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<< Contribution des Sciences Humaines et Sociales sur le bien-être environnemental, socio-économique et culturel >>, c'est sur ce thème que s'est tenue le vendredi 30 août 2024, à l'auditorium de la Présidence de l'Université Marien NGOUABI à Brazzaville, la Journée Scientifique de l'Institut National de la Recherche en Sciences Sociales et Humaines (INRSSH) placée sous le Haut patronage de Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Technologique. Cette rencontre Scientifique a regroupé des chercheurs, des enseignants et des étudiants ainsi que des participants venus du CIRAD et de l'IARD, a eu pour objectif de répondre à la nouvelle donne qui consiste à s'interroger sur tout ce qui est de la recherche. Les travaux, se sont déroulés en Panels sous la modération du Professeur Édouard NGAMOUNTSIKA. Les participants ont suivis des exposés et échanger sur les sous-thèmes suivant : Les peuples autochtones et la gestion des territoires ; la gestion de la biodiversité et du changement climatique ; Incursion dans l'utilisation durable et la conservation de la biodiversité par les populations rurales ; la parentalité écologique chez les Bayaka du nord Congo ; les effets des infrastructures sur le développement économique des peuples autochtones : cas du village Makao; Considération ethno zoologiques de l'herpétofaune chez les peuples autochtones au sud du Congo ; la transfert des connaissances chez les peuples autochtones.
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Le Professeur Guy MOUSSAVOU, Directeur Général de l'INRSSH ouvrant les travaux de cette journée scientifique consacrée à un thème d'une importance capitale pour notre société à savoir : la Contribution des Sciences Humaines et Sociales au bien-être environnemental, socio-économique et culturel, a fait savoir à l'auditoire que nous vivons à une époque où les défis sont nombreux et complexes. Qu'il s'agisse des changements climatiques, des inégalités sociales, ou de la préservation de notre patrimoine culturel. << Il est désormais clair que les réponses à ces enjeux ne peuvent être uniquement techniques ou scientifiques. Elles doivent également être profondément humaines. C'est ici que les sciences humaines et sociales jouent un rôle crucial. En explorant les comportements humains, les dynamiques sociales, les valeurs culturelles et les systèmes électroniques. >>, a indiqué le Professeur Guy MOUSSAVOU. Poursuivant son propos, il a souligné que ces disciplines offrent des outils nécessaires pour comprendre le monde dans sa complexité. Elles nous aident à analyser les impacts des politiques publiques, à concevoir des stratégies de développement durable et à promouvoir un bien-être qui prend compte à la fois les dimensions matérielles et immatérielles de la vie humaine.<< Le bien-être environnemental, par exemple, ne se limite pas à la protection des écosystèmes. Il s'agit également de reconnaître les liens prof entre l'homme et la nature, de comprendre comment les pratiques culturelles traditionnelles peuvent contribuer à la conservation des ressources naturelles, et de s'assurer que les politiques environnementales soient justes et inclusives. De même, le bien-être socio-économique ne peut-être atteint sans une attention particulière à la justice sociale, à l'équité et à la solidarité. >>, a laissé entendre le Professeur Guy MOUSSAVOU. Ainsi, il a interpellé les participants que les sciences humaines et sociales nous rappellent que derrière chaque statistique économique, il y a des vies humaines, des espoirs, et des aspirations. Elles nous invitent à concevoir des modèles de développement qui respectent la dignité de chaque individu. Avant d'exprimer sa gratitude aux chercheurs, aux enseignants et aux étudiants, le Professeur Guy MOUSSAVOU en ses qualités de Directeur Général de l'INRSSH, a avoué que, je cité: << C'est un moment de réflexion collective, où nous sommes appelés à aborder les défis de manière holistique.>>, Fin de citation.
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Avant de déclarer ouverte la Journée Scientifique au nom de Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Technologique empêchée, il a exhorté tous les participants comme suit: << Votre travail est essentiel pour éclairer les politiques publiques et pour nourrir le débat citoyen >>, et sur ce , il a déclaré officiellement ouverts les travaux de la Journée Scientifique de l'INRSSH.
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Le Docteur Laurence BOUTINOT, la première conférencière après avoir exposé et échangé avec les participants sur le sous-thème suivant : Les populations autochtones et la gestion des territoires, répondant à quelques préoccupations des professionnels des médias, a fait savoir que: << Nous parlons d'ailleurs tous, de ce sujet. Le thème général, c'est la recherche en sciences sociales dans les questions écologiques, c'est une petite relation entre les sciences sociales et l'écologie. C'est-à-dire, pour une fois moi, je dirais que les sciences sociales entrent dans la question de la gestion des forêts et c'est très intéressant de rentrer par la porte anthropologique ce qu'on ne fait jamais, parce-que les financements en sciences sociales sont plus difficiles à obtenir et que là, nous avons une entrée où nous pouvons faire un terrain à long terme, un travail ethnographique, anthropologique pour mieux comprendre les gens qui sont directement concernés par la ressource et avoir leur propre point de vue et non pas le point de vue toujours des savants sur l'écologie ou des organisations internationales en conservation. Nous avons ici le point de vue direct des populations concernées par cette question et cette conservation des forêts dans lesquelles, ils cherchent à vivre encore et à en vivre aussi dans ce milieu de culture, de subsistance>>.
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Le Professeur Guy MOUSSAVOU au cours d'une interview en marge des travaux, a fixé les professionnels des médias sur les objectifs et la quintessence de cette journée scientifique. << Déjà, l'année dernière, nous avons organisé une journée dédiée exclusivement aux populations autochtones. Nous avons interrogé leur culture, leur mode de vie. Cette fois-ci, nous avons élargi nos thématiques, en fait qui concernent un peu la biodiversité. L'idée ici, étant de répondre un peu à la nouvelle donne qui consiste par s'interroger sur tout ce qui est changement climatique où les experts ont supposé qu'on a marginalisé les sciences humaines et sociales lorsqu'on parle du réchauffement climatique, tout ce qui de la biodiversité. On s'est souvent adressé aux écologues. La tendance aujourd'hui, c'est d'inviter toutes les sciences notamment, les sciences humaines et sociales pour que ces dernières dans ce sens puissent se rapprocher des populations locales et identifier leurs savoirs endogènes, qui sont contributifs aussi à la protection de la biodiversité. Donc, il y a eu toute une équipe de l'INRSSH avec nos partenaires de l'IRD-France et du CIRAD ex Marseille, nous sommes donc allés dans les départements de la Likouala et de la Sangha pour rencontrer un certain nombre de peuples pour voir avec eux quels sont leurs savoirs, en quoi ces savoirs peuvent contribuer à préserver la biodiversité. Donc là, à ce niveau, sommairement, vous avez là participation des sciences humaines et sociales à la compréhension du bien-être, qui soit à la fois écologique, économique, culturel et social. C'est un peu l'objet de notre journée scientifique d'aujourd'hui>>.
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S'agissant des résultats de cette mission effectuées dans ces deux départements, le Professeur Guy MOUSSAVOU a donné quelques explications. << Je suis spécialiste de l'éducation et comme je venais de le dire, les bailleurs de fonds outre les grandes énergies qui s'intéressent à la forêt et à la protection de la biodiversité, nous invite à porter notre contribution. En tout que spécialiste en sciences de l'éducation, je crois donc aller avec mes collègues en sciences, surtout en anthropologie pour voir un peu, quel est le système de scolarisation des peuples autochtones ? Donc, nous avons interrogé cette dimension à partir déjà de ce que nous disent les parents. C'est ce que nous appelons, la dimension prescriptive de l'école de manière générale. C'est-à-dire, qu'il y a un certain nombre de programmes, un certain nombre d'indications d'orientation professionnelle à l'école mais, ces orientations non seulement, elles sont floues, parfois difficilement interprétables, trouvent déjà des éléments d'écueils dans notre système classique ici en ville pour les bantous, à fortiori au sein des peuples autochtones. Donc, les programmes, vous avez vu, les interrogations qui soulignent déjà que l'on ne peut pas scolariser les peuples autochtones sans parler de leur vie. Moi, je voudrais regarder comment ces populations marginalisées arrivent quand-même à aller à l'école ? En échangeant avec eux, nous avons identifié que les problématiques et surtout à Loundoungou, un village avec lequel, nous avons travaillé, on a identifié que par exemple, dans une salle de classe, les enfants autochtones étaient placés au milieu de la salle de classe et qu'il arrivait que lorsque un enfant bantou arrivait en retard, se croyant tout fort, il va tout de suite, dire à l'enfant autochtone de se lever. Il y a une forme de marginalisation qui conduit l'enseignant, à jouer le rôle du gendarme. Pour dire que mais attention, vous êtes tous dans la même salle de classe et que vous êtes tous logés à la même enseigne, et nous avons même eu des entretiens avec certains enseignants, qui nous ont dit que mais, on est toujours contraints de jouer au gendarme et de punir les élèves qui ne veulent pas>>.
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