Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'association GAIL s'implique dans la lutte contre la délinquance juvénile au Congo

par André LOUNDA 29 Septembre 2024, 15:29 Société

<< Les facteurs liés à la délinquance juvénile>>, constitue le thème de la Journée de réflexion et d'échanges sur cette problématique, qui s'est tenue le samedi 20 septembre 2024 à Brazzaville, autour d'une conférence-débat organisé par l'association Génération Apôtre ITOUA Lucien en acronyme GAIL. Les échanges alternatifs entre les participants et les orateurs se sont articulés sur les facteurs liés à la délinquance juvénile, les lois et les décrets d'application, la responsabilité de l'État ; l'accompagnement psychologique et juridique des délinquants ; les facteurs environnementaux et sociaux ; l'apport de la communauté sur la gestion de la délinquance juvénile.


En effet, le premier orateur qui dans son exposé, s'est focalisé sur les facteurs liés à la délinquance juvénile, la définie comme suit: la délinquance juvénile est définie comme les comportements criminels commis par des mineurs d'âge en général jusqu'à l'âge de 18 ans. Cela inclut les actes de violence, les vols, les délits de drogue, les actes de vandalisme, etc. Il a rappelé que selon les données de l'UNICEF, en 2020, le Congo notre pays a enregistré 15.000 à 20.000 enfants délinquants par an, soit environ 1,5% de la population des enfants âgés entre 10 et 17 ans. Il a souligné que les mineurs sont souvent traités de manière sévère et inadaptée, ce qui peut entraîner des conséquences négatives pour leur développement et leur intégration sociale. Il a ajouté que les facteurs liés à la délinquance juvénile au Congo sont complexes et multiples. Il est important de noter que la plupart des enfants qui se trouvent dans les situations de délinquance ont déjà subi des traumatismes importants, tels que la perte d'un parent, l'abandon ou l'exploitation sexuelle. Sur les causes de ce fléau, l'orateur a expliqué que la pauvreté et les inégalités sociales qui font que les jeunes vivant des des conditions économiques difficiles et précaires, c'est ce qui peut les pousser à commettre des actes délictueux pour subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille. Cet état peut leur rendre vulnérables à la délinquance. L'absence de cadre familial, qui se caractérise par le manque de supervision et d'encadrement des parents,  l'abandon ou la démission de ceux-ci, la dislocation ou le divorce, les décès des parents, l'émigration des jeunes dans d'autres ménages, l'absence d'un modèle parental solide peut pousser le jeune à la délinquance. Poursuivant, il a aussi parlé sur la pression des groupes, les mauvaises compagnies, l'appartenance à des groupes des gangs, la consommation de toutes sortes de drogues et d'alcool, les vecteurs modernes de communication par l'internet, la télévision, le téléphone...etc, peuvent entraîner le jeune à délinquance. Mais aussi, il y a les facteurs personnels qui se manifestent par les problèmes de santé mentale, spirituels, les troubles du déficit de l'attention ou de l'affection, l'état d'un enfant orphelin et abandonné depuis sa naissance peut aussi aggraver la situation ; les violences sexistes surtout les filles y sont souvent victimes et elles sont contraintes de se prostituer pour survivre; les conflits armés et l'instabilité politique: suite aux nombreuses crises politiques qu'a connues le pays, la société a été profondément affectée. Les jeunes peuvent être exposés à la violence, devenir des témoins ou victimes de ces situations et cela peut les pousser vers la délinquance ; un faible niveau d'éducation limite les perspectives d'emploi et peut conduire à la frustration et à la délinquance. Les enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont plus susceptibles de tomber dans la délinquance.  L'absence de centre de loisirs, d'épanouissement de la jeunesse et des programmes d'enseignement peut aussi aggraver la situation.

 

Sur les conséquences de la délinquance juvénile, l'orateur a fait savoir que la délinquance entraîne un climat de peur et d'insécurité au sein de la société, les bagarres, la destruction des biens d'autrui et de l'État, les vols, les tueries et bien d'autres ; l'abandon scolaire: impliqués dans des activités criminelles, beaucoup de jeunes peuvent quitter l'école. Cet abandon scolaire peut avoir des répercussions à long terme sur leur éducation; nombreux d'entre eux peuvent souffrir de problèmes de santé mentale, de dépression, de l'anxiété, de traumatisme. Il a laissé entendre que la délinquance juvénile peut nuire à l'image du pays et décourager les investisseurs étrangers; un taux élevé d'incarcération, les activités délictueuse peuvent entraîner des pertes financières importantes pour les individus, les entreprises et l'État. Les coûts liés à la prise en charge des jeunes délinquants, à la réparation des dommages et à la prévention de la délinquance représentent d'énormes moyens.

Abordant le dernier point de sa communication, l'accompagnement judiciaire, l'orateur a rappelé que la justice congolaise adopte une approche qui met l'accent sur l'éducation et la réinsertion des jeunes plutôt que sur la punition. Les mineurs sont jugés dans des juridictions spécialisées pour les mineurs ce qu'on appelle Tribunal pour enfants ; les sanctions infligées aux mineurs sont généralement plus souples que celles infligées aux adultes, dans cette lancée, il a présenté quelques approches d'accompagnement: la vulgarisation des textes internationaux et nationaux qui traitent la question de l'enfance ; les mesures alternatives à l'incarcération ; la protection des droits des mineurs ; la justice restaurative ; les mesures éducatives; la sensibilisation et l'organisation des conventions de prière ; l'implication des familles ; encourager et favoriser l'adoption des enfants a andonnés ; faire appliquer les mesures de protection des mineurs telles que :  l'interdiction faite aux mineurs de 16 ans de fréquenter les bars, cinéma et bar-dancing (Loi du 16 janvier 1960); la protection des élèves mineurs, sanctionnant toute personne qui aura mis en état de grossesse une élève âgée de moins de 21 ans en l'absence de toute reconnaissance par les parents comme futur époux (Loi n°15/66 du 22 juin 1966; l'interdiction faite aux mineurs de moins de 16 ans de circuler ou de paraître dans les lieux publics entre 20 heures et 5 heures ( Décret n°60/66 du 22 juin 1966).

Madame Ruth Ma-Conscience, présidente de l'association Génération Apôtre ITOUA Lucien, a nos micros en quelques mots répondant aux questions des professionnels des médias qui ont porté sur la quintessence de la thématique de cette conférence-débat s'est expliquée. << Simplement, pour cette thématique, nous avons constaté que le fléau de la délinquance juvénile influt réellement sur la nation de la République du Congo mais également, sur les nations environnementales donc, il est primordial à l'heure d'aujourd'hui, de parler sur la délinquance juvénile, de sensibiliser, de faire de la prévention sur non seulement au niveau des jeunes mais, également au niveau du gouvernement, au niveau des familles et également, au niveau de ces propres jeunes-là, qui ne sont pas certainement conscients qu'ils vivent eux-mêmes une guerre entre l'adolescence ou encore entre une guerre avec le côté de la psychologie, qui créé souvent ce fléau de la délinquance juvénile. Raison pour laquelle, il est très important que nous parlons de cette notion, sur les facteurs liés à la délinquance juvénile>>, a laissé entendre Madame Ruth Ma-Conscience. Poursuivant, elle a ajouté que : <<  Je n'ai pas la prétention de dire que grâce à cette conférence d'aujourd'hui, ou encore que l'association GAIL, que le fléau va s'arrêter complètement. Mais, cependant, j'ai la ferme conviction que grâce à cette conférence, un plus sera apporté non seulement, aux familles mais, également à ces propres jeunes qui sont dans la notion, je dirais : << Aller plus loin avec les enfants de la rue > >. Parce que ce sont ces enfants qui créent de la délinquance juvénile, ce sont ces enfants qui créent du banditisme ou encore de la violence au sein de nos quartiers. Donc, je n'ai ni cette prétention-là, je pense que celle-ci apporte un plus à l'édifice de la pierre et surtout, c'est l'aide précieux que nous apportons au gouvernement. Nous apportons simplement un soutien en les accompagnant. Nous ne sommes pas là seule association à œuvrer pour les jeunes ou encore en faveur de la délinquance juvénile mais, nous accompagnons, nous mettons notre pierre à l'édifice, afin que celle-ci soit totalement une réussite mais, également favorable à la nation congolaise et aux nations entières >>, a conclu Madame Ruth Ma-Conscience.

À noter que l'association GAIL apporte aux jeunes délinquants premièrement, un accompagnement psychologique et mentale pour apporter un changement positif à la nation.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page