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« Courage face aux difficultés qui jonchent le parcours de votre profession. Le combat pour la démocratie et la liberté n'a pas de prix. J'ai bon espoir que le triomphe sera au rendez-vous. », a déclaré Pascal TSATY-MABIALA

par André LOUNDA 14 Février 2023, 19:58 Politique

« Les activités d'Orion Oïl seraient exactement les mêmes que celles de la Congolaise de trading (Cotrade), société dissoute à la demande du FMI et de la Banque Mondiale. Elles consisteraient à acheter le brut auprès de la Société Nationale des Pétroles (SNPC) à bas prix pour le revendre au prix préférentiel sur le marché concurrentiel international. À ces activités incriminées seraient impliquées certaines autorités congolaises et françaises qui profiteraient du produit de la vente du pétrole de notre pays, à travers un système de corruption généralisée et de rémunération par rétro-commissions, privant ainsi l'État des ressources financières, à cause de l'évasion monétaire qui en résulte et qui pénalise l'économie nationales. Dans cette affaire qui continue de susciter indignation et colère dans notre pays, le Journal Libération associe le Président Denis SASSOU N'GUESSO. Ce qui est d'autant plus préoccupant que tout citoyen épris des valeurs de justice et de transparence dans la gestion des biens publics est légitimement fondé à connaître les tenants et les aboutissants de ce scandale de plus de trop. L'UPADS, Parti attaché au respect des principes d'une bonne administration de la justice, notamment l'égalité de tous devant la loi et la présomption d'innocence, prend au sérieux les allégations du Journal Libération. La recherche de la vérité étant un devoir républicain, l'UPADS exige que toute la lumière soit faite autour de cette affaire pour établir les responsabilités ou réhabiliter les présumés accusés en cas de dénonciation calomnieuse et ou de diffamation. Par conséquent, le PCT, Parti au pouvait, ainsi que le Gouvernement de la République, devraient aller au bout de leur logique, celle d'engager les poursuites judiciaires à l’égard du Journal dont il s’agit, afin d’apporter la contradiction nécessaire devant le juge et prouver l’innocence des personnalités citées, parmi lesquelles le Président de la République. Ainsi fait, les congolais seront apaisés et recouvriront leur dignité écornée et traînée dans la boue. Le pétrole étant la principale ressource du pays, les bénéfices qu’il génère doivent opportunément profiter à tous à travers des investissements utiles. D’un autre point de vue, et pour tester la bonne foi du Président de la République de lutter contre les antivaleurs comme il l’a martelé dans son dernier message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès le 28 novembre 2022 », ce propos constitue l’un des points saillants du mot de circonstance prononcé par Pascal TSATY-MABIALA, Premier Secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) lors de la cérémonie de présentation de ses vœux du nouvel an à la presse, le mardi 14 février 2023 à Brazzaville.

En présence des leaders des Partis de l’Opposition et de bien d’autres invités, le Premier Secrétaire de l’UPADS a fait remarquer aux professionnels des médias qu’en tant que quatrième pouvoir, que nous avons la  haute charge et l’impérieux devoir de garantir et de promouvoir la démocratie et d’imposer chaque jour votre espace de liberté quel qu’en soit le prix. « Mission périlleuse, quasi impossible, me diriez-vous. Périlleuse oui, en raison des risques que courent les professionnels des médias dans l’exercice de leur métier face à l’extrémisme et à l’intolérance », a relevé Pascal TSATY-MABIALE.

« Le carnage à Paris, le 7 janvier 2015 au siège du Journal français « Charlie Hebdo » où furent massacrés, des talentueux journalistes (Chab, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski et autres) est l’illustration parfaite de la dangerosité de votre noble profession. Cette dangerosité se couple en Afrique avec la volonté du pouvoir politique d’assujettir la presse par un contrôle direct ou insidieux de l’information », a-t-il souligné.

« Malgré toutes ces menaces, il vous appartient de défendre votre liberté, de protéger votre profession et d’en être fiers. Pendant des siècles, des milliers de personnes ont payé de leur vie pour en garantir la pleine jouissance, pourvu qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre social légalement établi. Et ceci ne contraste pas non plus avec autre point de vue qui affirme, je cite : »je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à ma mort pour que vous ayez le droit de le dire », fin de citation. », a laissé entendre Pascal TSATY-MABIALA.

« Sachez donc, Mesdames et Messieurs, que le silence de presse ou son inaction est un recul de la démocratie, mieux la stagnation de la Nation. Aussi tous les griots, tous les flagorneurs infiltrés dans votre corporation, qui rivalisent par des discours dithyrambiques, ne devraient-ils pas être stigmatisés et honnis de conserver les vertus de la profession ! », a indiqué le Premier Secrétaire de l’UPADS.

S’saisissant de cette occasion, Pascal TSATY-MABIALA a salué le courage de tous ces braves journalistes qui se battent au côté du peuple, au nom de la raison, de la justice et du respect des valeurs éthiques et morales. Ainsi, il a félicité Arsène Sévérin, ancien Directeur Général du média privé VOX TV qui, par son attachement aux valeurs du journalisme, a choisi de défendre la protection et le pluralisme d’opinion. Tout en reconnaissant au Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) son rôle de régulateur de la presse l’UPADS l’invite cependant à exercer sa mission constitutionnelle dans le strict respect de la loi afin de garantir aux congolais le libre et l’égale accès à tous les médias.

Abordant la situation internationale, le Premier Secrétaire de l’UPADS a peint le tableau sombre que traverse le monde entier par ces propos : « Le monde change, les Etats sont confrontés à des défis de plus en plus grands, voire dangereux : défis écologiques, démographiques économiques…etc. Comme si cela ne suffisait pas, des conflits armés meurtriers, dont la guerre entre la Russie et l’Ukraine, en constituent le point d’orgue. Au total, notre planète n’a jamais été aussi touchée par tant de problématiques qui se ramènent à une seule, à savoir : l’homme et son avenir. L’invasion de l’Ukraine qui dure depuis bientôt un an, avec des risques d’enlisement et d’embrasement, est la plus grande cerise internationale depuis la fin de la 2ème guerre mondiale. Au plan international, c’est la plus parfaite violation du principe de l’intangibilité des frontières reconnues par les Nations Unies. Au plan militaire, notamment de la puissance de feu des armes utilisées. Ce conflit qui n’a point d’égard fait craindre une montée en puissance avec l’emploi des armes nucléaires tactiques, les deux belligérants disposant de cet arsenal.  Devant ce tableau apocalyptique, Le Premier Secrétaire s’interroge : l’humanité est-elle au bord d’une catastrophe plus foudroyante que celle qu’ont connue les deux villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki en 1945 ? L’ONU qui fêtera ses 78 ans d’existence a-t-elle encore les moyens de défendre et d’imposer la paix ou, comme l’avait indiqué le Général De Gaulle, n’est-elle plus qu’un simple « machin » dont l’impuissance rappelle sa Société des Nations (SDN) son ancêtre ? ».

Poursuivant, il a ajouté sur tout ce qui s’était passé ou se passe actuellement en Afrique notamment, l’assassinat de Mouammar Kadhafi par des puissances occidentales plongeant le Sahel dans le désarroi, favorisant ainsi la montée des groupes terroristes qui écument cette partie du continent africain. Et plus près de chez-nous, notre voisin, le conflit à l’Est de la RDC devrait tout aussi attirer l’attention de l’Union africaine et des organisations sous-régionales accusées de passivité, si ce n’est de complicité avec le M23 armé et soutenu par le Rwanda selon des sources avisées.

En ce qui concerne notre pays, Pascal TSATY-MABIALA  face et dans ce tumulte international, comment se porte notre propre pays, le Congo, plus d’une année à l’entame de ce nouveau quinquennat du Président Denis SASSOU N’GUESSO ?

D’après le Premier Secrétaire de l’UPADS, la réponse à cette question est somme toute mitigée. A la vérité, les congolais sont lassés des promesses et des projets qui n’aboutissent pas, et donc n’améliorent guère leur quotidien. Les douze (112) travaux d’Hercule envisagés par le Premier ministre lors de la présentation de la politique générale de son Gouvernement en 2021,  pourraient bien ressembler aux graines d’un chapelet dont l’usage est destiné à dire une messe de requiem.

Sur la situation d’Orion Oil, l’UPADS invite le Procureur de la République à s’auto saisir de l’affaire EBATA et compagnie en vue de prouver à l’opinion qu’il n’existe pas au Congo deux formes de justices, celle qui sévit les faibles d’une part, et celle qui protège une certaine caste d’autre part ; approuve, une fois de plus, la déclaration des Partis Politiques de la Majorité présidentielle du 4 avril 2018, dans laquelle le principe de l’application de la sanction contre les antivaleurs avait été affirmé avec force. Pour rappel, ces Partis recommandaient au Gouvernement de la République « d’entreprendre toute action nécessaire destinée à faire rapatrier tout produit de corruption, de vol, et de fraude placé hors du pays » ; demande la mise en œuvre effective des conclusions du FMI qui invitait notre pays en 2019 à renforcer la transparence dans le secteur pétrolier, par la publication des rapports sur les contrats et sur la vente des ressources pétrolières. Les organes créés à cet effet, notamment la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), doivent efficacement s’impliquer dans la mise en lumière de cette affaire sulfureuse.

Pour conclure, Pascal TSATY-MABIALA a partagé une pensée sur la physiologie de la presse, selon un organe anonyme français, qui écrivit en 1841, « Le journalisme est aujourd’hui une puissance établie. Tout se fait par les journaux, et rien ne se fait que par eux (…). Bien plus, le  journalisme, tel qu’il est organisé par la force des choses, n’est pas seulement un quatrième pouvoir, il est plus puissant et le plus influent de tous les pouvoirs, et il menace d’absorber les trois autres, déjà passablement amoindris », fin de citation.

 

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