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GéoAfriqueMédias.cg

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La COVID-19 compromet l’élimination d’une forme mortelle de méningite en Afrique, avec plus de 50 millions d’enfants non vaccinés

Publié le 9 Septembre 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

Brazzaville – Les campagnes de vaccination contre la méningite qui ciblaient plus de 50 millions d’enfants en Afrique ayant été retardées par la COVID-19, la Région africaine se retrouve exposée à un risque accru de flambées épidémiques de méningite de type A, une maladie quasiment éliminée sur le continent. Dans la course contre la montre engagée contre la méningite, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires ont établi une feuille de route visant à enrayer les flambées de méningite bactérienne d’ici à 2030, en exhortant les pays à mettre en œuvre rapidement cette feuille de route avant le début de la saison de la méningite, en janvier 2023.

La pandémie a gravement perturbé les services de prévention et de contrôle de la méningite, avec une forte baisse de la surveillance de la maladie, de la confirmation des cas en laboratoire et des enquêtes sur les flambées. Sur la base des rapports des pays, l’OMS a constaté que les activités de lutte contre la méningite avaient diminué de 50 % en 2020 par rapport à 2019, avec une légère amélioration en 2021. Le Bénin, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Nigéria et le Togo ont différé leurs campagnes d’administration du vaccin MenAfriVac, qui visent à protéger un total de 50 millions d’enfants de moins de 12 ans contre la méningite de type A.

Historiquement, la méningite de type A était la cause la plus importante des épidémies de méningite en Afrique. Cependant, en 2010, l’Afrique a commencé à vaincre la méningite de type A lorsqu’un vaccin efficace, le MenAfriVac, a été mis au point et déployé. Le vaccin a été développé à la demande des ministres africains de la santé après qu’une épidémie de méningite de type A survenue en 1996 a infecté plus de 250 000 personnes et entraîné plus de 25 000 décès en quelques mois seulement. Avec le concours de l’OMS et de ses partenaires, plus de 350 millions de personnes dans 24 pays africains à haut risque ont reçu le vaccin MenAfriVac depuis 2010.

Les efforts déployés pour éliminer ce type de méningite ont connu un succès considérable. Alors que la méningite de type A représentait 90 % des cas et des décès avant 2010, aucun nouveau cas n’a été notifié depuis 2017. La lutte contre cette forme mortelle de méningite a entraîné une diminution des décès dus à la méningite de type A et à d’autres types de micro-organismes. Alors que 50 % des personnes atteintes de méningite sont décédées des suites de cette maladie en 2004, en tout 95 % des cas ont survécu en 2021.

« La victoire contre la méningite de type A est l’une des plus grandes réussites de l’Afrique en matière de santé, mais les conséquences de la COVID-19 entravent nos efforts pour éradiquer cette infection bactérienne comme menace pour la santé publique et pourraient entraîner des résurgences catastrophiques », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « En accordant la priorité à la riposte contre la COVID-19, nous ne devons pas perdre de vue les autres problèmes de santé. J’exhorte les pays à accélérer la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route régionale de l’OMS dès à présent, avant le début de la saison de la méningite en janvier 2023. »

Bien qu’aucun cas de méningite de type A n’a été notifié en Afrique au cours des cinq dernières années, des flambées épidémiques continuent de se produire et sont causées par d’autres types de bactéries méningococciques. En 2019, un total de 140 552 personnes sont décédées à cause de la méningite, tous types confondus, dans la Région Africaine. Depuis 2013, des flambées majeures dues à la méningite de type C ont été enregistrées dans sept pays de la ceinture de la méningite. En 2021, une flambée épidémique qui a duré quatre mois a fait 205 morts en République démocratique du Congo. De plus, la Région africaine abrite le plus grand nombre de nouveaux cas de méningite dans le monde et se trouve être la seule Région encore touchée par des épidémies de cette maladie. Le continent enregistre 100 cas de méningite pour 100 000 habitants, l’incidence la plus élevée au monde.

« Plus de 400 millions d’Africains restent exposés au risque de flambées saisonnières de méningite, mais la maladie est restée loin des projecteurs pendant trop longtemps », a ajouté la Dre Moeti. « En plus des pertes en vies humaines, les flambées épidémiques ont un impact négatif sur les systèmes de santé et sur nos économies fragiles, et appauvrissent des populations entières qui doivent ainsi faire face à de nombreux défis sanitaires et socio-économiques. »

Avec l’objectif ambitieux de vaincre la méningite bactérienne dans la Région africaine d’ici à 2030, la nouvelle stratégie régionale lancée aujourd’hui fournit aux pays une feuille de route pour renforcer le diagnostic, la surveillance, le traitement, le plaidoyer et la vaccination afin d’éliminer les flambées épidémiques et de réduire de 70 % les décès et de 50 % les infections. L’OMS estime qu’il faudra 1,5 milliard de dollars d’ici à 2030 pour mettre en œuvre ce plan qui, si les pays l’adoptent, sauvera plus de 140 000 vies par an dans la Région et réduira considérablement les invalidités.

La méningite est causée par l’inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière et se transmet par les éternuements, la salive ou les mucosités provenant du nez et de la gorge des personnes infectées. La méningite bactérienne aiguë est l’une des formes les plus mortelles et les plus invalidantes de la maladie. Elle peut provoquer le décès dans les 24 heures, et une personne infectée sur cinq reste atteinte d’un handicap à vie après l’infection. La saison méningitique est particulièrement longue en Afrique, où elle s’étend de janvier à juin.

La méningite touche les personnes de tous âges, mais les jeunes enfants sont les plus à risque, car près de la moitié des cas et des décès concernent les moins de cinq ans.

La Dre Moeti s’est exprimée aujourd’hui lors d’une conférence de presse en ligne animée par APO Group. Elle était accompagnée par le professeur le professeur François Marc Laforce, Directeur des services techniques du Serum Institute de l’Inde, et par Mme Rhoda Omorodion, Directrice générale du Centre de soins et de développement du Nigéria.

Étaient également présents pour répondre aux questions, les experts du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique : la Dre Fiona Braka, Cheffe des opérations d'urgence, le Dr Thierno Baldé, Responsable des opérations de riposte à la COVID-19, le Dr André Bita, Chargé du contrôle de la méningite, et la Dre Phionah Atuhebwe, Chargée de l’introduction des vaccins.

 

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Avec l'appui de l'OMS le Congo affûte ses armes pour la mise en œuvre du Plan d'Action National pour la Sécurité Sanitaire

Publié le 9 Septembre 2022 par André LOUNDA dans Santé

 

Brazzaville, du 07 au 08 septembre 2022, s’est tenu un atelier d'opérationnalisation de l'appui de l'OMS dans la mise en œuvre du plan d'action national pour la sécurité sanitaire en République du Congo. Placé sous le patronage du Ministre de la Santé et de la Population, la cérémonie d’ouverture y relative a été présidé par Jean Ignace TENDELET, Directeur de cabinet du Ministre en charge de la santé empêché  en présence du Dr Lucien MANGA, Représentant de l’OMS au Congo et de la Représentante de l’OMS au Niger, Dr Blanche ANYA. . Cet atelier a eu entre autres objectifs : La détermination de la capacité en ressources humaines ; l'examen de la structure nationale pour la coordination des urgences ; l’examen de la structure en charge de la CREC; l’élaboration d'un plan de travail chiffré sur deux ans et la feuille de route.

Assurer la sécurité sanitaire dans la Région africaine l’OMS afro dans les Etats membres lancent trois (3) initiatives phare pour fortement appuyer les Plans Nationaux de Sécurité Sanitaire qui consistent à déterminer la capacité en ressource humaine ; d’examiner la structure pour la coordination des services d’urgences, d’examiner la structure en charge du CREC et la logistique.

Ouvrant les travaux, Jean Ignace TENDELET a rappelé que la présence de cet atelier, des cadres de plusieurs ministères et institutions, obéit à la volonté de Monsieur le Ministre en charge de la Santé et de la Population de respecter l'approche «  une seule santé », sans laquelle il est presque impossible de répondre à une quelconque urgence de santé publique dans nos États Membres de l'OMS. Pour le Directeur de cabinet, l’atelier qui s’ouvre ce jour, donne une opportunité au Congo de disposer non seulement d’une équipe nationale des experts capables de piloter la réponse de n’importe quelle urgence de santé publique, mais aussi de combler nos insuffisances en matière de préparation, détection et réponse aux urgences de santé publique et de faire un plaidoyer à l’endroit des partenaires et des autorités qu’il faut désormais être prêts pour répondre aux urgences de santé publique. Avant de conclure et de déclarer ouverts les travaux, le Directeur de cabinet a exhorté les participants à cet atelier, qu’ils auront deux jours d'intenses travaux pour obtenir des résultats suivants attendus : L' évaluation des besoins pour la mise en œuvre des initiatives phares ; La cartographie des principales parties prenantes qui seront impliquées dans la mise en œuvre des initiatives ; L' approche intégrée pour assurer la couverture santé universelle intégrée direction et réponse déterminée.

Quant au représentant de l'OMS au Congo, le Dr Lucien MANGA, dans son mot de circonstance a fait savoir que c'est au vu de ces efforts que l'OMS a identifié le Congo pour faire partie des tous premiers pays à bénéficier de cette nouvelle initiative.

« Je suis pleinement convaincu qu'au bout des deux jours de cet atelier, nous aurons fait un pas supplémentaire dans la mise en œuvre effective de notre plan », a-t-il indiqué.

 D’après l'OMS, chaque année plus de 100 situations d’urgence sanitaire se déclarent dans la Région africaine, concentrant ainsi près de 70% des situations d’urgence sanitaire survenues dans le monde. La République du Congo, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, fait de manière récurrente à plusieurs épisodes épidermiques. Actuellement, le Congo continue à faire à la pandémie Covid-19, aux épidémies de rougeole et vit une menace constante de la maladie à virus Ebola consécutive à l’épidémie de la RDC.

 

Du déroulement des travaux en groupe

 Pour améliorer la planification et la cohésion entre les ministères, les agences, les partenaires, les donateurs et les organisations de la société civile, les participants ont été répartis dans des différents groupes thématiques à savoir : Préparation et Coordination de la Riposte ; Renforcement du Système épidémiologique du Congo ; Développement des Ressources Humaines ; Communication sur les Risques et engagement communautaire ; la logistique pour assurer le déploiement rapide et efficace des fournitures d’urgence et des ressources humaines ainsi que les achats. Au finish de cet atelier toutes les parties prenantes ont trouvé un consensus pour évaluer les états de besoins pour la mise en œuvre des initiatives phares et ils ont élaboré la cartographie des principales parties prenantes qui seront impliquées dans la mise en œuvre des initiatives de l’approche intégrée pour assurer la couverture santé universelle intégrée-détection et réponse- déterminée; puis, ils ont élaboré un plan d’action pour la mise en œuvre sur 2 ans avec une estimation de coûts et ont dégagé une feuille de route avec des actions clés et ont aussi examiner la structure nationale pour la coordination des urgences et la structure en charge de la Communication sur les Risques et Engagements Communautaires (CREC).

La cérémonie de clôture a été présidée par le Conseiller à la santé du Ministre de la santé au nom du Directeur de cabinet en présence de Madame la Représentante de l’OPMS au Niger.

A noter que l’objectif principal est de former 3000 experts au niveau de la Région Africaine et de l’OMS pour aider les pays à répondre au niveau national et international, en apportant leur expertise.

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LE VIH/SIDA RÔDE TOUJOURS AUTOUR DE NOUS, FAITES-VOUS DÉPISTER GRATUITEMENT

Publié le 10 Août 2022 par André LOUNDA dans Santé

Dans le cadre du Programme National de Lutte contre le Sida et les IST en République du Congo, il s' est tenu le 09 juillet 2022, avec l'appui de l'UNICEF , un Atelier de Formation des Leaders des Confessions Religieuses sur la Prévention et le Dépistage du VIH/Sida en milieu confessionnel à Brazzaville.

La cérémonie d'ouverture officielle y relative a été patronnée par le Docteur Lambert KITEMBO, Coordonnateur de l'Unité de Coordination des Programmes et Projet/Cabinet du Ministère de la Santé et de la Population en présence de la Directrice du Programme National de Lutte contre le Sida et les IST (PNLS).

Ouvrant les travaux, le Dr Lambert KITEMBO après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a fait savoir qu'en effet, le VIH/SIDA demeure un problème de santé publique en République du Congo avec une prévalence de type généralisé de 3,2%. Cette prévalence est plus élevée en milieu urbain (3,5%) que rural (2,8%), on note cependant des disparités selon les départements. Les jeunes de moins de 18 ans représentant 45% de la population du Congo, dont 50,2% de sexe féminin. La tranche d'âge des 10-24 ans représente près de 31% de la population générale en 2018 avec une dynamique d'augmentation au fil du temps. Les jeunes de 15-24 ans constituent la couche la plus vulnérable face au VIH/SIDA, il est donc primordial de mener des actions directes envers cette couche, parmi ses actions nous avons la paire éducation qui est un puissant moyen d'atteindre et d'influencer le comportement des jeunes.

Aussi, il a indiqué que reconnaissant la place prépondérante de l’influence des confessions religieuses dans la perception et les attitudes des jeunes devant les phénomènes de sociétés, il est apparu opportun de cibler  les jeunes des milieux confessionnels. Ainsi nos pairs éducateurs (dont 50 à Brazzaville, 50 à Pointe Noire) ont été formés dans les confessions religieuses pour conclure les attitudes de sensibilisation afin d’encourager les jeunes à adopter des bonnes pratiques de prévention y compris le dépistage. De même, pour améliorer l’adhésion aux questions délicates de dépistage et de prise en charge en cas de diagnostic précoce, il est envisagé d’impliquer les responsables des confessions religieuses dans la lutte contre le VIH.

 Avant de conclure son discours, le Dr Lambert KITEMBO  a fixé les objectifs que poursuit la tenue de cet atelier portant sur la formation des leaders des confessions relieuses, sur la prévention et le dépistage du VIH/Sida en milieu confessionnel à Brazzaville qui vise à informer et former ces derniers qui joueront le rôle d’encadreurs des jeunes éducateurs déployés dans des différentes confessions religieuses.

 Notons que cette formation permettra à terme de sensibiliser 10.000 adolescents et jeunes filles et garçons fréquentant les confessions religieuses qui auront des compétences et adopteront des pratiques nécessaires pour prévenir et éviter le VIH et Sida, les IST, les violences sexuelles et les grossesses précoces.

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La République du Congo va Vacciner plus de 4 millions de Personnes contre la Fièvre Jaune

Publié le 6 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

La République du Congo a lancé une campagne de vaccination préventive de masse qui vise à vacciner plus de 93 % de la population contre la fièvre jaune. La campagne, qui débute aujourd'hui, va cibler plus de 4 millions de personnes dans 11 des 12 départements du pays. Le Congo s'est fixé comme objectif d'atteindre une couverture de plus de 95 % au niveau national.

Plus de 13 800 professionnels de santé sont mobilisés par le gouvernement congolais pour cette campagne de sept jours, qui bénéficie du soutien de Gavi, l'Alliance du Vaccin, de l'UNICEF, de l'OMS et de leurs partenaires. Cette campagne a pour objectif de prévenir les épidémies de fièvre jaune et de renforcer les systèmes de surveillance de manière à pouvoir rechercher et identifier rapidement les cas. Pointe Noire est le seul département qui ne participera pas à cette campagne de masse, car il a déjà bénéficié d'une campagne réactive, avec une couverture de 93 %.

« La fièvre jaune, qui est endémique dans toute l'Afrique occidentale et centrale, tue chaque année près de 60 000 Africains, qui pourraient être sauvés grâce à ce vaccin très efficace. Nous sommes fiers de travailler avec le gouvernement du Congo et nos partenaires pour cette campagne de vaccination préventive de masse, qui permettra de protéger la population congolaise contre cette maladie mortelle et de réduire le risque d'apparition d'épidémies meurtrières », a déclaré Thabani Maphosa, directeur général des programmes pays de Gavi

La couverture vaccinale contre la fièvre jaune a augmenté dans le pays depuis 2004, date de l'introduction du vaccin dans le calendrier de vaccination systématique : elle est passée 54 % en 2005 à 80 % en 2015. Le risque d'épidémie reste toutefois élevé et ne peut être réduit que si la majorité de la population est vaccinée. Selon les dernières estimations OMS/UNICEF de la couverture vaccinale (WUENIC) pour la République du Congo, le pourcentage d'enfants ayant reçu les trois doses de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) est passé de 73 % en 2020 à 77 % en 2021, tandis que la couverture avec la première dose de vaccin contre la rougeole stagne à 68 %, et que la couverture vaccinale contre la fièvre jaune a baissé de façon continue de 2 % au cours des deux dernières années (2019-2021) durant lesquelles le pays a dû faire face à la pandémie de COVID-19.

« On dispose de plusieurs moyens de lutte contre la fièvre jaune : la vaccination préventive, la constitution d’un stock mondial de vaccins pour riposter aux épidémies, et la préparation des pays les plus à risque. Avec l’aide de ses partenaires, le gouvernement du Congo va tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de la campagne et juguler les épidémies qui sévissent actuellement dans le pays » a déclaré le Dr Edouard Ndinga, chef du groupe Vaccination et maladies évitables par la vaccination (MEV) du Bureau de l'OMS au Congo.

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés, potentiellement mortelle, mais contre laquelle il existe un vaccin extrêmement efficace. Les épidémies meurtrières de fièvre jaune survenues ces dernières années au Congo (et dans les pays voisins, Angola et République démocratique du Congo) constituent une menace pour le pays qui est désormais en état d'alerte maximale face à la possibilité de survenue d’une nouvelle épidémie.

« Cette campagne préventive de masse menée au Congo fait partie de la stratégie mondiale pour l’élimination des épidémies de fièvre jaune (EYE, de l’anglais Eliminate Yellow fever Epidemics) d'ici 2026. Gavi, l'UNICEF, l'OMS et plus de 50 partenaires aident le gouvernement du Congo et 39 autres pays à haut risque à évaluer le risque épidémique, lancer des campagnes de vaccination, se mobiliser auprès des communautés et mener d'autres activités de riposte (surveillance, approvisionnement et logistique, et diagnostic en laboratoire). Cette campagne sera intégrée à une autre campagne de vaccination, contre la rougeole et la rubéole, menée par le gouvernement du Congo et bénéficiant du soutien de la Banque mondiale, en riposte à l’épidémie de rougeole qui sévit actuellement », a ajouté la Dre Chantal Umutoni, représentante de l'UNICEF au Congo.

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L’espérance de vie en bonne santé connaît une hausse de près de dix ans en Afrique

Publié le 6 Août 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

Brazzaville – Selon un rapport d’évaluation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’espérance de vie en bonne santé a augmenté dans la Région africaine d’une moyenne de dix ans par personne entre 2000 et 2019. Sur la période considérée, cette hausse est supérieure à toutes celles qui ont pu être observées dans d’autres régions du monde. En outre, le rapport fait remarquer que l’impact déstabilisant de la pandémie de COVID-19 pourrait menacer ces gains considérables.

D’après le rapport intitulé « Suivi de la Couverture sanitaire universelle dans la Région africaine de l’OMS, 2022 », l’espérance de vie en bonne santé – ou le nombre d’années pendant lesquelles un individu jouit d’un bon état de santé – est passée à 56 ans en 2019, contre 46 ans en 2000. Si ce chiffre est de loin inférieur à la moyenne mondiale de 64 ans, il convient de noter que l’espérance de vie en bonne santé sur le plan mondial n’a augmenté que de cinq ans au cours de la même période.

L'amélioration de la prestation des services de santé essentiels, les progrès en matière de santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile, ainsi que les avancées dans la lutte contre les maladies infectieuses - grâce à l'intensification rapide des mesures de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme à partir de 2005 - ont contribué à prolonger l'espérance de vie en bonne santé.

Dans l’ensemble, la couverture des services de santé essentiels s’est améliorée pour atteindre 46 % en 2019, contre 24 % en 2000. Les progrès les plus importants ont été accomplis dans le domaine de la prévention et du traitement des maladies infectieuses, mais ont été freinés par la hausse spectaculaire de l’hypertension, du diabète et d’autres maladies non transmissibles, de même que par l’absence de services de santé ciblant ces maladies. 

« L’augmentation sensible de l’espérance de vie en bonne santé ces deux dernières décennies témoigne de la volonté de la Région d’améliorer la santé et le bien-être de la population. Fondamentalement, cela signifie que plus de personnes vivent en meilleure santé et plus longtemps, avec moins de menaces de maladies infectieuses, et jouissent d’un meilleur accès aux soins et aux services de prévention des maladies », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Mais les progrès doivent continuer. Si les pays ne renforcent pas les mesures contre la menace du cancer et d'autres maladies non transmissibles, les avancées en matière de santé pourraient être compromises. »

Les progrès relatifs à l’espérance de vie en bonne santé pourraient également être compromis par l’impact de la pandémie de COVID-19 à moins de mettre en place un plan de relance robuste. L’on pourrait dire que de façon générale, les pays africains ont signalé des perturbations plus importantes des services essentiels que les autres régions. En effet, sur les 36 pays ayant répondu à une enquête de l’OMS en 2021, plus de 90 % ont signalé une ou plusieurs perturbations des services de santé essentiels. Les perturbations les plus graves ont été recensées dans les secteurs de la vaccination, des maladies tropicales négligées et des services de nutrition.

Des efforts ont été déployés pour rétablir les services essentiels affectés par la pandémie. Toutefois, si l’on souhaite améliorer les services de santé et veiller à ce qu’ils soient adéquats, de bonne qualité et accessibles à tous, il est impératif que les gouvernements intensifient le financement de la santé publique. La plupart des gouvernements africains financent moins de 50 % de leurs budgets de santé, ce qui se traduit par d’importants déficits de financement. Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50 % de leurs dépenses totales liées à la santé.

« L’expérience de la COVID-19 nous a fait réaliser combien l’investissement dans la santé est important pour la sécurité d’un pays. Une Afrique capable de faire face aux pandémies et aux autres menaces sanitaires est une Afrique où prospèrent les économies et les populations. J’invite vivement les gouvernements à investir dans la santé et à attaquer de front la prochaine menace pathogène », a ajouté la Dre Moeti.

L’une des mesures essentielles qui permettrait d’améliorer l’accès aux services de santé est que les gouvernements réduisent les dépenses exorbitantes à la charge des ménages. Les dépenses liées à la santé ne sont pas considérées comme exorbitantes lorsque les familles consacrent moins de 10 % de leurs revenus aux dépenses de santé, quel que soit leur niveau de pauvreté. Ces 20 dernières années, les dépenses directes pour les soins et les médicaments ont stagné ou augmenté dans 15 pays. 

Par ailleurs, le rapport de l’OMS a également analysé les différences d’espérance de vie en bonne santé et de couverture des services de santé en fonction du niveau de revenu des pays et de la situation géographique. Il en ressort que les pays à revenu élevé et ceux à revenu intermédiaire de la tranche supérieure tendent à offrir une meilleure couverture des services de santé et une espérance de vie en bonne santé à la naissance plus élevée que les pays à revenu faible, avec environ 10 années supplémentaires d’espérance de vie en bonne santé.

Le rapport recommande aux pays d’accélérer les efforts visant à améliorer la protection contre les risques financiers, de repenser et de réorienter la prestation des services de santé en mettant l’accent sur des éléments tels que l’intégration des services de santé destinés à lutter contre les maladies non transmissibles dans les services de santé essentiels, l’implication des communautés et la participation du secteur privé. Les recommandations émises portent également sur la mise en place de systèmes de surveillance régionaux, l’objectif étant que les pays soient en mesure de déceler rapidement les signes d’alerte annonçant de prochaines menaces sanitaires et des défaillances du système. 

L'OMS a tenu aujourd'hui une conférence de presse présidée par la Dre Lindiwe Makubalo, Directrice régionale adjointe de l'OMS pour l'Afrique. Elle était accompagnée du professeur Muhammad Ali Pate, Chaire Julio Frenk sur la pratique du leadership en santé publique, École de santé publique T. H. Chan de l'Université de Harvard, et de M. Moses Kitele, Directeur de la planification au Ministère de la Santé du Botswana. 

Etaient également présents pour répondre aux questions, les experts du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique suivants : Dr Humphrey Karamagi, Responsable du développement des systèmes de santé, Dre Phionah Atuhebwe, Responsable de l’introduction des nouveaux vaccins, Dr Patrick Otim, Responsable des urgences sanitaires, et Dr Opeayo Ogundiran, Responsable de l'épidémiologie pour la riposte régionale à la COVID-19.

 

Source OMS Afrique

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Le Bureau de l’OMS au Congo s’est doté d’un Centre Numérique d’information et de Documentation

Publié le 15 Juillet 2022 par André LOUNDA dans Santé

 

Brazzaville, le 15 juillet 2022 : Pour répondre à un besoin réel des professionnels de la santé, les étudiants, et le grand public la consultation de milliers de publications offertes gratuitement par l’OMS, le Dr Matshidiso MOETI, Directrice Régionale de l’OMS dès sa prise de fonction en 2015, elle a initié un ambitieux programme de transformation du Secrétariat de l’OMS dans la région africaine. Ce programme comporte plusieurs volets à savoir : les innovations technologiques, la production et le partage des connaissances en matière de santé publique sont au centre des priorités de cette institution dans le but est de contribuer à apporter à tous et partout, des services et ders soins de santé de meilleure qualité. C’est dans ce contexte que le Bureau de l’OMS au Congo s’est doté d’un Centre d’information et de Documentation. La cérémonie de lancement officiel y relative a été placé sous le Haut Patronage de Monsieur Gilbert MOKOKI, Ministre de la Santé et de la Population.

Au nom de la Directrice Régionale de l’OMS, Dr MOETI, empêchée à la toute dernière minute, son Représentant dans son mot de circonstance a fait savoir qu’effet, c’est à travers les connaissances, que les professionnels de santé peuvent maintenir et accroître leurs compétences, et que les communautés peuvent être mieux informées et mieux engagées, notamment pour adopter des comportements sains. Par ailleurs, les étudiants et les chercheurs de tous horizons, dépendent de l’accès à des publications récentes et de qualité afin d’améliorer leurs connaissances, mais également pour apporter leur propre contribution au savoir, et partager ce savoir à leur tour.

« De nos jours, les centres de documentations connaissent partout une évolution vers la dématérialisation. Ce phénomène est lié d’une part à ce qu’on appelle « la crise du livre », et d’autres part aux innovations technologiques, et tout particulièrement, à la digitalisation et la mise en ligne des publications. Chacun peut donc, en théorie, accéder partout où il se trouve aux ressources dont il ou elle a besoin », a-t-il indiqué.

« Nous constatons cependant que bien que la disponibilité des ressources scientifiques en ligne se soit grandement améliorée ces dernières décennies, l’accès à ces ressources demeures très limité dans nos communautés pour plusieurs raisons dont le taux de pénétration de l’internet qui est encore très faible ; les cadres appropriés de consultations des ressources qui sont rares, et aussi parce que plusieurs de ces ressources ne sont pas accessibles gratuitement, etc. », a-t-il rappelé.

Pour conclure, il a salué l’initiative de revitalisation des districts sanitaires que le Gouvernement congolais mène actuellement, avec l’appui de l’OMS et que cette initiative, comme toutes les autres définies dans le programme national de développement sanitaire, vont se poursuivre, et s’étendre à l’ensemble des 52 districts sanitaires que compte notre pays. Aussi, il a félicité chaleureusement le Gouvernement congolais qui de façon manifeste, a placé la santé au cœur de ses priorités, et remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leurs inlassables efforts.

 Gilbert MOKOKI au terme du lancement au cours d’une interview a partagé ses impressions, « j’ai été agréablement impressionné de cette initiative de créer une salle qui fonctionne au numérique. Je crois que c’est un outil de travail très important vu la capacité qu’elle offre pour les travaux de recherche et aussi pour tous ses étudiants qui veulent se documenter sur des projets sur les maladies, sur des sujets pratiqués. Voyez aujourd’hui, le numérique a faciliter beaucoup de choses. Avant on avait des Bibliothèques immenses avec des multiples ouvrages qui étaient très difficile à consulter mais aujourd’hui avec une telle salle, le travail est facilité, c’est vraiment agréable de voir un cadre de travail comme celui-là ! C’est ici l’occasion de féliciter l’initiative prise par la Représentante de l’OMS et j’ai entendu le représentant de Madame la Représentante du Bureau régional qui a parlé justement de partager cette expérience à tous les pays. Certaine c’est ce qui se fera également ».

De son côté le Dr Germain MONABEKA, Directeur Général des Soins et Services de Santé, son département a bénéficié d’un don a déclaré que vous le savez notre système de santé s’est heurté à plusieurs problèmes et nous essayons au niveau du département de régler quand on peut et nous avons des partenaires également qui nous aide en l’occurrence l’OMS aujourd’hui qui nous donne une ambulance qui va servir spécifiquement les populations de Madingo-Kayes. Il était question il y a quelques jours avec l’OMS et nous avons constaté qu’il y avait de nombreux problème dans le transport des patients, le Département du Kouilou est très vaste, il y a eu des morts des femmes enceintes, des enfants du faite de l’absence de l’ambulance pour amener ces patients vers les centres spécialisés et aujourd’hui, grâce au cri de cœur adressé par la Directrice départementale et par nous-même l’OMS nous gratifie d’une ambulance.

A noter que le Centre Numérique d’information et de Documentation permettra également aux professionnels de la santé de disposer d’un cadre d’échange convivial, et contribuera de manière tangible à la promotion de la recherche et de l’enseignement supérieur au Congo, ce qui est en droite ligne avec l’une des recommandations fortes que le Gouvernement avait faites, lors de la deuxième Commission mixte République du Congo/OMS-AFRO, tenue à Brazzaville les 4 et 5 mars 2019.

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Améliorer les connaissances des gynécologues obstétriciens

Publié le 24 Juin 2022 par André LOUNDA dans Santé

« Soins maternels, néonatals et gynécologique dans le contexte de la COVID-19 et les ODD », constitue le thème des  Deuxièmes Universités de Gynécologie et Obstétrique du Congo tenues le 23 juin 2022 à Brazzaville. Organisées par la Société Congolaise des Gynécologues Obstétriciens en sigle la SOCOGO, ses assises ont étés placé sous le patronage de Gilbert MOUKOKI, Ministre de la Santé et de la Population. En présence de la Conseillère à la santé du Chef de l’État, du Docteur Lucien MANGA, Représentant de l’OMS pays. Ces Universités ont eu pour objectifs d’améliorer, partager aux participants, communiquer sur les connaissances des gynécologues obstétriciens, sur les bonnes pratiques et les nouvelles recommandations de l’OMS en matière de la Santé de la Reproduction. Elles visent entre autres à Repositionner la SOCOGO en rappelant les missions de cette société savante.

Ouvrant les travaux des Deuxièmes Universités de Gynécologie et Obstétrique, Gibert MOKOKI,  Ministre congolais de la Santé et de la Population, dans son discours a laissé entendre que parler des universités de gynécologie et obstétrique, voudrait à mon entendement travailler l'unité de cette grande corporation qui est cœur de la survie même de l'humanité. Ces Universités doivent être une « Alma mater », où les acteurs permanents et associés qui doivent constituer le temple du savoir des témoignages et promouvoir l'expertise voire les évidences dans l'exercice de la médecine au quotidien.

Quant au Président de la SOCOGO, Professer Clotaire ITOUA a rappelé qu’au Congo, la mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile, demeure préoccupante. En effet, selon le dernier rapport de l’observation nationale des décès maternels, néonatal et infantile le ratio de mortalité maternelle est estimé à 445 décès pour 100.000 naissances vivantes (NV), tandis que le taux de mortalité néonatale est 27 décès pour 1000 naissances vivantes et la mortalité infanto juvénile à 45 décès pour 1.000 naissances vivantes. Les Université de Gynécologie et Obstétrique sont une opportunité pour faire le point des recommandations d’Abidjan et de renforcer les capacités des prestataires de santé pour l’amélioration de la qualité des soins maternelle.

A cette occasion de l’ouverture officielle de ces Universités, le Professeur émérite Hervé ILOKI au nom de son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO, Grand Maître des Ordres nationaux a été décoré à l’ordre de la médaille d’honneur de la santé au grade de médaille d’or.

 

Au terme de ces assises, les participants ont recommandé ce qui suit : La multiplication des réunions scientifiques; L'appréciation de l'utilisation du programme ; La promotion de la culture et de la qualité avec la revue des décès maternels et infantiles ; Réinitialisation de la formation des prestataires sur la réanimation néonatale ; Promotion du dépistage du cancer de col de l'utérus ; Assurance de la disponibilité des médicaments d'urgence dans les formations sanitaires.

 

A noter que dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile, l’OMS Afro a formé les sociétés savantes de gynécologie et obstétrique d’Afrique y compris le Congo en 2021 à Abidjan. Dans la région africaine, l’OMS œuvre de concert avec les pays et les partenaires pour améliorer la qualité des soins maternels et néonatalis et pour renforcer la formation en soins infirmiers et obstétricaux, ainsi que le perfectionnement professionnel et la règlementation.

 

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OMS : Les défis de la santé pour tous, « walk the talk », 

Publié le 20 Juin 2022 par André LOUNDA dans Santé

Le Bureau régional de l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) pour l'Afrique, a organisé le dimanche 19 juin 2022 à Brazzaville en collaboration avec les Ministères en charge de la santé et des sports une Marche sportive dénommée : « walk the talk », dans le cadre de la mise en œuvre de l’une des recommandations prises lors de l’Assemblée Générale  Mondiale de la Santé.

Cette marche s’est tenue sur le tronçon de la corniche de Brazzaville, entre le Restaurant Mami-Wata et la case de Gaulle, plus d’un millier d’acteurs représentant  les clubs de marcheurs, les délégués des ministères, les travailleurs délégués des administrations publiques, des entreprises privées, les personnes désireuses y ont participais. Elle a eu pour objectif, de sensibiliser les personnes à  l’importance de l’exercice physique.

Face aux participants à la marche, la Directrice du bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, le Docteur Matshidiso MOETI dans son discours de circonstance a expliqué certains facteurs de risques conduisant à la maladie et a exhorté les participants de ne pas manger trop gras, trop sucré ou salé. Sur la ligne et l’équilibre en matière de santé, la marche de santé permet de brûler 200 à 300Kcal/h, de surtout muscler jambes et fessiers mais aussi abdos et dorsaux. Outre l'esthétisme, ce gain en masse maigre et tonique favorise la faculté d’équilibre et l'augmentation du métabolisme de base qui permet de brûler des calories au repos Aussi, elle leurs a encouragé à la pratique de l’exercice physique, le manque de l’exercice physique occasionne de nombreuses maladies comme le diabète, le cancer...et bien d’autres. Elle a glorifié les mérites de l’exercice physique en général et de la marche en particulier sur la santé humaine. « Je suis très étonnée et ravie de voir autant de personnes répondre à cette invitation. Cette marche nous invite à prêcher par l’exemple. Cette édition est organisée par l’OMS en collaboration avec le gouvernement pour réaffirmer notre engagement en faveur de la santé et le bien-être pour tous. Certaines maladies peuvent être évitées par un changement de mode de vie », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti.

Pour Séraphin Saturnin Hervé ICKA, Conseiller Administratif et Juridique au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Formation Qualifiante. « La marche est un excellent exercice cardio, non traumatisant pour les articulations. La marche sportive permet de muscler, perdre du poids et se détendre ! Elle active ainsi l'ensemble du corps de la tête aux pieds. Trente minutes de marche par jour est donc gage de bonne santé et de longévité. Multiplier les pas entretient de surcroît la masse musculaire, renforce le capital osseux, développe la capacité respiratoire, booster le système immunitaire et évite la prise de poids, ainsi que toutes les maladies qui en découlent ».

 Quant à Jean Ignace TENDELET, le Directeur de cabinet du Ministre de la Santé et de la Population, a fait savoir: « Même si la marche n'est pas une activité aussi intense que la course, elle n'en demeure pas moins un sport complet. En plus de vous aider à maintenir une bonne forme physique, la marche permet de faire travailler les articulations, les muscles, les tendons ainsi que le système cardiorespiratoire. Il existe une astuce pour obtenir rapidement un ventre plat : pendant vos séances de marche, pensez à contracter votre ventre et à respirer avec le ventre. Cette technique vous permet de faire travailler vos abdominaux, ce qui raffermit votre ventre et fait rentrer la poche stomacale ».

Signalons que c’est dans le calme et sans incident majeur, ces personnes ont marché durant près d’une heure. Avant la marche, un coach a été mis à la disposition de cette foule de personnes pour les encadrer autour des exercices afin de stimuler les muscles : jambes, fessiers, abdos et dorsaux.

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Le Centre National de Transfusion Sanguine, a été doté d’un container pour renforcer sa capacité d’approvisionnement en produits sanguins

Publié le 19 Avril 2022 par André LOUNDA dans Santé

Le Centre national de transfusion sanguine (CNTF) en partenariat avec l’Association Regard d’Afrique, a mis à la disposition du public brazzavillois un container aménagé de collecte de sang afin de relever le défi de la disponibilité du sang dans les centres de santé et hôpitaux de notre  pays. Ce don de l’Association Regard d’Afrique a été réceptionné par Gilbert MOUKOKI, Ministre de la Santé et de la Population en présence d’un certain nombre des membres du gouvernement.

Le poste avancé de collecte de sang destiné à la CNTF a été réceptionné des mains de la Présidente de ladite association, Madame Nathalie BUMBA par le chef de ce département ministériel, Gilbert MOKOKI qui  à son tour l'a remis au Directeur Général du CNTF, le Dr Serge Oscar MOKONO.

Ce  don s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Santé,  le 07 avril dernier, a rappelé le Dr Presley TSENGUI, Coordonnateur des projets santé de l’Association Regard d’Afrique, Il a fait savoir dans son discours que ce poste avancé de collecte de sang sera installé à la cité universitaire, à côté de l’amphi 1600 de l’Université Marien NGOUABI, est la contribution de cette association à la promotion du don de sang volontaire et bénévole auprès des étudiants et de la population environnante. « Madame Nathalie Bumba, la fondatrice de cette association, a décidé, à compter de cette année, d’élargir son combat dans le domaine de la santé. L’association se joint donc au combat de zéro décès par manque de sang, que mène le centre, en offrant le premier poste avancé de collecte de sang de masse que nous avons présenté ce matin », a indiqué le Dr Presley TSENGUI.

De sa part, le Dr Serge Oscar MOKONO, le Directeur Général du CNTF, a fait savoir qu’en deux ans le CNTF a doublé la production en poche de sang. Elle est passée de 45 000 poches produites par an à 90 000 poches. Malgré ce bond important en production ce n’est toujours pas suffisant, parce que les besoins sont autour de 150 000 poches. Le gap est encore important.

Signalons que l’Association Regard d’Afrique a été créée depuis 2015 et elle œuvre généralement pour le bien-être des enfants et en particulier sur leur éducation. 

 

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Notre planète, notre santé », Agissons pour un Air, une Eau et des Aliments plus Sains

Publié le 9 Avril 2022 par GéoAfriqueMédias.cg dans Santé

                                                                                      

Le 7 Avril de chaque année, l’humanité célèbre la Journée mondiale de la santé. En cette année 2022 En effet, elle a été célébrée sous le thème : « Notre planète, notre santé », Agissons pour un Air, une Eau et des Aliments plus Sains. En effet, la Directrice Régionale du Bureau de l’OMS a fait une déclaration et à Brazzaville en République du Congo,  les locaux du Centre Hospitalier et Universitaire (CHU-B) a fait objet d'une vaste opération d'assainissement à la faveur de la 72ème  édition de la journée Mondiale de la santé.

Répondant à cette invitation de l’OMS sous le patronage de Gilbert MOKOKI, Ministre de la Santé et de la Population, sans distinction de titre ou de grade, le Directeur Général du CHU-B, le personnel de ce centre, les membres du cabinet de ce département ministériel et les délégués de l'OMS ont adhéré massivement au thème de cette année.

Gilbert MOKOKI a indiqué que le symbole de mon passage ici, c'est justement pour participer avec le personnel du CHU à l'assainissement de leur environnement et je suis venu également ici pour me rendre compte que cette expression est suivie à la lettre. Désormais, chaque formation sanitaire devra assainir son environnement. Ainsi, nous avons appris très jeunes que la propriété chasse la maladie, selon les orientations du Ministère en charge de la santé et de la population, chaque formation sanitaire était appelée à organiser une opération identique.

Message de la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

La Journée mondiale de la santé est célébrée le 7 avril de chaque année, depuis 1950, pour commémorer l’anniversaire de la création de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) deux années auparavant. Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir Notre planète, notre santé, est un rappel opportun du lien inextricable qui existe entre la planète et notre santé, au moment où la charge épidémiologique due aux maladies non transmissibles et infectieuses est en augmentation, tout comme l’incidence des problèmes liés au climat.

Les changements climatiques se manifestent par une hausse des températures, une élévation du niveau de la mer, une modification du régime de précipitations et par des conditions météorologiques extrêmes plus fréquentes et plus sévères. L’OMS estime que plus de 13 millions de décès qui surviennent chaque année dans le monde sont dus à des causes environnementales évitables telles que la crise climatique.

Avec des effets directs sur les principaux déterminants de la santé, les changements climatiques affectent la qualité de l’air et de l’eau, tout comme la sécurité alimentaire, ainsi que l’habitat et les établissements humains. Les répercussions sont évidentes en termes de charge due aux cardiopathies et aux affections pulmonaires, aux accidents vasculaires cérébraux et aux cancers, pour ne citer que ces exemples. En effet, les statistiques révèlent que les maladies non transmissibles représentent une proportion croissante de la charge de morbidité en Afrique.

Les maladies non transmissibles sont en passe de dépasser les maladies transmissibles mises ensemble avec les affections maternelles, néonatales et nutritionnelles en tant que principale cause de mortalité dans la Région africaine d’ici à 2030. La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), conjuguée à la hausse vertigineuse des niveaux d’obésité, de diabète et d’hypertension, vient exacerber le problème, d’où l’urgence d’une riposte multisectorielle.

Au cours des deux dernières décennies, la majorité des événements de santé publique étaient liés au climat, qu’il s’agisse de maladies transmises des animaux aux humains par des vecteurs ou par l’eau, ou encore de catastrophes naturelles. Par exemple, les maladies diarrhéiques constituent la troisième cause de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique. Or, une proportion importante de ces maladies peut être évitée grâce à l’approvisionnement en eau potable et à des services appropriés en matière d’assainissement et d’hygiène.

Cependant, un Africain sur trois est confronté à une pénurie d’eau, tandis que près de 400 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’eau potable, qui est pourtant essentielle à la vie. En outre, environ 45 % de tous les décès d’enfants sont associés à la malnutrition, dont on sait qu’elle est l’une des causes de la diarrhée qui fait des ravages chez ces enfants.

Parallèlement et dans un monde en proie au réchauffement, les moustiques propagent les maladies plus loin et plus vite que jamais, avec de graves répercussions pour les pays africains qui ont notifié 94 % des 229 millions de cas de paludisme répertoriés dans le monde en 2019. Les décès dus au paludisme en Afrique représentaient approximativement 51 % de tous les décès dus à cette maladie dans le monde.

En 2018, les ministres africains de la santé et de l’environnement ont entériné la Déclaration de Libreville sur la santé et l’environnement en Afrique, préparée dans le cadre du dixième anniversaire de la Déclaration signée en 2008. Cette initiative soutenue par l’OMS vise à promouvoir l’investissement public dans la lutte contre les problèmes environnementaux qui ont un impact sur la santé humaine, tels que la pollution atmosphérique, la contamination des sources d’eau et les dommages causés aux écosystèmes.

En vertu de cette déclaration, l’OMS dans la Région africaine apporte un appui aux États Membres pour qu’ils puissent réaliser des évaluations de la vulnérabilité, de la situation et des besoins en matière de santé et pour qu’ils puissent élaborer des plans nationaux d’adaptation de la santé. Nous prêtons également une assistance aux pays pour qu’ils puissent soumettre à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques leurs plans nationaux d’adaptation assortis d’interventions essentielles de santé publique.

Parmi les exemples récents, on peut citer les projets menés en Éthiopie, au Ghana au Malawi, au Mozambique, en République-Unie de Tanzanie et au Zimbabwe. Ces projets portent essentiellement sur des questions telles que l’eau et l’assainissement résilient aux changements climatiques, l’évaluation de la capacité des établissements de santé à faire face à la sécheresse induite par les changements climatiques et le renforcement de la résilience des systèmes de santé.

De nombreux pays ont mis en place des systèmes d’alerte et d’intervention rapide (EWARS) pour recenser les risques potentiels de maladies à transmission hydrique ou vectorielle sensibles au climat. Par exemple, un tableau de bord mesurant les cas dépassant le niveau d’endémie a aidé à détecter une poussée de paludisme en Éthiopie en 2020. Un plan de préparation et de riposte aux situations d’urgence palustre a par la suite été élaboré.

Avec une population africaine qui devrait atteindre le cap de 2,5 milliards d’habitants d’ici à 2050, nous pouvons nous attendre à une urbanisation galopante dans les zones exposées aux risques naturels et à une augmentation concomitante des blessures ou traumatismes, des maladies et des décès qui leur sont associés. Par conséquent, j’invite instamment nos États Membres à prendre d’urgence des mesures d’adaptation et d’atténuation qui s’avèrent nécessaires.

Les gouvernements, la société civile, les organisations non gouvernementales et les communautés doivent travailler main dans la main, se donner mutuellement les moyens d’action afin de garantir la prestation continue des services de santé essentiels pendant les événements extrêmes futurs, tout en endiguant l’incidence croissante des maladies liées à l’environnement et à des modes de vie impropres à la santé.

Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre de vue la vérité fondamentale selon laquelle la crise climatique qui constitue la plus grande menace sanitaire à laquelle l’humanité est confrontée est aussi une crise sanitaire.

 

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