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En République du Congo, au cours de ces dernières années, le gouvernement a entrepris dans le cadre de l'amélioration de la couverture universelle en santé par une série de réformes, d'actions et d'initiatives. Pour se faire, des efforts financiers ont été consentis pour mailler le pays en infrastructures, notamment ceux du troisième échelon de la pyramide sanitaire. Des défis importants restent encore à relever pour renforcer le système de santé et dont pour améliorer la situation sanitaire des populations dans toutes les dimensions. C'est dans ce contexte que l'Hôpital de Référence d'Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, bénéficiaire du projet KOBIKISA financé par la Banque mondiale et de l'expertise managériale de son directeur, le Dr Blaise IBOVI, qui en amorçant les réformes assignées par le gouvernement, cet établissement sanitaire devient de plus en plus attractif est admiré par les populations. Pour en savoir plus, le vendredi 14 février dernier, une équipe des journalistes a effectuée une visite guidée de service en service, sous la conduite du directeur de cet établissement sanitaire et cette visite s'est bien déroulée et pour terminer par une interview que le Dr Blaise IBOVI a bien voulu leurs accordée.
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En effet de façon opérationnelle, pour relever les différents défis de l'Hôpital de Référence d'Ewo, qu'il a trouvé dans un état de délabrement très avancé, il s'est agi pour le Dr Blaise IBOVI de renforcer la gouvernance par la bonne gestion du personnel en appliquant les réformes assignées par le gouvernement ; améliorer l'offre des soins et services de santé ainsi que par la mise en place d'un environnement favorable à l'amélioration de l'état de santé des populations de ce département du pays. Au cours de cette visite conduite par le directeur de cet établissement de santé, de service en service, nous avons vu de très belles salles bien équipées, en Consultation Spécialisée, ORL, Ophtalmologie, il est bien écrit Tri des déchets biomédicaux, le Dr Blaise IBOVI de façon explicite nous a fait savoir que c'est pour la gestion de l'hygiène hospitalière. << Nous avons déjà des gens qui sont formés en ORL et en Ophtalmologie et on attend et on fera quand on sera complet, la chaire est en œuvre >>. Pour les hospitalisations, nous avons visité trois salles en médecine et que toutes ces salles sont bien équipées en poste de télévision parce que l'établissement est équipé en panneaux solaires. L'hôpital est électrifié puisqu' il y a un groupe électrogène qui permet à la ville d'Éwo d'être éclairé et le relais à l'hôpital est assuré par les panneaux solaires. << Ce qui sont en médecine, ne peuvent plus aller dans la salle d'attente pour suivre les images et ce, c'est pour donner la chance à tout le monde >>, a commenté le Dr Blaise IBOVI.
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En pédiatrie, c'est spécifiquement pourquoi ? Parce que le bloc est fermé, c'est l'ancien bloc d'accouchement donc, il est fermé. Nous avons la maternité là-bas, vous avez déjà vu le cadran qui indique déjà, qu'il y a une maternité et qu'elle est nouvelle. En pédiatrie, il y a de l'air et il y a des moustiquaires dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Nous avons l'option pour la lutte contre les maladies que l'on appelle, les néocosomiases. Ici, cet enfant, il s'agit d'un abcès palustre et cet enfant est entrain de se remettre. Ici à Ewo, la première pathologie, c'est le paludisme. Si vous parlez des maladies infectieuses, ici, on ne peut pas en parler pour le moment. Même si, ça fait partie des maladies infectieuses, c'est le paludisme qui bat le plein. C'est la pathologie dominante en pédiatrie. De l'autre côté, nous avons quelques cas de malnutrition. Nous sommes entrain d'évacuer un cas. Il s'agit seulement de la malnutrition. Donc, ici les choses se font avec beaucoup de dextérité parce qu'il s'agit des enfants et aujourd'hui, nous n'avons pas besoin d'avoir de la mortalité infantile et peut-être même pas la mortalité maternelle. Parce que vous même, vous connaissez que l'OMS tient beaucoup à celà. Voilà pourquoi, c'est vrai, il y a un changement. Le bâtiment n'était pas celui-là mais, il fallait le faire pour concentrer un peu l'hôpital. Parce que le bloc que vous avez vu là-bas, c'était l'ancienne pédiatrie qu'on a ramené ici pour que tout se passe bien et pour donner la chance à tout le monde. Parce que, quand la médecine était de l'autre côté là-bas, de fois, les gens doivent traverser du triage, jusqu'à là-bas pour aller faire les soins et parfois même sous la pluie. Aujourd'hui, vous avez le tracé,, il est clair. Maintenant, dirigeons-nous en maternité et là-bas, vous allez voir encore d'autres choses.
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Monsieur le directeur, quels sont les moyens financiers qui vous ont permis de mettre en œuvre les politiques de réformes que vous êtes entrain d'amorcer ?
Dr Blaise IBOVI: Les moyens propres ! Parce que nous avons ce que l'on appelle, le taux de recouvrement. Vous savez que nous avons des grands problèmes ! Le problème, ce n'est pas parce que les malades ne viennent pas ! Le pouvoir d'achat ici à Ewo est très faible. Les gens n'ont pas assez de moyens. Je vous dis que la consultation ici, est autour de 2000 sinon à 2500 FCFA pour le médecin ! Mais, ce n'est pas avec ça que nous allons faire des grandes choses. La plupart du temps, nous avons ce que l'on appelle le prix de répartition. Mais, quand parfois, on fait cette clé, parfois, on se dit mais comment, nous allons faire ? Parce que de nos propres ressources propres, on ne peut rien faire du tout. Parce que les recettes en nombre ne peuvent pas, nous donner cette possibilité. Pour que vous savez que avoir beaucoup d'argent dans un hôpital, il y a un cadran que vous avez vu. L'espace littéraire, il n'y a pas assez de lits. Vous savez, nous gérons un hôpital de 46 lits. 46 lits, c'est rien ! Voilà pourquoi avec ça, nous n'avons pas d'imagerie.et c'est là où l'on gagne beaucoup d'argent. Nous avons un problème de courant même ce qui devrait se faire au laboratoire, ne peut pas se faire par manque de courant. Aujourd'hui, je peux déjà vous rassurer que nous avons un appareil de biochimie mais, payé à grands frais à plus de 3 millions de francs CFA. On l'a fait parce que c'est une exigence de faire de la biochimie mais malheureusement, nous n'avons pas de courant et il y a un condensement parce qu'il y a des réactifs, qu'ils faut acheter et qu'il faut donner à ceux qui sont là-bas au niveau de ce service pour faire le travail et ça se garde au frais et non à la chaleur. Donc, nous avons beaucoup de problèmes en ce qui concerne le problème de recouvrement. Parce que le pouvoir d'achat ici, est très faible. Ce que nous regardons ici, c'est parce que vous êtes venus en après-midi, le matin, vous allez voir beaucoup des gens ici. Ce qui donne l'impression que l'hôpital est visité oui ! L'hôpital est visité mais, vous allez voir que pour un malade, il y a cinq (5) personnes qui sont entrain d'accompagner le malade à l'hôpital. Et là, Dieu merci, on est entrain d'arranger maintenant-là, ce que nous appelons, le trajet sinon, la filière où le malade peut passer.
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Monsieur le directeur, l'année dernière, vous avez pris part à l'atelier portant sur la Revue à mi-parcours des Hôpitaux de Référence et des Districts Sanitaire à Brazzaville. Parmi les recommandations on avait parlé du référencement et quels sont les résultats ?
Dr Blaise IBOVI : La question, s'est toujours posée même quand, nous sortons de là, à l'issue de la revue avec le nouveau ministre, le Professeur Jean Rosaire IBARA. Donc, là aussi, dans la prise en compte de la prise en charge d'un patient, nous avons parlé de la référence. Nous avons la référence et la contre-référence. Ce sont des choses qu'on doit expliquer aux patients difficilement et même nos confrères aussi parfois ne comprennent pas ! Nous referons mais, la contre-référence, ne se fait pas déjà-là. Aujourd'hui, nous avons un Centre de Santé Intégré (CSI) à côté, l'hôpital aujourd'hui, quand il y a un CSI, la référence de fait au niveau du CSI. Le CSI, fait la référence au niveau de l'hôpital. Nous ici, nous pouvons référer dans un hôpital général mais, malheureusement, nous constatons même pour le cas d'un paludisme, on ne va pas au CSI directement, on vient à l'hôpital de Référence. Malheureusement, il faut qu'on se le dise. Les référés, ne sont plus jamais revenus parce que celui qui va à Oyo, il trouve solution là-bas et après, il va dans la nature. Et les autres qui sont là-bas, et pourtant qu'ils ont reçu la référence ne peuvent pas en ce moment où, ils sont entrain de libérer certains malades de dire que repartez, c'est ce que vous allez apporter au médecin qui vous a soigné et pour nous, ça sera pris pour une contre-référence et , c'est là où, il y a problème. Nous le savons que ce sont des recommandations. Mais, malheureusement dans la pratique, il y a quand même encore de brouillard, il faut qu'elle ne soit pas tellement exhaustive.
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Monsieur le directeur, nous avons visité cet hôpital, nous avons vu et touché du doigt que le projet KOBIKISA a été de beaucoup et même d'ailleurs, c'est écrit sur les murs dehors, Merci projet KOBIKISA. Quel est votre coup de cœur pour ce projet financé par la Banque Mondiale ?
Dr Blaise IBOVI : Vous le savez que c'est un projet et un projet, ça veut dire parfois, qu'il aura une fin ! Et déjà -là, il y a eu une rallonge, s'il faut le dire. Ça devrait s'écourter. Nous le problème ici, c'est quoi ? C'est qu'il y avait une orientation à suivre. Je vous ai parlé de l'achat du matériel de biochimie et surtout, s'il faut le dire s'a été plus appuyé sur les soins de la mère et de l'enfant. Voilà pourquoi, on ne pouvait que faire plus en maternité. Vous avez vu qu'on a amélioré là-bas pour que notre mère, qui vient pour accoucher, ne puisse pas venir accoucher dans des mauvaises conditions. Nous l'avons fait. Le matériel pour s'en occuper et même dans le cadre des urgences, on a fait pratiquement. Je vous ai parlé du gouvernement de son côté, il n'est pas resté comme ça, les bras croisés. Le gouvernement a doté des kits de césarienne selon la gratuité bien-sûr ! Mais, qu'est ce qu'il faut dire ? De fois parfois, nous avons des difficultés quand les kits n'ont pas été été complets ! Dans ces conditions-là, demain ce qui va arriver peut faire un problème ! Parce qu'on se dit que c'est la gratuité et pourquoi, il y a encore une ordonnance ! Merci beaucoup pour votre visite.
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