/image%2F1906098%2F20220223%2Fob_edf7a9_img-20220222-102759.jpg)
« Il s’agit là d’une étape capitale pour la mise en œuvre de ce projet, notre tout premier projet financé par le Fonds d’Adaptation, un des principaux mécanismes financiers multilatéraux destinés à contenir les mesures en faveur du climat. Le changement climatique n’épargne aucun secteur socio-économique du pays. Ses effets négatifs se traduisent par d’avantage de faim et de pauvreté et entraînent des tensions sociales et des déplacements des populations. La lutte contre les changements climatiques est une préoccupation majeure de toutes nos politiques de développement, elle est au cœur de toutes les discussions au Congo et à l’international », c’est par ces mots que Madame Arlette Soudan NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo a lancé officiellement les travaux de l’Atelier de de Démarrage du Projet de Renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique de communautés vulnérables vivant dans le Bassin du Fleuve Congo, en présence de Madame Anne-Claire MOUILLIEZ, Représentante et Directrice Pays du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) en République du Congo, des Représentants du Systèmes de Nations Unies et bien d’autres invités.
/image%2F1906098%2F20220223%2Fob_673aa1_img-20220222-095405.jpg)
Ce projet qui vise à améliorer l’adaptation, la sécurité alimentaire et résilience au changement climatique des communautés vulnérables, met un accent particulier sur les populations autochtones et les petits exploitants agricoles dont 70%, sont des femmes. Notre pays, le Congo est confronté à une dégradation soutenue de ses ressources naturelles et de son environnement due aux pressions anthropiques de la surexploitation des produits forestiers et miniers à l’augmentation des jachères suite à la perte de fertilité des sols, au défrichement excessif à des fins agricoles et aux feux de brousse répétés. Les populations agricoles doivent déjà s’adapter à des régimes pluviométriques incertains, car le calendrier des deux saisons des pluies annuelles et des deux saisons sèche change.Pour sauver le Bassin du Congo, le deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie, Arlette Soudan NONAULT dans ce contexte a déclaré qu’il est urgent de produire de la connaissance sur l’adaptation au changement climatique, il est urgent d’éduquer la jeunesse, de renforcer les compétences et inclure les couches sociales les plus démunies notamment les populations autochtones dans cette transition à travers les canaux de communications innovants et en développant de nouveaux services. Il est urgent de placer les producteurs au cœur de l’action climatique afin de réformer nos systèmes alimentaires, de protéger l’environnement et de créer les conditions d’existence de celles ou de ceux qui nourrissent la Nation.
/image%2F1906098%2F20220223%2Fob_cee43e_img-20220222-095732.jpg)
De sa part, Madame Anne-Claire MOUILLIEZ, Représentante et Directrice Pays du PAM au Congo a indiqué que ce projet qui nous sera présenté dans de plus amples détails par l’intervenant suivant - vise à aider les populations vulnérables vivant dans le bassin du Fleuve Congo à s’adapter aux changements climatiques et plus précisément les populations autochtones et les petits exploitants agricoles qui font face à des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents. Ces populations rurales, ici et ailleurs, font partie de la solution pour réformer les systèmes alimentaires et protéger la biodiversité mais elles sont malheureusement les plus exposées aux chocs du climat.
Aussi, elle a rappelé que d’importantes étapes préliminaires ont été franchies ces dernières années. Depuis 2018, la République du Congo, avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial, élabore, formule et précise ce projet majeur. Des décisions financières et stratégiques ont été entérinées, à Brazzaville, Rome et Washington. Nous avons réalisé des études et nous avons sensibilisé les nombreuses parties prenantes de ce projet multidimensionnel. Plus récemment, des consultations départementales ont été menées dans la Likouala, la Sangha et la Bouenza et elles ont permis de consolider les relations avec les acteurs clés du projet et d'évaluer la situation des activités à mener dans les zones de mise en œuvre du projet. Le chemin a été long, mais ensemble, nous sommes arrivés avec succès à l'étape cruciale de l'atelier de démarrage, qui nous permettra d'établir un plan d'action pour la première année de ce grand projet. Et à ce titre, je souhaite vous remercier pour votre présence. Vous, partenaires du Gouvernement, travaillant à Brazzaville et dans les départements, partenaires techniques, chercheurs et organisations de la société civile.Poursuivant son discours, elle a profité de cette occasion pour réitérer l’engagement du Programme Alimentaire Mondial, aux côtés du Gouvernement du Congo, à assurer la réalisation efficace, transparente et inclusive de ce projet d’adaptation. D’une part, à un niveau global, le Programme Alimentaire Mondial continuera à apporter son soutien, en termes d’expertise technique, d’échange d’expériences et de mise en réseaux, dans une dynamique de renforcement des connaissances et de valorisation des savoirs locaux.
/image%2F1906098%2F20220223%2Fob_3a59cb_img-20220222-095457.jpg)
Pour conclure, Madame Marie-Claire MOUILLIEZ pense également aux alertes et autres services météorologiques qui seront développés sur-mesure et dont la diffusion pourra s’appuyer sur un réseau de radios communautaires, déjà accompagnées par nos partenaires, et que nous allons bientôt intégrer dans nos stratégies de sensibilisation à la nutrition. Et bien-sûr à l'appui aux petits producteurs qui est un élément pivot de nos opérations en République du Congo et donc un axe du projet sur lequel nous pourrons apporter notre expertise. Il pourra s’agir d’un appui visant à : identifier et mettre en œuvre des modèles agricoles, agro forestiers et de pêche plus vertueux ; renforcer la mécanisation de la transformation agroalimentaire - ou encore ; soutenir la création de nouveaux marchés pour les aliments durables et traditionnels, comme nous le faisons déjà, dans quelques localités de la Bouenza avec le Mbala Pinda.
/image%2F1906098%2F20220223%2Fob_1676a0_img-20220222-095434.jpg)
Quant à Madame Solange ONGOLY-GOMA, Chargée de Programme PAM a présenté le projet en fixant les objectifs, les composantes, la structure d’implémentation, les rôles et responsabilités, le suivi et évaluation.
Ce projet a pour objectif d’améliorer l’adaptation, la sécurité alimentaire et la résilience des communautés vulnérables aux changements climatiques ; renforcer les capacités d’adaptation des communautés et des écosystèmes dont elles dépendant ; promouvoir la sécurité alimentaire, la nutrition et en utilisant une approche sensible au genre. Le critère de ciblage de ce projet est focalisé sur la vulnérabilité climatique ; vulnérabilité socio-économique des ménages ; insécurité alimentaire et nutritionnelle ; présence des populations cibles : petits producteurs et populations autochtones et les interventions du PAM existantes. (52% des femmes et 44% des autochtones).
S’agissant des composantes, ce projet a trois composantes à savoir : connaissances, renforcement technique et sensibilisation (15% du budget de opérations) ; services climatiques nationaux (23% du budget des opérations) ; moyens d’existences résilients (62% du budget des opérations).
Des consultations ont été faites dans les Départements de la Sangha, la Likouala et la Bouenza dont les principales activités communes identifiées aux trois Départements : agriculture, pêche, cueillette et spécifique à la Likouala : commerce. Quelques actions concrètes ont été confirmées.
A noter que le cout global de ce projet est de 10.000.000 de dollars US sur une durée de cinq (05) ans, le nombre total des bénéficiaires est de 179.000 personnes et le nombre total des villages ciblés est de 124. Et sera mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo en partenariat avec l’Agence National d’Aviation Civile (ANAC) ; le Ministère des Transports, de l’Aviation Civile et de la Marine Marchande ; le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
/image%2F1906098%2F20220223%2Fob_6568d2_img-20220222-104126.jpg)
/image%2F1906098%2F20161025%2Fob_f67791_300x300-ct.jpg)

Haut de page