/image%2F1906098%2F20230128%2Fob_b7b7c1_326363435-1384636472358279-48854497716.jpg)
L’Organisation des Producteurs de Pétroles Africains en sigle APPO a procédé le 27 janvier 2023 à Brazzaville au lancement de la Première édition du Forum des Ambassadeurs des Pays Membres de l’APPO à Brazzaville. Edition au cours de laquelle, le Secrétaire Générale de cette organisation, le Docteur Omar Farouck IBRAHIM a livré à l’endroit des Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques des pays membres de l’APPO, des représentants des Ministres des Affaires Etrangères et des Hydrocarbures et de bien d’autres invités en présence de la presse nationale et internationale, un discours ambitieux.
/image%2F1906098%2F20230128%2Fob_f70187_326866183-495710539376018-373321546939.jpg)
C’est au cours d'un dîner, rehaussé par la présence du doyen des représentants des corps et missions diplomatiques accrédité en République du Congo, Son Excellence Christophe MUZUNGU, que le Docteur Omar Farouck IBRAHIM, Secrétaire Général de l’APPO dans son discours de circonstance a abordé le changement du paradigme mondial qui consiste à abandonner fossiles au profit des énergies renouvelables, et qui est appelé par euphémisme « transition énergétique ».
Prenant la parole, le Secrétaire Général de l’APPO, à l’endroit des Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques a laissé entendre que ce forum aurait dû être créé il y a longtemps. Entant que représentant de vos souverains à Brazzaville, Siège de l’APPO, l’Organisation Intergouvernementale de l’énergie que vos gouvernements possèdent collectivement, nous pensons qu’il est normal que Vos Excellences soient pleinement informées de ce que fait votre organisation. Nous pensions qu’il convient de vous informer et de vous demander conseil sur les meilleurs moyens de gérer la complexité de la politique énergétique internationale, en particulier en cette période de transition énergétique mondiale.
Comme Vos Excellences le savent peut-être, le changement de paradigme mondial, qui consiste à abandonner les combustibles fossiles au profit des énergies renouvelables, et qui est appelé par euphémisme « transition énergétique », représente une grave menace pour les économies nationales et le développement social des pays producteurs de pétrole et de gaz et qui en sont dépendants, auxquels la plupart de nos pays appartiennent.
Poursuivant, il a indiqué qu’aujourd’hui, la plupart de nos gouvernements dépendent fortement des revenus des exportations de combustibles fossiles pour faire face aux obligations de gouvernance. Nos gouvernements comptent fortement sur les revenus des exportations de combustibles fossiles pour assurer la sécurité, l’éducation, les soins de santé, les salaires des travailleurs et bien d’autres nécessités de la vie de la population.
/image%2F1906098%2F20230128%2Fob_7323b5_327445514-645490493997587-230324741717.jpg)
Il a rappelé qu'aujourd'hui les gouvernements africains dépendent des revenus des exportations de combustibles fossiles pour faire face aux obligations de gouvernance.
Et, les gouvernements africains comptent fortement sur les revenus des exportations de combustibles fossiles pour assurer la sécurité, l'éducation, les soirs de santé, les salaires des travailleurs et bien d’autres nécessités de la vie de la population.
Aussi, il a rappelé qu’au fil du temps, la production de combustibles fossiles en est venue à déplacer de nombreuses autres formes de production économique.
« Excellences, de peur que nous ne soyons mal compris. L’APPO ne conteste pas la science du changement climatique. Nous ne sommes pas non plus contre la transition énergétique », a-t-il déclaré
Cependant, le Secrétariat Général de l'Appo veut que les défenseurs de la transition énergétique reconnaissent le fait que le changement climatique induit par combustibles fossiles n'a pas commencé au cours des 50 dernières années. Il a commencé depuis que le monde a commencé à utiliser le charbon, accéléré avec l'utilisation du pétrole et du gaz, il y a près de 200 ans.
Et, pour dire que, les défis climatiques actuels sont les produits de la révolution industrielle occidentale et de son utilisation intensive des combustibles fossiles, ainsi que du mode de vie passé et actuel des habitants des pays développés du monde.
D'ailleurs, le Docteur Omar Farouck IBRAHIM a relevé que quelques statistiques permettront de mieux comprendre ce qu’il déclare par exemple : la consommation mondiale d'énergie par habitant en 2021 était de 72 BTU. Mais lorsque cette consommation par habitant est ventilée par région du monde, on constate que la consommation d'énergie par habitant aux USA est de 293 millions Btu, soit plus de 4 fois la moyenne mondiale.
« Si nous prenons l’Europe, leur moyenne est de 105 millions de BTU, soit 1,5 fois la moyenne », a-t-il estimé.
Si l’on s’en tient à la seule Afrique subsaharienne, la consommation d’énergie, la consommation d’énergie par habitant atteint le chiffre abyssal de 10 millions de BTU, soit environ 3% de celle des Etats-Unis, 10% de celle de l’Europe et environ 14% de la moyenne mondiale. Pourtant, on nous dit que nous devrions abandonner les combustibles fossiles.
Abordant le second point de son discours, le Omar Farouck IBRAHIM a signifié qu’ils veulent que les défenseurs de la transition énergétiques reconnaissent est qu’ils étaient conscients des dangers de la combustion des combustibles fossiles pour l’atmosphère déjà en 1859 et 1896, Artrthenius, respectivement, ont publié des études prouvant que la combustion des combustibles fossiles émet des gaz à effet de serre qui appauvrissent la couche d’ozone. Mais dans le but de consolider leur révolution industrielle, d’améliorer leurs systèmes de transport et de santé et d’améliorer le niveau de vie de leur population, ces pays ont dissimulé au monde entier les résultats de ces études. Et maintenant que d’autres pays, notamment en Afrique, sont sur le point de réaliser une révolution industrielle et auraient besoin de beaucoup d’énergie,, qui, pour l’instant, peut-être fournie au mieux par les combustibles fossiles, ils nous disent que les combustibles fossiles sont dangereux pour l’humanité.
Il a relevé aussi qu’il est intéressant de noter que ces pays développés ont fait passer leurs économies d’une dépendance aux industries lourdes et aux activités de production d’énergie intensive à la fabrication de connaissances, à l’intelligence artificielle et aux économies de prestation de services. Ces formes d’activités ne sont pas intensives en énergie contrairement à la fabrication de connaissances, à l’intelligence artificielle et aux économies de prestation de services.
Il a aussi signalé que quant à la création d’un marché pour notre pétrole et notre gaz, qu’ils sont convaincus qu’avec 1,4 milliards de personnes, dont plus de la moitié n’ont pas accvès à l’énergie, l’Afrique dispose d’un marché potentiel. Tout ce qu’ils doivent faire, c’est de donner aux gens les moyens d’avoir accès à l’énergie et ce qui justifiera une surprise de la vitesse et du niveau de développement social et économique qui se produiront en Afrique.
Pour conclure, Omar Farouck IBRAHIM a fait savoir que l’APPO est en partenariat avec la Central Africa Business Energy Forum, CABEF, sur le Projet Central Africa Pipeline System. Ce projet permettra de créer des infrastructures énergétiques nécessaires pour acheminer l’énergie des zones d’abondance vers les zones de besoin dans la sous-région de l’Afrique Centrale. Onze pays de cette sous-région vont reliés par les oléoducs et gazoducs
Signalons que Christophe MUZUNGU, le doyen du corps diplomatique estime que l'Afrique doit parler le même langage. L’Afrique devrait avoir pour repère les pères de l'indépendance. L’Europe a besoin du gaz, l'Afrique en possède en quantité suffisante. Et quand il venait de s'épuiser, le Président de la République du Congo Brazzaville, Son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO, a toujours insisté au retour à la terre, l'agriculture. Donc, nous pouvons parler d'un seul langage et arriver à faire face à l'occident.
/image%2F1906098%2F20230128%2Fob_9460b0_327732499-557746379411930-910558146629.jpg)
/image%2F1906098%2F20161025%2Fob_f67791_300x300-ct.jpg)

Haut de page