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« Le Nom propre: de la tradition aux influences de la modernité », constitue le thème du Colloque International que Brazzaville abrite du 6 au 8 novembre 2023 à la présidence de l'Université Marien NGOUABI. Organisé en collaboration entre la Faculté des Lettres, des Arts et des Sciences Humaines (FLASH) et la Société Internationale de Linguistiques (S'IL), la cérémonie d'ouverture officielle des travaux de ce colloque ont été patronné par le Pr Gontran ONDZOTTO, président de ladite université, qui avait à ses côtés, le Pr Omer MASSOUMOU, Doyen de la FLASH.
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« Le nom est une thématique qui, en dépit de son caractère transversal et de nombreuses études qu’on y trouve, ne cesse d'être exploité par les chercheurs. La preuve nous nous retrouvons dans cette salle pour en parler ». C'est par ce propos que le Pr Guy-Roger GOMBÉ-APONDZA, Maître de conférences CAMES, de Linguistique Générale, Descriptive et Africaine, président du Comité d'organisation de ce colloque, qui au nom de ce comité dans son mot de bienvenue aux participants, a introduit cette thématique qui sera au centre des échanges pendant trois jours.
« Ainsi, défini par les juristes comme désignation d'une personne physique ou morale sous laquelle elle est identifiée, le est une étiquette distinctive qui permet de nommer, d'appeler, de différencier. Il est chargé de philosophie, d'histoire et de culture. Sur le plan linguistique, tout nom Est d'abord un mot existant ou créé de la langue. Suivant cette logique, il devrait être un signe linguistique. Selon le terme emprunté à Ferdinand de Saussure, donc constitué de deux faces: le signifiant, la forme et le signifié qui en est le contenu. Cependant, à cause de plusieurs facteurs liés au temps, beaucoup de noms ont perdu leur sens, devenant ainsi de simples coquilles vides. Ce fait est bien relevé par Dominique Ngoie Ngalla (1981, 125) qui, dans son article intitulé << Les Kongo de la vallée du Niari et migrations XIII-XIX ème siècle », traitait déjà cette question en écrivant: « bon nombre de noms dès Kongo de la vallée du Niari sont vidés de leur sens à cause de l'oubli du contexte et des circonstances originelles qui entourent leurs attribution », a laissé entendre le président du Comité d'organisation de ce colloque.
Par ailleurs, il a planté le décor des échanges de ce Colloque International par un questionnement tout en s’exclamant, « Finalement, qu’est-ce que le nom aujourd'hui? Telle Est la principale question autour de laquelle graviteront, pendant trois jours, les échanges entre les participants à ce colloque ».
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Ouvrant les travaux, le Pr Gontran ONDZOTTO, président de l'UMNG a déclaré que l'Université Marien NGOUABI est honoré par cette manifestation scientifique qui porte sur le nom propre de la tradition: aux influences de la modernité. Plusieurs chercheurs africains y prennent part pour présenter plus de soixante communications en présentielles et en distancielles. Ils viennent de différentes universités africaines notamment, le président on a cité quelques-unes tels que l'Université Houphouët Bouigny, l'Université Allassane OUATTARA, l'École Nationale Supérieure d'Abidjan de la Côte d'Ivoire; l'Université du Bénin; l'Université Omar BONGO du Gabon, du Togo, l'Université Joseph KIZERBO du Burkina Fasso, Cheikh Anta Diop du Sénégal.
Poursuivant son propos, il a salué la présence de tous les participants à cette rencontre. « Votre présence ce matin marque votre intérêt que vous portez à la recherche scientifique. C'est pourquoi au préalable je voudrais vous souhaitez les bienvenues chez-vous à Brazzaville au Congo. ». « La question du nom propre a connu ces dernières années un regain d'intérêts qui se manifeste par la publication d'ouvrages et d'articles, l'organisation des colloques...bref. Elle fait débat. En réalité, cette question fait débat parce qu'elle ouvre une brèche dans le postulat selon lequel les noms propres n'ont pas de sens. On entend généralement par là qu'ils ne possèdent pas de sel à fortiori de cas même donc de signifier et qui se sont réalisés à travers les liens qui leurs attachent à un référât unique, ce qui exclut par conséquent toute tentative de définition et toute possibilité de traduction », a commenté le Pr Gontran ONDZOTTO.
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Par ailleurs, le Pr Gontran ONDZOTTO, a souligné que le thème retenu pour ce colloque « Le Nom propre : de la tradition aux influences de la modernité », permet de relever que le nom propre représente un lieu, une histoire, une construction des identités, une vision et des significations de la philosophie africaine sur l’être et son existence selon sa culture, sa société sur le plan physique et dans l’au-delà. Mais aussi, « Il est question de montrer les trésors des noms propres africains parce qu’ils incarnent les valeurs ancestrales de l’Afrique. Ils sont traversés par la tradition héritée de nos ancêtres et par la modernité », a-t-il rappelé.
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Au menu de ce colloque, huit (8) axes thématiques à savoir: Axe 1: Noms propres: lien et histoire; Axe 2: Noms propres: Construction des identités; Axes 3: Noms propres: Variations sociales et ethniques; Axe 4: Noms propres: Variations morphologiques et phonologiques; Axe 5: Noms propres: Sémiotique et significations; Axe 6: Noms propres: Dénominations métaphoriques ; Axe 7: Noms propres: Une vision philosophique et anthropologique.
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