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« Le Feu de la Purification », constitue le thème d’une rencontre spirituelle en mémoire de KIMPA VITA, l’Héroïne du Royaume Kongo qui fut brûlé par les Portugais. Organisée par la Communauté spirituelle Ngunza-Matsouaniste du 02 au 03 juillet 2022 au village Koubola a connu la participation de plusieurs fidèles, dont deux pèlerins venants de l’Angola et une dame de France. Au menu de cette grande retrouvaille, le premier jour à partir de 10 heures, un grand concert a été animé, des scènes théâtraux ont été présenté, des poèmes et bien d’autres formes d’animation. Le tout couronné par une nuit de prière autour d’un bûcher de 22 heures à l’aube.
Autour du bûcher, s’enchaînent rondes, danses, marches, chant, aux sons éventuels d’instruments de musique et prières. Celle-ci vient ajouter son harmonie et sa plénitude aux sons de la nature. La marche autour du feu évoque à l’évidence notre chaine de paix et d’amour, unissant, vivants et les ancêtres. Tour à tour, des orateurs et oratrices ont donné quelques enseignements sur Mama KIMPA VITA, le bûcher, le feu.
Le Feu de la Tradition par TUMWA MUANGA MAZINGA,
Souvenez-vous que Tout bois devenu cendre se ressemble ! Nous sommes une buche symbolique que la flamme que la flamme de la vie consume et qui deviendra cendres. Au Ziku, les feux sont une occasion de convivialité. Nous avons déjà vu le FEU transformer radicalement la vie des femmes et des hommes embrassés par le FEU d’en-haut et nous voulons voir ce même FEU libéré en vous.
L’intelligence collective suppose le partage de l’information, le respect de règles communes afin de développer des pratiques collaboratives pour accroître la performance dont les gains seront équitablement répartis entre les différents membres engagés dans la construction. Les paysans apprenaient à gérer les saisons pour cultiver afin que la récolte soit bonne. Le FEU, c’est la joie, c’est la vie, c’est la sécurité, le confort et la détente.
Mais, il faut le maîtriser. Pour le maîtriser, il faut le connaître et le comprendre. Plus tu t’approches, tu peux te brûler, si tu t’éloignes, tu as froid. Cherche le juste milieu.
Le Ngunza est très bon observateur. Toutefois, ce qui l’intéresse n’est pas tours ce qui attire les étrangers pervers. En conséquence, les proverbes sont pour nous une tournure singulière, tandis que le cheminement de la pensée paraît parfois bizarre.
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Nzambi A Mpungu Tulendo, illumine-moi de la lumière de Mama KIMPA VITA.
Nos vies sont précaires et fragiles, nous nous plaçons avec ceux ou celles que nous portons devant cette grande lumière de Nzambi A Mpungu Tulendo. Nous avons foi que Mama KIMPA VITA est une lumière du monde.
Que cette lumière nous délivre du pouvoir des ténèbres.
Par cet acte nous avons foi qu’il y a une conversion intérieure qui se produit et se concrétise avec tous nos ancêtres les plus valeureux qui sont kuna mpemba.
Mama, Tata, debout, et brisons la chaîne de la haine.
Qu’il en soit ainsi.
De sa part Mama BANZOUZI a enseigné sur le sous-thème : KIMPA MVITA : Un Arbre de Vie
Dans cet enseignement elle s’est exprimé en ces termes, « Souviens-toi que je suis l’arbre, par mes feuilles, je nourris l’humanité et je donne des planches », a déclaré KIMPA VITA. A chacune et à chacun sa canne plutôt à chacune et à chacun son arbre. Nous avons tous un arbre dans le cœur. Celui de mon village était Toko centenaire ou le Kabala : Symbole ancestral de l’amour, de la liberté. Avec le bois, l’homme a façonné la porte du monde souterrain, la porte du sanctuaire de l’humanité, celle qui lui permet de rentrer en lui-même afin d’être en contact avec les ancêtres. Il est le symbole de la vie en mouvement perpétuel.
Dans le temps passé, l’arbre magique, le Toko, il est symbole de l’Univers. On fabrique le mortier et pilon , des couverts, des ponts, des représentations spirituelles, etc. L’arbre est lui-même un pont entre une réalité spirituelle invisible et une réalité concrète et sensible. Pour toucher le cœur de l’arbre, il faut apprendre à percer les écorces, de l’aubier tendre au cœur dur. En effet, l’aubier est la partie tendre et blanchâtre qui se forme chaque année entre le bois dur et l’écorce d’un arbre.
La femme ou l’homme est une plante céleste. Un arbre qui ne grandit pas meurt, toute personne est sacrée. L’erreur humaine réside dans la déshumanisation. Le mal suprême de notre temps est la perte de valeurs et de repères, la perte de nos racines, désespoir, absence d’idéal auquel croire et auquel nous dévouer.
Quand l’homme avec ses deux mains n’est plus un arbre, c’est qu’il a perdu sa sève. La main droite est le symbole du soleil auquel croire et auquel nous dévouer.
Quand l’homme avec ses deux mains n’est plus un arbre, c’est qu’il a perdu sa sève. La main droite est le symbole du soleil, la main gauche représente la lune. Les Anciens imaginaient que, selon les mythes, la race humaine pouvait sortir d’un arbre ou d’une pierre.
Qu’il en soit ainsi.
Kimpa Vita, née entre 1684 et 1686 à Mbanza Kongo (Nord-Ouest de l’Angola) et morte le 2 juillet 1706, est une prophétesse Kongo (Ethnie Esikongo dit San Salvador par les Portugais), fondatrice et dirigeante du mouvement antoinisme, qui lutta pour le retour au monothéisme Kongo, et contre la traite négrière qui sévissait au sein du royaume Kongo.
A l’approche de ses vingt ans, alors qu’elle était terrassée par la maladie, elle eut une vision et entendit une voix qui lui demandait de prêcher l’unité du royaume et la restauration de sa grandeur, de conduire le peuple et de relever les ruines de la capitale.
(Au début du dix-huitième siècle, le royaume kongo était déchiré par une guerre civile)
En 1703-1704, elle entreprit, sur le plan politique, une campagne pour le retour dans la capitale du Mani Kongo, le Roi Pedro IV. Elle appela au rétablissement de l’unité du royaume et à la restauration de Sao Salvador. Elle ne souhaitait pas que son peuple dépende des puissances coloniales, en proie à l’anarchie, au pillage et au dépeuplement de la population kongo par la traite des noirs. Elle annonçait l’avènement des temps nouveaux et le retour à l’âge d’or du royaume kongo.
Elle fût arrêtée, jugée par le Conseil Royal des Capucins italiens et condamnée avec Barro son compagnon et leur bébé à être brûlés au bûcher dans la ville d’Evolulu
Elle mourut le dimanche 2 juillet 1706 à l’âge de 22 ans.
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