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GéoAfriqueMédias.cg

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La guérison du cancer est possible si le diagnostic est fait au début de la maladie

Publié le 6 Février 2023 par André LOUNDA dans Santé

 

« Pour prévenir le cancer, dès l’apparition du premier signe, il  faut se faire dépister. En dehors du dépistage précoce on peut se prévenir du cancer en évitant l’alcool, le tabac en consommant une nourriture saine et des légumes. Il est également recommandé de pratiquer le sport », c’est parmi les recommandations qui sortent de la Journée Portes Ouvertes organisé le 04 février 2023 au Dispensaire des adultes de Bissita à Bacongo par le Coordination du Programme Nationale de Lutte contre le Cancer à l’occasion de la Journée Mondiale du Cancer.

En effet, placée sur les thèmes à l’international : « Combler les lacunes en matière des soins, unions nos et agir » et au niveau national «Pour les soins plus juste », le Professeur Judith NSONDE MALANDA, Cancérologue au CHU-B a animé une causerie-débats avec les participants venants des différents quartiers de Brazzaville pour s’informer sur les réalités de cette maladie que les populations ignorent encore. Et cette dernière nous a fixés sur les objectifs de cette rencontre. « Nous constatons que la plupart de la population, les gens viennent souvent très en retard et quand ils arrivent, ils disent que je ne savais pas que c’est cette maladie et tout cela parce qu’il n’y a pas d’information auprès de la population, il n’y a pas d’information au niveau du personnel soignant. Nous sommes-là et nous avons été responsabilisés pour cette maladie et nous nous trouvons dans l’obligation de faire passer ce message pour que la communauté congolaise sache que cette maladie est belle et bien chez-nous et il faut qu’on se lève tous ensemble pour lutter contre cette maladie ».

A noter que de nombreux malades qui arrivent à l’hôpital déjà dévasté par la maladie à cette étape, le médecin ne peut que donner des soins palliatifs afin d’accompagner le patient jusqu’à sa mort.

 

 

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Le Docteur Eliane NDOUNGA lance un appel à la sensibilisation sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus et encourage le port du préservatif

Publié le 3 Février 2023 par André LOUNDA dans Santé

Demain, c’est samedi le 4 février 2023, tous les peuples du monde son appelé à se joindre à la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale contre le cancer. Cette année, elle a été placé sous  le thème : « Combler les lacunes en matière de soins : unir nos voix et agir ». Prélude à cet événement, en République du Congo le Docteur Eliane NDOUNGA, Cancérologue au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville (CHU-B), le jeudi 02 février 2023 au cours d’une entrevue a partagé son expérience en la matière du cancer du col de l’utérus, son traitement et sa prévention.

Propos recueillis par André LOUNDA, André Barry et Haurlusse KAKOULA

Dr Eliane NDOUNGA : Je vous remercie pour cette invitation, le 4 février effectivement, c’est une journée destinée à la sensibilisation sur le cancer. C’est une Journée Mondiale et ce n’est pas seulement le Congo qui est concerné, c’est le monder entier qui célèbre ce jouir pour ne pas oublier tous les patients qui sont abandonnés à cause du cancer.

-Docteur, quel est le nombre exacte de type de cancer qui existe à travers le monde ?

Dr Eliane NDOUNGA : Il n’existe pas de nombre parc e que chaque organe dans l’organisme peut être concerné. C’est-à-dire que chaque organe peut-être infecté par exemple, la peau, le cancer de l’œil, de l’iris. Donc, chaque organe de notre corps peut-être atteint d’un cancer. Il existe des centaines de types de cancer.

Pourriez-vous  Docteur, nous parler du cancer de l’utérus ?

Dr Eliane NDOUNGA : Le cancer de l’utérus, c’est différent du cancer du col de l’utérus parce que généralement, les patients profanes confondent, le cancer de l’utérus et la cancer du col de l’utérus. C’est deux pathologies différentes. On peut plus parler du cancer du col de l’utérus parce que c’est le deuxième cancer chez la femme ici chez-nous au Congo. Pendant plusieurs années, il occupait le premier rang mais, depuis qu’on a mis en place des programme de lutte cancéreuse, elle est passée au deuxième rang et actuellement, c’est le cancer du sein qui occupe la première place et le cancer du col de l’utérus, qui est le second cancer chez la femme.

  • Et comment se manifeste-il ?

Dr Eliane NDOUNGA : Le cancer du col de l’utérus, c’est un cancer de la femme âgée ! Cela signifie qu’une femme d’une vingtaine d’année ne peut pas souffrir un cancer du col de l’utérus parce que le cancer du col de l’utérus est d’abord une infection transmissible, c’est un microbe qu’on appelle le virus du papillonme humain (HPV) qui est virus qui se transmet par voie sexuelle, qui prend une quinzaine ou vingtaine d’année d’années pour aboutir au stade du cancer. C’est pour cela que lorsqu’on entre en contact avec ce cancer, quand on a les premiers rapports sexuels, il faut attendre 15 à 20 ans pour se développer. Donc, on a tout le temps pour se dépister des lésions précancéreuses qui peuvent aboutir plu tard à un cancer du col de l’utérus.

-Docteur, dans de tel cas, quel est le traitement ?

Dr Eliane NDOUNGA : Le traitement ! On parle des traitements, parce que ce n’est pas un seul traitement. Le traitement du cancer du col de l’utérus, lorsqu’on veut guérir le malade, c’est la chirurgie et cette chirurgie, elle est pratiquée lorsque la maladie est découverte à l’étape précoce, c’est-à-dire la maladie est encore localisée. Dès que la maladie commence à toucher les organes qui sont autour du col, là on ne peut plus faire de la chirurgie. On fait ce qu’on appelle la radiothérapie. Quand on a des cellules cancéreuses qui touchent des organes à distance tel que le foie, les poumons, les os, et en ce moment-là on fait ce qu’on appelle la chimiothérapie. Il y a également, des thérapies innovantes qu’on appelle immunothérapies, des thérapies ciblées qu’on utilise lorsque le malade est incurable. C’est-à-dire, la maladie n’est plus bénéfiques.

-Est-ce que le traitement est facile à supporter ?

 Dr Eliane NDOUNGA : Vous savez qu’il n’y a pas d’assurance maladie ici, tout est à la charge du patient ! Donc, c’est couteux ! Parce que pour traiter un cancer, la première étape, il faut d’abord faire le diagnostic en faisant ce qu’on appelle un bioxyde, c’est-à-dire un prélèvement au niveau du col de l’utérus qui va confirmer qu’il s’agit bien d’un cancer. La deuxième chose, c’est de savoir à quel stade que la maladie est localisée. Est-ce qu’elle est déjà délocalisée ? A ce moment-là, il faut faire des examens. On fait le scanner, l’IRM, des examens de sang. Et c’est après toutes ces étapes que l’on fait ce qu’on appelle en cancérologie la réunion de concertation. C’est une réunion au cours de laquelle on décide le traitement à donner au patient. C’est une réunion au cours de laquelle, il y a plusieurs spécialistes qui prennent en charge les concernant généralement on a un chirurgien d’organe, ce qu’on appelle par gynécologue, le radiothérapeute, c’est celui qui fait la radiothérapie, on a la cancérologue, le psychologue pour faire accepter à ce patient que la maladie est grave et avec toutes ses conséquences qu’elle peut entrainer. On a aussi la nutritionniste par ce qu’il faut nourrir le patient, on l’esthéticienne parce que les patients généralement, lorsqu’on leur annonce un cancer, ils s’évanouissent donc, il faut leur apprendre et on prend son d’elles. C’est autour de ces gens-là qu’on décide quel type de traitement qu’il faut donner. Est-ce qu’il faut opérer ? Est-ce qu’il faut faire la radiothérapie ?

-Docteur, pourriez-vous nous parler du gène suppresseur et l’immunogénétique ?

Dr Eliane NDOUNGA : Le gène suppresseur immunogénétique en anthologie solide, c’est immunothérapie, le gène suppresseur ce n’est pas un traitement, ce sont des gènes qui entrent dans la cancérogénèse mais, on terme de traitement, c’est l’immunothérapie, c’est-à-dire on utilise l’immunité de chacun pour pouvoir aller traiter la maladie qui est dans le corps. On utilise l’immunité de la personne donc, il y a des médicaments qui sont développés pour attaquer le système immunitaire qui est défaillant pour essayer de la réparer et donc, pour éliminer le cancer.

-Comment peut-on prévenir pour éviter à ce type de cancer ?

Dr Eliane NDOUNGA : En ce qui concerne la prévention, il y a la prévention primaire qui permet à amener les gens à changer de comportement parce que je l’ai dit plutôt que le cancer du col de l’utérus, c’est un cancer sexuellement transmissible donc, la première chose, c’est de faire de la sensibilisation sur l’hygiène sexuelle auprès de nos jeunes filles et nos jeunes garçons parce que le même microbe qui va donner le cancer du col de l’utérus chez les femmes, il va donner le cancer de l’anus chez les hommes par ce que c’est le HPV. Ce microbe là chez les hommes qui sont homosexuels et qui font des rapports à un autre homme peuvent  attraper le HPV et peuvent développer un cancer anal. Donc, la prévention ce n’est pas seulement pour les filles mais également pour les garçons parce que le HPV est responsable du cancer de la bouche, de la gorge parce qu’on a eu des rapports. Il faut par exemple la sensibilisation si on revient sur le cancer du col de l’utérus, c’est pour combattre la précocité des rapports sexuels, c’est pour leurs apprendre à utiliser le préservatif puisque c’est un moyen de prévention et de protection contre le virus HPV. Les multi partenaires sexuels, si on a plusieurs partenaires sexuels on a le risque de se contaminer et donc de développer ce cancer.

Le cancer du col de l’utérus pour clôturer, c’est un cancer qu’on peut éliminer par le dépistage, la sensibilisation et par la vaccination en se faisant vacciner contre le virus HPV.

 

           

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Gilbert MOKOKI remercie le Fonds Mondial d’avoir allouer à notre pays le Congo de 71.650.023 euros

Publié le 17 Janvier 2023 par André LOUNDA dans Santé

Ceci, c’est au cours d’un Dialogue National qui s’est ouvert le mardi 17 janvier 2023 à Brazzaville, dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose, le Paludisme et le Renforcement des Systèmes Résilients et Pérennes pour la Santé.

Ouvrant les travaux, profitant de l’occasion Gilbert MOKOKI, Ministre de la Santé et de la Population a premièrement formulé à l’endroit de chaque participant et leurs familles ainsi qu’aux membres de  leurs administrations respectives, ses vœux de santé, de paix, de succès et de prospérité. « Votre présence ici, témoigne de l’importance que vous accordez aux activités liées à la lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose, le Paludisme au Congo, lutte par laquelle, en 2003, notre pays a été au centre de ses trois maladies et s’est engagé depuis 2005 dans un partenariat avec le Fonds Mondial », a rappelé le Chef de Département de la Santé et de la Population.

Poursuivant, il a déclaré que depuis lors, ce partenariat a permis le financement des projets de la lutte contre les dites maladies pour un montant global d’environ 100 milliards de CFA. A cet effet, l’utilisation rationnée de ces financements appelle à l’organisation des dialogues-pays, cadres à travers lesquels toutes les parties prenantes à la lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose, le Paludisme mettent en commun leur expérience et contribuent à définir les programmes et les services qui répondent en mieux aux besoins des populations.

Gilbert MOKOKI a aussi ajouté que cet exercice qui regroupe simultanément les représentants du secteur public, du secteur privé, de la société civile, des confessions religieuses, des associations des malades, des groupes exposés au VIH ainsi que les partenaires techniques et financiers à l’avantage d’instituer la multisectorialité dans la lutte contre les trois maladies.

Avant de déclaré ouvert les travaux, Gilbert MOKOKI a saisi cette occasion pour adresser une invite au Directeur Exécutif National de lutte contre le VIH/Sida, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies et aux Chefs des programme de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme de mettre en exergue leur savoir-faire et leur leadership de façon à finaliser le processus d(‘actualisation des plans stratégiques nationaux pour les trois maladies, condition sine qua none pour soumettre la demande de financement du Congo au Fonds Mondial dans les délais impartis. Puis, il a remercié les partenaires techniques et financiers multilatéraux et bilatéraux, particulièrement le Fonds Mondial qui a alloué au Congo la somme de 71.680.023 euros pour la période 2023-2025.

De sa part, Madame Valérie MABA, la Président du Comité de Coordination National de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme (CCN), a précisé qu’il s'agit au cours de ce Dialogue National d'évaluer le travail réalisé deux jours avant au sujet de ces trois maladies qui causent la mort aux Congolais.

 

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Paludisme: une espèce invasive de moustique gagne du terrain en Afrique

Publié le 5 Novembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

De nouvelles données font apparaître la propagation en Afrique d'une espèce invasive de moustique vecteur du paludisme venue d'Asie, faisant peser une menace potentielle sur des dizaines de millions de citadins, alertent des chercheurs mardi.

Causé par cinq espèces de parasites transmis par les piqûres de moustiques infectés, le paludisme (ou malaria) reste un fléau, notamment pour les enfants africains, malgré l'arrivée récente d'un vaccin. Il se manifeste par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, puis par des cycles de frissons, fièvre et sueurs.

En Afrique, où sont survenus plus de 95% des 627.000 décès mondiaux de paludisme en 2020, la maladie se répand surtout en zones rurales, via les moustiques Anopheles gambiae, dominants sur ce continent.

Or, une autre espèce, Anopheles stephensi, longtemps principal vecteur de la malaria dans les villes indiennes et iraniennes, peut se reproduire dans des réservoirs d'eau urbains et donc prospérer lors des saisons sèches. Elle est également résistante aux insecticides courants.

Si ce moustique se déployait largement en Afrique, plus de 126 millions de personnes dans 44 villes seraient à risque de paludisme, selon une modélisation de 2020.

A Djibouti, premier pays africain à avoir détecté Anopheles stephensi en 2012 alors qu'il était sur le point d'éradiquer le paludisme avec seulement 27 cas cette année-là, la malaria est repartie en flèche depuis l'arrivée de ce pathogène. Quelque 73.000 cas y ont été comptabilisés en 2020, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Et une épidémie de paludisme dans l'Ethiopie voisine a été causée par le même moustique, selon une étude non revue par des pairs, présentée mardi lors de la réunion annuelle de la Société américaine de médecine tropicale et d'hygiène à Seattle (Etats-Unis).

A Dire Dawa, deuxième ville d'Ethiopie, située dans l'est, sur la ligne ferroviaire entre Addis-Abeba et Djibouti, 205 cas de paludisme avaient été enregistrés en 2019. Cette année, plus de 2.400 cas l'ont été rien qu'entre janvier et mai.

Or cette épidémie s'est produite pendant la saison sèche, lorsque le paludisme est traditionnellement rare.

Face à l'envolée des cas, des chercheurs "se sont empressés d'enquêter", a raconté à l'AFP l'un d'eux, Fitsum Girma Tadesse, biologiste moléculaire à l'institut de recherche Armauer Hansen d'Addis-Abeba. Ils ont rapidement déterminé que "les moustiques Anopheles stephensi sont responsables de la hausse des contaminations".

"Menace majeure"

Ces moustiques porteurs de la malaria ont aussi été découverts dans des réservoirs d'eau voisins.

La prédilection de cette espèce pour les réservoirs d'eau ouverts, fréquents dans les villes africaines, "la rend unique", a souligné Fitsum Girma Tadesse.

Le Soudan semble aussi touché. Selon d'autres données préliminaires présentées à Seattle, des moustiques Anopheles stephensi ont été identifiés dans 64% des 60 sites de tests, répartis dans neuf régions.

"Dans certains cas, jusqu'à 94% des ménages ont des moustiques stephensi" à proximité, a déclaré Hmooda Kafy, entomologiste médical et chef du département de gestion des vecteurs au ministère soudanais de la Santé, dans un communiqué.

Ces découvertes interviennent après que l'Institut nigérian de recherche médicale a confirmé pour la première fois, en juillet, la présence d'Anopheles stephensi en Afrique de l'Ouest.

Pour Sarah Zohdy, du Centre américain de contrôle des maladies, c'était "surprenant" alors que l'attention était sur la Corne de l'Afrique.

Depuis quelques mois, la menace d'Anopheles stephensi en Afrique n'est plus "potentielle" mais avérée, a noté cette experte en écologie des maladies, qui travaille avec l'Initiative présidentielle des Etats-Unis contre le paludisme, partenaire de l'étude éthiopienne.

"Les preuves existent maintenant pour suggérer que le monde doit agir contre ce phénomène", a-t-elle insisté, appelant aussi à une surveillance accrue pour savoir exactement jusqu'où l'Anopheles stephensi s'est propagé à travers le continent africain. Il aurait été repéré en Somalie, selon l'OMS, qui a lancé en septembre une initiative pour contrer sa propagation en Afrique.

Comme il peut prospérer dans les réservoirs d'eau urbains, "on passe d'une maladie saisonnière à une maladie qui peut persister toute l'année", ce qui représente "une menace majeure" pour les progrès contre le paludisme, selon la chercheuse.

Les décès du paludisme ont reculé de plus de moitié entre le début du siècle et 2017 - principalement grâce aux moustiquaires imprégnées d'insecticide, aux tests et aux médicaments –, avant que la pandémie de Covid-19 n'interrompe ce déclin.

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La protection et l’utilisation des inventions médicales africaines au cœur  des préoccupations des Etats membres de l’OAPI

Publié le 3 Novembre 2022 par André LOUNDA dans Santé

 

Pour favoriser l’émergence d’une industrie pharmaceutique ayant pour base les inventions et innovations de la pharmacopée africaine, les experts des Etats membres de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, l’OAPI tiennent, avec l’appui du Projet Droits des Propriété Intellectuelle et Innovation en Afrique en sigle AFRIPI en partenariat avec le Gouvernement de la République du Congo sont en conclave du 2 au 4 novembre 2022 à Brazzaville, dans  une conférence régionale sur les inventions médicales Africaines dans les Etats membres de ladite organisation. Placé sous le patronage du Ministre en charge de l’Industrie, la cérémonie d’ouverture officielle y relative a été marquée par quatre discours à savoir : l’Allocution de bienvenue du Directeur Général de l’OAPI, du discours de bienvenue du Chef Adjoint du Projet AFRIPI, l’Allocution de l’ambassadeur de l’Union Européenne au Congo et du discours d’ouverture du Ministre de l’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé.

 Dans son discours, ouvrant les travaux de ladite conférence, Antoine Thomas Nicéphore FYLLA de Saint-Eudes a fait savoir que les inventions africaines en matière de médicaments ont besoin de protection pour assurer l’émergence d’une véritable industrie pharmaceutique. « La richesse de la pharmacopée traditionnelle au sein du continent africain, et partant dans l’espace Oapi, représente un enjeu scientifique et économique majeur. Son exploitation et sa valorisation peuvent conduire à la mise au point des médicaments utilisables dans le traitement des pathologies qui minent nos sociétés », a-t-déclaré. Aussi, il a indiqué que le développement d’une industrie de médicaments en dépend, y compris la réduction d’une part importante des ressources financières que les Etats consacrent à l’achat des médicaments dans les pays développés.

Selon Denis BOHOUSSOU, Directeur Général de l’OAPI dans son discours, la conférence régionale en cours à Brazzaville devrait déterminer les actions futures permettant d’atteindre des objectifs de l’initiative de Libreville du 13 septembre 2002, à travers la feuille de route qui en découlera. L’initiative de Libreville prône, en effet, la protection et la valorisation des inventions africaines en matière de médicaments. « Grâce à cette initiative, des référentiels relatifs à l’harmonisation des procédures d’homologation des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle et à l’harmonisation des procédures d’identification des tradi-praticiens de santé avaient été adoptés », a-t-il rappelé tout en soulignant que l’OAPI est disposée à jouer pleinement sa partition pour atteindre les objectifs fixés en la matière.  

De sa part Son Excellence, l’Ambassadeur de l’Union Européenne en République du Congo, Giacomo DURAZZO, a laissé entendre que la flore africaine, en termes de plantes médicinales, présente des perspectives intéressantes« La pharmacopée traditionnelle constitue une voie complémentaire pour aborder le problème de l’accès aux médicaments. En augmentant le nombre et l’accessibilité des médicaments et traitements alternatifs, nous pouvons réduire l’impact des faux médicaments », a expliqué l’Ambassadeur de l’UE.

Au cours de cette conférence régionale, les échanges vont porter sur plusieurs thèmes : Place des solutions médicales africaines dans la politique mondiale de santé  ; Politique Nationale de Santé : accès du médicament africain aux protocoles de traitements nationaux ; Etat des lieux de la recherche médicale africaine ; Défis liés à la mise au point des médicaments améliorés ; Etat et mécanisme de la protection des inventions médicales africaines ; Difficultés liées à la valorisation des innovations médicales de la pharmacopée; exemple d’intégration réussie des médicaments traditionnels dans le système national de santé ; Les politiques développées sur le plan régional ou international pour la valorisation des médicaments africains.

Au terme de ces travaux en tables rondes, après la présentation des présidents et rapporteurs une feuille de route pour accroître l’homologation des médicaments issus de la pharmacopée sera élaborée et la seconde, pour accroître la valorisation des médicaments issus de la pharmacopée à travers une prise en compte dans les systèmes nationaux de santé.

 A noter que le projet Droits de Propriété Intellectuelle et Innovation Afrique (AFRIPI), a été représenté par Gregor Schneider, est ’un programme de la Commission Européenne œuvrant pour le renforcement de la protection et l’exploitation des droits de la propriété intellectuelle en Afrique. Ce projet durera trois (3) ans à compter de cette date de lancement, jusqu’au 8 Aout 2024. Prenant en compte les femmes enceintes ; enfants et ménages les plus vulnérables. Ce projet sera reparti en 4 composantes : Premièrement, la performance, en mettant en œuvre les soins de santé gratuits ; ensuite, soutenir la gouvernance des finances publiques dans les systèmes santé ; après, la gestion et suivi du projet ; enfin, l’intervention d’urgence contingente. Tous ceux-ci forment un enjeu majeur dans le processus de l’atteinte de la Couverture Sanitaire Universelle, inscrit à l’agenda 2030 de l’OMS, qui nécessite un système de santé performant et résilient.   

 

 

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Octobre Rose: « Ensemble, sensibilisons nos proches sur le dépistage précoce du cancer du sein »,

Publié le 2 Novembre 2022 par André LOUNDA dans Santé

Les femmes du Ministère les Hydrocarbures et celles évoluant dans de différentes sociétés pétrolières de la place ont été édifié, le lundi 31 octobre 2022 dans la salle de conférences de l’AOGC  de Brazzaville, au cours d’un atelier de sensibilisation sur le cancer du sein, à travers la prévention,  le dépistage précoce, l’autopalpation, les activités sportives. Les participantes ont apprises que dans notre pays selon les statistiques cette pathologie représente 32% des cas de cancer et 80% des décès liés au cancer enregistrés depuis 2020. 

Placé sur le thème : « Ensemble, sensibilisons nos proches sur le dépistage pécoce du cancer du sein », cet atelier organisé par le Ministère des Hydrocarbures, en collaboration avec la Fondation Noevy-ITOUA, cet atelier s’inscrivait dans le cadre d’« Octobre Rose », est une initiative mise en place pour interpeller les pouvoirs publics, les familles, les soignants et les chercheurs sur ce problème majeur de santé publique. Souvent testée chez les femmes adultes, les indices montrent que la maladie touche de plus en plus de jeunes filles dans notre pays.

Selon Muriel Nelly Hobié, la Cheffe de cabinet du Ministre des Hydrocarbures et Conseillère aux Affaires sociales ouvrant les travaux de cette campagne qui a consisté une démarche permettant aux participantes d’acquérir des connaissances suffisantes sur la maladie pour en discuter avec leur entourage. « Cette rencontre vise à montrer l’importance du dépistage précoce et du suivi médical, afin de vaincre et de réduire le taux de mortalité lié au cancer du sein. Les femmes constituent un maillon incontournable de toute la branche du développement durable de notre pays (...) Elles ne peuvent répondre à leur devoir que si elles sont en bonne santé », a-t-elle signifié.

De sa part, Ignace Taliane TCHIBAMBA, le Directeur Exécutif de ladite  Fondation, a rappelé l’auditoire que le combat de la Fondation Noevy-ITOUA est de parvenir à généraliser le dépistage précoce et à assurer le suivi médical des malades. « Le cancer affecte non seulement la malade, mais également son entourage. Le combat de notre Fondation est de sensibiliser, d’éduquer, d’informer sur le cancer du sein, y compris de mobiliser les donateurs, les chercheurs et soignants », a-t-il laissé entendre.

Pour le Pr Judith Nsondé MALANDA au cours de sa présentation, dans ses explications a fait savoir que le cancer du sein est le plus meurtrier chez la femme. Mais dès lors que la maladie est dépistée à temps, la patiente peut être intégralement guérie. Fortement impliquée dans le Programme national de lutte contre le cancer du sein et celui du col de l’utérus. Avec des exemples à l’appui, elle a énuméré les principales causes de la maladie, les risques et les moyens de l’éviter. Et pour prévenir le cancer, a-t-elle ajouté, « la femme doit procéder à l’autopalpation des seins au moins une fois le mois. Cela permettrait de déceler tôt la maladie et d'être rapidement prise en charge. Le cancer du sein est lié à un autre, celui du col de l’utérus. Le professeur de médecine a insisté que les femmes doivent se faire examiner régulièrement, se faire dépister, se faire vacciner contre le virus HPV et surtout éviter d’avoir des rapports sexuels avec plusieurs partenaires ».

Pour conclure le Pr Judith Nsondé MALANDA, Cancérologue au CHU-B, Responsable du Programme National de Lutte contre le Cancer a rassuré les participants que le dépistage précoce demeure le moyen principal de lutte contre ce fléau. Le cancer du sein peut se traiter. Mais la seule raison c'est que les gens consultent souvent très retard au moment où la maladie a déjà atteint un niveau très élevé. Le problème c'est de sensibiliser tout le monde. D'où, notre présence ici.

A noter qu’en 2020, 2478 cas de cancer ont été enregistrés en République du Congo dont 1376 cas de cancer du sein et de col de l'utérus et 1600 décès dus à cette maladie ont été enregistrées la même année.

 

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La COVID-19 compromet l’élimination d’une forme mortelle de méningite en Afrique, avec plus de 50 millions d’enfants non vaccinés

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

Brazzaville – Les campagnes de vaccination contre la méningite qui ciblaient plus de 50 millions d’enfants en Afrique ayant été retardées par la COVID-19, la Région africaine se retrouve exposée à un risque accru de flambées épidémiques de méningite de type A, une maladie quasiment éliminée sur le continent. Dans la course contre la montre engagée contre la méningite, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires ont établi une feuille de route visant à enrayer les flambées de méningite bactérienne d’ici à 2030, en exhortant les pays à mettre en œuvre rapidement cette feuille de route avant le début de la saison de la méningite, en janvier 2023.

La pandémie a gravement perturbé les services de prévention et de contrôle de la méningite, avec une forte baisse de la surveillance de la maladie, de la confirmation des cas en laboratoire et des enquêtes sur les flambées. Sur la base des rapports des pays, l’OMS a constaté que les activités de lutte contre la méningite avaient diminué de 50 % en 2020 par rapport à 2019, avec une légère amélioration en 2021. Le Bénin, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Nigéria et le Togo ont différé leurs campagnes d’administration du vaccin MenAfriVac, qui visent à protéger un total de 50 millions d’enfants de moins de 12 ans contre la méningite de type A.

Historiquement, la méningite de type A était la cause la plus importante des épidémies de méningite en Afrique. Cependant, en 2010, l’Afrique a commencé à vaincre la méningite de type A lorsqu’un vaccin efficace, le MenAfriVac, a été mis au point et déployé. Le vaccin a été développé à la demande des ministres africains de la santé après qu’une épidémie de méningite de type A survenue en 1996 a infecté plus de 250 000 personnes et entraîné plus de 25 000 décès en quelques mois seulement. Avec le concours de l’OMS et de ses partenaires, plus de 350 millions de personnes dans 24 pays africains à haut risque ont reçu le vaccin MenAfriVac depuis 2010.

Les efforts déployés pour éliminer ce type de méningite ont connu un succès considérable. Alors que la méningite de type A représentait 90 % des cas et des décès avant 2010, aucun nouveau cas n’a été notifié depuis 2017. La lutte contre cette forme mortelle de méningite a entraîné une diminution des décès dus à la méningite de type A et à d’autres types de micro-organismes. Alors que 50 % des personnes atteintes de méningite sont décédées des suites de cette maladie en 2004, en tout 95 % des cas ont survécu en 2021.

« La victoire contre la méningite de type A est l’une des plus grandes réussites de l’Afrique en matière de santé, mais les conséquences de la COVID-19 entravent nos efforts pour éradiquer cette infection bactérienne comme menace pour la santé publique et pourraient entraîner des résurgences catastrophiques », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « En accordant la priorité à la riposte contre la COVID-19, nous ne devons pas perdre de vue les autres problèmes de santé. J’exhorte les pays à accélérer la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route régionale de l’OMS dès à présent, avant le début de la saison de la méningite en janvier 2023. »

Bien qu’aucun cas de méningite de type A n’a été notifié en Afrique au cours des cinq dernières années, des flambées épidémiques continuent de se produire et sont causées par d’autres types de bactéries méningococciques. En 2019, un total de 140 552 personnes sont décédées à cause de la méningite, tous types confondus, dans la Région Africaine. Depuis 2013, des flambées majeures dues à la méningite de type C ont été enregistrées dans sept pays de la ceinture de la méningite. En 2021, une flambée épidémique qui a duré quatre mois a fait 205 morts en République démocratique du Congo. De plus, la Région africaine abrite le plus grand nombre de nouveaux cas de méningite dans le monde et se trouve être la seule Région encore touchée par des épidémies de cette maladie. Le continent enregistre 100 cas de méningite pour 100 000 habitants, l’incidence la plus élevée au monde.

« Plus de 400 millions d’Africains restent exposés au risque de flambées saisonnières de méningite, mais la maladie est restée loin des projecteurs pendant trop longtemps », a ajouté la Dre Moeti. « En plus des pertes en vies humaines, les flambées épidémiques ont un impact négatif sur les systèmes de santé et sur nos économies fragiles, et appauvrissent des populations entières qui doivent ainsi faire face à de nombreux défis sanitaires et socio-économiques. »

Avec l’objectif ambitieux de vaincre la méningite bactérienne dans la Région africaine d’ici à 2030, la nouvelle stratégie régionale lancée aujourd’hui fournit aux pays une feuille de route pour renforcer le diagnostic, la surveillance, le traitement, le plaidoyer et la vaccination afin d’éliminer les flambées épidémiques et de réduire de 70 % les décès et de 50 % les infections. L’OMS estime qu’il faudra 1,5 milliard de dollars d’ici à 2030 pour mettre en œuvre ce plan qui, si les pays l’adoptent, sauvera plus de 140 000 vies par an dans la Région et réduira considérablement les invalidités.

La méningite est causée par l’inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière et se transmet par les éternuements, la salive ou les mucosités provenant du nez et de la gorge des personnes infectées. La méningite bactérienne aiguë est l’une des formes les plus mortelles et les plus invalidantes de la maladie. Elle peut provoquer le décès dans les 24 heures, et une personne infectée sur cinq reste atteinte d’un handicap à vie après l’infection. La saison méningitique est particulièrement longue en Afrique, où elle s’étend de janvier à juin.

La méningite touche les personnes de tous âges, mais les jeunes enfants sont les plus à risque, car près de la moitié des cas et des décès concernent les moins de cinq ans.

La Dre Moeti s’est exprimée aujourd’hui lors d’une conférence de presse en ligne animée par APO Group. Elle était accompagnée par le professeur le professeur François Marc Laforce, Directeur des services techniques du Serum Institute de l’Inde, et par Mme Rhoda Omorodion, Directrice générale du Centre de soins et de développement du Nigéria.

Étaient également présents pour répondre aux questions, les experts du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique : la Dre Fiona Braka, Cheffe des opérations d'urgence, le Dr Thierno Baldé, Responsable des opérations de riposte à la COVID-19, le Dr André Bita, Chargé du contrôle de la méningite, et la Dre Phionah Atuhebwe, Chargée de l’introduction des vaccins.

 

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Avec l'appui de l'OMS le Congo affûte ses armes pour la mise en œuvre du Plan d'Action National pour la Sécurité Sanitaire

Publié le 9 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Santé

 

Brazzaville, du 07 au 08 septembre 2022, s’est tenu un atelier d'opérationnalisation de l'appui de l'OMS dans la mise en œuvre du plan d'action national pour la sécurité sanitaire en République du Congo. Placé sous le patronage du Ministre de la Santé et de la Population, la cérémonie d’ouverture y relative a été présidé par Jean Ignace TENDELET, Directeur de cabinet du Ministre en charge de la santé empêché  en présence du Dr Lucien MANGA, Représentant de l’OMS au Congo et de la Représentante de l’OMS au Niger, Dr Blanche ANYA. . Cet atelier a eu entre autres objectifs : La détermination de la capacité en ressources humaines ; l'examen de la structure nationale pour la coordination des urgences ; l’examen de la structure en charge de la CREC; l’élaboration d'un plan de travail chiffré sur deux ans et la feuille de route.

Assurer la sécurité sanitaire dans la Région africaine l’OMS afro dans les Etats membres lancent trois (3) initiatives phare pour fortement appuyer les Plans Nationaux de Sécurité Sanitaire qui consistent à déterminer la capacité en ressource humaine ; d’examiner la structure pour la coordination des services d’urgences, d’examiner la structure en charge du CREC et la logistique.

Ouvrant les travaux, Jean Ignace TENDELET a rappelé que la présence de cet atelier, des cadres de plusieurs ministères et institutions, obéit à la volonté de Monsieur le Ministre en charge de la Santé et de la Population de respecter l'approche «  une seule santé », sans laquelle il est presque impossible de répondre à une quelconque urgence de santé publique dans nos États Membres de l'OMS. Pour le Directeur de cabinet, l’atelier qui s’ouvre ce jour, donne une opportunité au Congo de disposer non seulement d’une équipe nationale des experts capables de piloter la réponse de n’importe quelle urgence de santé publique, mais aussi de combler nos insuffisances en matière de préparation, détection et réponse aux urgences de santé publique et de faire un plaidoyer à l’endroit des partenaires et des autorités qu’il faut désormais être prêts pour répondre aux urgences de santé publique. Avant de conclure et de déclarer ouverts les travaux, le Directeur de cabinet a exhorté les participants à cet atelier, qu’ils auront deux jours d'intenses travaux pour obtenir des résultats suivants attendus : L' évaluation des besoins pour la mise en œuvre des initiatives phares ; La cartographie des principales parties prenantes qui seront impliquées dans la mise en œuvre des initiatives ; L' approche intégrée pour assurer la couverture santé universelle intégrée direction et réponse déterminée.

Quant au représentant de l'OMS au Congo, le Dr Lucien MANGA, dans son mot de circonstance a fait savoir que c'est au vu de ces efforts que l'OMS a identifié le Congo pour faire partie des tous premiers pays à bénéficier de cette nouvelle initiative.

« Je suis pleinement convaincu qu'au bout des deux jours de cet atelier, nous aurons fait un pas supplémentaire dans la mise en œuvre effective de notre plan », a-t-il indiqué.

 D’après l'OMS, chaque année plus de 100 situations d’urgence sanitaire se déclarent dans la Région africaine, concentrant ainsi près de 70% des situations d’urgence sanitaire survenues dans le monde. La République du Congo, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, fait de manière récurrente à plusieurs épisodes épidermiques. Actuellement, le Congo continue à faire à la pandémie Covid-19, aux épidémies de rougeole et vit une menace constante de la maladie à virus Ebola consécutive à l’épidémie de la RDC.

 

Du déroulement des travaux en groupe

 Pour améliorer la planification et la cohésion entre les ministères, les agences, les partenaires, les donateurs et les organisations de la société civile, les participants ont été répartis dans des différents groupes thématiques à savoir : Préparation et Coordination de la Riposte ; Renforcement du Système épidémiologique du Congo ; Développement des Ressources Humaines ; Communication sur les Risques et engagement communautaire ; la logistique pour assurer le déploiement rapide et efficace des fournitures d’urgence et des ressources humaines ainsi que les achats. Au finish de cet atelier toutes les parties prenantes ont trouvé un consensus pour évaluer les états de besoins pour la mise en œuvre des initiatives phares et ils ont élaboré la cartographie des principales parties prenantes qui seront impliquées dans la mise en œuvre des initiatives de l’approche intégrée pour assurer la couverture santé universelle intégrée-détection et réponse- déterminée; puis, ils ont élaboré un plan d’action pour la mise en œuvre sur 2 ans avec une estimation de coûts et ont dégagé une feuille de route avec des actions clés et ont aussi examiner la structure nationale pour la coordination des urgences et la structure en charge de la Communication sur les Risques et Engagements Communautaires (CREC).

La cérémonie de clôture a été présidée par le Conseiller à la santé du Ministre de la santé au nom du Directeur de cabinet en présence de Madame la Représentante de l’OPMS au Niger.

A noter que l’objectif principal est de former 3000 experts au niveau de la Région Africaine et de l’OMS pour aider les pays à répondre au niveau national et international, en apportant leur expertise.

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LE VIH/SIDA RÔDE TOUJOURS AUTOUR DE NOUS, FAITES-VOUS DÉPISTER GRATUITEMENT

Publié le 10 Août 2022 par André LOUNDA dans Santé

Dans le cadre du Programme National de Lutte contre le Sida et les IST en République du Congo, il s' est tenu le 09 juillet 2022, avec l'appui de l'UNICEF , un Atelier de Formation des Leaders des Confessions Religieuses sur la Prévention et le Dépistage du VIH/Sida en milieu confessionnel à Brazzaville.

La cérémonie d'ouverture officielle y relative a été patronnée par le Docteur Lambert KITEMBO, Coordonnateur de l'Unité de Coordination des Programmes et Projet/Cabinet du Ministère de la Santé et de la Population en présence de la Directrice du Programme National de Lutte contre le Sida et les IST (PNLS).

Ouvrant les travaux, le Dr Lambert KITEMBO après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a fait savoir qu'en effet, le VIH/SIDA demeure un problème de santé publique en République du Congo avec une prévalence de type généralisé de 3,2%. Cette prévalence est plus élevée en milieu urbain (3,5%) que rural (2,8%), on note cependant des disparités selon les départements. Les jeunes de moins de 18 ans représentant 45% de la population du Congo, dont 50,2% de sexe féminin. La tranche d'âge des 10-24 ans représente près de 31% de la population générale en 2018 avec une dynamique d'augmentation au fil du temps. Les jeunes de 15-24 ans constituent la couche la plus vulnérable face au VIH/SIDA, il est donc primordial de mener des actions directes envers cette couche, parmi ses actions nous avons la paire éducation qui est un puissant moyen d'atteindre et d'influencer le comportement des jeunes.

Aussi, il a indiqué que reconnaissant la place prépondérante de l’influence des confessions religieuses dans la perception et les attitudes des jeunes devant les phénomènes de sociétés, il est apparu opportun de cibler  les jeunes des milieux confessionnels. Ainsi nos pairs éducateurs (dont 50 à Brazzaville, 50 à Pointe Noire) ont été formés dans les confessions religieuses pour conclure les attitudes de sensibilisation afin d’encourager les jeunes à adopter des bonnes pratiques de prévention y compris le dépistage. De même, pour améliorer l’adhésion aux questions délicates de dépistage et de prise en charge en cas de diagnostic précoce, il est envisagé d’impliquer les responsables des confessions religieuses dans la lutte contre le VIH.

 Avant de conclure son discours, le Dr Lambert KITEMBO  a fixé les objectifs que poursuit la tenue de cet atelier portant sur la formation des leaders des confessions relieuses, sur la prévention et le dépistage du VIH/Sida en milieu confessionnel à Brazzaville qui vise à informer et former ces derniers qui joueront le rôle d’encadreurs des jeunes éducateurs déployés dans des différentes confessions religieuses.

 Notons que cette formation permettra à terme de sensibiliser 10.000 adolescents et jeunes filles et garçons fréquentant les confessions religieuses qui auront des compétences et adopteront des pratiques nécessaires pour prévenir et éviter le VIH et Sida, les IST, les violences sexuelles et les grossesses précoces.

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La République du Congo va Vacciner plus de 4 millions de Personnes contre la Fièvre Jaune

Publié le 6 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

La République du Congo a lancé une campagne de vaccination préventive de masse qui vise à vacciner plus de 93 % de la population contre la fièvre jaune. La campagne, qui débute aujourd'hui, va cibler plus de 4 millions de personnes dans 11 des 12 départements du pays. Le Congo s'est fixé comme objectif d'atteindre une couverture de plus de 95 % au niveau national.

Plus de 13 800 professionnels de santé sont mobilisés par le gouvernement congolais pour cette campagne de sept jours, qui bénéficie du soutien de Gavi, l'Alliance du Vaccin, de l'UNICEF, de l'OMS et de leurs partenaires. Cette campagne a pour objectif de prévenir les épidémies de fièvre jaune et de renforcer les systèmes de surveillance de manière à pouvoir rechercher et identifier rapidement les cas. Pointe Noire est le seul département qui ne participera pas à cette campagne de masse, car il a déjà bénéficié d'une campagne réactive, avec une couverture de 93 %.

« La fièvre jaune, qui est endémique dans toute l'Afrique occidentale et centrale, tue chaque année près de 60 000 Africains, qui pourraient être sauvés grâce à ce vaccin très efficace. Nous sommes fiers de travailler avec le gouvernement du Congo et nos partenaires pour cette campagne de vaccination préventive de masse, qui permettra de protéger la population congolaise contre cette maladie mortelle et de réduire le risque d'apparition d'épidémies meurtrières », a déclaré Thabani Maphosa, directeur général des programmes pays de Gavi

La couverture vaccinale contre la fièvre jaune a augmenté dans le pays depuis 2004, date de l'introduction du vaccin dans le calendrier de vaccination systématique : elle est passée 54 % en 2005 à 80 % en 2015. Le risque d'épidémie reste toutefois élevé et ne peut être réduit que si la majorité de la population est vaccinée. Selon les dernières estimations OMS/UNICEF de la couverture vaccinale (WUENIC) pour la République du Congo, le pourcentage d'enfants ayant reçu les trois doses de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) est passé de 73 % en 2020 à 77 % en 2021, tandis que la couverture avec la première dose de vaccin contre la rougeole stagne à 68 %, et que la couverture vaccinale contre la fièvre jaune a baissé de façon continue de 2 % au cours des deux dernières années (2019-2021) durant lesquelles le pays a dû faire face à la pandémie de COVID-19.

« On dispose de plusieurs moyens de lutte contre la fièvre jaune : la vaccination préventive, la constitution d’un stock mondial de vaccins pour riposter aux épidémies, et la préparation des pays les plus à risque. Avec l’aide de ses partenaires, le gouvernement du Congo va tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de la campagne et juguler les épidémies qui sévissent actuellement dans le pays » a déclaré le Dr Edouard Ndinga, chef du groupe Vaccination et maladies évitables par la vaccination (MEV) du Bureau de l'OMS au Congo.

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés, potentiellement mortelle, mais contre laquelle il existe un vaccin extrêmement efficace. Les épidémies meurtrières de fièvre jaune survenues ces dernières années au Congo (et dans les pays voisins, Angola et République démocratique du Congo) constituent une menace pour le pays qui est désormais en état d'alerte maximale face à la possibilité de survenue d’une nouvelle épidémie.

« Cette campagne préventive de masse menée au Congo fait partie de la stratégie mondiale pour l’élimination des épidémies de fièvre jaune (EYE, de l’anglais Eliminate Yellow fever Epidemics) d'ici 2026. Gavi, l'UNICEF, l'OMS et plus de 50 partenaires aident le gouvernement du Congo et 39 autres pays à haut risque à évaluer le risque épidémique, lancer des campagnes de vaccination, se mobiliser auprès des communautés et mener d'autres activités de riposte (surveillance, approvisionnement et logistique, et diagnostic en laboratoire). Cette campagne sera intégrée à une autre campagne de vaccination, contre la rougeole et la rubéole, menée par le gouvernement du Congo et bénéficiant du soutien de la Banque mondiale, en riposte à l’épidémie de rougeole qui sévit actuellement », a ajouté la Dre Chantal Umutoni, représentante de l'UNICEF au Congo.

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