Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
GéoAfriqueMédias.cg

Agence d'Analyse de l'information et de la communication. Contacts: +242053318160//068796301.

politique

« La transformation de nos sociétés doit s’inscrire dans un temps long ». Entretien avec Denis Sassou-Nguesso

Publié le 30 Janvier 2023 par GéoAfriqueMédias.cg dans Politique

La République du Congo (Brazzaville) est neuf fois plus petite et vingt fois moins peuplée que son voisin, la République démocratique du Congo (Kinshasa). Son histoire a des contours  communs avec d’autres pays africains : une trajectoire qui commence par la colonisation française, l’indépendance, les espoirs, les déboires, le long apprentissage du pouvoir, mais aussi la guerre froide, la fin du monde bipolaire, la montée de la Chine, le lent effacement de la France. Son président, Denis Sassou-Nguesso, est le doyen du continent africain. Il a côtoyé les géants de la décolonisation. De Houphouët-Boigny à Mandela, il les a tous connus. Il connait également l’ancienne métropole, la France dont il a porté l’uniforme à 19 ans. Nous nous sommes rencontrés à Brazzaville mi-janvier. Cela a été  l’occasion d’exercer un droit d’inventaire sur la vie du Président et de faire le point sur le passé du pays qu’il dirige et sur sa vision du continent.    Propos recueillis par Gil Mihaely

Monsieur le Président, face à votre palais, de l’autre côté du fleuve, on peut voir une ville qui s’appelait Léopoldville et qu’on appelle aujourd’hui Kinshasa. Pourtant, votre capitale se nomme toujours Brazzaville. Pourquoi avez-vous gardé le nom français comme capitale nationale alors qu’elle représente la colonisation ?

Avant de répondre à cette question, je vais vous raconter une anecdote. En 1980, j’ai rencontré Ahmed Sékou Touré, président de la République de la Guinée et Mathieu Kérékou, Président du Bénin, ici à l’aéroport de Brazzaville. Au cours de ce rendez-vous, Sékou Touré m’a demandé d’organiser un rassemblement et, avant de nous y rendre, il m’a dit « Je vais annoncer au meeting que Brazzaville change de nom pour devenir Ngouabiville, en hommage au Président congolais Marien Ngouabi assassiné en 1977 ». J’ai refusé.

Ici, au Congo, nous ne continuons pas à vivre l’époque coloniale. Monsieur Savorgnan de Brazza a libéré les esclaves à Libreville ! Il a agi comme un explorateur, comme un humaniste et non pas comme un colonialiste ! Quand il était en poste ici, il s’est opposé à l’indigénat. Plus tard, c’est lui encore qui a rédigé un rapport accablant les administrateurs coloniaux et leurs excès. Nous l’avons conservé au mémorial, érigé en son honneur. Nous pensons même que, suite à ce rapport, Brazza a été empoisonné.  Nous croyons qu’il a été assassiné à cause de cette prise de position et nous continuons de voir en lui un humaniste, et Brazzaville continue de porter son nom.

commentaires

Le Conseil National de l’UPADS s’informe et se forme davantage pour réduire les faiblesses du Parti

Publié le 21 Novembre 2022 par André LOUNDA dans Politique

« Réviser la carte politique du Parti ; redynamiser les structures du Parti sur l’ensemble du territoire national ; impliquer les membres du Bureau Politiques et du Conseil National dans la vie du Parti ; organiser une campagne nationale d’adhésion ; former les militants dans l’animation de la vie du Parti imposer la discipline au sein du Parti, notamment dans le choix des candidats et pendant la campagne électorale ; mettre en œuvre une stratégie des mutualités et de solidarités entre les militants en vue de renforcer l’animation des structures intermédiaires et de base du Parti, sont entre autres les conclusions issus de ;la 2ème Session Extraordinaire du Conseil National de l’UPADS tenue du 18 au 19 novembre 2022 à Brazzaville.

Durant deux jours, sous la direction de Pascal TSATY-MABIALA, Premier Secrétaire de l’UPADS, les membre du Conseil National de ce Parti ont mis à nus les problèmes rencontrés à la participation du Parti aux élections législatives et locales de 2022 notamment la préparation des élections, la campagne électorale ; la logistique, les résultats obtenus par le Parti et de suggestions. L’analyse de ce point a été une occasion pour les membres de ce conseil de soulever les préoccupations portant essentiellement sur les conditions et les critères de pré-sélection des candidats à la candidature dans des différentes circonscriptions ; l’indiscipline de certains camarades ayant choisi de battre publiquement campagne contre les candidats du Parti au profit des adversaires politiques ; l’émiettement ou la dispersion des voix par les éminents cadres du Parti qui se sont portés candidats « indépendants » contre les candidats régulièrement investis par le Parti ; le faible niveau d’animation des structures intermédiaires et de base du Parti ; la très faible capacité d’autofinancement des campagnes par la plupart des candidats du Parti ; la non-maitrise des mécanismes juridiques par certains délégués du Parti désignés au sein des structures chargées d’organiser les élections au niveau local ; le découragement et l’abandon de la campagne électorale par de nombreux militants frustrés de n’avoir pas reçu les gadgets et autres kits de campagne électorale…etc.

Après avoir débattu sincèrement et avec des idées constructives sur les prochaines élections, plusieurs conclusions ont été arrêté par le Conseil National. Dans les divers, le Conseil National de l’UPADS a été informé de l’admission, à titre exceptionnel, de certains camarades au sein de cette instance nationale du Parti sur proposition du CCUR et du Secrétariat National, en vue du complément de cette instance suscité par de nombreux camarades décédés.

Au terme des débats, les membres du Conseil National ont adopté un Communiqué final sanctionnant les travaux de cette présente session qui a été rendu publique par Sidoine MOUKOUKOU, le Porte-parole de ce Parti. Les travaux de la 2ème Session du Conseil National de l’UPADS se sont déroulés dans un climat de franche camaraderie et d’enthousiasme militant.

commentaires

Congo Brazzaville : 2ème Session Extraordinaire du Conseil National de l’UPADS du 18 au 19 novembre

Publié le 18 Novembre 2022 par André LOUNDA dans Politique

Placée sous le haut patronage du Premier Secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale en sigle UPADS, Président du Conseil National, cette session a pour objectifs : faire le bilan exhaustif de leur participation aux dernières élections législatives et locales auxquelles  s’ajoute une information sur l’élargissement ou le complément du Conseil National.

Ouvrant les travaux, Pascal TSATY MABIALA, Premier Secrétaire du Parti, Président du Conseil National, en présence des leaders des autres Partis de l’Opposition invités, des membres du Conseil National, des militants et sympathisants a laissé entendre qu’avant de nous engager  dans ce débat électoral qui continue de passionner les esprits permettez-moi de jeter un regard sur le monde dans lequel nous vivons, avec ses convulsions, ses menaces, mais aussi ses opportunités. En effet, connaître ce qui se passe ailleurs et autour de nous en Occident, en Afrique et bien entendu dans notre pays, est aujourd’hui plus qu’un choix, une nécessité. En tous les cas, l’indifférence coupable nous éloigne de notre ambition de demeurer un Parti de gouvernement, c’est-à-dire un Parti de la responsabilité. C’est pourquoi nous sommes préoccupés par les grands défis planétaires comme le changement climatique, la forte croissance démographique et le terrorisme sous toutes les formes.

Poursuivant son propos, le Premier Secrétaire de l’UPADS s’adressant aux membres du Conseil National a déclaré que : « Devant notre conscience, comment ne pas être interpellé par tous les désordres provoqués par l’homme ou imposés par la nature. Et comme si cela ne suffit pas, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a replongé le monde dans un conflit aussi meurtrier que destructeur. Cette guerre qui se mène à grands frais médiatiques a montré la fragilité du monde actuels et les risques perceptibles d’une possibilité déflagration nucléaire aux conséquences effroyables. L’arrogance de l’Occident et la rancune tenace de la Russie humiliée en 1991 mettent l’équilibre du monde et la sagesse collective à rude épreuve. Le tableau préoccupant qui se dessine ne peut rassurer, en l’absence d’une force supra juste, équilibrée et capable d’imposer par la force légitime la paix et la sécurité mondiales. Dans tout cela, où se range notre grand continent, partagé pendant la guerre froide entre pro-Russe et pro-Occidentaux au travers des votes aux Nations-Unies sur l’invasion de l’Ukraine et sur l’annexion de ses provinces orientales. Nous saluons la lucidité du Congo, traduite par le vote abstentionniste sur les résolutions soumises au Conseil de Sécurité et à l’Assemblée Générale des Nations-Unies. Stratégiquement, cette abstention nous place en position équilibrée, avec la liberté de parler aux deux protagonistes sans se compromettre ».

Pascal TSATY-MABIALA a aussi évoqué sur les conflits et les maux qui minent le continent africain, « Notre regard est aussi tourné vers notre grand voisin la République Démocratique du Congo dont une partie du territoire, notamment la Province du Nord-Kivu, à l’Est du pays, est sous le feu d’une rébellion qui serait soutenue par le Rwanda, d’après les témoignages concordants et plus crédibles. Le déplacement des populations qui s’en suit crée une situation humanitaire catastrophique. Et ce qui irrite davantage l’opinion africaine c’est l’impuissance ou mieux l’indifférence de la Communauté internationale quoique présente sur le terrain depuis plus de 10 ans au travers la MONUSCO », a rappelé le Premier Secrétaire.

Aussi, il a ajouté que le même traitement est réservé à la zone africaine du Sahel occupée par des hordes de terroristes qui écument le Nord du Mali, du Burkina Faso, du Tchad et du Bénin. L’aide massive matérielle et financière apportée à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie par les Etats-Unis et l’Union Européenne est un message fort adressé à l’Afrique qu’elle ne compte que très peu dans la        géopolitique du monde actuelle. Il a évoqué la résurgence des coups d’Etat en Afrique que l’on croyait constitutionnellement et moralement proscris depuis que souffle sur le continent le vent de la démocratie. De sorte que les dénonciations tonitruantes de la Françafrique qui justifierait ces atteintes graves aux libertés démocratiques ne sauraient exonérer les juntes militaires qui ont pris le pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Tchad. L’UPADS, dont le Président fondateur avait toujours été opposé à l’usage de la force pour arriver au pouvoir ou pour s’y maintenir, ne peut soutenir les régimes qui en sont issus et les condamnent fermement.

Sur le plan national, Pascal TSATY-MABIALA a édifié l’auditoire tout en prenant acte du réaménagement du Gouvernement qui relève du pouvoir du Président de la République, l’UPADS estime que l’essentiel réside dans la résolution des problèmes de base de la population, à savoir : l’eau, l’électricité, l’emploi, l’éducation, la santé, la gestion prévisionnelle des catastrophes naturelles, l’assainissement des villes, etc.

Avant d’annoncer l’ouverture de la session, il a rappelé les membres du Conseil National en ses termes : « Un parti sans ambition de gouverner, ou absent dans les Assemblées parlementaires et locales, cesse définitivement de l’être. Comme chacun le sait déjà : le but classique de tout Parti politique est de s’organiser autour d’un idéal pour conquérir et gérer le pouvoir, et ce, peu importe le niveau de son exercice. Telle a toujours été la vision de l’UPADS ».

 

commentaires

Des passations de service aux Ministères de l’Administration du Territoire et des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Publié le 29 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Politique

La journée du mardi 27 septembre 2022 en République du Congo a été  consacrée à la passation de services entre les Ministres sortants et entrants du gouvernement MAKOSSO 2,  au Ministère de l’Administration du Territoire, Guy Georges MBACKA et Raymond Zéphyrin MBOULOU, Juste Désiré MONDELE respectivement Ministre sortant et entrant ont procédé à la passation de pouvoir pour assurer la continuité de l'État dans les Ministères respectifs.

Pour Guy Georges MBACKA, Ministre  sortant, le choix des Ministres Raymond Zéphirin MOULOU et son délégué Juste Désiré MONDELE à ce département ministériel, témoigne de la confiance et surtout de la compétence de ce dernier, dans l'animation sans faille de ce département aussi stratégique pour le pays.

De son côté, Raymond MBOULOU a salué le travail de son prédécesseur, tout en affirmant de sa volonté et détermination à œuvrer pour le bon fonctionnement de ce portefeuille ministériel.

C'était en présence des représentants de la présidence de la République, de la primature et du secrétariat général du gouvernement et de bien d’autres.

Du Côté du Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, nommé par décret présidentiel du 24 septembre dernier, le nouveau Ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Baptiste ONDAYE a pris ses fonctions dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, le nouvel argentier congolais a promis de consolider les acquis macro-économiques obtenus dans la gestion des finances publiques.

Le Congo notre pays frappé de plein fouet depuis 2014 par une crise économique sans précédent, la situation macro-économique congolaise s’améliore peu à peu, après de gros efforts consentis par le gouvernement dans les réformes. Pour atteindre cet objectif à court et moyen terme, le nouveau ministre de l’Economie et des Finances entend œuvrer pour capitaliser sur les acquis d’aujourd’hui.  

Le Ministre entrant  a indiqué que je voudrais saisir la présente occasion pour affirmer que c’est sous le signe de la consolidation des précieux acquis obtenus dans la gestion des finances publiques que j’entends placer mon action. C’est la raison pour laquelle je vais recourir à vos sages conseils. Et pour y parvenir, il doit compter sur l’expertise des cadres de son département ministériel mais aussi sur les sages conseils de son prédécesseur, Rigobert Roger ANDELY, à qui il a reconnu un excellent travail abattu en quinze mois seulement à la tête de ce ministère.

Sur la table du nouveau ministre des Finances, Rigobert Roger ANDELY a laissé plusieurs dossiers de grande importance. Il s’agit, entre autres, de l’achèvement des travaux de la loi de finances 2023 ; l’exécution du plan national de résilience, la poursuite des pourparlers avec les institutions internationales ainsi que la situation de la dette publique.

Pour Jean-Baptiste ONDAYE, « c’est sous le signe, notamment, de la consolidation de précieux acquis obtenus par notre pays dans le domaine des finances publiques, sous votre magistère, Monsieur le Ministre sortant, que j’entends placer mon action. C’est la raison pour laquelle, je ne vais pas me priver de recourir à vos précieux conseils pour la conduite de mon action dans ce département ». Aussi, il a ajouté qu'il voudrais également compter sur la disponibilité, la compétence et l’efficacité des cadres et agents de ce ministère dont le caractère stratégique pour la bonne marche de l’Etat et de la nation ne nécessite aucune démonstration »

A cet effet, Roger Rigobert ANDELY sortant a invité son successeur à mettre un accent particulier sur le redressement de la dette extérieure pour laquelle il avait déjà abattu un travail remarquable. Peu avant, le ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, Ludovic NGATSE, qui lui aussi a pris ses fonctions au terme d'une passation de service avec le  sortant, Rigobert Roger ANDELY.

A noter que ce dernier au bout de 15 mois a redressé l’économie, il n’y a plus des retards des salaires, les pensions des retraités payées, la dette commerciale des opérateurs économiques en cours de paiement mais, le Congo reste lourdement surendetté.

 

commentaires

15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête

Publié le 16 Août 2022 par André LOUNDA dans Politique

<< 62 ans, Une Démocratie Apaisée, Un Peuple au Travail, Un Pays Stable en Marche vers le Développement>>, constitue le thème de la célébration des 62 ans de l'indépendance de la République du Congo. À cette occasion, sous le Très Haut Patronage de Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU N'GUESSO, un défilé militaire riche en sons, couleurs et rythmes s'est déroulée au Boulevard Alfred Raoul de Brazzaville.

 

La République du Congo, constituée en 1958, a proclamé son indépendant le 15 août 1960 Cette colonie française était appelée Moyen-Congo. Avant de devenir une république autonome en 1958, il avait acquis en 1946 le statut de territoire d'outre-mer. Brazzaville fut choisie comme capitale du nouveau pays. Fulbert YOULOU, ancien Premier Ministre de la république autonome, fut élu président de la République au moment de l'indépendance.

Cet anniversaire qui a marqué les 62 ans du Congo en tant que pays indépendant, libre de ses choix économiques, politiques, sociaux et culturels, a été fêté sous le thème : « Une démocratie apaisée, un peuple au travail, un pays stable en marche vers le développement ».

 

15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête
15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête
15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête
15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête
15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête15 août 1960-15 août 2022, 62 ans d'indépendance de la République du Congo, Brazzaville en fête
commentaires

Message à la nation de Son Excellence Monsieur le président de la République à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance du Congo

Publié le 15 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Politique

Le 15 août 1960, notre pays prenait le triple pari de l’Unité dans le Travail pour le Progrès, une devise qui, 62 années après un parcours riche et exaltant, constitue toujours et à jamais le point d’ancrage d’un sentiment national profond.

Cet engagement irréversible en faveur de la construction de la nation congolaise, belle œuvre de longue haleine, se poursuit avec optimisme et détermination.

Il y a quelques jours, notre démocratie venait d’écrire une nouvelle page de son histoire avec la tenue des élections législatives et locales dans la responsabilité.

J’adresse mes chaleureuses félicitations aux élus des scrutins de juillet 2022, au terme desquels le premier vainqueur est, avant tout, le peuple.

En se rendant aux urnes, le peuple a réaffirmé la nécessité d’enraciner résolument la démocratie participative dans notre pays et le devoir de consolider la paix, pilier majeur de notre marche vers le développement.

Je salue la présence des jeunes et des femmes, en nombre toujours croissant, au sein de l’Assemblée nationale et des conseils locaux. 

Il s’agit d’un élan qu’il importe de conforter pour évoluer vers une transition intergénérationnelle responsable et positive ainsi que vers les objectifs « Parité ».

Pour tenir ce cap, j’appelle les jeunes élus à faire leur apprentissage assidu auprès des anciens et à l’école de la vie, une école de la vie qui n’est pas toujours aux ordres de la facilité, de la gloire et du non-effort.

Au niveau de l’hémicycle, nous attendons des sessions de qualité et des échanges constructifs, à la dimension des enjeux et des défis portés par les affaires soumises à l’attention des députés.

Quant aux assemblées locales, il sied de mesurer, à sa juste valeur, la grande responsabilité des élus de donner un contenu concret à la décentralisation.

Nonobstant l’accompagnement concomitant de l’État pour l’exercice des compétences transférées, l’avenir de la décentralisation dépendra aussi et sans conteste des capacités des élus locaux à faire preuve de sagacité dans la gestion des services décentralisés, notamment :

 

-         La fonction publique territoriale ;

-         L’enseignement préscolaire, primaire et secondaire ;

-         La santé de base ;

-         L’entretien routier ;

-         L’urbanisme et l’habitat.

 

Mes chers compatriotes ;

 

La véritable liberté d’un peuple n’est effective que lorsque ce dernier s’appartient à lui-même.

C’est pourquoi, nous ne cessons de dire et d’affirmer qu’« un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre ».

Nous l’apprenons encore aujourd’hui à nos dépens avec les répercussions, sur notre pays, de l’insécurité alimentaire mondiale générée par le conflit russo-ukrainien.

En 2021, le Congo a importé 210.000 tonnes de blé, pour ne prendre que l’exemple de cette céréale qui a domestiqué notre culture alimentaire au détriment du manioc, de l’igname et de la banane plantain, nos traditionnels aliments de base.

Le coût unitaire du blé, qui se situait naguère entre 200 et 250 dollars, varie actuellement entre 380 et 450 dollars la tonne.

Face à cette situation qui soumet le quotidien des populations à rude épreuve, le gouvernement a mis en place une parade momentanée, destinée à subventionner, par le biais d’un plan de résilience, les denrées alimentaires non produites par notre pays et que nous importons à grands frais.

Un tel effort, qui exige d’importantes ressources financières, pourrait se révéler difficilement soutenable, sur le moyen et long terme.

Aussi, la réponse structurelle la plus pertinente réside-t-elle dans le développement de l’agriculture au sens large.

Il s’agit de créer les conditions d’une agriculture nouvelle qui accroît notre capacité de production et réduit nos importations des denrées alimentaires.

C’est pourquoi, au-delà des slogans incantatoires et stériles, l’agriculture au sens large, doit se matérialiser par des résultats substantiels. Nous en avons les potentialités.

Parlant de l’irrigation, la densité de notre réseau hydrographique doit être mise au service du développement agricole, ce qui d’ailleurs placerait durablement notre agriculture à l’abri des aléas climatiques.

Dans le même registre, notre pays, qui dispose, dans un rayon de 50 kilomètres du port en eau profonde de Pointe-Noire, de gisements de phosphate et de potasse ainsi que d’importantes réserves de gaz, peut occuper une place de choix parmi les États producteurs d’engrais.

Plus que jamais, je réitère mon appel au peuple à l’effet de relever le défi de notre indépendance alimentaire.

La mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026, à laquelle j’exhorte le gouvernement, devrait permettre de desserrer, de manière conséquente, l’étau de la dépendance alimentaire.

 

Mes chers compatriotes ;

La pandémie de Covid-19 résiste encore et sévit à travers quelques nouveaux variants identifiés çà et là dans le monde.

L’allègement des mesures de lutte contre ce péril au Congo, objectivement légitimé par les progrès sensibles accomplis, en termes de prévention et de traitement, ainsi que les résultats encourageants obtenus, ne saurait justifier toute forme d’insouciance et d’irresponsabilité devant ce fléau.

La vigilance doit demeurer de mise, cette même vigilance qui nous a permis, depuis l’apparition de la pandémie, d’échapper à l’apocalypse annoncée par les prophètes de malheur. C’est le prix de notre survie collective.

Peuple congolais ;

Dans la paix durement reconquise, dans le total oubli de ce qui peut nous diviser, plus unis que jamais et dans l’ardeur au travail, ensemble, poursuivons résolument la marche vers le développement en assumant chaque jour davantage, dans la fierté, l’honneur et la dignité notre indépendance.

Bonne fête de l’indépendance à tous !

Vive la République !

Vive le Congo !

Je vous remercie.

 

 

commentaires

D'après l'ARD qu’au Congo Brazzaville, les lampions se sont éteints sur des séances extraordinaires de nominations des députés et conseillers locaux, pompeusement baptisés: «  Élections législatives et locales de juillet 2022 »

Publié le 10 Août 2022 par André LOUNDA dans Politique

C'est ce qui ressort de la conférence de presse que les dirigeants de l'Alliance pour la République et la Démocratie en sigle, ARD ont animé le lundi 08 août 2022 à Brazzaville.

Selon l'ARD, qu'à l'issue de cette parodie d'élections, le pouvoir crie au plébiscite et exulte. Dans l'interview qu'il a accordée à Télé-Congo, le jeudi 21 juillet, le Premier ministre, Anatole Collinet MAKOSSO, qui n'a pas le triomphe modeste, fait le fanfaron, au lieu de faire le profil bas. Répondant à une question sur le score stalinien attribué dès le premier tour au Parti Congolais du Travail (parti au pouvoir), il a déclaré avec une arrogance sans mesure: «  La politique du PCT et du pouvoir est très appréciée des congolais ».

Pour les dirigeants de l'Alliance pour la République et la Démocratie, cette étrange et fallacieuse affirmation relève de la propagande nauséabonde dont le PCT a le secret, car, les résultats dont le Premier ministre se vante ont été acquis de manière frauduleuse, comme nous le montrerons plus avant. En outre, Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO parle sans doute d'un autre pays que le Congo-Brazzaville que la politique de son gouvernement a plongé dans une faillite totale sur tous les plans et où le mécontentement populaire a atteint des sommets. Mouyondzi en est l'éclatante illustration.

Selon l'ARD, pour dissiper les illusions et tempérer le triomphalisme sans cause de Monsieur le Premier ministre, nous voudrions lui opposer la célèbre citation du dramaturge français, Pierre Corneille, citation tirée de sa pièce de théâtre, Le Cid: «  À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Pour rappel, dans notre dernière conférence de presse, tenue, le samedi 25 juin 2022, nous indiquions à l'opinion nationale et internationale que «  les élections de juillet 2022 sont une affaire exclusive du PCT, de ses alliés et de ses complices ». De fait, des accords électoraux ont été conclus entre eux, accords aux termes desquels, des quotas de députés ont été accordés aux collabos. Sans surprise donc tous les caciques du PCT et leurs alliés, investis en qualité de candidats aux élections législatives et locales ont été nommés députés. De fait, des accords électoraux ont été conclus entre eux, accords aux termes desquels, des quotas ont été accordé aux collabos.

Sans surprise, donc selon l’ARD, tous les caciques du PCT et leurs alliés, investi en qualité de candidats aux élections législatives ont été nommés députés. Quant à leurs complices des partis se réclamant faussement de l’opposition, à qui le pouvoir avait attribué des quotas de députés, ils ont eu, eux aussi, leur part du gâteau électoral. De lac sorte, comme le PCT l’avait promis, la mouvance présidentielle a donné au Président de la République, une très forte majorité mécanique à l’Assemblée Nationale, ce, au moyen de fraudes électorales monumentales, documentées par de nombreuses vidéos et dénoncées de toutes parts sur l’ensemble du territoire national.

L’analyse des résultats obtenus par chacun des clans qui composent le pouvoir révèle que le plan mis en œuvre par le Président de la République pour donner au dauphin désigné, une majorité confortable à l’hémicycle a échoué. Comme lors de son dernier congrès où il avait fait échec à la volonté du Chef de l’Etat de faire de son fiston, le Secrétaire Général du PCT, l’appareil de ce parti à fait échouer une fois de plus, le plan du Président de la République de nommer majoritairement en qualité de député, des candidats favorables à son fils. Toutefois, la victoire de l’appareil du PCT sur le Président de la République et son fils, est une victoire à la Pyrrhus, car, le Chef de l’Etat congolais continue de détenir la réalité du pouvoir qu’il exerce sans partage depuis près de quarante (40) ans. Rien ne changera fondamentalement. Pour l’essentiel, ce sera toujours le fait du prince. Pour reprendre une expression consacrée, il s’agira d’un changement dans la continuité, c’est-à-dire, la poursuite de la marche du Congo vers le chaos.

Pour l’ARD, en tout état de cause, les contestations bruyantes des résultats proclamés qui fusent des quatre coins du Congo profond (Makabana, Dolisie, Sibiti, Kéllé, Ewo, Owando, Makoua, Mossaka 1, Impfondo, Gamboma, Ngo, Makélékélé 1, 2, 3 et 4, Bacongo 2, Moungali 1, OPuenzé 3, Kinkala commune, Louingui, Tié-Tié 1 et 2, Tsiamba-Nzassi, Mvouti, Madingo-kayes, etc..), montrent à suffisance que les résultats publiés par le pouvoir ne respectent pas la vérité des urnes. La victoire annoncée est donc une victoire usurpée. Il n’y a pas de quoi pavoiser, car, un bien mal acquis ne profite jamais. Du reste, l’Etat/PCT a fini son cycle. En définitive, les élections législatives et locales de juillet 2022 sont un coup d’Etat électoral perpétré par l’Etat/PCT et apparenté, pour demeurer à vie à la barre et créer les conditions favorables à une succession dynastique, par la modification de la Constitution, en y introduisant la création d’un poste de Vice-président pour le dauphin désigné, et en changeant le mode d’élection du Président de la République, en substituant au Référendum populaire, l’élection du Président de la République par le Parlement réuni en Congrès.

C’est ici le lieu de dénoncer avec la plus grande fermeté, les soi-disant observateurs de la société civile congolaise, du Comité de suivi pour la paix, ainsi que les observateurs africains et internationaux, copieusement arrosés par le pouvoir, qui ont, d’une part, prétendu sur les antennes de Télé-Congo que les élections législatives et locales des 4 et 10 juillet 2022 étaient des élections libres, transparentes, équitables et crédibles, et d’autre part, volontairement omis d’indiquer qu’à l’exception de quelques circonscriptions électorales réellement acquises au pouvoir, le taux général de participation a été très bas, particulièrement dans les villes. Les Congolais ont de façon générale, boycotté les élections de juillet comme le leur demandaient les partis de la vraie opposition. C’est si vrai que le Ministre de l’Administration du Territoire n’a pas donné le chiffre de la participation, lors de la proclamation des résultats définitifs des deux tours, le mardi 2 août 2022.

Aux mensonges éhontés des soi-disant observateurs, l’ARD oppose les témoignages poignants et accablants des candidats et des électeurs, témoignages documentés par plusieurs vidéos, largement diffusées sur les réseaux sociaux. Pour l’ARD, les élections de juillet 2022 sont une farce et un non événement. Le temps de la farce passé, il faut revenir aux vrais problèmes du Congo et de son peuple à savoir : le pouvoir d’achat, la flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité, la sécurité alimentaire, l’eau potable pour tous, l’effondrement de l’école congolaise, la dégradation prononcée du système national de santé, le chômage endémique, l’absence totale de la protection sociale, le délabrement des transports en commun, les pénuries récurrentes d’essence, de gas-oil, de kérosène, de gaz de cuisine, de pétrole lampant, le délestage chronique de l’électricité…etc.

Pour conclure, selon l’ARD la question fondamentale qui se pose dès lors est celle de savoir comment sortir notre patrie de cette tragédie ? L’ARD réaffirme avec force, que malgré les élections honteuses des 4 et 10 juillet 2022 dont elle rejette les résultats frauduleux, et dans l’intérêt de la paix, de l’unité, de la concorde et de la réconciliation nationale, la seule et unique bonne solution pour sauver le Congo est la convocation par le Président de la République, d’un vrai dialogue politique national, rassemblant sans exclusive toutes les forces politiques et sociales de la nation, il est pour le moins étonnant que le Président Dénis SASSOU N’GUESSO qui propose cette solution de sagesse pour la résolution de la crise libyenne dont il est le médiateur, la refuse systématiquement pour son propre pays. Nous l’exhortons à abandonner cette politique de deux poids deux mesures, et l’invitons pour la énième fois à convoquer dans l’urgence, ce dialogue fondateur.

commentaires

Henri BOUKA s’est dit satisfait du bon déroulement du 2ème tour des élections locales et législatives

Publié le 1 Août 2022 par André LOUNDA dans Politique

C’est au cours d’une descente de terrain que le Président de la Commission Nationale Electorale Indépendante, CNEI, Henri BOUKA a effectué le 31 juillet 2022 au CEG André Grenard MATSOUA dans la 3ème Circonscription de Moungali à Brazzaville qui n’a cinq bureau de vote, afin de s’assurer du bon déroulement de ce second tour. Dans ce centre, son constat est que dans le cadre du déroulement des opérations de vote et sur le plan sécuritaire, il n’y avait rien à signaler, il a relevé qu’à Brazzaville, le vote s’est bien déroulé dans la sérénité et qu’il y a peu d’engouement par rapport à l’intérieur du pays.

Au terme de sa ronde , Henri BOUKA répondant aux préoccupations des professionnels des médias, a fait savoir que nous sommes à Brazzaville et vous savez qu’à Brazzaville, il y a une certaine timidité dans le déplacement des électeurs mais, je viens de visiter quelques bureaux de vote ; à cette heure-ci, il y a des taux de 25% de participation dans d’autres un peu moins, dans d’autres, un peu plus mais, à l’intérieur du pays, il y a eu beaucoup d’engouement à Moutamba par exemple, il y avait déjà à 13 heures 60% des taux de participation, à Boko Songho également, très tôt le matin nous étions déjà à près de 60% de taux de participation et à Mouyondzi tout se passe très bien aussi et les électeurs avaient pris d’assaut les bureaux de vote très tôt le matin. Voila donc, de manière générale et globale à cette situation dans l’ensemble du pays.

A noter que ce second tour des locales et législatives , le vote s’est déroulé dans  26 circonscriptions à Brazzaville quatre à Makélékélé, une à Mfilou, deux à Moungali et une à Ouenzé, une à Pointe Noire et dix-sept à l’intérieur du Pays.

commentaires

« A partir de dimanche à midi, Princesse Gaëtane MOUANGASSA est Députée de Makélékélé 3 », dixit Faustin ELENGA

Publié le 29 Juillet 2022 par André LOUNDA dans Politique

Dans Le cadre de sa campagne du 2ème tour des élections législatives du 31 juillet 2022, la candidate investie par le Parti Congolais du Travail (PCT) de Makélékélé 3, Princesse Gaëtane MOUANGASSA a procédé à la clôture de sa campagne électorale du 2ème tour des élections législatives, ce vendredi 29 juillet 2022 au carrefour du Château d’eau de Ngagouoni et l’axe Térikyo-Abgolala libre par un Méga Meeting époustouflant, riche en couleurs et sons et les rythmes du Congo.

A cette occasion, les populations de Diata, Château d’eau et des campus 1 et 2 de l’Université Marien NGOUABI ont répondus présentes à cette manifestations et toutes se sont rassemblées autour de la candidate investie par le PCT. Ce grand Meeting de soutient à la candidate MOUANGASSA a été rehaussé par la présence de Madame Esther AHISSOU GAYAMA, Députée élue de l’île Mbamou, représentante du Secrétaire Général de ce grand Parti, Pierre MOUSSA, de Faustin ELENGA, Président de la Fédération PCT-Brazzaville, Daniel ILLOYE GOUYA autrement dit « Tsiendzel », Député élu du PCT à Ouenzé 2, de Serge IKIEMI, Député élu à OYO 2 et bien d’autres.

Pour Faustin ELENGA dans son message après avoir suivi le message du malheureux candidat du CDR, Bonaventure BOUDZIKA qui prête main forte à la candidate du PCT en ses qualités de démocrates pour barrer la route à un indépendant, dans son message, dans  son attention a déclaré que nous sommes venus constatés le lien qui s’est tissé autour de notre candidate avec les Partis CDR, MAR et le CLUB 2002 PUR, à Makélékélé 3, votre candidate est élue, vous avez sollicité d’avoir un candidat jeune, le Secrétaire Général du PCT, Pierre MOUSSA vous a envoyé une femme jeune qui remplie toutes les conditions. « Nous n’avons pas le droit d’échouer à Makélékélé 3 », a lancé Faustin ELENGA. « A partir de dimanche à midi, Princesse Gaëtane MOUANGASSA est Députée », a-t-il ajouté.

Quant à Ether AHISSOU GAYAMA, s’adressant aux populations de ladite circonscription électorale en Kitubaa dit : « Vous avez une femme jeune et dynamique, elle, il faut qu’elle puisse gagner.  Ce dimanche, les urnes vont éclater au nom de Princesse Gaëtane MOUANGASSA ».

De sa part, la candidate Princesse Gaëtane MOUANGASSA qui est venue pour renverser, bouleverser la donne, clôturant sa campagne  a lancé pour la dernière fois un appel aux populations de sa circonscription électorale de voter massivement pour elle. « Venez nombreux me soutenir, il n’y aura rien, si hier vous étiez intimidés dans vos maisons mais aujourd’hui, il y a la liberté ! Je dois me battre pour vous afin que les agents de l’ordre public soient là pour vous sécuriser au lieu de vous faire du tort. Populations de Diata, du Château d’Eau NGANGOUONI, des campus 1 et 2, militants de la Force Montante du Congo, de l’OFC, je vous sollicite afin que vous vous leviez ! Chers Papas et Mamans levez-vous, c’est le dernier combat et on veut faire un coup une flamme pour ce dernier combat », a-t-elle déclaré.

A noter que dette candidate, la plus jeune investie par le Parti Congolais du Travail est mal comprise par les citoyens de mauvaises foi, mal intentionné qui ne cessent de ternir son image sur les réseaux sociaux. Pourquoi tant d’acharnement ? Où étiez-vous avant qu’elle ne soit candidate ? To tika ba faux jeux ! Kwé luéri ? Ben'vandaka kuvingila inki?

 

commentaires

Point de vue du Vénérable Ludovic Robert MIYOUNA sur les élections locales et législatives

Publié le 20 Juillet 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Politique

La campagne électorale du premier tour des élections locales et législatives de juillet 2022 tendant vers la fin, le Vénérable Sénateur Ludovic Robert MIYOUNA, candidat investi aux locales par le PULP, au cours d’une interview, qu’il nous a accordée le 08 juillet 2022 à Brazzaville, a fait une analyse sur le déroulement de celle-ci.

Vénérable, quel est votre point de vue sur la compagne électorale ?

LRM : C'est vrai que nous sommes en période de campagne électorale et cette période va vers sa fin puisqu'elle s'épuise demain soir et nous constatons tout l'engouement des citoyens. Je crois que les citoyens de notre pays sont épris de démocratie, à en juger par le nombre de personnes qui circulent dans les rues avec des banderoles, avec beaucoup de bruit de temps en temps pour faire l'animation. Il y a donc un engouement de la population. Maintenant, de quelle manière ils votent, cela c'est leur espace de souveraineté qui va en décider. Mais je constate qu'il y a une volonté d'aller aux élections et c'est pour le peuple de notre pays un grand moment d'effervescence, d'une certaine manière, cela me réjouit.

Est-ce qu’on peut dire que la démocratie est mise vraiment en action ?

L.R.M: La démocratie c'est un projet. Nous sommes à un certain niveau du processus de la démocratie. Il y a donc quelques difficultés, par exemple nombreux parmi les potentiels électeurs viennent nous rencontrer pour nous dire : « je n'ai pas de livret, j'avais déposé mes papiers, mais jusqu'aujourd'hui je n'ai pas de livret ». D’autres viennent parfois nous dire que je n'ai pas d'actes de naissance, je l'avais perdu pendant la guerre. Et donc ce qui embête beaucoup plus nos concitoyens, c'est le fait qu'ils ne remplissent pas les conditions nécessaires pour aller voter en dépit du fait qu’ils soient majeurs. Je crois que de ce côté, il y a un effort que nous devons faire, c’est-à-dire les aider à ce qu’on peut faire en sorte pour obtenir tel document ou tel autre. Mais lorsque il y a 200 personnes devant vous, il n’est plus toujours évident que l’on puisse régler le problème de 200 personnes. Je crois que l’Etat a un effort à faire ; voir dans quelle mesures la procédure d’obtention des papiers d’identité doit faciliter le vote si nous nous en excluons un pan de notre société pour effectuer leur devoir citoyen, c'est la démocratie, qui est érodée.

Vénérable, et pour les candidats qui n'ont pas leurs noms inscrits sur les bulletins de vote ?

 

L.R.M: Je ne peux pas parler de ce que je ne connais pas. Il est possible qu'individuellement qu'il y ait des aspérités dans le processus d'inscription des candidats.

Qu'en est-il finalement de la  situation du candidat du PCT à Ouesso, Léonidas Mottom MAMONI ?

L.R.M: Je connais relativement bien le candidat Léonidas Mottom MAMONI, c'est un jeune homme politique qui a de l’ancrage et qui a beaucoup de volonté pour aller au combat. J’ai lu sur les réseaux sociaux qu'il aurait prononcé un certain nombre de phrases qui ne construisaient pas la nation et qui excluent géographiquement des candidats dans son esprit. Nous sommes dans un pays démocratique qui va vers un mieux pour la démocratie. Si ce que j’ai lu sur les réseaux sociaux est vrai, il n’est pas normal que les ressortissants d’un département interdisent la voie ou l’entrée dans le processus électoral d’autres concitoyens qui ne seraient pas de cette contrée. Si, nous faisons cela, nous retournons vers un comportement barbare que nous croyions éloigné et d’autant plus grave qu’un jeune sur lequel le Congo peut compter pour l’avenir de notre pays vienne encore faire surgir les propos qui ne sont pas dignes de notre société. Et c’est d’autant plus dangereux qu’il appartient à un parti politique qui est le PCT. Imaginez que le PCT qui est un parti national soit rejeté dans d’autres contrées en réactions à Monsieur Léonidas MOTTOM MAMONI, ce serait une catastrophe ! Je condamne donc ces propos s’ils sont vrais et il est bon que nous repartions à l’école de la nation pour comprendre que l’unité de notre pays passe par le niveau de formation des acteurs politiques.

Vénérable, à nos jours tout le monde s’intéresse maintenant à la politique. Quelles sont vraiment les qualités d’un homme politique ?

LRM : Tout le monde veut faire la politique ! Mais la première qualité d’un homme politique c’est d’avoir en conscience que l’on ne va pas en politique si l’on ne porte pas en soi les valeurs de l’éthique. Ce que j’appelle l’éthique publique. Il y a un comportement qui doit être celui d’un homme politique. Et la seconde qualité, c’est l’humilité qui pourrait nous amener et à faire de nous non pas ceux-là qui viennent pour se servir mais ceux qui sont au service du peuple. Et nous avons tendance à confondre cala. On a l’impression que c’est plutôt le contraire dans notre pays. Nous avons là aussi des efforts à faire de manière à ce que l’homme politique soit aussi un homme sobre. Lorsque on voit des hommes politiques qui étalent des véhicules, des somptueux villas flamboyantes, cela veut dire qu’il y a de la richesse. L’homme politique doit craindre la richesse parce que sur le plan éthique, ce n’est pas formateur de notre société. Il doit cultiver des valeurs d’exemplarité. Ce n’est qu’à cette condition-là que d’autres personnes peuvent être amenées à s’identifier à lui. Il vaut mieux s’identifier à un modèle plutôt qu’à un mauvais modèle. Il faut que nous soyons des exemples. Pour ma part, je m'efforce d’être en exemple, je ne le suis certainement pas suffisamment parce que je ne suis pas parfait. Mais c’est un objectif auquel nous devons tous tendre, notre notoriété doit permettre à ce que d’autres se projette en nous comme étant le modèle à suivre.

Quelle est votre analyse sur l’attitude de l’opposition ?

 LRM : Je respecte la liberté des partis politiques comme je respecte la liberté d’expression de nos concitoyens ; ceux qui ont fait le choix de ne pas se présenter à ces élections en tant que partis politiques l’on fait en toute souveraineté. Je respecte leur décision. Le processus électoral continue et les acteurs politiques qui acceptent de s’engager, je sus avec eux puisque de toute façon, il faut bien qu’il y ait des gens pour animer la démocratie.

 

Merci Professeur !

 

Propos recueillis par André BARRY, Haurlusse KAKOULA et André LOUNDA

commentaires
1 2 3 4 5 6 > >>