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religion

Les fidèles de la communauté Ngunza-Matsouanistes ont célébré la fête des Mamans

Publié le 15 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Religion

 

« Mythe de la Femme, Tout est au Féminin », c’est sur ce thème que les mamans de la communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste ont célébré les 11 et 12 septembre 2022, la Fête de la Femme Ngunza-Matsouaniste au temple Kinata de Bacongo à Brazzaville.

En effet, à cette occasion le samedi 11 septembre 2022, les femmes de ladite communauté ont suivi tour à tour au cours d’une conférence-débats riche en enseignement des thèmes suivants : LES MYTHES, LES LÉGENDES, LES PROVERBES ET L’INSTRUCTION ; LA FEMME ET LE NGUNZA ; EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ? De 9 heures à 12 heures, au cours des séances de prières trois  thèmes ont été développé par les mamans MA NOUNOU J. et LIKIBI BUNA. Et de 13 heures à 17 heures, elles ont suivis des communications développées par maman BANZOUZI G. sur «  LE ROI ET SA FEMME » et « LA GROSSE SILURE ET LA PETITE SILURE », par maman MASSENGO MBEMBA.                                                                                       

Pour les Ngunza-Matsouanistes, c’est autour  de simple proverbe, de petite histoire, de chants se cacherait en réalité un enseignement spirituel. Ils ont ensuite voyagé et se sont inspirés les uns les autres.

Quel est le but d'un mythe ?

Un mythe est conçu dans l'intention d'expliquer la cause de phénomènes connus. La vérité du mythe concerne la réalité de l’être et non l’authenticité de l’événement. Un mythe explique à la femme ou à l'homme les principes qui guident sa vie terrestre, partant de la création pour expliquer des réalités présentes dans sa vie. Le mythe explore la naissance des astres, des races, des règnes, et s’efforce de souder des mystères et des mondes. NTELAMIO, un citadin qui n’a jamais séjourné dans un village, ignorait l’existence des femmes de nuit, ou des maris de nuit. Il a demandé à ses parents ce qu’ils pouvaient lui dire à ce sujet : ceux-ci ont répondu que c’était une croyance de la ville, qui n’avait pas cours au village. 

Les ancêtres disaient, « NSI YE NA BA MFUMU, NGO KA YOKO NKANDA KO » ; autrement dit en français, « dans le pays où il y a des chefs, le léopard ne peut être brûlé avec sa peau ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, nous devons vivre le bon moment présent.

Si je choisis une des contradictions et que je ne comprends pas son opposé, je n’enveloppe pas la Vie dans sa totalité et je me trouve en fait paralysé, incapable d’intégrer les contraires.

Dans le monde relatif, une chose ne peut exister sans son contraire.

Choisir dans ce qui est un pôle duel, sans son pôle complémentaire, c’est être incapable d’accepter ce qui est, c’est refuser la réalité.

MAMA, TATA, souviens-toi que, Nzambi A Mpungu Tulendo créa Femme et Homme.

Ah ! Ma mère ! Quel étrange accident ! Exclama un enfant ; les femmes sont créatrices et actrices incontournables dans tous les secteurs socio-économique et culturel.

MAMA, TATA, souviens-toi que, la voie de l’élévation se trouve dans la cohésion.

Tu es avant tout une personne qui défend une cause car tu la considère comme juste et primordiale.

Cela s’inscrit dans la durée ; ne te se laisse pas démonter par les obstacles et les déceptions car tu sais que les droits, et avancées sociales, qui ont eu lieu dans le monde sont le résultat d’efforts de celles et de ceux qui nous ont précédés.

"Formons une véritable chaîne de solidarité dans la complémentarité".

L’un de nos principes fondamentaux est l’éducation ; enseigner aux êtres humains à s’aimer, à s’entraider et à s’associer pour vivre en parfaite harmonie.

MAMA, TATA, à ses enfants, il faudra donner des racines et des ailes.

La perfection est de donner des ailes à la détermination, au dévouement et à la discipline.

Sommes-nous acceptées en tant que telles ?

Dans certains milieux, nous vivons plusieurs formes de rejet ; notamment le rejet collectif.

Jusqu’à ce jour, certains hommes, par leur conviction personnelle, refusent la parole aux femmes, s’opposent à celles-ci lorsque elles occupent certains postes de responsabilité, bien que les ancêtres fissent confiance aux femmes, c’est à peine si nous ne profanons les lieux de kimoko.

C’est à tous ceux-là surtout que nous nous adressions en définissant, plutôt en rappelant ce qu’est la Femme.

« La femme est celle qui donne la vie, éduque et donc initie ».

Elle est à la fois : L’épouse, La mère, La sœur, La tante, La grand-mère.

« La Femme est avant tout gardienne de la Tradition ; cette Tradition qui est la base même de la vie sociale et qu’elle a le devoir de perpétuer en la transmettant à la descendance ».

Qu’il en soit ainsi.

 

D’après l’oratrice, dans nos sociétés, la femme a toujours pris une part active à tout ce qui touche à la vie de la famille, du pays. Il faut découvrir ce qui nous donne des ailes pour prendre son envol.

Je me fais un idéal mais la dualité est toujours au centre de ma vie. La vie est un choix qui exclut son contraire. Je veux le plaisir, sans la douleur. Je veux l’ordre, mais pas le désordre. Je veux la paix, mais pas le conflit. Je veux la liberté, mais pas la servitude. Je veux le bien sans le mal.

Dès les origines de l’humanité, la femme et l’homme, ont été créés dans le but précis de se compléter en ne formant qu’une seule chair, dont l’homme est la tête et la femme le cœur.

L’homme a la force physique, la femme a la force morale ; l’homme gouverne le foyer, la femme prend soin de ces membres ; l’homme est le feu, « BAKALA » en kongo, qui brûle à la fois d’amour, de joie ; la femme est l’eau, « NKENTO » en kongo, plein de douceur ; le courage, la force et le travail soutiennent son âme. Il est dit, « le sexe fort, c’est la Femme ».

Pour notre marche spirituelle, nous disposons d'un enseignement graduel basé sur des symboles qui concourent à l'assimilation et l'application des trois principes qui sont : la Liberté, la Connaissance et le Travail, comme définit par Mfumu Matsoua.

Grâce à l'enseignement graduel, nous pouvons :

Travailler sur nous-mêmes en nous débarrassant des faiblesses ; Observer, écouter, apprendre, méditer, afin de nous permettre de recenser les fléaux qui ravagent notre société : maladies, dictatures, guerres fratricides, fanatisme, drogue, malnutrition...

Il est important de procéder à ce travail de recensement car, n'oublions pas que faire l'effort de connaître l'origine d'un mal et les raisons de son existence actuelle, équivaut à un grand pas vers sa suppression.

Le bon sens du travail et la méthode, nous permettront, par la suite, d'entreprendre et d'exercer une action efficace, et ceci est très important pour notre développement.

Nous devons coordonner toutes ses actions en assemblant et harmonisant les différents courants. Puis à partir de là, nous pourrons partager notre expérience, former, transmettre cette lumière divine pour devenir des enfants de la lumière.

EN QUOI LA FEMME PEUT-ELLE ENRICHIR LA COMMUNAUTÉ ?

MAMA, TATA, vous aurez constaté que tout ce qui précède ne porte aucun cachet féminin.

Rien ne peut arrêter la volonté d'évoluer ; les femmes comme les hommes peuvent avoir les mêmes capacités et le même enseignement.

MAMA, TATA, souviens-toi que, « MFUMU », le chef, doit être honoré et que nul ne peut dire des plaisanteries ou des mensonges à son sujet. Ceci est valable pour la femme comme pour l’homme. Si une femme sort trop sa tête comme, disait mbuta Massengo, c’est qu’elle a beaucoup d’argent ou encore qu’elle est sorcière. La femme, c’est l’amour dans le ménage.

La personne du « Mfumu » est sacrée et personne n'est autorisé à lui faire violence.

MAMA, TATA, souviens-toi que, celle ou celui qui salue doit avoir ses genoux fléchis. Il est dit en kongo, « WA KUNDA MFUMU BUKUNA MAKOLO ».

MAMA, TATA, souviens-toi que, quand on vient auprès de « Mfumu », le chef, en plus de fléchir ses jambes, en « KUNDA », c'est-à-dire, battre ses mains en signe de grande révérence. « Celle ou celui qui dit au revoir au « Mfumu » plie ses genoux », « WATELA MFUMU MU SAALA, KUULU SE ». 

MAMA, TATA, c'est ensemble que nous nous heurtons, en tant qu’humain aux problèmes de la société, au sous-développement et à ses diverses implications.

MAMA, TATA, c’est à toute femme ou à tout homme qui a, que l’on donnera et il sera dans la surabondance ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré.

Nous voulons tout simplement exprimer qu'au vécu collectif et commun des situations que nous rencontrons, correspondent certainement des approches diversifiées de solutions selon leur origine masculine ou féminine.

Il s'agit pour nous d'œuvrer aux côtés des femmes compétentes ou des hommes de bonne foi, pour le bien-être général et l'évolution de nos sociétés. L’accession de la femme aux postes responsabilité appropriés doit être saluée ; c’est la complémentarité.

La femme c’est comme une ampoule ; lorsque elle est allumée, la maison est pleine de lumière ; mais lorsque l’ampoule grille, tout devient sombre dans la maison.

Qu’il en soit ainsi !

 

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IN MEMORIAM : 2012-2022, Célébration de l’eucharistie pour le repos de l'âme de Gérard BITSINDOU « Ya Gérard »

Publié le 29 Août 2022 par André LOUNDA dans Religion

Voici 10 ans que Gérard BITSINDOU, « Ya Gérard » a quitté la terre des hommes pour l’éternité et le repos en Dieu en sa mémoire, une messe d’actions de Grâce a été dite le samedi 27 août 2022 en l’église Saint-Paul de Madibou, Arrondissement 8, de Brazzaville.

Au cours de cette messe demandée par sa fille unique Andrée Carole,  le Curé de la Paroisse a édifié l’auditoire sur les promesses du Christ derrière la mémoire de Gérard BITSINDOU en se basant sur l’amour de Dieu, une belle manière de rendre hommage à Gérard BITSINDOU tout en implorant la miséricorde de Dieu. Si le grain de blé que l’on met en terre refuse de mourir, la moisson de l’espoir des hommes ne pourra jamais fleurir.

Pour YOULOU BAKIT dans son témoignage a fait savoir que, Gérard BITSINDOU, l’ancien Président de la Cour Constitutionnel est le compositeur de « Pasi ya pamba », « L'Amore » et bien d’autres chansons célèbres en Italien et en Lari, il fut membre du « Club Kallé »de Brazzaville et de l' African-Jazz « Mokili Mobimba » et « Matanga »,de 1962 à 1966, également il est l'auteur-compositeur du grand succès « Bunsana mama » et « Lolita » de l'African-Jazz.

Né à Kaka dans le Département du Pool, le 15 novembre 1941, très tôt il rentre dans les rouages de l’administration (dès 1969) d’abord en qualité de rond-de-cuir, ensuite en tant que dur à cuir qu’aucun gouvernement n’aura jamais déboulonné. Il a exercé sans interruption ses charges au point d’être représentatif au Congo de ce que les sociologues désignent « phénomène bureaucratique » avec ce que cela suppose comme manipulations des hommes. Ce trait intéressa un obscur ministre de la Défense en 1976 qui jeta son dévolu sur lui. SASSOU N’GUESSO et c’est lui qui  fit de lui son « petit de confiance  ». Depuis, le duo fut inséparable. Sa mort dans la nuit de dimanche 26 août 2012 à Paris a fait beaucoup de bruit dans le milieu congolais en France.

 

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le coup de gueule de Mgr Bienvenu contre les maux qui freinent la foi en milieu chorale

Publié le 26 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Religion

le coup de gueule de Mgr Bienvenu contre les maux qui freinent la foi en milieu chorale

 

 

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Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU, l'Archevêque Métropolitain de Brazzaville invite les dirigeants de la Chorale TANGA NI TANGA à remettre les compteurs à zéros pour un nouveau départ

Publié le 21 Août 2022 par André LOUNDA dans Religion

C'est à l'occasion de la célébration des 3 jubilés de la Chorale TANGA NI TANGA de la Paroisse Saint-Pierre Claver de Bacongo à Brazzaville, le dimanche 21 août 2022 dans ladite Paroisse au cours d'une Messe d'Actions de Grâces dite par Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU, Archevêque métropolitain en présence de Giresse YOUNGA, Curé de la Paroisse, d'autres Pères et Diacres. Cette Messe d'Actions de Grâce dite à l'occasion de la célébration concomitante des 3 jubilés à savoir: Diamant pour les 60 ans, Platane pour les 61 ans et Ivoire pour les 62 ans de la Chorale TANGA NI TANGA, Fête placé sous le thème: «  Choriste de TANGA NI TANGA qu’as-tu fais de ton engagement à servir le Christ dans la Chorale ».

L’Archevêque Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU dans son homélie a premièrement souhaité Bon Anniversaire aux choristes de ladite chorale et puis, il a rappelé que l’anniversaire d’une chorale est un moment important dans la vie d’une Paroisse et d’un diocèse. Car cela fait des voix qui chantent Dieu à travers des artistes, des chefs des chœurs, des techniciens appelés communément, Directeur Technique. C’est la fête des hommes et des femmes volontaires qui participent à la beauté de la liturgie. Volontaires, dans volontaire, il y a volonté. Et la volonté, c’est vouloir ! Je veux chanter Dieu personne ne m’oblige à venir, je ne viens pas pour plaire, je viens par amour pour mon Dieu. Il s’agit d’un moment important qui s’inscrit dans notre mémoire. « Hier frères et sœurs, c’était l’Anniversaire de la Chorale SIMBIDILA mieux vaut tard que jamais, je voudrais leur souhaité aussi un Bon Anniversaire », a souligné l’Archevêque.

Poursuivant, il a laissé entendre qu’aujourd’hui, c’est TANGA NI TANGA qui est à l’honneur du haut de ses 62 ans.  60, 61, 62. Certes, c’est un moment festif incontestable moment de fête. Mais il s’agit surtout d’un moment qui offre à tous les choristes l’occasion de revisiter les sens de la chorale, c’est l’occasion. Nous saisissons cette occasion de juguler de joie pour revisiter ce que nous sommes ! Qui sommes-nous ? C’est l’opportunité d’un ressourcement dans l’identité même d’une chorale dans l’église catholique. « Nous sommes une chorale ! Il y a plein des chorales mais nous sommes une chorale située dans l’église catholique. Nous ne sommes pas n’importe quelle chorale, nous sommes une chorale située dans l’église catholique. Nous ne mettons pas en question les autres chorales mais nous nous sommes une chorale catholique. Votre jubilé chorale TANGA NI TANGA me mène à faire un petit partage axé sur 3 points, 3 petits points : le premier point, c’est l’Action de Grâce, c’est ça le jubilé, rendre grâce. Oui TANGA NI TANGA rendons grâce à Dieu pour cette belle grotte ce grand monument merci pour la mise en œuvre des talents, des grands dirigeants que cette chorale a connu. La paix du Christ, amen ! Vous ne me connaissez peut-être pas ! C’est ça ! Peut-être pensez-vous que j’invente les choses et que je ne connais Saint-Pierre !», a déclaré Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU. A titre de rappel, l’Archevêque a fait savoir : « moi, j’ai vécu dans la rue Alfassa et je tourniquais auprès des pères du Saint sacrement vous comprenez cela, j’étais avec l’Abbé chaleureux qui m’amenait ici voir le frère Marcel parce que je voulais être prêtre et le frère Marcel m’a expliqué  que nous allons au Canada, en France, partout et j’ai dit ah, ce n’est pas chez-moi ! Je me suis fait prêtre pour travailler chez-moi. Vous comprenez cala ? », a-t-il ajouté.

Poursuivant son propos« J’ai admiré TANGA NI TANGA depuis avant d’aller au séminaire. Merci pour les talents de chacune et chacun de vous au service de la liturgie TANGA NI TANGA et bien d’autres chorales tel que SIMBIDILA, ADS, CHRIST-ROI, NGUNGA, SAINT ODILE, Les PIROGUIERS et les autres chorales de l’archidiocèse et d’ailleurs du Congo sont des merveilles. Ces chorales sont des merveilleuses énergies d’incroyables voix déployées pour la  gloire de Dieu et la joie des hommes. Lorsque le chant est beau, lorsque c’est bien exécuté, ça élève l’âme et le cœur de l’homme est content. Merci pour votre vaste répertoire qui va de l’inspiration sacrée de l’église en passant par l’inspiration  traditionnelle autochtone de chez-nous, l’inspiration classique jusqu’à l’inspiration de la musique moderne. Cela nous permet de rejoindre un très grand auditoire et d’abreuver une soif musicale faisant partie de notre culture congolaise », a fait remarquer Bienvenu MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU.

« Chère TANGA NI TANGA, un grand merci, un sincère et bravo pour votre belle performance. J’en sais quelque chose. Je n’ai jamais chanté dans aussi une grande chorale, je ne chantais que dans des petites chorales au Séminaire Saint Jean vous me comprenez ? Et depuis un tout petit peu dans la chorale MAGNIFICAT à Moukondo. Vous êtes une performance, vous avez une histoire. Je tiens à souligner le très-très grand dévouement de chaque membre de la chorale et l’excellent travail de chaque choriste. Je ne m’en voudrais de ne pas souligner le travail de pionnier effectuer par ceux qui ont fait la gloire de TANGA NI TANGA parmi lesquels : Bruno BACONGO ; Rémy MOUNIGUISSA « Magory » le John Litleton congolais, NGOMA Maringa…etc. La messe de onze heures ça remuait lorsque TANGA NI TANGA chantait et aussi, s’il y a des beaux chants comme je le disais et une belle homélie qui peut prendre une heure de temps et qui n’ennuie pas les gens et qui aussi est bien suivi par les gens, vous sortez de là requinquer par la Parole de Dieu. Je voudrais aussi remercier tous les chrétiens de Saint Pierre Claver pour l’intérêt porté aux chorales et particulièrement aujourd’hui à TANGA NI TANGA. Enfin, un grand merci à chacun et à chacune d’entre vous des chorales sœurs de Pointe Noire, aujourd’hui, CHRIST ROI et d’autres peut-être qui sont là ! Et on ne m’a pas signalé leur présence si vous êtes là merci à vous aussi ! Vous en signe de solidarité, vous avez fait le déplacement pour venir prier et célébrer avec nos frères et sœurs de TANGA NI TANGA », a loué l’Archevêque.

S’agissant du deuxième point de son message, l’Archevêque a fait savoir qu’il nous a été donné dans l’évangile du jour : Une Action de Grâce et maintenant la Porte étroite. « Jésus dit : efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car je vous le déclare beaucoup chercherons à y entrer et n’y parviendrons pas. Jésus évoque une porte étroite mais qu’est-ce que cela veut dire ? Amen ! Au petit séminaire lorsque nous avons lu cet évangile, il y avait une confusion après la messe les petits fretins du séminaire, les petits séminaristes qui avaient onze ans, 12 ans et 13 ans ils ont dit Père la porte étroite, c’est quoi ? Et puis avant de répondre, il y a un tout petit aussi qui répondait : ça veut dire que la porte est petite. ...(à suivre)

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Le Grand Feu de Koubola, célébration de Mama KIMPA VITA

Publié le 14 Juillet 2022 par André LOUNDA dans Religion

 

« Le Feu de la Purification », constitue le thème d’une rencontre spirituelle  en  mémoire de KIMPA VITA, l’Héroïne du Royaume Kongo qui fut brûlé par les Portugais. Organisée par la Communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste du 02 au 03 juillet 2022 au village Koubola a connu la participation de plusieurs fidèles, dont deux  pèlerins venants de l’Angola et une dame de France. Au menu de cette grande retrouvaille,  le premier jour à partir de 10 heures, un grand concert a été animé, des scènes théâtraux ont été présenté, des poèmes et bien d’autres formes d’animation. Le tout couronné par une nuit de prière autour d’un bûcher de 22 heures à l’aube.

Autour du bûcher, s’enchaînent rondes, danses, marches, chant, aux sons éventuels d’instruments de musique et prières. Celle-ci vient ajouter son harmonie et sa plénitude aux sons de la nature. La marche autour du feu évoque à l’évidence notre chaine de paix et d’amour, unissant, vivants et les ancêtres. Tour à tour, des orateurs et oratrices ont donné quelques enseignements sur Mama KIMPA VITA, le bûcher, le feu.

Le Feu de la Tradition par TUMWA MUANGA MAZINGA,

Souvenez-vous que Tout bois devenu cendre se ressemble ! Nous sommes une buche symbolique que la flamme que la flamme de la vie consume et qui deviendra cendres. Au Ziku, les feux sont une occasion de convivialité. Nous avons déjà vu le FEU transformer radicalement la vie des femmes et des hommes embrassés par le FEU d’en-haut et nous voulons voir ce même FEU libéré en vous.

L’intelligence collective suppose le partage de l’information, le respect de règles communes afin de développer des pratiques collaboratives pour accroître la performance dont les gains seront équitablement répartis entre les différents membres engagés dans la construction. Les paysans apprenaient à gérer les saisons pour cultiver afin que la récolte soit bonne. Le FEU, c’est la joie, c’est la vie, c’est la sécurité, le confort et la détente.

Mais, il faut le maîtriser. Pour le maîtriser, il faut le connaître et le comprendre. Plus tu t’approches, tu peux te brûler, si tu t’éloignes, tu as froid. Cherche le juste milieu.

Le Ngunza est très bon observateur. Toutefois, ce qui l’intéresse n’est pas tours ce qui attire les étrangers pervers. En conséquence, les proverbes sont pour nous une tournure singulière, tandis que le cheminement de la pensée paraît parfois bizarre.

Nzambi A Mpungu Tulendo, illumine-moi de la lumière de Mama KIMPA VITA.

Nos vies sont précaires et fragiles, nous nous plaçons avec ceux ou celles que nous portons devant cette grande lumière de Nzambi A Mpungu Tulendo. Nous avons foi que Mama KIMPA VITA est une lumière du monde.

Que cette lumière nous délivre du pouvoir des ténèbres.

Par cet acte nous avons foi qu’il y a une conversion intérieure qui se produit et se concrétise avec tous nos ancêtres les plus valeureux qui sont kuna mpemba.

Mama, Tata, debout, et brisons la chaîne de la haine.

Qu’il en soit ainsi.

De sa part Mama BANZOUZI a enseigné sur  le  sous-thème : KIMPA MVITA : Un Arbre de Vie

Dans cet enseignement elle s’est exprimé en ces termes, « Souviens-toi que je suis l’arbre, par mes feuilles, je nourris l’humanité et je donne des planches », a déclaré  KIMPA VITA. A chacune et à chacun sa canne plutôt à chacune et à chacun son arbre. Nous avons tous un arbre dans le cœur. Celui de mon village était Toko centenaire ou le Kabala : Symbole ancestral de l’amour, de la liberté. Avec le bois, l’homme a façonné la porte du monde souterrain, la porte du sanctuaire de l’humanité, celle qui lui permet de rentrer en lui-même afin d’être en contact avec les ancêtres. Il est le symbole de la vie en mouvement perpétuel.

Dans le temps passé, l’arbre magique, le Toko, il est symbole de l’Univers. On fabrique le mortier et pilon , des couverts, des ponts, des représentations spirituelles, etc. L’arbre est lui-même un pont entre une réalité spirituelle invisible et une réalité concrète et sensible. Pour toucher le cœur de l’arbre, il faut apprendre à percer les écorces, de l’aubier tendre au cœur dur. En effet, l’aubier est la partie tendre et blanchâtre qui se forme chaque année entre le bois dur et l’écorce d’un arbre.

La femme ou l’homme est une plante céleste. Un arbre qui ne grandit pas meurt, toute personne est sacrée. L’erreur humaine réside dans la déshumanisation. Le mal suprême de notre temps est la perte de valeurs et de repères, la perte de nos racines, désespoir, absence d’idéal auquel croire et auquel nous dévouer.

Quand l’homme avec ses deux mains n’est plus un arbre, c’est qu’il a perdu sa sève. La main droite est le symbole du soleil auquel croire et auquel nous dévouer.

Quand l’homme avec ses deux mains n’est plus un arbre, c’est qu’il a perdu sa sève. La main droite est le symbole du soleil, la main gauche représente la lune. Les Anciens imaginaient que, selon les mythes, la race humaine pouvait sortir d’un arbre ou d’une pierre.

Qu’il en soit ainsi.         

Kimpa Vita, née entre 1684 et 1686 à Mbanza Kongo (Nord-Ouest de l’Angola) et morte le 2 juillet 1706, est une prophétesse Kongo (Ethnie Esikongo dit San Salvador par les Portugais), fondatrice et dirigeante du mouvement antoinisme, qui lutta pour le retour au monothéisme Kongo, et contre la traite négrière qui sévissait au sein du royaume Kongo.

 

 

A l’approche de ses vingt ans, alors qu’elle était terrassée par la maladie, elle eut une vision et entendit une voix qui lui demandait de prêcher l’unité du royaume et la restauration de sa grandeur, de conduire le peuple et de relever les ruines de la capitale.

(Au début du dix-huitième siècle, le royaume kongo était déchiré par une guerre civile)

En 1703-1704, elle entreprit, sur le plan politique, une campagne pour le retour dans la capitale du Mani Kongo, le Roi Pedro IV. Elle appela au rétablissement de l’unité du royaume et à la restauration de Sao Salvador. Elle ne souhaitait pas que son peuple dépende des puissances coloniales, en proie à l’anarchie, au pillage et au dépeuplement de la population kongo par la traite des noirs. Elle annonçait l’avènement des temps nouveaux et le retour à l’âge d’or du royaume kongo.

Elle fût arrêtée, jugée par le Conseil Royal des Capucins italiens et condamnée avec Barro son compagnon et leur bébé à être brûlés  au bûcher dans la ville d’Evolulu 

Elle mourut le dimanche 2 juillet 1706 à l’âge de 22 ans.

  

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« Le culte de la violence faite aux maux Matsouanistes nous fait rêver ! Aucune fois nos ancêtres ne nous avaient demandé de nous venger », a déclaré Ntumua NGANGA

Publié le 20 Juin 2022 par André LOUNDA dans Religion

L'Histoire de la Déportation des Matsounistes de Brazzaville en 1959 a été au centre d'une conférence-débats organisée le samedi 18 juin 2022 au Kimoko KINATA de Bacongo à Brazzaville par la Communauté Spirituelle Ngunza-Matsouaniste que dirige Mbuta MASSENGO MBEMBA. Au menu de cette rencontre, expliquer et enseigner la véritable histoire que les anciens Matsouanistes ont vécu en 1959 à leurs fidèles et aux curieux. Maman LIKIBI et Ntumua NGANGA ont développé quatre sous thèmes suivants: Le courant Culturaliste, Violence Faite aux Matsouanistes, La Force de l'Engagement et la Bravoure de ces Femmes et de ces Hommes. La Déportation est pour les Matsouanistes un moment où Dieu a aidé les anciens d’avancer vers leur idéal, un moment de capitaliser leur résistance.

La vérité historique de la déportation des Matsouanistes en 1959 par les colons français n'est jamais bien enseignée au Congo Brazzaville. La violence faite aux Matsouaniste est un fait réel et même au niveau des pouvoirs publics de notre pays, c’est reconnu. Cette violence ne commence pas en 1959 mais, c’est depuis le Royaume Kongo, pillé, saccagé et ce fut un moment difficile et Kimpa Vta était envoyé pour le restaurer, elle est morte au bûcher. Et comme si l'ombre du colonisateur continue à planer sur les congolais. Mais d'où viennent-ils, ces Matsouanistes ? Et que veulent-ils ? Pourrait-on s'interroger ! Adeptes d’ André Grénard MATSOUA, successeur de Simon KIMBANGU et de Kimpa kia Mvita, des illuminés du Royaume Kongo, ce grand royaume qui jadis s'étendait de l'Angola au Congo, en passant par la République Démocratique du Congo, les Matsouanistes considérés par les colons comme des têtus, eux-mêmes se prennent pour des hommes et femmes intègres, respectueux des biens de l'Etat. S'agissant de la violence subie par les Matsouanistes, parmi eux s'y trouvaient des traîtres, tel MALANDA Roch les blancs avaient corrompus certains Matsouanistes afin qu’ils trahissent leur communauté.C'est . Toutefois, bien qu'ayant enduré les tortures et les violences, les Matsouanistes les considèrent comme un sacrifice. Pour l'orateur, la vérité historique des Matsouanistes est une dimension spirituelle de cette communauté. D'où l'implication spirituelle aux actuels Matsouanistes qui croient tenir bon dans la pérennisation de l'œuvre de Mfumu MATSOUA. Ainsi, la violence faite aux Matsouanistes devrait engendrer une solidarité de leur part. Car, en toute chose, il y a un prix à payer.

 Maman LIKIBI, la première oratrice dans sa communication a abordé le Courant Culturaliste. Il est dit sen kongo," MIA KU MBAZI MIA BANTU; MIE KU KATI MIA NZAMBI". En effet, le courant culturaliste semble transposer la notion de nature humaine du niveau des habitudes et des comportements imposés aux individus par la société, respect vénérable de l'institution familiale, respect de la propriété, comportement insolent des moins anciens envers les plus anciens.

Nzambia A Mpungui Tulendo sonde le cœur de chacune et chacun de nous; Nzabia  A Mpungu Tulendo aime la droiture", a-t-elle déclaré. Comme elles se présentent, nos traditions et nos croyances ne valent que pour notre société, et c'est peut-être pour cela que nous avons tant de mal à admettre les valeurs des autres civilisations. Leurs coutumes n'étant pas les nôtres, elles en deviennent méprisables ou ridicules. Ne soyez esclave d'aucune créature, même de son propre corps; se servir sans crainte de différentes choses, mais savoir où, quand, comment et jusqu'à quel point s'en servir.

"MAMA, TATA, souviens toi que, les pensées mènent tout le monde, alors que personne ne pense"

Nous constatons que la plupart des femmes ou des hommes rangent leur opinion du côté du plus grand nombre, et l'opinion finit par être celle du tout, effaçant ainsi toute originalité. L'expérience des anciens démontre l'importance insoupçonnée de ce phénomène que vous auriez du mal à imaginer. Observons ensemble l'expérience très édifiante suivante: Un homme est placé dans une salle à côté d'autres personnes qu'il croit être comme lui des volontaires. En réalité, les autres sont tous des acteurs. Des tests visuels aux réponses évidentes sont proposés les uns après les autres au soi-disant groupe de volontaires. Chaque intitulé de question est projeté sur un écran. L'expérimentateur a expliqué au stagiaire qu'il devait répondre dans un premier temps en utilisant une feuille et un stylo; ensuite, au bout d'une minute de réflexion,, chaque membre du groupe exprimera oralement sa réponse à chaque question; chacun parlant à tour de rôle, selon un ordre déterminé au hasard. Le stagiaire a alors la possibilité de modifier sa réponse en fonction des réponses des autres personnes du groupe, s'il s'est rendu compte qu'il s'est trompé.

MAMA, TATA, il est dit en lingala,"BA JUGES YA NZELA", autrement dit en français, «les juges de la rue"

Les Juges de la rue comme des techniciens de manipulation des foules utilisent cette méthode. Les techniques de manipulation comme la publicité, sont fondées sur les observations issues de ces expériences de comportement de groupe. Le fidèle, le ngunza, a fait l'effort de renaître pour réapprendre. Le rôle du NGUNZA est de lui procurer des sensations dont l'interprétation ne soit pas faussée. Notre parcours spirituel semble, en cela, conforme à la vision de nos ancêtres car, ils entendaient par ngunza, un envoyé, un représentant, un messager, qui parlait au nom d'un chef, d'un héros ou d'un prophète; ou encore comme quelque chose de grand, NZAU NGUNZA, grand éléphant. La conversion nous fait passer par une suite d'épreuves qui avertissent le ngunza que l'interprétation qu'il fait des sensations en provenance du monde extérieur peut l'égarer.

Dans la communauté NGUNZA, la coutume ne va plus de soi, seul règne le rituel, intemporel, au milieu des symboles dont notre vision et notre pensée se disputent les influences.

Le travail sur les symboles fait travailler nos sens et notre pensée, il met en jeu notre cerveau. Petit à petit, il nous fait prendre conscience d'une fait travailler nos sens et notre pensée, il met en jeu notre cerveau. Petit à petit, il nous fait prendre conscience d’une autre réalité, loin des influences auxquelles sont soumis les non spirituels. La vie pendant le kimoko fournit aux fidèles une réalité tangible. Cette réalité se manifeste au travers d’un rituel dont les actions sont répétées inlassablement. Le ngunza doit comprendre que l’enchainement d’actions inlassablement répété n’a pas forcément valeur de causalité, et encore moins de vérité. Il entame alors un chemin difficile, en entrant dans une démarche d’analyse critique des raisonnements et des valeurs qu’ils n’avaient jamais remis en doute, mais qui reposent pourtant sur des coutumes et des usages imposés par un conformisme social puissant.

Nous sommes en recherche d’une harmonie entre la pensée et l’action, harmonie qui se traduit par la création parfaite, en équilibre avec son environnement, et conforme aux souhaits de celle ou celui qui en est à l’origine.

« Il n’y a pas de vengeance chez les Matsouianistes, l’humiliation vécue par nos ancêtres doit être enseigné de générations en générations. Cette violence exige en nous une grande solidarité, l’amour. Elle a un caractère sacré pour les Matsouanistes. Qu’est-ce que les Matsouanistes avaient fait pour mériter ce supplice ? », a conclu Ntumua NGANGA

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OBJECTIVATION, APHASIE COLONIALE ET HISTOIRE DE LA DÉPORTATION DES MATSOUANISTES DE BRAZZAVILLE(1959)

Publié le 16 Juin 2022 par André LOUNDA dans Religion

Les Matsouanistes un mouvement religieux issu d'un mouvement de résistance anticolonialiste fondé à Paris en 1926 par André Génard MATSOUA. En 1959 les matsouanistes constituaient un groupe de personnes qu’on projetait de faire disparaître qui furent déportées de Brazzaville vers le nord du pays, le 28 juillet 1959. Ce fut une période douloureuse, les matsouanistes traités d’objets indésirables, la solution adoptée fut de les déporter vers Fort-Rousset (Owando), Boundji, Kéllé, Makoua, Djambala, Lékana, Abala, Gamoma, Sibiti, Mossendjo et Mvouti. A titre de mémoire la Communauté Ngunza-Matsouaniste a organisé un grand culte commémoratif le mercredi 15 juin 2022 au temple KOMOKO KINATA de Bacongo et une conférence-débat sur l’histoire de la Déportation sera animée le samedi 18 juin à 14 heures au N°12-14, rue Nkouka Batéké à Bcongo Brazzaville.

Dans sa prédication, Mbuta MASSENGO MBEMBA, Ngudi Nganga (Chef Spirituel) de la dite communauté a exhorté les fidèles sur le thème : « La Bravoure de ces femmes et de ces hommes ».

UNA U TATA : Quelle est la fonction primitive du langage ?

De manière générale, c’est d’établir une communication en vue d’une cooopération. Par le langage, on transmet des ordres ou des avertissements ; il prescrit ou bien il décrit. C’est l’appel à l’action immédiate, c’est aussi le signalement de la chose ou de certaines de ses propriétés, en vue de l’action future.

Des femmes et des hommes armés seulement, de leur courage, de la force de leurs convictions et de la prière se sont dressés cotre la tyrannie afin de tracer la voie qui mène à la réalisation de leur idéal.

Un sage nous a dit, «  on ne peut d’ailleurs pas comprendre l’entrée de ces nations dans la modernité sans évoquer la lutte livrée par ces personnages, leurs idées et leurs victoires, leurs aspirations et leurs échecs ».

Je ne suis pas le seul à être captive par l’action de Mfumu MATSOUA. Il a fasciné ses contemporains. D’abord les autorités coloniales au Congo, qu’il a tour à tour convaincues, intriguées et menacées à un point tel que ses moindres mouvements ont été épiés, ses lettres saisies, sa liberté physique confisquée.

La surveillance dont il a fait l’objet et les enquêtes menées sur ce que les services coloniaux ont tôt fait de baptiser « l’affaire Balali » ou « balalisme » a suscité une correspondance inouïe qui couvre un bon quart de siècle, de 1926 à 1950.

En effet, la femme ou l’homme de mérite doit accepter toutes les réputations qui aliènent et déshonorent afin d’honorer notre humanité.

La condamnation ne me fait pas peur, a dit Mfumu MATSOUA, d’autres viendront qui reprendront mon action. Je voudrais que cela soit clair une fois pour toute. Contrairement à ce qui est dit, l’action de Mfumu MATSOUA ne se limite pas à sa tribu.

Notre organisation est spirituelle et se situe au-dessus des régions, au-dessus des races. Elle se propose d’élever le niveau moral et intellectuel de la femme ou l’homme.

L’Amicale créé par Mfumu MATSOUA se définit par un bureau dont le Président est la pierre angulaire et il est inamovible, a dit Mfumu MATSOUA. Mais on y trouve aussi des membres honoraires tel que le Gouverneur Général, le Ministre des colonies, le directeur de la samaritaines…ect.

Le Ngunza aspire à une harmonie sereine, à la conquête du sens de la culture et la civilisation, de la civilisation rapportée à ce qu’il a plus fondamental dans l’être-humain et qui lui permet de se déployer selon toutes ses ressources intérieures.

                       « MAMA, TATA, (Papa, Maman) agis comme un apprenant »

Il est temps de nous remettre en cause et de revoir notre façon de faire, de se concentrer non pas sur des querelles mais plutôt sur la progression afin de faire avancer la société, a-t-on appris.

Plusieurs courants, doctrines et modes de pensée sot véhiculées autour de nous, ce qui peut dérouler certains esprits « fragiles » ; car dans ce monde où les uns se ferment aux autres, la femme tolérante ou l’homme tolérant devient l’enseignant de lui-même. Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est maître du monde. Il faut se connaître pour être maître de soi faire renaître l’espoir de vivres.

                          « MAMA, TATA, comporte-toi comme un sauveur »

Certes, la vie ne te donne pas les personnes que tu veux ; elle te donne ceux dont tu as besoin, pour t’aider, pour te blesser, pour t’aimer, pour te quitter, et pour faire de toi la personne que tu es ; c’est alors que le kimoko nous rappelle que s’engager, c’est se lier à une cause, promettre de la servir et de se soumettre aux obligations qu’elle impose.

L’engagement donne un sens à l’action. L’équilibre intérieur de l’engagé est de construire son temple intérieur ; ce temple de NZAMBIA A MPUNGU. Telle est l’une des missions assignées aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui dans cette société où la montée de la violence éloigne la femme ou l’homme du chemin de la vérité.

                   « MAMA, TATA, sois comme une femme ou un homme de sanctification »

Le Ngunza est l’expression vivante et parlante de l’amour.

Comment avoir la prétention d’aimer les autres ou de les aider si on n’a pas tout réglé avec soi-même ?

Nous entendons souvent, autour de nous, ce qui suit, « nous ne sommes que des femmes ou des hommes avec nos défauts ». Dire cela, ressemble à un constat d’échec, et que le travail spirituel s’est donc arrêté. Or nous savons que le travail ne s’arrête jamais.


Rappelant qu’en juillet 1959, la colère des jeunes de l’UDDIA se rattache explicitement aux violents événements de février de la même année. Ce lien, la lecture attentive des documents fait apparaître que les rapports le construisent délibérément. Ainsi, quand le rapport du Bureau des études 27 précise que les Balali (du Sud, partisans de Fulbert Youlou) désirent, animés par un sentiment de victoire, éliminer les Mbochi (des gens du Nord, partisans de Jacques Opangault), la même phrase est reprise le même mois dans un rapport politique. Mais là, les matsouanistes sont substitués aux Mbochi. Autrement dit, si selon le premier rapport les Balali veulent s’en prendre aux Mbochi, le second indique que ce sont les matsouanistes qui sont visés par les Balali. Bien que politiquement indifférents, en théorie, les matsouanistes se retrouvèrent mêlés au conflit politique opposant Youlou et
Opangault, alors qu’ils ne soutenaient ni l’un ni l’autre. Jean- Pierre Bat estime que ce sont les événements de février qui poussèrent les autorités françaises à consolider le pouvoir de Youlou, dans l’espoir d’éviter l’escalade de la violence.

Ici, le glissement de « Mbochi » à « Matsouanistes », destiné à faire de ces derniers les objets de l’agression, est lourd de sens. 
Prétendre que les matsouanistes sont devenus l’objet d’agressions par les partisans de Youlou après les violents affrontements de février 1959, c’est là une invention des administrateurs français dont on peut supposer qu’elle correspond à un changement de politique délibéré.
Depuis les événements de février 1959, les incidents s’étaient répétés périodiquement. Après les élections de juin, la violence s’intensifia. Sans surprise : « Tout le monde savait qu’ils allaient pourchasser les matsouanistes. »
                                                                                        

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« Une famille divisée ne peut pas vivre le miracle de Dieu parce que Dieu n’est pas en eux », dixit le Révérend Carl BICKYDOUX

Publié le 13 Juin 2022 par André LOUNDA dans Religion

« La Délivrance des Familles, Esther 4, » versets 15 à 17 qui stipule : « 15 Esther envoya dire à Mardochée:16 Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j'entrerai chez le roi, malgré la loi; et si je dois périr, je périrai.17 Mardochée s'en alla, et fit tout ce qu'Esther lui avait ordonné », constitue le thème du Culte Spécial que le Centre Evangélique Christ Notre Rédempteur (CECR) a célébré le dimanche 12 juin 2022 à Brazzaville.

Un Culte de guérison et de bénédiction des familles qui s’est déroulé à Moukondo-Mazala, un quartier de Brazzaville, dans sa prédication sur la Délivrance des Familles, le Révérend Pasteur Carl BICKYDOUX, s’est appuyé sur la Parole de Dieu dans le livre d’Esther 4, versets 15 à 17 en introduisant son message comme suit : « J’espère que vous êtes convaincus comme moi que dans toutes les familles d’Afrique, il y a des sorciers ! Dans toutes les familles du Congo, qu’il y a des sorciers et cela s’est fait par des alliances scellées par nos ancêtres. Ces alliances sont sources des blocages dans nos vies. Les difficultés apparaissent dans les familles, on ne sait pas ce qui se passe dans le monde spirituel et c’est le moment idéal de voler les enfants des autres pour les sacrifiés », a laissé entendre le Révérend Carl BICKYDOUX.

« Nous avons besoin des hommes et des femmes de prière pour avoir la victoire », a lancé le Pasteur Carl BICKYDOUX.

Dans le passage Biblique d’Esther 4, versets 15 à 17, le Révérend BICKYDOUX a fait un aperçu imagé sur les quatre principaux personnages à savoir : le Roi Assuérus par l’image de Jésus-Christ, Mardochée par l’image du Saint-Esprit, Esther par l’épouse du Christ et Hamann par Satan. « Combien des gens sont contents quand le malheur nous atteint ? A cette interrogation, le Révérend Carl BICKYDOUX a exhorté et encouragé les fidèles de prier et de jeûner. « La Bible est claire, il y a des esprits qui ne sortent que par le jeûne et la prière ». Si tu veux l’élévation, tu dois apprendre à jeûner et à prier », a lancé le Révérend.

Aussi, il a ajouté qu’il y a des esprits qui sont attachés à toi jusqu’à aujourd’hui, c’est parce que tu ne jeûnes pas et tu ne pries pas. « Une famille divisée ne peut pas vivre le miracle de Dieu parce que Dieu n’est pas en eux », a déclaré le Pasteur Carl BICKYDOUX.

Poursuivant sa prédication, l’orateur s’est appesanti sur les caractéristiques des lois spirituelles établies qui sont à l’origine des blocages et des malheurs tout en définissant qu’est-ce qu’une loi.

Décortiquant ces différentes lois, le Révérend a commencé par la loi de l’instabilité, une loi très présente dans les coutumes et familles. Ce dernier a exhorté les fidèles que pour sortir de l’instabilité, il faut se séparer de ses parents et apprendre à se prendre en charge. Plusieurs ont atteint 40 ans et qui attendent encore une assiette chez les parents, il y a la loi du célibat, plusieurs personnes sont dans un célibat chronique qui se caractérise à donner des naissances chez les parents, impossibilité de se marier. Il a avoué que ce sont des choses que l’on doit combattre. La loi de veuvage, dès que tu trouves un mari après le mariage, le mari meut, il a donné quelques exemples palpables vécu dans la ville de Brazzaville. Le révérend a martelé sur la loi de la stérilité la loi de la pauvreté, il a indiqué que si vous n’avez pas des moyens ne cherchez pas à remplir la terre, c’est l’esprit de la pauvreté. « S’il faut souffrir, il faut souffrir seul que d’aller vivre encore chez les parent », a-t-il souligné.

La loi des maladies, à cette loi le Révérend a donné un sens en déclarant qu’on ne veut pas te voir mourir mais on veut voir souffrir par une maladie.

La loi du chômage, pour le Révérend BICKYDOUX, il y a des gens qui travaillent mais qui ne progressent pas ! Quelqu’un pense qu’il travaille or, il est esclave.

En qui concerne la loi du manque de voyage depuis qu’il est né à Ngamakosso, il n’a jamais été même à Ignié et pour d’autres leurs voyages ne s’arrêtent qu’à Kintélé ou Ngangalingolo. Le Révérend conclu son message par la loi d’être un objet de malheur partout où tu passes, tu n’apportes que la poisse, tout ce que tu touches ne peux pas prospérer, de faire attention à toute personne qui s’approche ou qui marche avec toi dès que tu lui dis que dans quelques jours tu vas te marier, son cœur ne sera pas tranquille.

Ces lois spirituelles que nous pouvons encore appeler par les « liens malsains » sont établis par des individus qui nous sont attachés de près, quand il s’agit de la famille, et de loin, quand il s’agit des autres relations établies dans le monde soit dans les sectes, soit dans les rapports sexuels…etc. La délivrance de l’emprise de la sorcellerie nécessite le brisement des liens malsains des familles et autres liens susceptibles d’établir les contacts impurs avec toutes sortes de puissances occultes par le jeûne et la prière.

Après son message, d’intenses prières de délivrance ont servi de clé pour la délivrance des familles sur certains aspects liés aux lois spirituelles qui bloquent les vies des chrétiens.

Le prochain rendez-vous est pris pour le dimanche 19 juin 2022 au Centre Evangélique Christ Notre Rédempteur, situé au N°08 avenue de la Démocratie Moukondo-Mazala à Brazzaville.

SOYEZ LES BIENVENUES !

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« Aujourd’hui, c’est le jour de la Pentecôte où Dieu a accompli ses promesses. C’est un jour de Fête et nous ne devrions pas être dans la tristesse », a déclaré le Révérend Carl BICKYDOUX

Publié le 6 Juin 2022 par André LOUNDA dans Religion

Pentecôte : « cinquantième jour », est une fête chrétienne  qui célèbre l'effusion du Saint-Esprit le cinquantième jour à partir de la Pâques sur un groupe de disciples de Jésus-Christ dont le douze Apôtres. Cet épisode est relaté dans la Bible par les Actes des Apôtres. Pour ne pas rester en marge de cet événement chrétien, le Centre Evangélique Christ Roi Notre Rédempteur en sigle CECRR qui a pour vision : « Ouvrir les Yeux des Aveugles », selon les Actes des Apôtres au chapitre 26 et au verset 18, après avoir animé un Séminaire durant 3 jours du 02 au 03 juin 2022 sous le thème : « Les Effets de la Puissance du Saint-Esprit ». Le Dimanche 05 juin 2022 au N°08 de l’Avenue de la Démocratie à Moukondo-Mazala a célébré le Jour de la Moisson de Dieu, l’Effusion du Saint-Esprit, le Grand Jour du salut, la Pentecôte par un grand culte d’actions de grâce rendu au Grand Roi, l’Eternel des Armées.

En effet, les fidèles de cette assemblée des saints ont commencé ce culte par la louange, l’adoration, la repentance, les actions de grâce et la prière.

Prenant la parole en premier, le Révérend Pasteur Gilbert BIKINDOU, le Visionnaire de l’église en état de convalescence a rendu grâce à Dieu par un vibrant témoignage sur ce qu’il a vécu dans le coma. « J’ai reçu la visite de notre Seigneur Jésus-Christ quand j’étais dans le coma. N’haïssons personne, ne chassons personne dans nos maisons, nous devrions nous aimer et j’ai pleuré », a-t-il déclaré. Puis il a exhorté les fidèles sur la mission de Jonas à Ninive. Il a demandé aux fidèles de changer de comportement car ils ont  besoin. « Si ton cœur est mauvais, Dieu ne vous recevra pas ! Dans la salle de l’hôpital où j’étais, j’ai vu des gens mourir ! Il faut faire du bien aux gens, d’éviter de faire le mal, il faut bénir ce qui vous font du mal ! », a-t-il ajouté.

Jonas envoyé par Dieu, change de direction, il est parti ailleurs dans une terre de joie. Dans le navire où il était la panique y a régné et quand on l’appelle, il est allé se caché ! Il faut savoir d’abord qu’elle est la personne qui est à côté de toi ? Jonas, lorsqu’on la posé la question, il a dit que j’ai fui Dieu !

« Il faut faire attention avec ceux qui sont proches de toi », a-t-il martelé. D’autres ne sont que des ennemis qui s’approchent de toi pour te décourager afin que tu puisses échouer. Prions et adorons Jésus, il est réel et il nous demande de nous aimer les uns et les autres et il faut que nous soyons unanime et c’est à partir de là que les choses vont marcher. Frères, sœurs, Papa, Maman aidons les autres. Jonas a fui l’œuvre de Dieu, enseignant la Parole de Dieu à ceux qui sont autour de nous ! Aimons-nous les uns et les autres, c’est le message que j’ai reçu du Seigneur. Pardonnons leurs de tout le mal qu’ils nous ont fait.

De son côté, le Révérend Pasteur Carl BICKYDOUX, le prédicateur du jour a déclaré qu’Aujourd’hui, c’est le jour de la Pentecôte où Dieu a accompli ses promesses. C’est un jour de Fête et nous ne devrions pas être dans la tristesse, 1 corinthiens 12, verset 8 à 10, Actes 1, verset 8, ces versets Bibliques  sur la mission des Apôtres, lui ont servi de base pour sa prédication. Il a rappelé l’auditoire que dix (10) jours après l’ascension de Jésus-Christ, c’est là où ils ont reçu le Saint-Esprit. Pierre, le peureux était devenu courageux ce jour-là ! Les Apôtres attendaient la promesse de Jésus et ils l’ont reçu ce qu’ils attendaient dans la prière et le jeûne et se sont les effets de la puissance de Dieu.

Poursuivant sa prédication, le Révérend BICKYDOUX a présenté le thème du jour : « Le Don de foi », c’est ce qui permet à un Serviteur de Dieu d’opérer les miracles de manière extraordinaire tout en s’appuyant sur les saintes écritures de Jean 14, versets 38 à 40, il a révélé que c’est là où Jésus nous a démonté le don de foi. « Tout le monde peut t’abandonner mais Jésus-Christ n’abandonne personne », a-t-il lancé. « Car je suis avec vous jusqu’à la fin des temps », une promesse de Jésus-Christ.

Qui pouvait croire que Lazare devrait ressusciter ? Mathieu 17, versets 14 à 20.

« Le Saint-Esprit change de vie, là où on était malheureux on devient joyeux ! Dieu ne ment jamais on ne peut pas parler du Saint-Esprit et partir comme l’on est venu ».

-« Le don de guérisons », sur ce principe, le Révérend Pasteur a expliqué qu’il y a la guérison morale, physique et spirituelle. Partout où Jésus passait, il y avait des guérisons, Actes 3, verset 1, Le Révérend BICKYDOUX a pris l’exemple sur la guérison d’un boiteux qui s’asseyait devant le Temple de Jérusalem et qui attendait de l’aumône et qui fut guéri par Pierre, Actes 8, versets 7 à 8. Aussi, il a ajouté que Philippe avait aussi un don de guérison et opérait des miracles.

Pour conclure sa prédication par un dernier point, « le don des miracles », c’est ce qui signifie que tu opère de façon surnaturelle les miracles, les signes et les prodiges marchent ensemble. La peur s’installe au milieu des hommes là où tu foules tes pieds. Lorsqu’on parle des miracles, il y a les signes. Actes 9, versets 38 à 42, Tabitha était morte mais par la prière des Apôtres et la puissance du Saint-Esprit, elle était appelé par la ressuscitée. Et pour terminer dans 1 Corinthiens 11, verset 23 suivi par la prière de guérison des malades, la délivrance des captifs, par la manifestations du Saint-Esprit dans cette église, les captifs ont été libérés, Dieu s’est manifesté et le grand jour s’est levé, Dieu donne le plein salut, le Saint-Esprit est là !

Le rendez-vous est pris pour le dimanche 12 juin 2022 par un culte spécial placé sous le thème : «  La Délivrance des Familles » de 09 heures à 12 heures au N°08 Avenue de la Démocratie, Moukondo-Mazala.

 Soyez bénis !

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La Renaissance Sémite par le Nzobi

Publié le 5 Juin 2022 par André LOUNDA dans Religion

Grand Maître Rama IKINDA, Président de l’Association National des Nzobis du Congo a animé une conférence causerie-débats sur le Nzobi, le samedi 04 juin 2022 dans la salle des mariages de l’Arrondissement 5 de Brazzaville Ouenzé.

Dans sa communication, Grand Maître Rama IKINDA a fait savoir que dans le Nzobi, il n’y a pas des inconvénients mais, il faut respecter les principes et il faut éviter de faire le mal dans la société. Qu’il ; y a toujours des erreurs que l’on peut commettre mais, il y a le pardon et il y a des enseignements ésotériques pour les initiés dans le Nzobi. Pour Maître Rama, le Nzobi ne peut pas s’exporter en Europe ou ailleurs parce que c’est ici en Afrique où il y a des forêts sacrées. Un européen peut se faire soigner ou se faire protéger par le Nzobi. Selon lui, la trinité n’existe pas dans le Nzobi, elle fait partie des théories spirituelles européennes par contre, la réincarnation existe. Il a déclaré que Simon KIMBANGU et André Grenard MATSOUA sont des âmes réincarnés, c’est pour cela qu’ils étaient brillants. Si tu Prétends être un illuminé, est-ce que tu as été initié ? Si tu ne passes pas dans une école, tu ne feras rien !

Selon lui, le Nzobi, est la seule pratique initiatique qui n’a pas disparu pendant la colonisation. Au Gabon, à Zanaga , Mayoko et à Kéllé, le Nzobi n’a pas été vaincu par les colons, les blancs ont échoué. A Zanaga, le temple du Nzonbi existe encore depuis 1944.

Le Nzobi, est u,ne école initiatique différente du Ngunza. Dans le Nzobi, la foi n’existe pas, il n’y a que des arcanes (Mantsuéki). Le Ngunza, c’est la religion des noires, le Nzobi, c’est l’école ésotérique.

Au cours d’une interview qu’il nous a accordé, le Grand Maître du Nzobi,  Rama IKINDA nous a donné quelques explications sur le Nzobi.

Qu’est-ce que c’est le Nzobi ?

Pour le Grand Maître, le Nzobi, estb une forme de spiritualité de la race noire, qui, prône des valeurs morales et spirituelles et qui combat tous les antivaleurs dans la société sous toutes ses formes. Le Nzobi, n’est pas n’est non plus une secte et même moins une secte extrémiste, c’est une école ésotérique sémite ce qui signifie noire et Kongo. Le Nzobi est là pour apprendre à l’homme à être droit, à apprendre à l’homme à combattre le mal sous toutes ses formes. Le Nzobi éradique la sorcellerie cannibalisme, le Nzobi éradique les antivaleurs. Le Nzobi est par excellence, cette école de spiritualité qui redresse la conscience de l’être humain.

Cette conférence que nous avons animé, c’est dans le but de prôner et de contribuer à ce que nous appelons la renaissance Sémite. Nous sommes dans une ère où les noires se cherchent et veulent revenir à leur identité culturelles à une époque où l’homme noire veut revenir sur les rails. Donc, nous qui sommes les pionniers de cet événement, nous sommes-là, c’est pour dire à tous les noires pour que nous sortions de l’acculturation que nous sortions des importations religieuses et spirituelles. C’est ce j’aime bien appeler par la colonisation religieuse, culturelle encore appelé par l’aliénation culturelle parce que nous avons une identité culturelle et nous avons une histoire et une spiritualité. Et donc, notre mission, c’est d’aider les noires à être eux et à se retrouver en eux même afin que nous puissions évoluer ! Parce que jusqu’à présent l’Afrique est le dernier continent pour la simple et unique raison que Kama, ce qui signifie Afrique, l’Afrique a abandonné son histoire, a abandonné sa culture, a abandonné ses valeurs. Il y a eu un imminent homme politique de chez-nous, Pascal LISSOUBA qui disait que : « tout peuple qui ignore sa culture est un peuple sans avenir ». Et donc, aujourd’hui, nous ignorons notre culture, nous sommes perdus à jamais. C’est pourquoi, j’ai eu la noble mission de mes ancêtres de venir prêcher le retour 0 l’authenticité par le biais du Ngunza, du Nzobi qui fait partie de la spiritualité Ngunza.

-Quelle différence faites-vous entre le Nzobi et le christianisme ?

* Nous croyons au Nzobi parce que c’est local. Nous croyons au Nzobi parce que c’est une spiritualité de chez-nous ! Nous devons croire au Nzobi parce que c’est une spiritualité qui prônent les valeurs de chez-nous et qui combat les antivaleurs ! Dans notre pays, le Chef de l’Etat a bien insisté sur la lutte contre les antivaleurs ! Dans nos familles on ne peut pas s’épanouir et on ne peut pas se développer quand nous sommes des esclaves des antivaleurs, tant que nous sommes des esclaves des antivaleurs. On est là pour redresser l’homme pour combattre les antivaleurs et combattre le mal sur toutes ses formes. Donc, la différence entre le Nzobi et le christianisme, c’est que le christianisme est importé et on nous l’a imposé ! Je dis bien importé et imposé à un peuple. Nous n’avions jamais demandé aux colons de nous importer et imposer une religion ! Alors que le Nzobi n’a jamais été imposé et il est naturel, il est local et puis authentique, il est là pour la conservation des valeurs, la pérennisation de ses valeurs africaines et congolaises.

-Comment peut-on adhérer au Nzobi ou bien se convertir au Nzobi ?

*Il faut que vous devenez membre de notre association, il y a des droits d’adhésion à payer, ils sont modiques ce n’est pas aussi chers, vous devriez verser cette modique somme, apportez 2 cartes photo d’identité et en ce moment-là, vous êtes membre de l’ANC et ensuite, vous allez apprendre les principes du Nzobi au sein de notre association. On vous parlera et en vous expliquera le Nzobi et une fois que vous vous sentirez prêt de servir le Nzobi, à servir cette spiritualité, à être pervers aux méchants, à prôner les valeurs morales dans notre société, à être bienfaiteur en ce moment-là, on peut bien vous initiez dans le Nzobi pour que vous soyez utile dans votre famille, utile au continent africain.

A noter que Maître Rama IKINDA est Médecin-Biologiste, Directeur de l’école ésotérique ODK, Directeur du Centre LUSALUSU, Président de l’Association National des Nzobis du Congo en sigle ANC, écrivain, auteur de trois ouvrages à savoir : Les Secrets de la Guérison ; La Spiritualité Authentique et la Protection contre les Envoutements.

Contact :+242069913197

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