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religion

La Renaissance du Lemba, est comme le Phoenix qui renaît sur ses cendres

Publié le 5 Février 2023 par André LOUNDA dans Religion

Le Centre d’Etude des Sagesses Africaines, L’Ordre Initiatique Lemba a organisé le 04 février 2023 au Restaurant-Bar  Mamaty, le Zoo à Brazzaville, une cérémonie de consécration du Nganga Lemba. Cérémonie au cours de laquelle KOSSI Daddy Welcom a été présenté au public, consacré et a reçu les attributs et les armes spirituelles de Nganga Lemba en présence des autres guides spirituels d’autres confréries spirituelles et cela fait déjà 100 après qu’une manifestation publique du Lemba soit organisé dans notre pays.

A cette occasion, prenant la parole, KOSSA Prince dans son mot de circonstance, s’est appesanti sur l’histoire coloniale belge et françaises qui à cette époque ont prises des décisions de supprimer la pratique du Lemba premièrement au Congo Belge et au Moyen Congo. « Il faut voyager dans le temps et retrouver la portée de cet événement pour le comprendre ce que avait  le Lemba pour que des grands empires coloniaux tel que l’empire française ou l’empire belge puissent décider de bannir le Lemba de l’espace public pour comprendre. Lemba, c’est la force spirituelle. La colonisation s’étant basé sur trois piliers : l’administration, la religion et l’exploitation de nos richesses et il y a 100 ans, en 1924 une campagne de diffamation entre nous a été lancé contre le Lemba, c’était pour mieux soumettre un peuple pour l’humilier afin qu’il soit complexé pour le rabaisser », a rappelé Prince KOSSA. « Vous êtes des sauvages, des primitifs, des arriérés », disaient les colons pour mieux contrôler et dominer les peuples africains », a-t-il ajouté.

Selon lui pour conclure,  a déclaré que  nos traditions spirituelles doivent être rétablis, dépoussiérées, renouvelées pour que celles-ci reprennent le contrôle de l’univers spirituel du continent.

D’après, les responsables du Centre d’Etude des Sagesses Africaines, L’Ordre Initiatique Lemba, que depuis le 7ème siècle, l’Afrique a été attaquée et prise en tenaille par les arabo-musulmans au Nord et à l’Est, au Sud et à l’Ouest par les Euro chrétiens. On a connu l’esclavage et la colonisation. Toutes les structures anciennes ont été détruites, les royaumes et les empires anciens ont été saccagés laissant le continent dans le chaos. Aujourd’hui encore, les spiritualités et les croyances traditionnelles sont négligées et menacées de disparaître. Ce qui explique pourquoi l’Afrique traîne les pas dans son développement, et que ce retard porte sur le manque de préservation des valeurs culturelles traditionnelles.

C’est dans ce contexte que la confrérie spirituelle  Lemba intervient pour rendre la grande sagesse africaine disponible à tous, de manière que n’importe quel humain d’où qu’il vienne puisse se nourrir de cette sagesse et grandir. Car, le monde africain est dans l’obligation de faire un retour aux valeurs traditionnelles en vue d’améliorer ses conditions de vie matérielle, de connecter les générations d’africains d’aujourd’hui avec la sagesse et la discipline ancienne qui ont permis aux ancêtres de bâtir des sociétés prospères et libres. Nous estimons que Lemba est une voie sûre vers la vraie prospérité.

A noter qu’une conférence-débats  sur Lemba : Histoire & Philosophie sera animée ce dimanche 05 février 2023 à 15 heures à l’Espace Mamaty, le Zoo en face du Lycée Nganga Edouard. Conférence qui s’articulera autour de l’histoire du Lemba, de sa philosophie et de son évolution dans le temps. Tels sont ces éléments qui seront développés et qui permettront à la fois aux chercheurs scientifiques et aux membres de la confrérie de comprendre le Lemba

Soyez les bienvenus !

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Congo-Vatican : le Pape François en plein vol envoie un message à Son Excellence Denis SASSOU N'GUESSO

Publié le 1 Février 2023 par André LOUNDA dans Religion

 

En survolant le 31 janvier le territoire de la République du Congo à bord d’un Airbus A359 en provenance de Rome en Italie pour Kinshasa en République démocratique du Congo, le pape François a adressé un message au Chef de l’Etat congolais Denis SASSOU N’GUESSO.

« Votre excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo, Brazzaville. En survolant votre pays, pour mon voyage apostolique en République démocratique du Congo, j’adresse mes meilleurs vœux à votre excellence et à vos concitoyens. Je prie pour la paix et la prospérité de tous », a déclaré le Saint-Père en anglais.

 

 

 

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MESSAGE DE LA LIème (51ème) ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DU CONGO CEC

Publié le 22 Octobre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Religion

 

1. Réunis, à Brazzaville, au centre inter-diocésain des œuvres, pour la LIème (51ème) Assemblée plénière, du 10 au 16 octobre 2022, sur le thème : «  L’Église famille de Dieu qui est Congo : synodalité, communion, participation et mission  », (« Le corps en effet n’est pas composé d’un seul membre », 1 Co 12, 14), nous Archevêques et Évêques du Congo, vous adressons, à vous Peuple de Dieu, Femmes et Hommes de bonne volonté, ce message. 

                                          1- Contexte et but

2. Notre LIème (51ème) Assemblée plénière s’est déroulée après la célébration du jubilé d’or (50 ans) de notre Conférence Épiscopale (1971-2021). L’année jubilaire a été pour nous l’occasion de jeter un regard attentif et critique sur la vie de notre Église locale et d’évaluer l’action pastorale des Évêques du Congo, réunis en Conférence Épiscopale depuis 1971. Nous avons vu ce qui a été fait, mais aussi ce qui n’a pas été fait. Ce temps de grâce nous a également permis de poser les jalons de la nouvelle ère de la Conférence Épiscopale du Congo, en route vers son centenaire.

 

3. En cette année pastorale 2022-2023, l’Église du Congo va célébrer le CXXXX ème (140ème) anniversaire de son évangélisation (1883-2023). Une occasion de vivre cet événement joyeux dans l’esprit de synodalité, en vue de la participation active de tous à la mission du Christ : l’annonce de la Bonne-Nouvelle du Royaume.

4. Cette LIème (51ème) Assemblée plénière s’inscrit dans la démarche synodale préconisée pour les préparatifs de la XVIème (16ème) Assemblée générale du synode des Évêques prévue pour octobre 2023 à Rome. Prélude à cet événement mondial, le Saint Père a lancé la marche synodale dans tous les pays, avec pour thème : « Pour une Église synodale : communion, participation et mission ».

5. Ce thème, expression de notre communion avec le Pape François, a fait l’objet de nos assises. Pour le Pape François, « Le chemin de la synodalité est précisément celui que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire » (Pape François, Discours pour la commémoration du Lème (50ème) anniversaire de l’institution du Synode des Évêques, 17 octobre 2015). En effet, la synodalité est un impératif pastoral pour l’Église de notre temps, voire une urgence dans la relance de la nouvelle évangélisation en terre congolaise. L’objectif est d’inviter le Peuple de Dieu qui est au Congo à cheminer ensemble, dans la communion, en vue de la participation active de tous à la mission.

2. Notion de synodalité

6. Le mot synodalité vient du mot synode, qui est composé de deux mots grecs : Sun, qui veut dire « avec » et Odos, « chemin », « route », « voie ». Le mot synode signifie faire route ensemble, marcher ensemble, prendre le même chemin, ou suivre la même direction. La synodalité désigne donc le processus par lequel, les enfants de Dieu travaillent ensemble, dans un véritable esprit de collaboration sincère et authentique pour la même cause. « Notre marche ensemble est de fait, ce qui réalise et manifeste le plus la nature de l’Église comme Peuple de Dieu pèlerin missionnaire » (Cardinal Mario Gresch, Document préparatoire au synode, p. 2).

7. Adopter la notion de synodalité, c’est opter pour le « nous », penser et agir en équipe, en synergie, en communion, conjuguer nos efforts pour la même cause et la même mission. Notre Église locale sent le besoin de retrouver la synodalité, la marche ensemble contre la tentation du narcissisme pastoral, du repli sur soi, de l’enfermement identitaire ou culturel, de l’isolement et du rejet. La synodalité prône l’ouverture, car elle « est une expérience d’incarnation qui nous met à l’écoute du réel, à l’écoute des cris et des besoins du monde. Elle est une façon d’être et de travailler ensemble dans l’écoute et dans le discernement, pour parvenir à des choix pastoraux répondant à la réalité. La synodalité est (…) un appel à changer dans une Église en mouvement » (cf. Sr Nathalie Becquart, Révue Christus, n. 270, avril 2021).

 

3. La synodalité dans la Bible

8. Plusieurs passages des Saintes Écritures renvoient à la réalité synodale, qui se présente comme marche de Dieu avec l’homme et des hommes entre eux. La Bible révèle un Dieu créateur qui communique et crée la communion autour de lui. Déjà dans l’Ancien Testament, Dieu a voulu l’homme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1, 26-28), comme un être social, appelé à collaborer avec lui dans la communion. Malgré le péché qui a brisé cette communion (cf. Gn 3), Dieu renouvelle l’alliance pour ramener l’homme à lui (cf. Gn 9, 8-17 ; Ex 19, 24 ; 2 S 7, 11).

9. À travers les prophètes, Dieu continue de parler à son Peuple pour qu’il soit toujours fidèle à son Alliance. Voilà pourquoi les prophètes invitent le Peuple à la conversion du cœur vers Dieu et à la justice (cf. Jr 37, 21 ; 38, 1). Pour que cela se réalise, Dieu promet de donner un cœur nouveau et un esprit nouveau (Ez 11, 10), pour ouvrir devant son Peuple le chemin d’un nouvel exode (cf. Commission théologique internationale, La synodalité dans la vie et la mission de l’Église, p. 30-31).

10. Dans le Nouveau Testament, Dieu renouvelle son Alliance en Jésus-Christ, Sauveur de l’humanité, qui Le révèle au monde comme communion d’amour (cf. Jn 1, 1-3). N’agissant pas seul, Jésus fait en toutes choses la volonté du Père (cf. Jn 14, 10). Il est le pèlerin qui proclame la Bonne-Nouvelle (cf. Lc 4, 14-15 ; 8, 1), annonce le chemin de Dieu (cf. Lc 20, 21) et indique la direction (cf. Lc 9, 51-19, 28). Il est Lui-même le chemin (cf. Jn 14, 6) qui mène au Père, communiquant aux hommes dans l’Esprit Saint (cf. Jn 16, 13) la vérité et la vie de communion avec Dieu et avec les frères. « Vivre la communion selon la mesure du commandement nouveau de Jésus signifie marcher ensemble dans l’histoire comme Peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance, d’une manière qui correspond au don reçu (cf. Jn 15, 12-15) » (cf. Commission Théologique Internationale, p. 33).

11. C’est dans le livre des Actes des Apôtres que nous trouvons la première forme de l’Église synodale, l’exemple d’une vie de communion et du vivre-ensemble à travers la première communauté chrétienne : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants n’avait qu’un seul cœur et une seule âme…ils mettaient tout en commun » (Ac 4, 32). Cette nouvelle communauté est le fruit du Saint-Esprit reçu le jour de la Pentecôte (cf. Ac 2, 1-12), qui fait de nous le corps du Christ, où chacun a sa place et son rôle à jouer (cf. 1 Co 12, 12-17 ; Rm 12, 4-5 ; Ep 4, 4). D’autres épisodes importants nous révèlent aussi la dimension synodale dans l’Église naissante, par exemple le concile de Jérusalem, où les Apôtres se mettent ensemble pour régler le problème des divisions, des injustices, de la discrimination au sein de l’Église naissante (cf. Ac 6, 1-7). Tous ces exemples cités et bien d’autres encore témoignent de l’importance de la réalité synodale dans les Saintes Écritures.

4. La synodalité dans l’Enseignement de l’Église

12. La synodalité désigne au niveau de l’Église particulière ce que la conciliarité signifie au niveau de l’Église universelle. Il s’agit d’une propriété de l’Église qui découle de sa nature. Il y a l’idée d’une relation entre les fidèles qui œuvrent pour l’unique mission, chacun prenant sa part, selon son rang et ses ressources. Il est mieux de parler de synodalité comme communion interne à une Église particulière. Il s’agit de la réalité communionnelle de l’Église qui se déploie dans une Église particulière, en un lieu. Par le baptême, une fraternité nous est offerte, des sœurs et des frères nous sont donnés.

13. Ainsi, le baptême introduit dans une communion qui instaure des relations nouvelles avec Dieu et les autres. Les baptisés, disciples du Christ ne se sont pas choisis, ils se découvrent « ensemble », convoqués par Dieu. Le même Esprit par lequel Dieu communique sa vie et se révèle, demeure dans le cœur des croyants en même temps qu’il les met en relation pour la même mission. C’est donc le baptême qui fonde la participation de tous les fidèles à l’unique mission de l’Église. Celle-ci est une réalité liée à l’incorporation baptismale et ecclésiale. Elle atteste de la vraie communion dans l’Église. En fait, c’est l’Esprit qui opère l’unité et fonde la communion. Il nous faut sans cesse l’invoquer, demander au Seigneur de nous l’envoyer afin que nous soyons vivifiés de la vie même de Dieu.

14. La communion est un don suscité par l’Esprit comme son principal agent et artisan. Ce don est précieux pour l’Église, pour nos communautés et pour la réalisation ensemble de la même mission et le rayonnement de l’Église. Les disciples du Christ la réalisent en un lieu par l’accueil de la Parole de Dieu dans la foi, la communion et la mission donnée à tous. En fait, la communion des baptisés est manifeste par leur participation à l’Eucharistie et grâce à l’aide de l’Esprit Saint qui édifie le corps ecclésial par ses dons multiples et divers, les charismes variés donnés à chacun en vue du bien de tous (Cf. Rm 12, 6-18 ; 1Co 12, 7-10 et 28-31).

15. Il faut dire que l’Eucharistie nourrit la coresponsabilité de tous les baptisés dans la vie et le témoignage de l’Église. Tous les baptisés participent à l’édification de l’Église mais « chacun selon sa condition propre » (Lumen Gentium n. 32). Cette coresponsabilité de tous les baptisés est diversifiée en fonction des vocations, charismes et ministères. Ainsi, chacun, à sa façon et dans l’unité, participe à la construction de l’œuvre commune (cf. Lumen Gentium, n. 30). La synodalité suggère bien la convergence et l’apport de tous les baptisés. La coresponsabilité comme nécessaire participation de tous les baptisés doit sans cesse s’exprimer comme une mission qui vient du Seigneur. Tous les baptisés sont invités à s’écouter mutuellement, à discerner ensemble les choix pastoraux et à les mettre en pratique, chacun jouant son rôle.

5. La synodalité : un impératif pastoral

16. Suite aux crises multiples que connaît l’Église et la société, la synodalité apparaît comme un impératif pastoral tant au niveau de l’Église universelle qu’au niveau de notre Église locale. En ce qui nous concerne, nous avons reçu l’Évangile de Jésus-Christ il y a bientôt 140 ans (1883-2023). L’Église du Congo a parcouru son chemin. Nous sommes déjà tournés vers le deuxième centenaire de notre évangélisation. D’où l’urgence de renforcer l’unité et de privilégier la marche synodale pour la relance de la mission évangélisatrice en terre congolaise. Soulignons quelques points qui montrent en quoi la synodalité est un impératif pastoral pour notre Église.

17. Une Église peuple de Dieu. Le Concile Vatican II parle de « l’Église comme Peuple de Dieu » (Lumen Gentium, n. 2). Pour le Concile, l’Église n’est pas réservée aux seuls clercs, mais elle est une communauté ouverte à tous les baptisés : Évêques, Prêtres, Personnes consacrées, Fidèles laïcs. Tous sont invités à s’impliquer dans la mission du Christ (cf. Redemptoris missio, n. 1) et personne ne doit être exclu.

18. Une Église de témoignage et de l’engagement. Notre Église locale doit devenir davantage un exemple de synodalité pour les autres églises, à travers notre témoignage de vie chrétienne, notre engagement et notre capacité à vivre la communion et la fraternité à l’exemple de la première communauté chrétienne (cf. Ac 2, 42-47). Au cours de nos assises nous ne nous sommes pas limités à parler de la synodalité, mais nous avons aussi cherché comment traduire et vivre la communion, la participation en vue de la mission. Comme le souligne le Pape François, « le thème de la synodalité, ce n’est pas un chapitre d’un traité d’Ecclésiologie, encore moins une mode, un slogan ou un nouveau terme à utiliser ou à exploiter dans nos réunions. Non ! La synodalité exprime la nature de l’Église, sa forme, son style, sa mission » (Pape François, Discours du 18 octobre 2021).

19. Une Église de l’écoute. Pour le Pape François, « Une Église synodale est une Église de l’écoute, avec la conscience qu’écouter est plus qu’entendre. C’est une écoute réciproque dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre » (Pape François, Discours au 50ème anniversaire du synode des Évêques, 17 octobre 2015).

20. Une Église qui rejette toute division. Le chemin de la synodalité est celui qui combat les divisions, les barrières et construit des ponts. Tous, nous sommes appelés à collaborer, à coopérer et à travailler ensemble. Que chacun se sente protagoniste dans l’édification du corps du Christ qu’est l’Église (cf. 1 Co 12). Car nous sommes frères et sœurs, filles et fils d’un même Père Dieu, d’une même Mère, l’Église et d’un même Sauveur, Jésus-Christ. Car, comme le souligne le Saint Père dans Fratelli Tutti, n. 87, « la vie subsiste là où il y a un lien, la communion, la fraternité. C’est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité. Il n’y a pas de vie là où on a la prétention de n’appartenir qu’à soi-même et de vivre comme des îles ».

21. Une Église qui promeut la sincérité, l’honnêteté et la droiture. La notion de synodalité implique, en effet, la sincérité, l’honnêteté, la droiture, car la marche ensemble doit se faire dans la confiance. Il nous faut lutter contre les antivaleurs qui gangrènent notre Église et notre société. En ce sens, la lutte contre les antivaleurs demeure d’actualité. En effet, la corruption bat son plein à tous les niveaux, la culture de la facilité a pris le dessus sur l’effort et le sacrifice.

22. La marche synodale nous interpelle et nous invite à revoir notre façon d’être et de travailler ensemble : non pas les uns contre les autres, chacun dans son diocèse comme il l’entend ou les Évêques d’un côté et les prêtres de l’autre ou encore les responsables contre les membres simples, mais tous ensemble, les uns avec les autres, en nous écoutant avec patience et humilité, en mutualisant nos forces. Ce qui implique de mettre en valeur toutes les compétences, tous les charismes et toutes les ressources disponibles dans l’Église. C’est ensemble que nous avons à être « sel de la terre et lumière du monde » (Mt 5, 13-14).

6. Pistes pour une Église synodale

23. La synodalité est une autre façon d’être et de travailler ensemble, qui met en évidence le fait que chacun a quelque chose de précieux à apporter au corps tout entier qu’est l’Église (Lumen Gentium, n. 7). Toutefois, pour mettre en œuvre une pastorale synodale, les slogans ne suffiront pas. L’Église a besoin aujourd’hui de pasteurs formés à la synodalité, qui exercent un nouveau style de « leadership », un leadership de service et non du pouvoir, une nouvelle manière d’exercer l’autorité.

24. Nous pouvons énumérer quelques pistes qui peuvent nous aider à faire de la synodalité un « savoir-faire » avec Dieu et un « savoir être » en Église et en Société : quitter une Église des privilèges et des castes pour une Église de communion, sans marginalisation et sans exclusion. Cela passe par quelques changements à opérer dans notre vie d’Église :

  • La conversion continuelle, qui exige le changement de comportement, car la marche synodale implique la conversion personnelle et communautaire, le renoncement aux égos en faveur du « Nous », de la communion contre le travail en solitaires.
  • La pratique des sacrements, qui implique de redécouvrir l’importance du baptême et de l’engagement chrétien dans la construction active de l’Église et de la société. Pour le Pape François, « on ne peut pas participer à l’Eucharistie sans s’engager à une fraternité mutuelle, qui soit sincère… » (cf. Pape François, Angélus Fête-Dieu 2014).
  • La nécessité de grandir dans la spiritualité, pour se débarrasser de tout esprit mondain (rivalités, compétitions, complexes etc.), afin de vivre réellement comme des enfants de Dieu. Dans la marche synodale, la spiritualité doit être au premier plan de nos efforts de conversion.
  • L’importance de l’Engagement familial. La famille a un grand rôle à jouer dans cette marche vers la synodalité, car elle est l’« Église domestique », la « cellule de base de la société et de l’Église » (Africae munus, n. 42). Les parents doivent éduquer les enfants aux valeurs de la vie, leur apprendre à travailler ensemble, à participer aux initiatives communautaires.
  • La lutte contre toutes les antivaleurs, qui s’opposent à la communion. De ce fait, la synodalité exige l’adoption d’un style de vie nouveau basé sur l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et maîtrise de soi (cf. Gal 5, 22).
  • La formation des clercs et des fidèles laïcs, en vue d’une meilleure collaboration pour l’édification de communautés et de paroisses plus justes et plus fraternelles, débarrassées du cléricalisme et de la déresponsabilisation des fidèles laïcs, qui est son corollaire. Clercs et laïcs doivent se former, en saisissant les différentes opportunités qui leur sont offertes, dans les paroisses comme dans les structures de formation permanente de l’Église, telles que l’École des Sciences religieuses, l’Accabe, le CERC, etc.
  • L’urgence de l’autofinancement et du développement, pour libérer notre Église de toute forme de dépendance et d’assistanat. Il n’y a pas de vraie synodalité sans développement et sans autonomie financière. Sur ce, nous encourageons toutes les initiatives allant dans le sens de l’autofinancement et de l’auto-prise en charge. Après140 ans d’Évangélisation, notre Église ne devrait-elle pas être une Église autonome ? L’affirmation de Jésus : « donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mt 14,16) doit être au cœur de nos préoccupations et devenir l’objet central de nos réflexions.

25. Voilà quelques éléments non exhaustifs que nous suggérons pour nous aider à faire de nos milieux de vie des lieux d’apprentissage de la synodalité, pour une Église et une société synodale, sous la conduite du Saint-Esprit. Avec le Pape François nous disons : « L’Église va de l’avant, elle marche avec tous, elle est synodale. Mais il y a toujours l’Esprit qui est le grand protagoniste de l’Église. N’oubliez pas cette formule : « Il a paru bon à l’Esprit Saint et à nous de ne pas vous imposer d’autre obligation » (…) Si l’Esprit n’est pas là, ce sera un parlement diocésain, mais pas un synode ». (Pape François, Rome, 18 octobre 2021).

7. Exhortation ou appels

26. Filles et fils bien aimés, au terme de nos assises, nous vous lançons ces appels, à vous tous fidèles du Christ, Peuple de Dieu en marche, afin que la synodalité devienne aussi votre priorité.

1. Aux Enfants et aux Jeunes

27. Au moment où nous renouvelons les organes de gouvernement de nos mouvements d’apostolat, l’Esprit Saint parle à notre Église du Congo-Brazzaville. Chers enfants et chers jeunes, vous êtes porteurs de cette nouvelle espérance qui se veut communion, participation et mission. Nous, vos Pères Évêques, en choisissant de réfléchir sur la synodalité, nous voulons vous pousser vers un élan missionnaire, vous inviter à être des bâtisseurs de notre Église.

28. Vous vous êtes souvent sentis en marge des instances de décisions. Voilà pourquoi, nous vous voulons dans cette marche, plus proches de nous, comme dit le Pape François, « une alliance entre jeunes et anciens est nécessaire, pour ne pas oublier les leçons de l’histoire, pour surmonter les polarisations et les extrémismes de notre époque » (Pape François, Message pour la journée mondiale de la jeunesse, 2022).

29. Chers enfants et chers jeunes, notre désir le plus ardent est que nos mouvements d’apostolat deviennent davantage de véritables communautés de croissance spirituelle et humaine, des lieux de rencontres qui favorisent l’épanouissement de chacun. Nous voulons avec vous une Église où chacun trouve davantage sa place et son rôle, sans convoitise, sans rivalités et sans écrasement. Sachez donc que vous avez votre rôle à jouer dans l’Église et dans la société et que nous sommes avec vous et parmi vous comme Pères et Pasteurs (cf. Jn 10, 11-17).

2. Aux prêtres et aux personnes consacrées

30. À vous prêtres et personnes consacrées, comme vous le savez, nous avons la mission de paître le troupeau qui nous est confié pour sa croissance. Nous voulons vous dire merci pour tout ce que vous faites dans vos paroisses et dans vos communautés. Aidez vos frères et sœurs à vivre et à marcher ensemble en prenant chacun sa part de responsabilité dans l’engagement missionnaire, car tout baptisé est missionnaire. Soyez pour vos frères et sœurs le levain dans la pâte, de vrais témoins, disciples du Christ, qui accompagnent, écoutent, dialoguent pour la construction d’une véritable Église-famille de Dieu. Puisse le Seigneur Ressuscité vous aider à vivre votre mission dans l’humilité, la joie, l’espérance et l’esprit fraternel.

3. Aux Fidèles laïcs

31. Filles et fils fidèles laïcs du Christ, nous vous appelons à plus de responsabilité, à l’engagement, à la participation active et à la mission de l’Église, Corps du Christ. C’est une invitation pour que l’ensemble de notre Église fasse entendre sa voix : le collège épiscopal, le clergé, les fidèles laïcs, chacun à l’écoute des autres et tous à l’écoute de l’Esprit Saint. Nous vous demandons à vous « tous fidèles laïcs du Christ de vous engager vraiment dans le domaine qui vous est propre, caractérisé par le temporel dans sa diversité et dans sa complexité » (Cf. Lumen Gentium, n. 31). C’est une tâche noble qui vous est confiée : celle de travailler à ce que le plan divin se réalise davantage, en tout temps et en tout lieu. Pour ce faire, il est nécessaire de cultiver l’esprit de collaboration avec tous et particulièrement avec vos pasteurs. Que notre bénédiction vous accompagne !

4. Aux dirigeants de notre pays

32. Chers dirigeants, vous qui avez le privilège d’assumer une parcelle d’autorité dans la gestion de notre si beau pays le Congo, nous vous exhortons à écouter les cris du peuple qui souffre des maux que nous connaissons tous : la violence, le banditisme, la corruption, la culture de la médiocrité et de la superficialité, le favoritisme, le chômage, les bavures policières, les extorsions etc). Gardez présent à l’esprit la promotion du bien commun, la dignité de la personne humaine et le respect de ses droits fondamentaux. Que la marche synodale commencée par notre Église vous serve d’exemple. Nous vous assurons de notre prière.

5. Aux Femmes et aux Hommes politiques

33. À vous, femmes et hommes, qui œuvrez dans le champ de la politique, nous adressons ce vibrant appel à vous engager, vous aussi, sur le chemin de la synodalité, qui exige une autre façon d’être, d’agir et de travailler ensemble pour le bien de la patrie. Quelles que soient vos différences et divergences, privilégiez le dialogue, en mettant au centre de vos préoccupations l’amour et le bien de toute la communauté. La synodalité exige de nous une bonne gouvernance qui prend en compte les marginalisés de la société et fait participer toutes ses composantes à la gestion seine de la chose publique. Soyez rassurés de nos prières.

6. Aux Femmes et aux Hommes de bonne volonté

34. À vous Femmes et Hommes de bonne volonté, la marche synodale objet de notre réflexion de ces jours-ci nous concerne aussi. Notre monde a besoin de paix, de justice et d’amour qui exige la participation et la collaboration de tous, car « Nous formons tous un seul corps » (Cf. 1 Co 12). Voilà pourquoi, nous vous exhortons à plus d’engagement dans la société, pour faire prévaloir les vertus fondamentales dont notre pays a besoin pour sa stabilité politique et économique. L’engagement à la paix, à la justice, au travail bien fait doit être l’œuvre de toutes et de tous. Que personne ne se sente exclu de cette mission commune. Que celles ou ceux qui ont des responsabilités dans l’Église ou la société se considèrent comme de simples serviteurs (cf. Lc 17, 7-10), qu’ils soient exemplaires et irréprochables dans leur conduite : « Je vous exhorte donc, frères, par la compassion de Dieu, ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait », avertit Saint Paul (Rm 12, 2). Que le Seigneur vous aide toutes et tous à devenir des artisans de paix, des bâtisseurs infatigables de notre pays.

Conclusion

35. Filles et fils bien aimés, au terme de notre Assemblée plénière, nous nous réjouissons du bon déroulement des travaux et des échanges fructueux que nous avons eus. Ces échanges ont renforcé en nous l’esprit de synodalité, pour une participation active et pleine à la mission du Christ. Vous aussi, partout où vous êtes, nous vous invitons à privilégier le travail en équipe, à collaborer. Il est certes vrai que la collaboration n’est pas toujours chose facile, mais pour nous fidèles du Christ, elle est primordiale et constitutive du Corps que nous formons, afin d’affronter les innombrables défis pastoraux que le monde actuel nous impose. Aussi, avec l’aide de Dieu, nous vous demandons de cultiver l’amour fraternel, l’entraide, le dialogue pour une église synodale où chacun a sa place et joue son rôle. Nous vous exhortons à réciter la prière du synode dans toutes vos rencontres jusqu’à l’assemblée générale du synode en octobre 2023. Que le Seigneur vous bénisse toutes et tous, qu’Il bénisse nos communautés et nos familles pour que nous puissions construire ensemble des cités de paix et de dialogue dans un esprit de synodalité : communion, participation et mission.

Que la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire et Notre-Dame du Congo intercède pour notre Église locale et pour notre pays le Congo.

               Fait à Brazzaville le dimanche 16 octobre 2022

                    Les Archevêques et Évêques du Congo

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LE MYTHE DE LA MÈRE : TOUT EST FEMININ

Publié le 15 Octobre 2022 par André LOUNDA dans Religion

La foi Ngunza-matsouniste se fortifie par les enseignements tirés du Kimoko, qui en réalité sont basés sur les contes, légendes, les récits et les faits de société.

La spécificité de la femme réside, ici, dans son aptitude à véhiculer plus facilement et plus en profondeur le message reçu de l’école de la sagesse ou, tout au moins, à en étendre le champ d'application ; l'homme n'en sera plus la seule courroie de transmission, il sera désormais aidé par un autre être qui est la femme.

« NZO NGUKU », Le « NZO DE LA MÈRE » comme le rappelait MAMA BUNA originaire du département des plateaux en République du Congo. Le « NZO DE LA MÈRE » ou encore lignage répartiteur de l’énergie humaine.

Cette unité se trouve au cœur de l‘existence collective, des données fondamentales de la société, de la source de l’intimité et du secret. Il est à noter que la vie d’un homme ou d’une femme est inconcevable hors de ce cadre.

Le « NZO », c’est l’enfantement par la mère, la manière de venir au monde et d’y vivre. Lorsqu’on parle, non de « NZO NGUKU » mais, de « NZO » tout court, il s’agit toujours de celui de la mère.

Tout est féminin, même quand ce sont des hommes qui y tiennent les places importantes. L’identité naturelle de quelqu’un est d’abord féminine, maternelle.

« NZO » c’est aussi la maison en Kongo. La femme ou l’homme a toujours eu besoin de s’abriter, de se protéger, et de s’approprier des espaces.

« Habiter » c’est « vivre », et il se définit comme « avoir sa demeure ». Le nid c’est la demeure. Le nid c’est aussi le refuge à la vertu d’abri, la mémoire heureuse de l’origine avec ses qualités de repos, de tranquillité et de sécurité. La maison constitue une référence et un outil de construction de soi. C’est le point de départ de la première expérience de l’être dans le monde.

L’habitation est avant tout un lieu de vie, un lieu protégé de toutes les menaces extérieures. Elle renvoie aux normes sociales qui permettent l’intégration.

C’est qu’Il y a plusieurs demeures dans la maison de Nzambi A Mpungu Tulendo. Chacune et chacun a sa place. C'est dans le « DIMBUNDU DIA BA NLONGO » que se trouve le creuset ou les passions du dehors n'ont pas droit d'entrée. Par les voies de la connaissance et de la tolérance le ngunza fait cette expérience unique d'une communion fraternelle tout en restant à sa vraie place.

TUE NA NZO ETO MU KA YENGELE

MAMA, TATA, souviens-toi que, la femme comme l’homme doit honorer « Mfumu », le chef, et ne pas dire des plaisanteries à son sujet. La personne du chef est sacrée et personne n'est autorisé à lui faire violence.

MAMA, TATA, souviens-toi que, toute femme ou tout homme est appelé ngunza.

En tant que femme je donne la vie et je suis plus apte à y veiller ; je pratiquerai difficilement l'exclusion et j’accepterai chacun des membres avec ses défauts tout en cherchant cependant à les corriger en douceur.

La femme calmera souvent l'intempérance et la dureté du père de famille.

La femme a un cœur sensible.

La femme aura une bonne connaissance du milieu, des problèmes et des mentalités.

La femme pourra ainsi, en ses différentes qualités, faire une heureuse synthèse de toutes ces cultures, assurer sa propre évolution et exercer une influence positive sur la bonne marche de la société, de l'humanité ; afin que Nzambi A Mpungu Tulendo délivre ce peuple par sa puissance et le dirige vers la demeure de sa gloire. Son action pourra se faire à deux niveaux : D’une part au niveau individuel, par le travail et l'exemple dans son entourage, qu'il soit professionnel ou familial et d’autre part au niveau collectif, dans des cadres structurés de réflexion et de recherches à travers la communication et la sensibilisation.

Nos différentes traditions étant très riches en enseignements, nous pourrions faire une étude comparative afin de dégager les similitudes éventuelles ou les différences enrichissantes et renforcer l'une par l'autre afin d'en tirer le meilleur parti car la maison de Nzambi A Mpungu est appelée une maison de prière pour tous les peuples. Cela suppose, de notre part, une imprégnation réelle de nos propres traditions.

On trouve parfois les traces de sa propre vie dans les mots, maux, des autres et, à ce moment, on ne peut plus se séparer de ces phrases qui donnent à vivre la nostalgie de nos douleurs, de nos amours, de notre enfance.

Maman morte, c’est un plaisir de te faire vivre, gardienne des enfants, te faire vivre, un peu encore avant de te rejoindre bientôt. On aime sa mère presque sans le savoir, et on ne s'aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière.

Maman morte, c’est mon lamentable mystère pour ne t’avoir pas entièrement perdue. Mais, c’est surtout à travers la mythologie que j’esquisserai une image de cette mère, de ma mère, de nos mères.

Il est des symboles immanents. Celui de la mère s’impose évidemment comme indispensable. Le terme de mère est utilisé métaphoriquement pour désigner :

  • NGUDI : « Une Basse », instrument le plus grave d'une famille donnée, flûte basse, Guitare basse, instrument le plus grave de la famille des guitares.
  • « La source ou la créatrice », ce qui est premier dans la vie de quelqu'un, la langue maternelle, maison mère ;
  • « L’alma mater », cette expression fait référence à la mère nourricière ;
  • « NGUDI YAKA », en kongo, autrement dit en français « très gros manioc » ;
  • « YAKA DIA NGUDI » ou « YAKA DIA MAMA » pour designer l’aliment de base ;
  • « NGUDI A MUNTU BWEKI MESO, ZAYA VO DIAMBU DIA NGUDI », autrement dit en français : si les yeux d’un sage rougissent, il s'agit d'une situation difficile.
  • « NGUDI NGANGA », le responsable de la communauté.

Le mythe de la mère sera donc celui de toutes les cosmogénèses et anthropogenèses. Prenons quelques exemples parmi d’innombrables.

« MAMA WA NDOMBI », femme noire du bois sacré qui parle aux esprits ;

« MA WARIKETA » profil de la Dame de la Lune très généralement féminine, représentant le courage et la force.

Dans cette vision, la mère est ce rempart qui nous garde en deçà de l’âge adulte, qui nous préserve de notre propre mort.

Les ancêtres disaient que « pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. J'ai été une enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas ».

Nous constatons que, dans la nature, Nzambi A Mpungu Tulendo a presque tout créé en double. Voici, ci-après quelques exemples :

Le ciel et la terre ; La lumière et l’obscurité ; le jour et la nuit ; La vie et la mort ; le juste et le faux ; le positif et le négatif ; le vice et la vertu ; la vérité et le mensonge ; l’homme et la femme.

Qu’il en soit ainsi.

 

Il était une fois, un roi qui s’ennuyait en compagnie de ses courtisanes décida de parcourir son royaume à la recherche d’une seconde épouse.

Quand il passait dans les villages de son royaume, le roi ne voyait que des femmes qui ne lui convenaient pas. Les femmes sans mari, trop jeunes ou trop âgées, étaient trop bavardes ou trop curieuses, trop coquettes ou trop sérieuses.

Un jour, après avoir visité tous les villages connus de son royaume, le roi, encore plus las qu’au début de sa quête, décida de rentrer à sa cour. Près d’un village perdu que nul ne connaissait dans son entourage, un vieillard, attiré par le nuage de poussière que soulevaient les montures du cortège, s’approcha et interrogea un des courtisans qui se tenait en avant-garde de la troupe : D’où venez-vous, avec vos visages si fatigués ?

Nous cherchions une seconde épouse du roi. Dans ce royaume, aucune ne lui convient. Nous rentrons à la cour,  tristes et fatigués.

Le vieillard observa l’homme avec méfiance mais finit par lui dire, je peux faire quelque chose pour le roi ; mais il faut me promettre de toujours protéger la femme que j’indiquerai, si le roi l’accepte comme seconde épouse.

Le courtisan, trop heureux d’entrevoir la fin de ses peines, s’empressa d’accepter et convainquit le roi et ses compagnons, malgré leur lassitude, de se rendre dans un groupe de cases qu’ils apercevaient à l’orée du village.

Prudent, cependant, le roi voulut observer sans se faire connaître, cette nouvelle prétendante. Quand il eut enfilé les guenilles qu’un pauvre paysan lui avait cédées, il s’approcha de la case, en prononçant les formules d’usage pour réclamer l’aumône.

Une jeune femme sortit et lui fit signe de s’asseoir, en lui présentant une calebasse.

Le roi comprit bien vite qu’il avait devant lui, la seconde épouse pour laquelle il avait parcouru tout le royaume. Elle chanta en balayant le sol pendant qu’il buvait lentement son vin de palme et elle ne prêta pas l’oreille aux propos malveillants d’une de ses voisines qui s’entendaient par-delà les murs de la cour.

Le roi fut séduit par tant de gaité, de sérieux et de discrétion et, après avoir revêtu ses habits somptueux, il vint lui demander de l’épouser. La jeune femme pris un temps de réflexion, accepta et suivit le cortège.

Dans sa nouvelle demeure, la jeune femme surprit tout le monde, aucun de ceux qui visitaient la cour, princes ou paysans, ne la vit participer à une conversation ni donner son avis, comme si elle restait sourde aux propos qui se tenaient devant elle.

Tous d’ailleurs, répétaient à qui voulait l’entendre, « le roi a épousé une sourde ! ».

Mais le roi appréciait la discrétion de sa nouvelle épouse et avait pris plaisir à écouter sa belle voix, comme quand elle avait chanté devant lui, devant sa case ; alors il laissait dire. Cela ne fit que renforcer la jalousie de sa première épouse, dont le mauvais caractère n’avait cessé d’empirer.

La femme méchante et criarde commença un jour par tuer toutes les poules du roi. Le roi, furieux, s’emporta et demanda : Qui a tué mes poules ?

C’est la sourde, répondit la première femme.

Alors le roi déclara : On ne suit pas les paroles d’une sourde, il faut les jeter en brousse.

Un autre jour, la jalouse tua le chien de garde du roi. Comme elle venait lui annoncer la mort de son fidèle gardien, le roi s’emporta encore : Qui a tué mon chien ?

C’est encore la sourde, répondit-elle.

On ne suit pas les paroles d’une sourde, dit le roi, jetez-les en brousse.

Une autre fois, la méchante femme tua le meilleur cheval du roi. Affligé par cette nouvelle épreuve, la mort de son animal, celui-ci demanda : Qui a tué mon cheval ?

C’est toujours la sourde.

Mais il se contenta encore de répéter : On ne suit pas les paroles d’une sourde, il faut les emporter en brousse.

Plus tard, la jalousie de la mauvaise femme lui fit perdre toute raison et c’est son propre fils qu’elle tua, elle fit transporter son cadavre dans la case et se mit à pleurer.

Pourquoi pleures-tu ? demanda le roi qui avait entendu ses plaintes.

La sourde a tué mon enfant.

Le roi décida alors de punir cette femme qui tuait, les uns après les autres, animaux et personnes de son entourage. Il appela donc deux de ses fidèles courtisans, « MAYELA, l’intelligent et NDUENGA, le sage ».

Sa majesté, que ta vie soit longue ! Nous voici, répondirent les deux hommes.

Cette femme, cette méchante sourde, prenez-la pour la tuer en brousse !

Mais NDUENGA, le sage, était ce courtisan qui avait promis de protéger la seconde épouse du roi. Il feignit cependant d’obéir aux ordres de son maître et prit son sabre.

En compagnie de MAYELA, l’intelligent, il entraîna donc la sourde en brousse.

Convaincu de l’innocence de la femme qu’ils devaient faire mourir, il prit le temps de dévoiler son ancienne promesse à son compagnon.

Celui-ci savait déjà qu’elle était victime de la jalousie de la première épouse et accepta de la sauver.

Connais-tu le chemin de ton village natal ? demandèrent les deux compagnons à leur victime.

Oui, je connais la route pour y aller, répondit la jeune femme.

Va t’y réfugier. Nous saurons comment faire croire au roi que nous t’avons fait disparaître.

S’entaillant légèrement le bras, ils enduisirent leur sabre de sang et rentrèrent pour rendre compte au roi de leur mission. Ils avaient bien tué la sourde, le sabre ensanglanté en témoignait.

Mais, la pauvre femme qui était revenue enceinte dans son village, accoucha d’un garçon.

Le temps passa, l’enfant grandit, sa mère lui acheta des instruments de musique fabriqués avec des calebasses, et lui apprit une chanson.

Quand le jeune homme la sut parfaitement, sa mère lui dit, regarde cette route, si tu la suis, elle te mènera jusqu’à la porte de ton père.

Là-bas, vit une mauvaise femme. C’est elle qui m’a séparée de ton père. Quand tu y seras, tu chanteras la chanson que je t’ai apprise.

Le moment venu, le jeune homme s’en alla à la cour du roi, son père, et entonna sa chanson. Dès qu’il l’eut entamée, la première femme du roi, la coépouse de sa mère, le maudit et le chassa.

Mais, sans se lasser, le lendemain il revint et répéta sa chanson.

La mauvaise femme le chassa à nouveau, en le maudissant.

Il rencontra alors une vieille femme qui lui demanda : D’où viens-tu ? Je dois mendier pour vivre, répondit-il.

Est-ce que tu peux m’indiquer un lieu pour dormir ? Oui, ici il y a une case où tu peux te reposer.

Le jeune homme déposa ses instruments et s’endormit.

Le matin, il retourna chez le roi et commença à chanter.

La première femme du roi le maudit encore et elle était sur le point de le renvoyer à nouveau, quand le roi l’aperçut et l’interrogea : Sais-tu chanter ?

Oui sa Majesté, je sais chanter, mais ta femme m’empêche de le faire.

N’aie pas peur, chante !

Le roi écouta le chant de la sourde et lui dit : Vraiment tu sais chanter ! D’où viens-tu ?

Le jeune homme répondit sans hésiter et le roi constata qu’il venait du village où il avait trouvé sa seconde épouse qu’on surnommait la sourde. Il lui demanda alors le nom de sa mère. On la surnomme la sourde, répondit-il.

« MAYELA », et « NDUENGA », cria le roi.

Sa Majesté, que ta vie soit longue !

Est-ce que vous aviez bien, autrefois, fait disparaître la femme qu’on surnommait la sourde ? Non, répondirent-ils pleins de crainte ; nous n’avons pu nous y résoudre.

Vous avez bien fait.

Voyez-vous ce jeune homme ? C’est le fils de cette femme. Allez me la chercher dans son village. Quant à ma première femme, mettez-la à mort.

Celle qu’on surnommait la sourde fut vite retrouvée et dit aux messagers du roi : Je veux bien revenir, mais je ne retournerai pas à pied chez le roi, mon époux. On lui trouva alors une monture et on déroula un tapis depuis sa case jusqu’au palais royal.

Qu’il en soit ainsi.

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Désormais à Brazzaville, les auditeurs de la Radio-télévision Kimbanguiste (RATELKI) seront ravis de ce nouveau média

Publié le 11 Octobre 2022 par André LOUNDA dans Religion

La RATELKI, en République du Congo, son inauguration a eu lieu le samedi 08 octobre 2022 au Centre d’accueil de la Paroisse Kimanguiste du Plateau des 15 ans de Brazzaville. La cérémonie y relative s’est déroulée sous le patronage du Chef Spirituel, Représentant Légal de l’Eglise de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon KIMBANGU, sa divinité l’Eminence Simon KIMBANGU KIANGANI. C’était en présence du Représentant du Président de la République, Chef de l’Etat, Ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lezzin MOUNGALLA.

Sitôt l’autorisation donnée, les fidèles de l’Eglise kimbanguiste sous la houlette de leur Chef spirituel, représentant légal, Simon KIMBANGU KIANGANI, ont lancé le 24 juillet dernier une quête pour l’obtention de quinze millions (15.000.000) de FCFA comme cahier des charges pour couvrir ce besoin, celui de l’achat du matériel et de l’implantation de cette chaine de radio.

Aujourd’hui, la RATELKI émet dans le Centre d’accueil et administratif au siège national, Paroisse Kimbanguiste du Plateau des 15 ans situé derrière l’Hôtel de la  préfecture de Brazzaville, à travers la fréquence 93.8 Mhz pour la radio  et le canal 47 TNT pour la télévision. Financés sur fonds propres de l’église Kimbanguiste, ces deux médias (radio et la télévision) vont se consacrer essentiellement de leurs grilles des programmes à la vulgarisation des activités spirituelles, à l’éducation chrétienne et à la diffusion des activités agricoles de Kounzoulou, dans la sous-préfecture de Ngabé dans le département du Pool.

Les deux entités sont logées dans un  bâtiment R+1 où sont aménagés, pour le compte de la télévision, une salle de rédaction, une régie télé, un plateau des émissions télévisées, un plateau journal, une régie d’enregistrement, une salle de montage vidéo, une salle de production, une salle des émetteurs, une salle de maquillage et une cafétéria.  S’agissant de la radiodiffusion, selon la Directrice générale, de la RATELKI Brazzaville, Ulrich NKAZI, il est prévu, entre autres, une salle de montage audio, un plateau des émissions radio, une régie radiophonique ainsi que des bureaux administratifs. Au plan technique, la RATELKI est alimentée par un pylône de cinq mètres de hauteur bien équipé, émettant sur un rayon de 100 km.

A cet effet, le Ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lezzin MOUNGALLA après la coupure du ruban symbolique et le dévoilement de l’enseigne de ce nouveau média, s’est dit heureux du lancement de ce nouveau média. « Je ne puis, pour la circonstance, qu’être heureux de ce que notre paysage médiatique s’est doté d’une chaîne de télévision et d’une radio, RATELKI, qui vont enrichir la qualité des programmes, à travers leurs émissions qui  ne seront pas seulement religieuses, j’imagine, mais aussi éducatives. Ces deux médias vont donc améliorer le paysage audiovisuel de notre pays », a-t-il indiqué.

 

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Les fidèles de la communauté Ngunza-Matsouanistes ont célébré la fête des Mamans

Publié le 15 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Religion

 

« Mythe de la Femme, Tout est au Féminin », c’est sur ce thème que les mamans de la communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste ont célébré les 11 et 12 septembre 2022, la Fête de la Femme Ngunza-Matsouaniste au temple Kinata de Bacongo à Brazzaville.

En effet, à cette occasion le samedi 11 septembre 2022, les femmes de ladite communauté ont suivi tour à tour au cours d’une conférence-débats riche en enseignement des thèmes suivants : LES MYTHES, LES LÉGENDES, LES PROVERBES ET L’INSTRUCTION ; LA FEMME ET LE NGUNZA ; EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ? De 9 heures à 12 heures, au cours des séances de prières trois  thèmes ont été développé par les mamans MA NOUNOU J. et LIKIBI BUNA. Et de 13 heures à 17 heures, elles ont suivis des communications développées par maman BANZOUZI G. sur «  LE ROI ET SA FEMME » et « LA GROSSE SILURE ET LA PETITE SILURE », par maman MASSENGO MBEMBA.                                                                                       

Pour les Ngunza-Matsouanistes, c’est autour  de simple proverbe, de petite histoire, de chants se cacherait en réalité un enseignement spirituel. Ils ont ensuite voyagé et se sont inspirés les uns les autres.

Quel est le but d'un mythe ?

Un mythe est conçu dans l'intention d'expliquer la cause de phénomènes connus. La vérité du mythe concerne la réalité de l’être et non l’authenticité de l’événement. Un mythe explique à la femme ou à l'homme les principes qui guident sa vie terrestre, partant de la création pour expliquer des réalités présentes dans sa vie. Le mythe explore la naissance des astres, des races, des règnes, et s’efforce de souder des mystères et des mondes. NTELAMIO, un citadin qui n’a jamais séjourné dans un village, ignorait l’existence des femmes de nuit, ou des maris de nuit. Il a demandé à ses parents ce qu’ils pouvaient lui dire à ce sujet : ceux-ci ont répondu que c’était une croyance de la ville, qui n’avait pas cours au village. 

Les ancêtres disaient, « NSI YE NA BA MFUMU, NGO KA YOKO NKANDA KO » ; autrement dit en français, « dans le pays où il y a des chefs, le léopard ne peut être brûlé avec sa peau ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, nous devons vivre le bon moment présent.

Si je choisis une des contradictions et que je ne comprends pas son opposé, je n’enveloppe pas la Vie dans sa totalité et je me trouve en fait paralysé, incapable d’intégrer les contraires.

Dans le monde relatif, une chose ne peut exister sans son contraire.

Choisir dans ce qui est un pôle duel, sans son pôle complémentaire, c’est être incapable d’accepter ce qui est, c’est refuser la réalité.

MAMA, TATA, souviens-toi que, Nzambi A Mpungu Tulendo créa Femme et Homme.

Ah ! Ma mère ! Quel étrange accident ! Exclama un enfant ; les femmes sont créatrices et actrices incontournables dans tous les secteurs socio-économique et culturel.

MAMA, TATA, souviens-toi que, la voie de l’élévation se trouve dans la cohésion.

Tu es avant tout une personne qui défend une cause car tu la considère comme juste et primordiale.

Cela s’inscrit dans la durée ; ne te se laisse pas démonter par les obstacles et les déceptions car tu sais que les droits, et avancées sociales, qui ont eu lieu dans le monde sont le résultat d’efforts de celles et de ceux qui nous ont précédés.

"Formons une véritable chaîne de solidarité dans la complémentarité".

L’un de nos principes fondamentaux est l’éducation ; enseigner aux êtres humains à s’aimer, à s’entraider et à s’associer pour vivre en parfaite harmonie.

MAMA, TATA, à ses enfants, il faudra donner des racines et des ailes.

La perfection est de donner des ailes à la détermination, au dévouement et à la discipline.

Sommes-nous acceptées en tant que telles ?

Dans certains milieux, nous vivons plusieurs formes de rejet ; notamment le rejet collectif.

Jusqu’à ce jour, certains hommes, par leur conviction personnelle, refusent la parole aux femmes, s’opposent à celles-ci lorsque elles occupent certains postes de responsabilité, bien que les ancêtres fissent confiance aux femmes, c’est à peine si nous ne profanons les lieux de kimoko.

C’est à tous ceux-là surtout que nous nous adressions en définissant, plutôt en rappelant ce qu’est la Femme.

« La femme est celle qui donne la vie, éduque et donc initie ».

Elle est à la fois : L’épouse, La mère, La sœur, La tante, La grand-mère.

« La Femme est avant tout gardienne de la Tradition ; cette Tradition qui est la base même de la vie sociale et qu’elle a le devoir de perpétuer en la transmettant à la descendance ».

Qu’il en soit ainsi.

 

D’après l’oratrice, dans nos sociétés, la femme a toujours pris une part active à tout ce qui touche à la vie de la famille, du pays. Il faut découvrir ce qui nous donne des ailes pour prendre son envol.

Je me fais un idéal mais la dualité est toujours au centre de ma vie. La vie est un choix qui exclut son contraire. Je veux le plaisir, sans la douleur. Je veux l’ordre, mais pas le désordre. Je veux la paix, mais pas le conflit. Je veux la liberté, mais pas la servitude. Je veux le bien sans le mal.

Dès les origines de l’humanité, la femme et l’homme, ont été créés dans le but précis de se compléter en ne formant qu’une seule chair, dont l’homme est la tête et la femme le cœur.

L’homme a la force physique, la femme a la force morale ; l’homme gouverne le foyer, la femme prend soin de ces membres ; l’homme est le feu, « BAKALA » en kongo, qui brûle à la fois d’amour, de joie ; la femme est l’eau, « NKENTO » en kongo, plein de douceur ; le courage, la force et le travail soutiennent son âme. Il est dit, « le sexe fort, c’est la Femme ».

Pour notre marche spirituelle, nous disposons d'un enseignement graduel basé sur des symboles qui concourent à l'assimilation et l'application des trois principes qui sont : la Liberté, la Connaissance et le Travail, comme définit par Mfumu Matsoua.

Grâce à l'enseignement graduel, nous pouvons :

Travailler sur nous-mêmes en nous débarrassant des faiblesses ; Observer, écouter, apprendre, méditer, afin de nous permettre de recenser les fléaux qui ravagent notre société : maladies, dictatures, guerres fratricides, fanatisme, drogue, malnutrition...

Il est important de procéder à ce travail de recensement car, n'oublions pas que faire l'effort de connaître l'origine d'un mal et les raisons de son existence actuelle, équivaut à un grand pas vers sa suppression.

Le bon sens du travail et la méthode, nous permettront, par la suite, d'entreprendre et d'exercer une action efficace, et ceci est très important pour notre développement.

Nous devons coordonner toutes ses actions en assemblant et harmonisant les différents courants. Puis à partir de là, nous pourrons partager notre expérience, former, transmettre cette lumière divine pour devenir des enfants de la lumière.

EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ?

MAMA, TATA, vous aurez constaté que tout ce qui précède ne porte aucun cachet féminin.

Rien ne peut arrêter la volonté d'évoluer ; les femmes comme les hommes peuvent avoir les mêmes capacités et le même enseignement.

MAMA, TATA, souviens-toi que, « MFUMU », le chef, doit être honoré et que nul ne peut dire des plaisanteries ou des mensonges à son sujet. Ceci est valable pour la femme comme pour l’homme. Si une femme sort trop sa tête comme, disait mbuta Massengo, c’est qu’elle a beaucoup d’argent ou encore qu’elle est sorcière. La femme, c’est l’amour dans le ménage.

La personne du « Mfumu » est sacrée et personne n'est autorisé à lui faire violence.

MAMA, TATA, souviens-toi que, celle ou celui qui salue doit avoir ses genoux fléchis. Il est dit en kongo, « WA KUNDA MFUMU BUKUNA MAKOLO ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, quand on vient auprès de « Mfumu », le chef, en plus de fléchir ses jambes, en « KUNDA », c'est-à-dire, battre ses mains en signe de grande révérence. « Celle ou celui qui dit au revoir au « Mfumu » plie ses genoux », « WATELA MFUMU MU SAALA, KUULU SE ». 

MAMA, TATA, c'est ensemble que nous nous heurtons, en tant qu’humain aux problèmes de la société, au sous-développement et à ses diverses implications.

MAMA, TATA, c’est à toute femme ou à tout homme qui a, que l’on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré.

Nous voulons tout simplement exprimer qu'au vécu collectif et commun des situations que nous rencontrons, correspondent certainement des approches diversifiées de solutions selon leur origine masculine ou féminine.

Il s'agit pour nous d'œuvrer aux côtés des femmes compétentes ou des hommes de bonne foi, pour le bien-être général et l'évolution de nos sociétés. L’accession de la femme aux postes responsabilité appropriés doit être saluée ; c’est la complémentarité.

La femme c’est comme une ampoule ; lorsque elle est allumée, la maison est pleine de lumière ; mais lorsque l’ampoule grille, tout devient sombre dans la maison.

Qu’il en soit ainsi !

 

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IN MEMORIAM : 2012-2022, Célébration de l’eucharistie pour le repos de l'âme de Gérard BITSINDOU « Ya Gérard »

Publié le 29 Août 2022 par André LOUNDA dans Religion

Voici 10 ans que Gérard BITSINDOU, « Ya Gérard » a quitté la terre des hommes pour l’éternité et le repos en Dieu en sa mémoire, une messe d’actions de Grâce a été dite le samedi 27 août 2022 en l’église Saint-Paul de Madibou, Arrondissement 8, de Brazzaville.

Au cours de cette messe demandée par sa fille unique Andrée Carole,  le Curé de la Paroisse a édifié l’auditoire sur les promesses du Christ derrière la mémoire de Gérard BITSINDOU en se basant sur l’amour de Dieu, une belle manière de rendre hommage à Gérard BITSINDOU tout en implorant la miséricorde de Dieu. Si le grain de blé que l’on met en terre refuse de mourir, la moisson de l’espoir des hommes ne pourra jamais fleurir.

Pour YOULOU BAKIT dans son témoignage a fait savoir que, Gérard BITSINDOU, l’ancien Président de la Cour Constitutionnel est le compositeur de « Pasi ya pamba », « L'Amore » et bien d’autres chansons célèbres en Italien et en Lari, il fut membre du « Club Kallé »de Brazzaville et de l' African-Jazz « Mokili Mobimba » et « Matanga »,de 1962 à 1966, également il est l'auteur-compositeur du grand succès « Bunsana mama » et « Lolita » de l'African-Jazz.

Né à Kaka dans le Département du Pool, le 15 novembre 1941, très tôt il rentre dans les rouages de l’administration (dès 1969) d’abord en qualité de rond-de-cuir, ensuite en tant que dur à cuir qu’aucun gouvernement n’aura jamais déboulonné. Il a exercé sans interruption ses charges au point d’être représentatif au Congo de ce que les sociologues désignent « phénomène bureaucratique » avec ce que cela suppose comme manipulations des hommes. Ce trait intéressa un obscur ministre de la Défense en 1976 qui jeta son dévolu sur lui. SASSOU N’GUESSO et c’est lui qui  fit de lui son « petit de confiance  ». Depuis, le duo fut inséparable. Sa mort dans la nuit de dimanche 26 août 2012 à Paris a fait beaucoup de bruit dans le milieu congolais en France.

 

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le coup de gueule de Mgr Bienvenu contre les maux qui freinent la foi en milieu chorale

Publié le 26 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Religion

le coup de gueule de Mgr Bienvenu contre les maux qui freinent la foi en milieu chorale

 

 

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Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU, l'Archevêque Métropolitain de Brazzaville invite les dirigeants de la Chorale TANGA NI TANGA à remettre les compteurs à zéros pour un nouveau départ

Publié le 21 Août 2022 par André LOUNDA dans Religion

C'est à l'occasion de la célébration des 3 jubilés de la Chorale TANGA NI TANGA de la Paroisse Saint-Pierre Claver de Bacongo à Brazzaville, le dimanche 21 août 2022 dans ladite Paroisse au cours d'une Messe d'Actions de Grâces dite par Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU, Archevêque métropolitain en présence de Giresse YOUNGA, Curé de la Paroisse, d'autres Pères et Diacres. Cette Messe d'Actions de Grâce dite à l'occasion de la célébration concomitante des 3 jubilés à savoir: Diamant pour les 60 ans, Platane pour les 61 ans et Ivoire pour les 62 ans de la Chorale TANGA NI TANGA, Fête placé sous le thème: «  Choriste de TANGA NI TANGA qu’as-tu fais de ton engagement à servir le Christ dans la Chorale ».

L’Archevêque Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU dans son homélie a premièrement souhaité Bon Anniversaire aux choristes de ladite chorale et puis, il a rappelé que l’anniversaire d’une chorale est un moment important dans la vie d’une Paroisse et d’un diocèse. Car cela fait des voix qui chantent Dieu à travers des artistes, des chefs des chœurs, des techniciens appelés communément, Directeur Technique. C’est la fête des hommes et des femmes volontaires qui participent à la beauté de la liturgie. Volontaires, dans volontaire, il y a volonté. Et la volonté, c’est vouloir ! Je veux chanter Dieu personne ne m’oblige à venir, je ne viens pas pour plaire, je viens par amour pour mon Dieu. Il s’agit d’un moment important qui s’inscrit dans notre mémoire. « Hier frères et sœurs, c’était l’Anniversaire de la Chorale SIMBIDILA mieux vaut tard que jamais, je voudrais leur souhaité aussi un Bon Anniversaire », a souligné l’Archevêque.

Poursuivant, il a laissé entendre qu’aujourd’hui, c’est TANGA NI TANGA qui est à l’honneur du haut de ses 62 ans.  60, 61, 62. Certes, c’est un moment festif incontestable moment de fête. Mais il s’agit surtout d’un moment qui offre à tous les choristes l’occasion de revisiter les sens de la chorale, c’est l’occasion. Nous saisissons cette occasion de juguler de joie pour revisiter ce que nous sommes ! Qui sommes-nous ? C’est l’opportunité d’un ressourcement dans l’identité même d’une chorale dans l’église catholique. « Nous sommes une chorale ! Il y a plein des chorales mais nous sommes une chorale située dans l’église catholique. Nous ne sommes pas n’importe quelle chorale, nous sommes une chorale située dans l’église catholique. Nous ne mettons pas en question les autres chorales mais nous nous sommes une chorale catholique. Votre jubilé chorale TANGA NI TANGA me mène à faire un petit partage axé sur 3 points, 3 petits points : le premier point, c’est l’Action de Grâce, c’est ça le jubilé, rendre grâce. Oui TANGA NI TANGA rendons grâce à Dieu pour cette belle grotte ce grand monument merci pour la mise en œuvre des talents, des grands dirigeants que cette chorale a connu. La paix du Christ, amen ! Vous ne me connaissez peut-être pas ! C’est ça ! Peut-être pensez-vous que j’invente les choses et que je ne connais Saint-Pierre !», a déclaré Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU. A titre de rappel, l’Archevêque a fait savoir : « moi, j’ai vécu dans la rue Alfassa et je tourniquais auprès des pères du Saint sacrement vous comprenez cela, j’étais avec l’Abbé chaleureux qui m’amenait ici voir le frère Marcel parce que je voulais être prêtre et le frère Marcel m’a expliqué  que nous allons au Canada, en France, partout et j’ai dit ah, ce n’est pas chez-moi ! Je me suis fait prêtre pour travailler chez-moi. Vous comprenez cala ? », a-t-il ajouté.

Poursuivant son propos« J’ai admiré TANGA NI TANGA depuis avant d’aller au séminaire. Merci pour les talents de chacune et chacun de vous au service de la liturgie TANGA NI TANGA et bien d’autres chorales tel que SIMBIDILA, ADS, CHRIST-ROI, NGUNGA, SAINT ODILE, Les PIROGUIERS et les autres chorales de l’archidiocèse et d’ailleurs du Congo sont des merveilles. Ces chorales sont des merveilleuses énergies d’incroyables voix déployées pour la  gloire de Dieu et la joie des hommes. Lorsque le chant est beau, lorsque c’est bien exécuté, ça élève l’âme et le cœur de l’homme est content. Merci pour votre vaste répertoire qui va de l’inspiration sacrée de l’église en passant par l’inspiration  traditionnelle autochtone de chez-nous, l’inspiration classique jusqu’à l’inspiration de la musique moderne. Cela nous permet de rejoindre un très grand auditoire et d’abreuver une soif musicale faisant partie de notre culture congolaise », a fait remarquer Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU.

« Chère TANGA NI TANGA, un grand merci, un sincère et bravo pour votre belle performance. J’en sais quelque chose. Je n’ai jamais chanté dans aussi une grande chorale, je ne chantais que dans des petites chorales au Séminaire Saint Jean vous me comprenez ? Et depuis un tout petit peu dans la chorale MAGNIFICAT à Moukondo. Vous êtes une performance, vous avez une histoire. Je tiens à souligner le très-très grand dévouement de chaque membre de la chorale et l’excellent travail de chaque choriste. Je ne m’en voudrais de ne pas souligner le travail de pionnier effectuer par ceux qui ont fait la gloire de TANGA NI TANGA parmi lesquels : Bruno BACONGO ; Rémy MOUNIGUISSA « Magory » le John Litleton congolais, NGOMA Maringa…etc. La messe de onze heures ça remuait lorsque TANGA NI TANGA chantait et aussi, s’il y a des beaux chants comme je le disais et une belle homélie qui peut prendre une heure de temps et qui n’ennuie pas les gens et qui aussi est bien suivi par les gens, vous sortez de là requinquer par la Parole de Dieu. Je voudrais aussi remercier tous les chrétiens de Saint Pierre Claver pour l’intérêt porté aux chorales et particulièrement aujourd’hui à TANGA NI TANGA. Enfin, un grand merci à chacun et à chacune d’entre vous des chorales sœurs de Pointe Noire, aujourd’hui, CHRIST ROI et d’autres peut-être qui sont là ! Et on ne m’a pas signalé leur présence si vous êtes là merci à vous aussi ! Vous en signe de solidarité, vous avez fait le déplacement pour venir prier et célébrer avec nos frères et sœurs de TANGA NI TANGA », a loué l’Archevêque.

S’agissant du deuxième point de son message, l’Archevêque a fait savoir qu’il nous a été donné dans l’évangile du jour : Une Action de Grâce et maintenant la Porte étroite. « Jésus dit : efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car je vous le déclare beaucoup chercherons à y entrer et n’y parviendrons pas. Jésus évoque une porte étroite mais qu’est-ce que cela veut dire ? Amen ! Au petit séminaire lorsque nous avons lu cet évangile, il y avait une confusion après la messe les petits fretins du séminaire, les petits séminaristes qui avaient onze ans, 12 ans et 13 ans ils ont dit Père la porte étroite, c’est quoi ? Et puis avant de répondre, il y a un tout petit aussi qui répondait : ça veut dire que la porte est petite. ...(à suivre)

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Le Grand Feu de Koubola, célébration de Mama KIMPA VITA

Publié le 14 Juillet 2022 par André LOUNDA dans Religion

 

« Le Feu de la Purification », constitue le thème d’une rencontre spirituelle  en  mémoire de KIMPA VITA, l’Héroïne du Royaume Kongo qui fut brûlé par les Portugais. Organisée par la Communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste du 02 au 03 juillet 2022 au village Koubola a connu la participation de plusieurs fidèles, dont deux  pèlerins venants de l’Angola et une dame de France. Au menu de cette grande retrouvaille,  le premier jour à partir de 10 heures, un grand concert a été animé, des scènes théâtraux ont été présenté, des poèmes et bien d’autres formes d’animation. Le tout couronné par une nuit de prière autour d’un bûcher de 22 heures à l’aube.

Autour du bûcher, s’enchaînent rondes, danses, marches, chant, aux sons éventuels d’instruments de musique et prières. Celle-ci vient ajouter son harmonie et sa plénitude aux sons de la nature. La marche autour du feu évoque à l’évidence notre chaine de paix et d’amour, unissant, vivants et les ancêtres. Tour à tour, des orateurs et oratrices ont donné quelques enseignements sur Mama KIMPA VITA, le bûcher, le feu.

Le Feu de la Tradition par TUMWA MUANGA MAZINGA,

Souvenez-vous que Tout bois devenu cendre se ressemble ! Nous sommes une buche symbolique que la flamme que la flamme de la vie consume et qui deviendra cendres. Au Ziku, les feux sont une occasion de convivialité. Nous avons déjà vu le FEU transformer radicalement la vie des femmes et des hommes embrassés par le FEU d’en-haut et nous voulons voir ce même FEU libéré en vous.

L’intelligence collective suppose le partage de l’information, le respect de règles communes afin de développer des pratiques collaboratives pour accroître la performance dont les gains seront équitablement répartis entre les différents membres engagés dans la construction. Les paysans apprenaient à gérer les saisons pour cultiver afin que la récolte soit bonne. Le FEU, c’est la joie, c’est la vie, c’est la sécurité, le confort et la détente.

Mais, il faut le maîtriser. Pour le maîtriser, il faut le connaître et le comprendre. Plus tu t’approches, tu peux te brûler, si tu t’éloignes, tu as froid. Cherche le juste milieu.

Le Ngunza est très bon observateur. Toutefois, ce qui l’intéresse n’est pas tours ce qui attire les étrangers pervers. En conséquence, les proverbes sont pour nous une tournure singulière, tandis que le cheminement de la pensée paraît parfois bizarre.

Nzambi A Mpungu Tulendo, illumine-moi de la lumière de Mama KIMPA VITA.

Nos vies sont précaires et fragiles, nous nous plaçons avec ceux ou celles que nous portons devant cette grande lumière de Nzambi A Mpungu Tulendo. Nous avons foi que Mama KIMPA VITA est une lumière du monde.

Que cette lumière nous délivre du pouvoir des ténèbres.

Par cet acte nous avons foi qu’il y a une conversion intérieure qui se produit et se concrétise avec tous nos ancêtres les plus valeureux qui sont kuna mpemba.

Mama, Tata, debout, et brisons la chaîne de la haine.

Qu’il en soit ainsi.

De sa part Mama BANZOUZI a enseigné sur  le  sous-thème : KIMPA MVITA : Un Arbre de Vie

Dans cet enseignement elle s’est exprimé en ces termes, « Souviens-toi que je suis l’arbre, par mes feuilles, je nourris l’humanité et je donne des planches », a déclaré  KIMPA VITA. A chacune et à chacun sa canne plutôt à chacune et à chacun son arbre. Nous avons tous un arbre dans le cœur. Celui de mon village était Toko centenaire ou le Kabala : Symbole ancestral de l’amour, de la liberté. Avec le bois, l’homme a façonné la porte du monde souterrain, la porte du sanctuaire de l’humanité, celle qui lui permet de rentrer en lui-même afin d’être en contact avec les ancêtres. Il est le symbole de la vie en mouvement perpétuel.

Dans le temps passé, l’arbre magique, le Toko, il est symbole de l’Univers. On fabrique le mortier et pilon , des couverts, des ponts, des représentations spirituelles, etc. L’arbre est lui-même un pont entre une réalité spirituelle invisible et une réalité concrète et sensible. Pour toucher le cœur de l’arbre, il faut apprendre à percer les écorces, de l’aubier tendre au cœur dur. En effet, l’aubier est la partie tendre et blanchâtre qui se forme chaque année entre le bois dur et l’écorce d’un arbre.

La femme ou l’homme est une plante céleste. Un arbre qui ne grandit pas meurt, toute personne est sacrée. L’erreur humaine réside dans la déshumanisation. Le mal suprême de notre temps est la perte de valeurs et de repères, la perte de nos racines, désespoir, absence d’idéal auquel croire et auquel nous dévouer.

Quand l’homme avec ses deux mains n’est plus un arbre, c’est qu’il a perdu sa sève. La main droite est le symbole du soleil auquel croire et auquel nous dévouer.

Quand l’homme avec ses deux mains n’est plus un arbre, c’est qu’il a perdu sa sève. La main droite est le symbole du soleil, la main gauche représente la lune. Les Anciens imaginaient que, selon les mythes, la race humaine pouvait sortir d’un arbre ou d’une pierre.

Qu’il en soit ainsi.         

Kimpa Vita, née entre 1684 et 1686 à Mbanza Kongo (Nord-Ouest de l’Angola) et morte le 2 juillet 1706, est une prophétesse Kongo (Ethnie Esikongo dit San Salvador par les Portugais), fondatrice et dirigeante du mouvement antoinisme, qui lutta pour le retour au monothéisme Kongo, et contre la traite négrière qui sévissait au sein du royaume Kongo.

 

 

A l’approche de ses vingt ans, alors qu’elle était terrassée par la maladie, elle eut une vision et entendit une voix qui lui demandait de prêcher l’unité du royaume et la restauration de sa grandeur, de conduire le peuple et de relever les ruines de la capitale.

(Au début du dix-huitième siècle, le royaume kongo était déchiré par une guerre civile)

En 1703-1704, elle entreprit, sur le plan politique, une campagne pour le retour dans la capitale du Mani Kongo, le Roi Pedro IV. Elle appela au rétablissement de l’unité du royaume et à la restauration de Sao Salvador. Elle ne souhaitait pas que son peuple dépende des puissances coloniales, en proie à l’anarchie, au pillage et au dépeuplement de la population kongo par la traite des noirs. Elle annonçait l’avènement des temps nouveaux et le retour à l’âge d’or du royaume kongo.

Elle fût arrêtée, jugée par le Conseil Royal des Capucins italiens et condamnée avec Barro son compagnon et leur bébé à être brûlés  au bûcher dans la ville d’Evolulu 

Elle mourut le dimanche 2 juillet 1706 à l’âge de 22 ans.

  

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