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PROLIBRA : « c’était le rêve des jeunes mariés d’avoir leur propre clinique », a déclaré Christofer NKOUA-MBON

par André LOUNDA 9 Août 2021, 18:50 Santé

Tristesse et pitié se dessinaient à Ngamakosso dans les cœurs des femmes mais, personne n’osait écouter. De ce temps où le soleil éclairait la nature et de la nuit où la lune faisait briller notre culture, nul de ce monde ne sut l’être témoin ; même ceux qui se prenaient pour sage tout au long de leur âge et un jour, le Professeur Jean Bernard NKOUA-MBON fit un rêve, « Faire la Médecine autrement ». Pourquoi a-t-il les pieds au ciel et sur la terre ? C’est lors d’une découverte faite à l’occasion de la cérémonie officielle de l’inauguration de la Polyclinique Internationale de Brazzaville et c'est sous le leitmotiv « Faire la Médecine autrement » que le Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation civique, des Sports et de la formation Qualifiante, Hughes NGOUOLONDELE a coupé le ruban symbolique de l'inauguration de la Polyclinique Internationale de Brazzaville (POLIBRA), le vendredi 06 août 2021 à Ngamakosso dans le 9ème  Arrondissement Djiri- Brazzaville.

La cérémonie y relative a été marqué par deux discours : la présentation de l’ouvrage par le Docteur ANDZIN Mathias, le Directeur des Affaires Médicales et de Christofer NKOUA-MBON suivi de la coupure du ruban symbolique par le Ministre Hugues NGOUOLONDELE et de la visite du site.

Dans son discours, le Dr ANDZIN Mathias à titre de rappel a fait savoir que le Professeur Jean Bernard NKOUA-MBON, hanté par un rêve d’apport celui d’offrir aux congolais une prise en charge médicale différente de celle que nous connaissons, il a choisi d’investir tous ses avoirs de médecin fonctionnaire et congolais dans ce projet qui est devenu une réalité aujourd’hui. Le Promoteur de ce chef d’œuvre est un homme sensible, un homme de cœur et quand vous aurez fini cette visite, un cahier sera mis à votre disposition pour solliciter votre contribution à cet élan d’altruisme.

« Sur le plan des infrastructures, la POLIBRA comprend trois bâtiments ou trois modules pour le démarrage, seul le 1er module va être opérationnalisé, le 2ème module abrite quelques bureaux et sera dans les prochains six mois opérationnel et nous sauront compter sur votre élan de cœur, votre patriotisme pour lui venir en appui, le 3ème  sera livre dans un an », a déclaré le Dr ANDZIN.

Cet ouvrage constitué d’une pharmacie d’un service d’accueil, un service de facturation et un service de consultation et d’hospitalisation du jour pour la chimiothérapie a un espace infirmier, une salle de soins, le Bureau de la Coordonnatrice ; des salles d’hospitalisations (1/2/3) ; Balcon-1 (pour le repos et réception des parents), Balcon-2 (idem) ; une salle d’hospitalisation à 3 lits est un espace personnel du Professeur NKOUA-MBON pour la prise en charge des patients cancéreux à titre gracieuse). Il y a aussi une cafétéria ; un espace administratif (facturation, admission) ; un laboratoire, un espace de prélèvement et un annexe et de plus doté d’un espace Matty ou espace vert/manguiers (réservé aux visiteurs et parents des malades en attentes), un service des urgences, une salle d’échographie de tout type de consultation prénatale et vaccination, un laboratoire d’ANAPATH, une salle d’hospitalisation pédiatrique et une buanderie et tous les patients hospitalisés porteront des pyjamas). En ce qui concerne le 3ème module qui sera livré dans 1an et demi est un complexe qui va abriter un bloc opératoire, un bloc d’accouchement, l’hospitalisation des patients chirurgicaux et un service de stérilisation.

Cependant, le 2ème module non fonctionnel abrite quelques bureaux administratifs, le bureau du Directeur Général, l'Amerrie, le Secrétariat de Direction/Service médical, salle de garde des médecins, le restaurant qui sera de suite fonctionnel (et tous les patients sont nourris).

Quant à Christopher NKOUA-MBON dans son discours a dit que c’est une histoire qui a commencé depuis 23 ans mes parents ont décidé d’ouvrir leur propre clinique et ils ont mis 23 ans pour la mettre en place parce que tous les mois et tous ans, il fallait mettre à côté un peu d’argent. Ils ont pris du temps à le faire et finalement, ils ont réussi à le faire parce que c’était le rêve des jeunes mariés d’avoir leur propre clinique.

Au cours d’une interview qu’il, nous a accordé, Dieudonné BATSIMBA, Président du Conseil Départemental et Municipal, Maire de Brazzaville répondant sur les préoccupations de la presse sur l’inauguration de cette clinique pour ses impressions.

Il a fait savoir qu’il faut d’abord féliciter ce compatriote qui a eu cette ingénieuse idée de faire cette clinique parce qu’elle vient ici compléter l’offre aux services de santé qui manquent dans notre ville et donc, nous l’encourageons, nous le félicitons pour cette œuvre. Et deuxièmement, nous encourageons ce privé parce que voilà jusque-là, c’était le public qui investissait dans tout le système de santé maintenant, nous voyons le privé qui commence à venir là-dedans et c’est assez difficile, il faut lui encourager également et donc ; mes encouragements, mes félicitations à ce partenaire, ce citoyen de la ville qui vient compléter l’offre de service de santé dans notre ville pour le bien de nos populations parce que voilà dans un quartier Ob centré on vient mettre cette structure qui va structurer aussi le quartier au lieu que ses populations aillent vers le Centre-Ville, elles ont dans leur quartier un service de santé adéquat, très performant, bien équipé pour leurs soins.

-Monsieur le Maire, au sujet de l’appel à contribution lancé par la Promoteur avez-vous une réaction à ce sujet ?

Dieudonné BANTSIMBA/ Ce n’est que la bienvenue, une œuvre comme celle-ci a besoin d’un concours de beaucoup de partenaires ! C’est parce qu’au Congo on aime faire des choses toujours en solo ! On devrait avoir la culture de faire des groupements d’intérêts économiques ! C’est-à-dire que s’associé pour faire quelque chose de durable et de bien parce qu’au Congo chacun d’entre nous veut faire toujours seul ! Non ! L’offre de son appel est le bienvenu et nous allons voir chacun comment y contribuer pour améliorer ! On a bien dit que cela peut être financier ou par les idées et nous allons tous y participer chacun à sa manière et à sa mesure.

De son côté Hugues NGOUOLONDELE a fait savoir que pour avoir un centre hospitalier bien, il faut aller à Talangaï et entre temps si vous êtes très malade vous pouvez trouver la mort sur la route et c’est ainsi que la médecine dénonce, la médecine peaufinée et donc elle va toucher les habitants de Makabandilou et même plus loin ! Bravo ! Et si nous sommes plusieurs congolais à faire comme lui ! Vous allez voir que dans le domaine de la santé publique on trouvera d’autres solutions favorables.

Quant au Professeur Jean Bernard NKOUA-MBON, il a déclaré que nous aurons tous les services, c’est-à-dire que nous allons monter tout crescendo et vous le savez que quand vous que quand vous démarrez une activité, vous n’avez pas tout ! C’est l’occasion de dire au peuple congolais et surtout ce qui ont des moyens et qui veulent faire la promotion de la santé de se joindre à nous pour que nous allions ensemble vers un progrès que j’estime considérable. Et nous soignons toutes les maladies ce n’est pas parce que je suis un cancérologue et que je ne ferais que de la cancérologie, non ! Il y aura de la médecine interne, la chirurgie et c’est vrai que nous n’avons pas encore un bloc opératoire, des chirurgiens irons opérés dans d’autres structures sanitaires. On montera un partenariat avec d’autres collègues qui ont des cliniques privés parce que c’est le privé qui booste le public ! Le public n’a jamais boosté le privé ! C’est le privé qui tire le public vers le haut.

En ce qui concerne de ses sources des financements, le Professeur NKOUA-MBON a rassuré que lui et son épouse dans leurs caisses, ils ont contacté une douzaine de crédits et que le dernier venait d’être terminé et il y a 3 mois de cela le Professeur NKOUA-MBON a vidé toutes les comptes de son épouse en Belgique et cela a failli se tourner en drame et heureusement pour lui qu’il y a eu cette structure qu’elle a vu et donc aujourd’hui, on peut dire que le travail est bien fait. Et il reste encore le 3ème bâtiment que nous avons vu et que les travaux sont à l’arrêt, c’est parce qu’ils leurs manquent de financement.

Entre autres, il est prévu que des médecins belges viendront pour trois mois ou six mois non seulement d’officier de soins mais également pour améliorer la qualité de soin. « Tout ce que je fais ici a pour soubassement ce que j’ai connu en Belgique. En Belgique on m’a appris à subvenir soi-même et nous comptons sur ce qu’on a fait. Vous vous réveillez le matin et quand vous rentrez chez-vous le soir est-ce que j’ai bien travaillé ? Je n’ai jamais accepté de croire en l’homme tant que je n’ai pas tout vérifié et j’ai vu grand et c’est l’Université de Bruxelles qui m’a permis de voir grand. Un homme qui ne voit pas grand est un homme qui est condamné à mourir ! On ne peut pas en tant qu’homme mourir dans l’anonymat ! Moi je ne suis pas un homme ordinaire.

Au congolais, je leurs dis que c’est leur maison, un espace propre où ils sont accueillis avec dignité et où l’on doit leur prodiguer des soins de qualité.

 

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