie théorique sur la décroissance est divisée en trois grandes questions liées à l’insoutenabilité sociale et écologique de la croissance économique et aux implications socio-économiques de la décroissance. La décroissance est un concept souvent mal compris par les économistes et le public en général. La qualité du travail de Timothée Parrique est de clarifier l’histoire du concept, ses fondations philosophiques, ses implications économiques, ainsi que ses controverses. L’intérêt de ce travail est également de faire l’inventaire des actions qu’on trouve dans la littérature décroissante (e.g., réduction de temps de travail, quotas carbones, garantie de l’emploi, monnaies complémentaires, réformes bancaires, taxes sur les revenus et les richesses). Timothée Parrique a ainsi pu concevoir une méthode prospective pour étudier les interactions entre ces différents leviers d’action.

Ce travail réalisé par Timothée Parrique apporte trois apports :

  • Démystifier la croissance. Nombreuses sont les personnes qui pensent qu’on peut facilement verdir la croissance. Depuis les années 2000, l’idée d’un découplage du PIB et des pressions écologiques (la croissance verte) est devenue le fer de lance des politiques environnementales. Timothée Parrique démontre que la croissance dans les pays à haut revenus est très loin d’être verte, et il y a peu de chance qu’elle le devienne dans la décennie qui vient. Verdir la croissance ne suffira pas.
  • Théoriser la décroissance. La thèse clarifie l’histoire du concept, ses fondations philosophiques, ses implications économiques, ainsi que ses controverses. Cette thèse, la première sur le sujet à être publiée dans un département d’économie, amène la discussion au cœur de l’économie, sans faire l’impasse sur la richesse multidisciplinaire de la décroissance.
  • Approfondir la question de la transition. Jusqu’ici, les décroissants n’avaient pas vraiment formulé d’agenda cohérent, ni exploré différents chemins de transition vers la société qu’ils appellent de leurs vœux. Timothée Parrique fait l’inventaire des actions déjà en œuvre et a conçu une méthode prospective pour étudier les interactions entre ces différents leviers d’action.

La décroissance, notre seule issue ? vidéo Youtube

https://timotheeparrique.com/

 

Dans un contexte où nous avons besoin d’alternatives économiques, le Jury du Prix de thèse de la Fondation Terre Solidaire a souhaité primer ce travail qui a le grand intérêt de théoriser l’option de la décroissance qui est toujours restée en périphérie des débats publics. En outre, les efforts réalisés par Timothée Parrique pour rendre accessible au plus grand nombre ces notions complexes ont été fortement appréciés par le Jury.

  • 2ème prix ex-aequo : Marie Toussaint, Socio-Anthropologue (PhD), pour sa thèse « L'épreuve du feu. Politiques de la nature, savoirs, feux de brousse et décolonisation en Nouvelle-Calédonie ».

Elle recevra une dotation de 1 500 €

Depuis une vingtaine d’années, les feux de brousse constituent un phénomène récurrent et préoccupant en Nouvelle-Calédonie, car ils menacent des formations végétales endémiques et particulièrement originales, et mettent en péril les équilibres environnementaux du territoire insulaire de la Nouvelle-Calédonie. Répondant à une commande de la Province nord de la Nouvelle-Calédonie, ce travail entendait mettre au jour les usages contemporains du feu, en particulier en milieu kanak. De l’ethnographie de pratiques interdites à l’analyse socio-historique du secteur forestier, Marie Toussaint explore la manière dont le phénomène des feux de brousse a été pensé et encadré sur la longue durée coloniale. Loin de constituer un phénomène nouveau, les feux de brousse sont un élément constitutif de la conquête coloniale et de la ségrégation raciale qui ont marqué l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Devenu un « problème public environnemental » dans les années 1970, le phénomène a progressivement acquis le caractère de menace pour la biodiversité, de telle sorte que les politiques environnementales contemporaines se concentrent sur l’éradication du phénomène, via le renforcement de politiques de sensibilisation et de lutte contre les feux. Dans le même temps, les usages et représentations kanak passés et contemporains du feu, et plus largement de l’environnement naturel, ont été très fortement réprimés et de facto rendus invisibles. Au-delà de ces aspects environnementaux, l’analyse de la question des feux de brousse permet d’explorer des questions politiques : de la construction et de la formation de l’État colonial en Nouvelle-Calédonie, à sa transformation depuis les Accords politiques de Matignon-Oudinot (1988) et de Nouméa (1998). L’ensemble de cette thèse explore ainsi la trajectoire coloniale et postcoloniale calédonienne à l’épreuve du phénomène des feux en étudiant l’évolution des structures règlementaires et des institutions forestières, mais également la circulation des savoirs liés aux feux et aux forêts, et le rôle essentiel des acteurs dans ces processus. Ce travail met en évidence les liens multiples entre des formes de savoirs et des structures de pouvoir, et en particulier la sédimentation progressive de certaines formes d’ignorance, et le rôle des acteurs dans leur maintien. Il permet également de documenter l’histoire environnementale de l’ile depuis son annexion par la France et de renouveler les questions relatives à la gestion de cet environnement naturel. L’analyse de l’évolution de la problématique des feux de brousse, et sa prise en charge par les institutions calédoniennes ouvrent des questions intéressantes et importantes sur la formulation de politiques environnementales dans un contexte de décolonisation négociée.

Documentant l’invisibilisation conjointe des usages Kanak du feu et de l’histoire environnementale de l'île depuis la colonisation, Marie Toussaint renouvelle les questions relatives à la gestion politique de cet environnement naturel exceptionnel. Cette thèse porte un regard nouveau sur des pratiques Kanak longtemps discréditées. Le Jury du Prix de Thèse a également souhaité primer cette candidature pour l’impact qu’a eu ce travail sur la politique environnementale locale. La restitution de la thèse ayant servi à déverrouiller la parole sur le sujet du feu, et à lancer l’expérimentation de nouveaux dispositifs de concertation sur la gestion du risque feu. In fine, ce travail a permis une réorientation complète de la politique environnementale de la Province nord sur ce sujet.

 

  • 2ème prix ex-aequo : Léo Magnin pour sa thèse « La haie requalifiée. Enquête sur un dispositif d'écologisation de la Politique agricole commune ». 

Il recevra une dotation de 1 500 €. Depuis 2015, toutes les haies présentes sur une parcelle dont l’exploitant perçoit des aides de la Politique agricole commune (PAC) sont protégées par cette dernière. Cette règle se nomme BCAE7, pour « bonne condition agricole et environnementale n°7 », et fait partie de la conditionnalité environnementale de la PAC, un ensemble de prescriptions minimales que doit respecter tout bénéficiaire. Mais par quoi passe cette requalification des haies en éléments dignes d’être protégés ? D’où vient-elle ? Quels acteurs met-elle en présence ? Par quels instruments acquiert-elle une existence ? Quels sont ses effets prévus et imprévus dans les fermes et ailleurs ? Pour répondre à ces questions, Léo Magnin a construit une méthode d’enquête sur-mesure : une monographie de dispositif. Pour décrire le dispositif dans lequel s’incarne la protection des haies, Léo Magnin a étudié sa genèse, son instrumentation numérique, sa critique par des agriculteurs (Combrailles, Auvergne) et enfin son application par les administrations agricoles et les professionnels de l’arbre et de la haie.

Au cours de sa recherche, il a tissé des liens de plus en plus étroits et féconds avec l’Afac-Agroforesteries. L’association, qui rassemble des techniciens agroforestiers de Chambres d’agriculture, d’associations agroécologiques, de syndicats de bassins versants, de fédérations de chasseurs, de paysagistes indépendants et de collectivités, avait joué un rôle décisif dans l’écriture de la règle BCAE7. Les résultats de sa thèse ont nourri plusieurs rapports et webinaires et ont servi de supports à des réunions de l’Afac-Agroforesteries avec différents services des ministères de l’agriculture et de l’environnement en vue de l’amélioration de la règle pour la prochaine PAC.

La thèse de Léo Magnin apporte en particulier trois contributions intéressantes :

  • Il pointe que l’écologisation de l’agriculture ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les revenus des agriculteurs, dépendants des aides de la PAC et ainsi malheureusement sans rapport avec les recettes de l’exploitation.
  • En s’intéressant aux activités qui sous-tendent la protection de l’environnement, à l’instar de la cartographie numérique des haies, il a mis au jour le travail invisible de milliers de travailleurs et de travailleuses du clic.
  • Par opposition à un discours répandu selon lequel l’écologie aurait «gagné la bataille des idées», son enquête conduit à reconsidérer l’écologisation comme un processus d’écriture juridique complexe qui est loin de se réduire à la mise en forme réglementaire de résultats scientifiques, d’ailleurs quasi absents dans la négociation de la BCAE7. L’écriture de l’écologisation n’est pas jouée d’avance mais soumise à de puissants rapports de force politiques et budgétaires qui ont des effets notoires sur les définitions mêmes des éléments qu’il s’agit de gouverner. Ce point est crucial car la définition des éléments influe fortement sur la mise en œuvre de la règle et sur les potentialités de contournements.

Le Jury du Prix de thèse a été particulièrement intéressé par les effets sociaux des réglementations environnementales étudiées par Léo Magnin. Par exemple, en s’intéressant aux activités qui sous-tendent la protection de l’environnement, à l’instar de la cartographie numérique des haies, Léo Magnin a mis au jour le travail invisible de milliers de travailleurs et de travailleuses du clic. Le travail de photo-interprétation, peu rémunérateur, répétitif et largement délocalisé dans des pays où le « coût » de la main-d’œuvre est plus bas qu’en France, ne peut qu’interroger sur les promesses d’écologisation qui reposent sur des outils numériques supposément automatiques. Dans une perspective de justice environnementale, il est légitime de considérer que la qualité de vie des uns, via la préservation du paysage, ne devrait pas être outillée par une multitude de micro-tâches déshumanisantes et occultées car effectuées par des groupes sociaux subordonnés.

 

Catégorie « Sciences techniques et du vivant »
  • 1er Prix : Gwen CHRISTIANSEN pour sa thèse « Valoriser la diversité des raisonnements des acteurs dans l'accompagnement d'une transition agroécologique ». Elle recevra une dotation de 2 000 €

Gwen Christiansen a construit son sujet de thèse autour de la question de la gestion de la diversité des raisonnements des acteurs d’une transition agroécologique. De nombreux acteurs de l’agriculture développent des systèmes agricoles plus vertueux sur les plans social, économique et environnemental. Ils s’engagent ainsi dans une transition indéterminée, où ils quittent une situation non désirée sans avoir une vision clairement définie de la situation alternative qu’ils construisent. Dans l’accompagnement d’une telle transition, il est crucial de prendre en compte les raisonnements des acteurs de terrain (agriculteurs, conseillers agricoles, enseignants de lycées agricoles, gestionnaires de Parc Naturel Régionaux, etc.). Leurs raisonnements sont diversifiés et intègrent leurs connaissances dans différents domaines (économique, social, environnemental, politique), leurs valeurs et les incertitudes qu’ils perçoivent. Une des difficultés dans l’accompagnement de démarches collectives réside dans la gestion de cette diversité, aussi bien au sein de chaque raisonnement individuel qu’entre les raisonnements des différents acteurs. L’accompagnement procède donc souvent d’une réduction rapide de cette diversité par la recherche de consensus et d’alignement des acteurs sur un objectif commun. Dans son travail de thèse, Gwen Christiansen a au contraire considéré la diversité des raisonnements comme une ressource pour aborder la complexité des situations et pour co-construire des objectifs et des moyens d’agir.

Gwen Christiansen a mené son travail de thèse en recherche-action, en partenariat avec les membres du projet « Dispositif d’Innovations Agroécologiques Locales », porté par la Chambre d’Agriculture de l’Aveyron et réunissant le Parc Naturel Régional des Grands Causses, le Lycée Agricole La Cazotte, diverses institutions de conseil agricole (UNOTEC, SE Conf. Roquefort, AVEM), ainsi que des éleveurs ovin lait. Afin d’accompagner ces acteurs, elle a conçu une démarche prospective participative fondée sur la valorisation de la diversité des raisonnements, dans le but de favoriser l’expression de l’intelligence collective et les co-apprentissages. Cette démarche a permis aux acteurs de :

-          définir une vision et des ambitions communes pour la transition agroécologique qu’ils mènent sur leur territoire. Leur vision de la transition agroécologique est fondée sur des capacités humaines, avec une priorité sur le maintien ou le développement d’un « territoire vivant », et en plaçant les solutions techniques et technologiques comme secondaires dans le processus de transition,

-          identifier des actions collectives accessibles à l’échelle de leur territoire,

-          enrichir leurs raisonnements individuels avec davantage d’éléments de contexte (local et global), de leviers d'action qui leur sont directement accessibles, et de liens entre différents domaines de l’agroécologie.

Le travail de thèse de Gwen Christiansen donne des clés pour contribuer au développement du processus démocratique au sein des processus de transition, à travers :

-          la mise en évidence de l’importance de valoriser et de maintenir la diversité des raisonnements des individus concernés, pour assurer la pérennité des transitions à travers la mobilisation des individus et des collectifs,

-          des méthodes pour générer de l’intelligence collective grâce à la valorisation de cette diversité, qui permet de construire une vision collective articulée avec les visions individuelles, et d’ouvrir davantage de pistes d’action, accessibles aux acteurs, et en cohérence avec leurs valeurs.

Cette recherche a été financée par l’ADEME et l’INRAE.

Le Jury du Prix de thèse a été très intéressé par cette recherche de Gwen CHRISTIANSEN qui montre la nécessité, pour développer une agriculture soutenable, de commencer par construire un socle social fort : créer sur les territoires les conditions sociales pour que des agriculteurs, ainsi que d'autres habitants, puissent et souhaitent y vivre durablement et y développer des projets soutenables. Sans des conditions sociales soutenables (infrastructures, services, activités socio-culturelles, lien social), on ne peut envisager de développer une transition agroécologique.

https://www.prix-these.fondation-terresolidaire.org/

commentaires

Gestion durable des déchets urbains : le Cameroun à l'école des bonnes pratiques rwandaises

Publié le 6 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans International

Sur très hautes instructions du président de la République, Paul Biya, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU), Célestine Ketcha Courtès, conduit une importante mission d’études à Kigali (Rwanda), du 1er au 6 août 2022.

Selon les responsables du MINHDU, l’objectif global de cette mission d’échange d’expériences «est de s’approprier l’approche rwandaise de gestion des déchets urbains afin de la reproduire, contextualiser et améliorer la salubrité des agglomérations camerounaises» en quête d’une technique d’assainissement urbain durable.

Au premier rang des membres de cette forte délégation, figurent des acteurs de la gouvernance locale du Cameroun ou collectivités territoriales décentralisés (CTD), en tant que principaux concernés de la gestion des déchets urbains, à savoir : les maires de ville de Yaoundé et de Douala ; et les maires des communes d’arrondissement de Yaoundé 1 et 4, de Douala 3 et 5.

Le planning de la mission prévoit : l’audience du Premier ministre rwandais à Mme Courtès, accompagnée pour la circonstance de son homologue du pays hôte ; une rencontre avec les responsables des administrations en charge de la production des logements en masse et de la gestion des déchets suivie de la présentation sur les états des lieux de la gestion des déchets urbains dans les grandes villes du Cameroun et du Rwanda ; une rencontre avec les autorités locales et visites des sites de collecte/manutention, tri et transport des déchets, de décharge et incinération, de recyclage et réutilisation, de gestion des déchets liquides (eaux usées industrielles et boues d'épuration), de logements sociaux, des promoteurs immobiliers et de l’usine de production des matériaux de construction.

En effet, ces descentes de terrain vont permettre aux Camerounais de prendre connaissance des bonnes pratiques et surtout identifier les technologies, techniques et projets innovants en matière d’assainissement et de gestion durable des déchets urbains.

Entre autres résultats très attendus de cette mission d’études, après échanges fructueux sur l’état des lieux des systèmes de production des logements en masse et de  gestion des déchets urbains dans les grandes villes du Cameroun et du Rwanda : l’appropriation des expériences, les meilleures pratiques techniques, technologiques et environnementales adaptées à une meilleure fourniture des logements en masse et gestion des déchets en vue de l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD); l’identification des projets éco-innovants et porteurs pouvant contribuer au développement d’une économie circulaire identifiés ; la capitalisation des projets innovants et porteurs pouvant contribuer au développement du secteur de la production des logements à l’instar des usines de production des matériaux de construction ; l’analyse du mécanisme de financement de fourniture des logements en masse et de la gestion des déchets en faisant ressortir ses forces et ses faiblesses ; l’analyse du cadre institutionnel et l’identification des différents acteurs, leurs rôles respectifs et les interactions qui existent entre eux ; l’analyse de la structuration des dispositifs organisationnels mis en œuvre pour réaliser les opérations de la chaine de production des logements en masse et gestion des déchets, allant du nettoyage au traitement en passant par la pré-collecte ; et l’identification des forces et des faiblesses des documents de planification urbaine, de la fourniture des logements et de gestion des déchets en particulier.

Au regard du fort potentiel du pays de Paul Kagame en matière de gestion des déchets urbains, nombre d’observateurs camerounais sont unanimes à reconnaître que c’est une bonne école pour le pays de Paul Biya.

La preuve, depuis novembre 2021, Kigali, la capitale, s’est dotée des poubelles intelligentes ayant de capteurs qui permettent de surveiller les niveaux de remplissage déchets en temps réel.

commentaires
1 2 3 4 5 > >>