Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

UDH-YOUKI : Elections présidentielles 2021, le Congo à l’heure du bilan des 60 ans d’indépendance ; « Le Congo va très mal, il se meurt »

par André LOUNDA 4 Janvier 2021, 16:56 POLITIQUE

« Le mal du Congo a été identifié, c’est la gestion chaotique du Parti Congolais du Travail (PCT) » et, pour sauver notre pays de ce mal, Guy Brice Parfait KOLELAS, Président de l’Union des Démocrates Humanistes-YUKI, propose bâtir un Congo « décentralisé, Solidaire et Unitaire », c’est ce qui ressort d’un point de presse, qu’il a animé le dimanche 03 décembre 2020, à Brazzaville.  Au cours de cette activité, il a peint  les résultats de la tenue des assises de la Concertation Politique de Madingou 2020, décrié les 46 ans de gestion chaotique du PCT, et il a lancé l’Appel de Madibou pour un Renouveau Démocratique en République du Congo mais aussi, le Lancement du Forum Citoyen pour le Redressement du Congo, qui se tiendra du 15 AU 30 Janvier 2021, socle de sa candidature à l’élection présidentielle de mars 2021, dont voici la teneur de sa déclaration.

 

 APPEL DE MADIBOU POUR UN RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

                                                         &

 LANCEMENT DU FORUM CITOYEN POUR LE REDRESSEMENT DU CONGO DU 15 AU 30 JANVIER 2021.

 

Par Guy Brice Parfait KOLELAS, Président de l ’Union des  Démocrates Humanistes-YUKI, Vice-Président du Réseau  Libéral Africain, Membre de l’Internationale Libérale.

Peuple Congolais, chers compatriotes,

Militantes ; Militants, Sympathisants de l’UDH-YUKI,

Dirigeants et leaders politiques des partis frères,

Chers Démocrates Congolais

Du 24 au 26 novembre 2020, le Gouvernement a organisé une CONCERTATION Politique sous le thème : « Consolidons les acquis de la démocratie par des élections libres, transparents et apaisées ». L’Union des Démocrates Humanistes-YUKI (UDH-YUKI) et les autres partis politiques de l’opposition y ont participé, dans un souci patriotique et avec l’assurance que ce thème très sensible à l’orée des élections présidentielles de 2021, allait permettre pour que notre pays s’arrime aux standards internationaux en matière de gouvernance électorale

Malheureusement, comme vous le savez, le gouvernement a une fois de plus démontré qu’il n’était pas prêt à faire évoluer la gouvernance électorale car, ni les nécessaires réformes profondes de la commission nationale électorale indépendante, ni l’indispensables refonte du fichier électoral suivi de la mise en œuvre de la biométrie, proposées de nombreuses fois par l’opposition n’ont pas été acceptées.

L’élection présidentielle de 2021 se déroulera donc dans les mêmes conditions qu’en 2016, élection pendant laquelle vous aviez massivement manifesté votre désir de changement.

Ce changement que vous revendiquez légitimement est toujours possible en 2021 nonobstant cette gouvernance électorale. Et, je peux ici vous assurez que ce qui s’est passé en 2016, ne se reproduira plus et toutes les dispositions seront prises, croyez-moi.

La République du Congo, notre cher pays,  qui nous a vus naître, grandir et qui nous a éduqués, meurt à petit feu. Cette situation est à mettre au dos d’un seul parti politique, qui dirige le Congo depuis près d’un demi-siècle : 46 ans exactement.

Oui, cela fait maintenant 46 ans que le Parti Congolais du Travail (PCT) est aux commandes du Congo. Jugez-en vous-mêmes.

* 1960-1968 : (8 ans), c’est le règne du régime libéral du Président Fulbert YOULOU et du socialisme Bantou du Président Alphonse MASSAMBA DEBAT.

Pendant cette période, économiquement, le Congo est un pays très diversifié avec plusieurs entreprises de transformation et de commercialisation. Le taux de scolarisation atteint les 100%, le système de santé est acceptable le taux de chômage est dérisoire car les entreprises existantes embauchent.

*1969-1992 : (23 ans), c’est le règne du Parti Unique. LE Parti Congolais du Travail ; un règne qui correspond avec la découverte et l’exploitation du pétrole au Congo, ainsi qu’au premier boom pétrolier (1973-1984).

Durant cette période, économiquement, le tissu industriel qui a existé de 1960 à 1968 est détruit…Le Congo frappe aux portes du Fonds Monétaire International, l’orthodoxie dans la gestion des affaires de l’Etat est foulé aux pieds. C’est le règne « du parti-Etat ». Pour avoir du travail, il faut d’abord être membre du parti. Le degré du militantisme au parti remplace les compétences. In fine, le Congo est en difficultés économique et social, l’argent issu du premier boom pétrolier a été mal géré. Le Congo frappe aux portes du Fonds Monétaires International.

*En 1992, le PCT quitte le pouvoir en laissant une dette de 15.000 Milliards de FCFA.

*1992-1997 : (5ans) c’est le règne de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) du Professeur Pascal LISSOUBA, qui entreprend le redressement du Congo sous la férule du FMI. L’UPADS, amorce donc le travail de reconstruction du tissu «économique du Congo. Cette politique de redressement du Congo sera stoppée, cependant, par un Coup d’Etat en juin 1997.

*1997-2020 : (23 ans), c’est à nouveau, le règne du PCT. Ce règne correspond au deuxième boom pétrolier (2000-2014).

Pendant cette période, économiquement, le Congo engrange des excédents budgétaires, qui lui permettent de créer un fonds pour les générations futures doté de 14 mille Milliards de FCFA, fonds, qui est devenu une histoire des événements passés car, dilapidé.

Pendant cette même période, le Congo bénéficie du Programme du FMI sur la remise de la dette. C’est Le Programme de Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) ; Sous ce programme, le Congo bénéficie d’un effacement majeur de sa dette extérieure, qui passe de 5,6 à 2,4 milliards de dollars américains. Nous sommes alors en 2010. Tout semble bien marché au Congo.

Mais, curieusement le 11 juillet 2019, le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI) approuve en faveur de la République du Congo un accord triennal au titre de sa facilité élargie de crédit (FEC).

Pourquoi cet accord de facilité élargie de crédit, pour le Congo ? C’est la question qu’on peut se poser.

En effet, en temps de vaches grasses, le Congo n’a pas pu diversifier son économie.

Par conséquent, avec une économie assise uniquement sur le pétrole, la République du Congo a été durement touchée par la baisse des prix du pétrole ainsi que par le retard du rééquilibrage budgétaire, auxquels s’ajoutent des problèmes de gouvernance et une dette extérieure non viable, qui culmine à 112% du PIB (soit en valeur à 12,5 Milliards de dollars), et puis une dette intérieure, qui se chiffre à près de 365 Milliards de francs CFA.

Que s’est-il passé ? En effet, il se trouve que :

  1. Après avoir atteint le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés, ayant occasionné l’effacement d’une grande partie de sa dette extérieure,  le Congo a entamé la construction de ses infrastructures avec de l’argent emprunté, en grande partie à la Chine et ce, sans se soucier ni de la qualité de ces investissements, ni de leurs rentabilités ;
  2. La corruption a pris les dessus sur l’orthodoxie économique et financière.

Ainsi donc, en 60 ans d’indépendance du Congo, notre pays est, depuis  46 ans soit presque un demi-siècle, gouverné par le PCT, qui par ses pratique, refuse systématiquement la transparence des élections ; ainsi que l’alternance démocratique.

Chers compatriotes, sans pour autant nier des avancées ou améliorations dans certains domaines de la vie de la Nation, tels que les infrastructures routières et aéroportuaires, l’accessibilité à l’eau et à l’électricité. Le Congo aurait mieux fait s’il n’était pas gangrené par la Corruption. A titre d’illustration. Vous savez que le Congo est classé, par les institutions de Bretton WOODS, comme pays à revenus intermédiaires.

Cependant, toutes les études sérieuses menées sur le Congo par la Banque Mondiale, le PNUD, la Banque Africaine de Développement, ainsi que d’autre partenaires au développement, nous renseignent sur un fait : Comparativement aux autre pays à revenus intermédiaires les réalisations dans tous les secteurs d’activité n’ont pas atteint les résultats escomptés. En effet, pour les mêmes types d’investissement, les résultats des réalisations effectuées au Congo sont très en deçà des résultats obtenus par les autres pays africains de même niveau.

Cet état de fait s’explique notamment par le taux élevé de corruption dans le processus de passation des marchés publics ; Avec un indice de corruption de 19%. Le Congo fait partie des 15 pays les plus corrompus du monde.

 

Mesdames et Messieurs,

Tous les Congolais se souviennent des engagements pris, lors de chaque discours d’investiture, par le Président de la République ? Président du Comité Central du PCT.

Une relecture attentive de ses discours d’investiture nous renseigne qu’en :

  1. Août 2002, le Président de la République s’engageait je cite à « créer des emplois pour les jeunes, restaurer l’ordre au sein de l’administration publique ».
  2. Août 2009, le Président de la République disait, je cite «  Chacun sait que le Combat Supérieur, en ces temps de paix, consiste en la lutte contre la pauvreté, contre le sous-développement en général ? C’est pour cela qu’à la pauvreté et au sous-développement, j’entends opposer la modernisation et l’industrialisation du pays »…MODERNISER LE Congo ? disait-il, c’est améliorer sans cesse sa gouvernance et tous les instruments de sa puissance publique, notamment la justice, la force publique et la diplomatie ; c’est rénover en profondeur l’administration publique, la décentraliser effectivement et au mieux afin qu’elle devienne le catalyseur du développement local. Les préfets, les Présidents des Conseils Départementaux et les sous-préfets doivent jouer effectivement leur rôle conformément aux lois et règlements de la République. Dans cette optique, ils doivent évoluer leur action du confort des bureaux à l’activité de terrain afin de mieux impulser le développement.

En 2009, toujours, lors de son discours d’investiture, le Président du Comité Central du PCT, Président de la République du Congo disait, je cite : « Je vous propose, mes chers compatriotes, que nous travaillons ensemble à industrialiser notre pays principalement par :

  • Premièrement, la mécanisation de l’agriculture, la mise en production de kilomètres carrés des terres arables avec des techniques modernes et la création des industries agro-alimentaires ;
  • Deuxièmement, la création, dans le pays, des filières industrielles de transformation de ses principales ressources naturelles, notamment le pétrole et le bois ;
  • Troisièmement, la production nationale des biens dits manufacturés comme les ustensiles, les textiles, les médicaments génériques, les différents objets de toilette et autres produits couramment consommés dans notre pays ;
  • Et quatrièmement, enfin, la création des zones économiques industrielles, qui se spécialiseront dans des exportations diverses.
  1. Avril 2016, le Président de la République disait pendant son discours d’investiture, je cite : « S’il faut à présent placer ce quinquennat sous un signe, ce serait de toute économie, en vue d’un social mieux accompli pour tous ». Aussi pour le quinquennat (2016-2021) le Président du Comité Central du PCT, Président de la République du Congo, s’engageait à rendre effective la nouvelle sécurité sociale, ainsi qu’à diversifier profondément l’économie nationale afin de la rendre plus dynamique florissante et créatrice d’emplois décents par milliers disait-il. Lors de ce même discours d’investiture en 2016, le Président du Comité Central du PCT, Président de la République, ajoutait, je cite : «  Le développement du Congo sera à la fois global et local. Grâce à la décentralisation, on améliorera la gouvernance locale contribuant à une meilleure satisfaction des besoins des populations des différentes localités du pays. Grâce à la décentralisation, on rendra l’action publique plus efficace. Pour ce faire, l’Etat se doit de renforcer les capacités des autorités locales à définir et à conduire des politiques pertinentes de développement local ». De même qu’il mettra en place des moyens humains et financiers adéquats au profit des collectivités locales.

 

Chers Compatriotes,

Tels sont donc, les engagements cumulés pris par le Président du Comité Central du PCT, Président de la République du Congo, lors de ses différents discours d’investiture de 2002, 2009 et 2016.

18 ans après, l’heure du bilan arrive. En effet, où en sommes-nous avec l’industrialisation du Congo, la mécanisation de l’agriculture, la transformation des ressources naturelles, et enfin, la décentralisation ?

Mes chers Frères et Sœurs, aujourd’hui, le Congo, avec une population estimée à 5.279.517 habitants, et une population active à 2.055.000 personnes, présente le tableau de bord suivant :

*L’économie Congolaise, c’est : 70 à 80% du secteur informel.

*Le Congo, c’est 37% voire 40% de chômage des jeunes âgés de 15 à 29 ans, qui représentent plus de 51% de la population active du Congo.

*Le Congo, c’est 16 à 20% de chômage pour les populations âgées de 30 à 49 ans.

*Le Congo, c’est 10% de chômage pour les populations âgées de 50 à 64 ans.

*Le Congo, c’est 35 à 43% de la population, qui vit dans la pauvreté, dont 65% des Congolais du Sud du Congo.

*Le Congo, c’est une 90ème place sur 105 pays dans le classement des indicateurs de développement dans le monde (WDI). La République du Congo, est ainsi classée, parmi les pays les plus inégalitaires au monde.

*Au Congo moins de 50% de la population a accès à un système d’assainissement amélioré.

*Au Congo, 13% seulement de la population rurale a accès à des toilettes améliorées.

*Au Congo, 66% de personnes ont accès à l’eau en milieu urbain, et 47% en zone rurale : soit 56% de couverture nationale en eau potable.

*Au Congo, c’est 20,2% d’accès à l’électricité en zone rurale contre 92,4% d’accès à l’électricité en zone urbaine.

De même, les données économiques, commerciales et financières, nous enseignent que :

*Le Congo, c’est une économie non diversifiée assise uniquement sur la production pétrolière, qui contribue à 85% au PIB.

*Le Congo, actuellement, c’est encore un taux d’endettement de 120% du PIB (Cf. rapport annuel sur l’économie de l’Afrique-édition 2020).

*Le Congo, c’est en valeur, 3, 4 Milliards de dollars d’exportations/an.

*Le Congo, c’est, en valeur, 10 Milliards de dollars d’importations/an.

Faits graves, en 60 ans d’indépendance, le Congo Brazzaville n’est pas auto-suffisant dans la fourniture d’aucun produit alimentaire et d’aucun bien manufacturé.

Où sont alors les industries de transformations des produits naturels du Congo ? Où est la décentralisation et quelles sont les retombées économiques et sociales ? Combien de milliers d’emplois ont été créés dans les industries et les entreprises ?

Dans le cadre des politiques de développement à court terme, le gouvernement de la République s’est entre-temps mis à crée des villages agricoles. Cela a été un échec.

De même, le fond de soutien pour l’agriculture destiné à impulser la politique agropastorale du Congo a été aussi un échec. Car, ce fonds n’a pas été attribué, en priorité, aux professionnels du secteur agropastoral.

Les tracteurs agricoles achetés afin d’impulser un début de mécanisation de l’agriculture sont quasi-inexistants sur le terrain.

Les zones économiques spéciales avec un espoir de création de 28.330 emplois directs et 42.495 emplois indirects relèvent d’une politique économique de Long terme. Elles sont encore en chantier ;

La décentralisation au Congo, n’est en fait qu’une déconcentration administrative et là encore les conseils départementaux sont exsangues, les pouvoirs locaux n’impactent nullement le développement local des départements.

Face à cette situation économique, financière et sociale peu reluisante, il convient de constater l’échec patent et cuisant du Parti Congolais du Travail, qui gouverne le Congo depuis presque un demi-siècle.

Mais ce qui est curieux et qui dépasse notre entendement, c’est le silence coupable des dirigeants des partis alliés au PCT. Ils sont restés muets face aux drames, qui vit le peuple Congolais.

J’interroge ici et maintenant, ce qui reste du MCDDI, de Bernard BAKANA KOLELAS, Un Homme, Un père, qui a lutté toute sa vie pour l’avènement de la démocratie pluraliste au Congo, la justice, l’Etat de droit, ainsi que pour l’égalité des hommes et des femmes dans la balance la misère et de l’injustice ;

J’interroge ici le RDPS de Tystère  TCHIKAYA, qui a lutté pour le rayonnement du Congo, de la capitale économique Pointe-Noire ainsi du Kouilou-Niari ;

J’interroge ici ces Hommes et ces Femmes, fils et filles membres du Parti Congolais du Travail, qui sont restés attachés aux idéaux de Marien NGOUABI et Ambroise NOUMAZALAYE.

Je dis à tous, que faites-vous de l’héritage de ces Hommes ? Car, je sais que ces dignes fils du Congo ne se seraient jamais couchés devant tant d’injustices économiques et sociales ; ces braves Hommes n’auraient pas acceptés le Chemin que prend le Congo aujourd’hui : Le Congo va très mal, il se meurt.

De même, j’interpelle les frères et sœurs militants et sympathisants des Partis Politiques allés au PCT.

Chers frères et sœurs,

Dans vos familles, vous avez des chômeurs, et des parents qui sont socialement désœuvrés ;

Dans vos familles, vous avez des pères, mères, oncles, tantes, cousins, grands-mères et grands-pères retraités, qui peinent à percevoir leurs pensions et certains d’entre eux sont déjà morts sans avoir perçu leurs pensions de retraites ;

Dans vos familles, vous avez des diplômés sans emploi sortis des universités, des écoles d’administration, des écoles de formation aux métiers d’enseignement ou aux métiers de la santé ;

Dans vos familles, vous avez des enfants, qui sont en fin de cycles de formation dans des écoles privées et publiques.

Êtes-vous conscient que ces enfants sont des chômeurs en puissance, parce que le tissu d’entreprise, qui doivent les embaucher est inexistant ?

Êtes-vous conscients que dans vos familles, vous avez des gens qui, à 35 ans voire 45 ans vivent encore sous le toit de Papa et maman. Ils y vivent encore parce que, par manque de revenus, ils ne savent pas où aller. Ils ne peuvent pas fonder une famille parce qu’eux-mêmes, vivent au jour le jour. Toutes ces personnes « vivotent ».

Chers Frères et Sœurs,

Tout cela arrive, parce que toutes les politiques publiques menées par le Parti Congolais du Travail et la Majorité Présidentielle à travers leurs projets de société successifs, qui devraient nous conduire à l’émergence d’ici à 2025, ont échoué.

Je vous exhorte alors à vous désolidariser de la ligne politique dans laquelle les dirigeants des partis politiques alliés du PCT vous conduisent.

Cette ligne politique compromet l’avenir de nos enfants ; l’avenir des générations futures.

Pour vous en rendre compte, il suffit de lire l’Indice du Capital Humain que le groupe Banque Mondiale attribue au Congo.

Cet indice élaboré sur la base des progrès de chaque pays dans les domaines de l’éducation et de la santé, révèle l’impact qu’ont ces secteurs dans la productivité des générations futures d’un pays.

A titre d’illustration, avec un indice du Capital Humain à 0,42, le Congo, par ces pratiques économiques et financières non orthodoxes, est en train de compromettre l’avenir des générations futures ; jugez-en vous-mêmes :

*5% des enfants n’atteindront pas leur 5ème année.

*21% des enfants souffrent de malnutritions chroniques.

*30% seulement des élèves atteignent le niveau de compétence requis en mathématique et 40% en Français.

Chers Compatriotes,

Pour sauver notre pays, une thérapie de choc s’impose.

D'Année en année les faits économiques et sociaux montrent que les maux, qui minent notre pays s’appellent :

*Corruption

*Népotisme/favoritisme

*Impunité

*Diversification insuffisante de l’économie

*Centralisation, dans les faits, des pouvoirs politiques, administratifs, économiques et financiers.

*Manque de transparence et de rigueur dans la reddition des comptes publics.

Dans les faits, les hommes politiques, au Congo, privilégient plus leurs prébendes, pour la survie d’un régime politique, que le bien-être des populations.

Le suivi, l’évaluation et le contrôle des politiques publiques mises en œuvre ne sont pas le souci des hommes politiques, qui gouvernent le Congo.

Au Congo, on ne sanctionne pas le travail mal fait.

Au Congo, on ne promeut même ceux qui détournent les fonds destinés aux infrastructures économiques.

Au Congo, les enquêtes pour détournement des Fonds publics et pour corruption, n’ont jamais abouties ou pas encore été déclenchées.

Face à ce cynisme politique, le peuple Congolais, doit prendre son destin en mains.

Chers Frères et Sœurs,

Le moteur de l’histoire est dans le Cœur des Hommes, disait Bernard KOLELAS ; ici et maintenant depuis MADIBOU, je lance cet appel aux Hommes zains qu’aux démocrates congolais afin qu’ensemble, en mars 2021, nous puissions écrire une nouvelle page d’Histoire pour le Congo ;

Une nouvelle histoire économique, politique sociale et administrative où le demi-siècle du règne sans partage du PCT sur le Congo, ne sera qu’un lointain souvenir.

Unis dans la diversité et mobilisé comme un seul HOMME, nous mettrons un terme aux 46 ans de règne politique du PCT.

La question à laquelle il faudra répondre dans les urnes est la suivante : « Entre les injustices économiques et sociales, auxquelles le PCT, vous soumets depuis presque un demi-siècle, et la reprise en mains de votre destin en tant que peuple souverain que choisissez-vous ? »

Peuple Congolais ;

Peuple désabusé par les promesses politiques supra ;

Peuple dépouillé, dans les faits, et subtilement de ses droits fondamentaux :

*Droit à la liberté d’expression,

*Droit à la liberté de manifester.

Je sais que vous êtes inquiet, vous dites ceci : « en 2016, nous étions partis voter massivement pour une alternance démocratique au Congo ; Mais cette victoire obtenue dans les urnes nous a été confisquée par les tenants du régime politique du PCT. Qu'adviendra-t-il en mars 2021 ? Ce scénario ne se répétera-t-il pas ? »

En réponse à votre questionnement, permettez-moi de vous répondre par un adage populaire de chez-nous, qui dit, je cite : « La poche d’un idiot, ne se farfouille qu’une seule fois ».

Chers frères et sœurs, croyez-en moi, cette foi biblique qui déplace les montagnes. C’est cela que je vous demande. Ma foi chrétienne ne permet pas de vous mentir.

Le combat politique pour le renouveau démocratique au Congo, est un legs que j’ai reçu de Bernard KOLELAS. C’est pour ce combat que je vis. Je ne trahirai jamais votre confiance.

Il est vrai que le combat est difficile, car nous combattons un adversaire, qui use de la ruse, de la corruption politique et qui dispose de tous les moyens de l’Etat pour vaincre. Mais je vous le dis, n’ayez pas peur, suivez-moi, c’est tout ce que je vous demande.

Moi, Candidat à la prochaine élection présidentielle,

J’ai un autre projet pour le Congo ; une autre voie, qui va redonner sa dignité et son indépendance d’actions au Peuple Congolais.

Une voie, qui appelle un renouveau démocratie, une redistribution des rôles, une réorientation stratégique radicale, qui met le peuple Congolais face à ses responsabilités.

C’est cette voie que je soumets en débat pendant le Forum Citoyen pour le redressement du Congo, qui va se dérouler du 15 au 30 janvier 2021, et ce, dans toutes les structures départementales de l’UDH-YUKI en République du Congo et dans les fédérations de l’UDH-YUKI outre-Atlantique.

C’est cette voie, qui me permet de solliciter l’investiture du parti comme Candidat à l’élection Présidentielle de mars 2021.

A l’issue de ce forum citoyen pour le redressement du Congo, il reviendra aux bureaux exécutifs départementaux du parti ainsi qu’aux fédérations outre-Atlantique d’amender, ou rejeter la voie que je vous propose et de se prononcer sur ma candidature à l’élection Présidentielle de mars 2021.

Mesdames et Messieurs,

Chers Frères et Sœurs,

Je vous propose de bâtir un Congo « décentralisé, Solidaire et Unitaire ».

Un pays décentralisé : Avec une subdivision territoriale en province dotées, chacune, d’une personnalité juridique, jouissant d’une sémi-autonomie administrative et financière et puis autorisées à nouer les relations de coopération avec des entités décentralisées des pays étrangers.

Un pays décentralisé en quatre (4) provinces regroupées ainsi qu’il suit :

*La province de LOANGO, qui regrouperait les départements de Pointe-Noire, du Kouilou et du Niari ;

*La province de MBE, qui regrouperait les départements de la Lékoumou, de la Cuvette-Ouest et des Plateaux ;

*La province du Bas-Kongo, qui regrouperait les départements de la Bouenza, du Pool et de Brazzaville ;

*La province de l’Equateur, qui regrouperait les départements de la Cuvette, de la Sangha et de la Likouala.

Un pays décentralisé, où les provinces seront en compétition pour la bonne gouvernance économique, administrative, politique et sociale. Et, c’est sur cette base que les populations de ces provinces pourront d’année en année, reconduire ou pas les dirigeants à la tête de leurs provinces.

Un pays décentralisé, où chaque province sera dirigée par un gouverneur provincial et un parlement provincial votés au suffrage universel direct par le peuple.

Un pays décentralisé où les besoins d’une économie provinciales forte, les provinces pourront lever leurs propres taxes et retenir au maximum 25% des revenus tirés des richesses de leur sous-sol.

Un pays décentralisé où chaque province aura son plan de développement provincial sur lequel les dirigeants provinciaux seront évalués par les populations.

Un pays solidaire doté de provinces autorisées à coopérer entre elles dans les domaines définis par les lois, qui n’empiéteront pas sur les pouvoirs régaliens du gouvernement central de la République.

Un pays solidaire où, en dehors des parlements provinciaux, les provinces à l’échelle nationale, auront un Conseil National des provinces, , qui remplacera le Sénat comme chambre haute du Parlement Congolais.

Le Conseil National des provinces aura la mission d’examiner, en première lecture, tous les arrêtés, décrets et lois pris par le gouvernement central et ce, afin que ces textes ne compromettent ni la politique de cohésion des territoires ni les attributions reconnues aux provinces.

Un pays unitaire, où la constitution du pays ne sera plus changée par la seule volonté d’un parti politique, ou bien d’une personne et ce, dans le seul but de conserver le pouvoir politique, économique, financier ; Mais,

Un pays unitaire où la constitution ne sera, désormais, changée qu’avec la décision référendaire unanime des provinces. Autrement dit, pour changer ou modifier la constitution, il faudrait désormais que toutes les provinces disent OUI à la problématique objet du référendum.

Le plan Parfait pour le Redressement du Congo (PPRC), outre ces réformes administratives et politiques, va entreprendre des vastes chantiers socio-économiques, réformer la gestion des finances publiques du paysage politique.

Militantes, Militants, Sympathisantes et Sympathisants de l’UDH-YUKI,

Chers compatriotes,

Telle est la voie du renouveau démocratique que je vous propose depuis l’arrondissement 8 MADIBOU.

Ainsi, votre mission pendant ce forum citoyen pour le redressement du Congo sera, en petits comités, de débattre, amender, les fondamentaux de cette voie du salut pour le Congo que je propose.

Mesdames et Messieurs,

Telle est la quintessence de cet appel de Madibou.

Tout en vous remerciant pour votre attention,

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une Bonne et Heureuse Année 2021,

Puisse l’année 2021, apporter au Congo le renouveau démocratique attendu par les Congolaises et les Congolais.

                                                 Vive le Congo,

                                                 Vive la République

                             Fait à Brazzaville, le 03 Janvier 2021

                                      Guy Brice Parfait KOLELAS

Signalons que cette activité, qui devrait se tenir à Madibou, a été transférée au siège de ce parti à Bacongo, suite aux injonctions de la force publique dans le cadre des mesures barrières édictées par les autorités de la République.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page