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L'association des Jeunes Étudiants Congolais pour l'Esprit d'Entrepreneuriat ( AJECEE) que préside Giresse Félix MABIALA, Expert en entrepreneuriat, organise du 23 au 27 septembre 2025, à l'endroit des investisseurs, entrepreneurs et professionnels africains à la recherche d'opportunités d'affaires dans le secteur de agro-industrie et bien d'autres, un voyage d'affaires agricoles à Loudima, dans le département de la Bouenza en République du Congo, dont au menu de ces retrouvailles, des rencontres B2B, visites des sites et projets agricoles, des échanges avec les partenaires. Le nombre de place étant limité, pour ne pas rater cette occasion, inscrivez-vous dès maintenant en contactant par WhatsApp au : +242069202423 ou par courriel : ajeceecongo@gmail.com. C'est dans ce contexte que Giresse Félix MABIALA nous a accordé le jeudi 29 mai 2025 dans les locaux de son association une interview.
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Monsieur le président, dans le cadre du programme d'activités de votre association, nous avons constaté que vous êtes entrain d'organiser plusieurs séminaires de formation gratuit à l'endroit des jeunes. Est-ce que de façon succincte avoir la quintessence de ces séminaires ?
Giresse Félix MABIALA : Merci beaucoup pour cette opportunité que vous m'accordez. Ces derniers temps, nous nous focalisons dans les activités agricoles. Là, nous avons prévu un voyage d'affaires agricoles à Loudima dans le département de la Bouenza.
Vous allez effectuer un voyage d'affaires à Loudima ? Mais, on nous parle qu'il y a des rwandais qui occupent les terres. Est-ce que les jeunes pourront avoir des opportunités d'affaires là-bas face aux rwandais ?
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Giresse Félix MABIALA : Je pense que c'est une fausse information. Loudima, c'est un bon village et c'est d'ailleurs même le premier district de notre pays. Loudima, c'est la base même de l'agriculture parce que surplace là-bas, vous allez trouver des producteurs locaux qui sont-là, et les gens produisent en grande quantité aussi, la qualité du sol, qui est très fertile. C'est une bonne terre pour faire de l'agriculture.
Président,, par rapport aux séminaires de formation que vous organisez. Est-ce qu'il y a l'engouement des jeunes qui veulent vraiment faire de l'agriculture ?
Giresse Félix MABIALA : Actuellement vraiment, il y a un engouement des jeunes. Lorsque nous avons donné l'information, les jeunes se sont motivés et, ils sont prêts pour aller faire de l'agriculture parce qu'en ce qui concerne notre voyage, c'est une opportunité pour les jeunes de trouver des terres pour commencer à faire des travaux agricoles.
Président, votre voyage, c'est pour quand ?
Giresse Félix MABIALA : C'est du 23 au 27 septembre 2025. Donc, ça va prendre conq (5) jours. Il ne sera pas seulement, un simple voyage ! Il y aura beaucoup des thématiques que nous allons développer et débattre surplace. Il y aura des visites des sites agricoles, des rencontres et échanges avec les propriétaires fonciers, les producteurs et les investisseurs, en animant des conférences et des panels d'échanges. Sans oublier les ateliers de formations pratiques sur l'agriculture, le réseautage, et de leurs donner la possibilité de présenter leurs projets. Donc, chaque jeune qui va y participer doit préparer un projet afin de le présenter aux investisseurs pour trouver les financements pour lancer dans l'exploitation agricole.
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Et pour les frais de participation, c'est à combien le coût de ce voyage ?
Giresse Félix MABIALA : Les frais de participation ! C'est un prix forfaitaire ! Nous avons annoncé à 60.000 francs CFA y compris les frais de transport en bus, et pour les VIP, c'est à 100.000 francs CFA. Dans ces frais de participation, vous avez votre transport aller-retour, et durant le programme d'activités surplace puisse qu'on va faire les déplacements pour visiter les sites agricoles qui existent, sans oublier les Zones agricoles protégées (ZAP), il y a aussi, l'hébergement. Ils seront hébergés pendant cinq (5) jours, sans compter la restauration, ils auront des repas tous les jours. Il y aura aussi des kits de support des formations qui leurs seront donnés sur les nouvelles pratiques de l'agriculture. Il y a aussi, l'accès dans toutes les activités y compris les conférences et visites voilà.
Président, vous avez pris part au Business Forum italo-congolais, quels sont les sentiments que vous éprouvez ?
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Giresse Félix MABIALA : C'est un sentiment de joie ! Et, je tiens à féliciter le gouvernement pour cette activité du Business Forum. Ce forum, nous a permis en tant que jeune d'échanger avec les italiens, de présenter nos projets, d'être en contact avec l'Italie et surtout, ils ont donné leur accord de financer le secteur agricole. Donc pour moi, c'est une grande satisfaction. Surtout avec les projets que j'ai, quand je les ai présenté auprès d'eux, c'était vraiment formidable. J'étais beaucoup encouragé et félicité.
Et quel est l'intitulé de votre projet ?
Giresse Félix MABIALA : L'intitulé de mon projet ! Personnellement, moi-même, je suis dans la production du manioc et, nous voulons rentrer dans la transformation. Par rapport à nos moyens, on ne voulait pas se lancer dans la transformation parce qu'on était un peu limité. Mais-là, avec l'arrivée des italiens, on va changer d'étape et on va faire de la production et la transformation du manioc, la commercialisation, on peut vendre nos produits surplace ou à l'étranger.
Donc, vous avez déjà eu un partenaire ?
Giresse Félix MABIALA : Les partenaires, c'est trop dit mais, il y a des promesses déjà en vue avec les activités que nous avons tenu lors du Business Forum avec les italiens, il y a des promesses de partenariat. C'est ça que nous attendons et que l'on va nous faire un appel comme nous nous sommes enregistrés.
Président, l'année scolaire touche à sa fin. Qu'est-ce que vous envisagez pour les jeunes pendant ces vacances ?
Giresse Félix MABIALA : Pendant ces vacances, ce que nous avons envisagé de faire, c'est de continuer avec les formations surtout dans le secteur de l'entrepreneuriat pour leurs dire que l'école, c'est bien mais, on doit associer l'école avec l'entrepreneuriat. Avant de se lancer dans l'entrepreneuriat, il faut être formé. C'est pourquoi, pendant ces vacances, nous allons organiser des ateliers de formations, de rencontres afin de leurs ouvrir l'esprit entrepreneurial.
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Président, ce que nous avons constaté ici au Congo, c'est que les jeunes ne s'intéressent pas à l'entrepreneuriat. Cependant, à l'époque, il n'y avait pas de formation, il a eu certains vieux qui ont réussi dans l'entrepreneuriat alors, qu'ils ne savaient ni lire, ni écrire ? Pourquoi les jeunes d'aujourd'hui, et pourtant savent lire et écrire n'arrivent pas à s'engager dans l'entrepreneuriat ?
Giresse Félix MABIALA : Le problème, c'est au niveau des informations. Parce qu'ils voyent leurs aînés qui sont déjà dans l'entrepreneuriat qui ne peuvent pas les accompagner. Du coup aussi, ça limite un peu l'engouement des jeunes en entrepreneuriat. Là, je tiens à féliciter le gouvernement pour les initiatives de gauche à droite prises pour accompagner les jeunes même si on a pas encore reçu des grands financements qui peuvent sortir les jeunes entrepreneurs. Je pense que c'est à cause de ça que nous leurs disant que l'on peut commencer avec les moyens que vous avez, les moyens de bord et , je pense qu'après, il y aura des subventions, des accompagnements et à travers ça, les gens sont quand même motivés.
Président, quel est votre mot de la fin ?
Giresse Félix MABIALA : Mon mot de la fin est particulièrement adressé à la jeunesse, à ne pas lâcher, de ne pas se fatiguer, d'oser. Imaginez que l'État dépense beaucoup d'argent pour faire appel aux investisseurs italiens mais, il y a eu combien des jeunes qui ont participé au Business Forum ?Même si tu n'avais pas des moyens de déplacement, tu pouvais venir à pied ! Parce que l'État ou le gouvernement est entrain de faire, c'est pour le bien-être de la jeunesse ! C'est pourquoi moi, je me suis dis que c'est une opportunité et que je ne devrais manquer mais malheureusement, il n'y avait pas trop des jeunes, sauf des papas, des mamans. Nous les jeunes, c'est a nous parce que l'entrepreneuriat, c'est d'abord la jeunesse. Un pays pour se développer, c'est d'abord la jeunesse. Donc, je dis aux jeunes, c'est le moment de nous mettre debout, de se lancer, d'oser parce que même pour arriver à 100 mètres, on commence d'abord par faire un premier pas et le reste va arriver. Merci !
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