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<< Harmonie avec la nature et le développement durable >>, constitue le thème international de la célébration de la Journée Mondiale de la Biodiversité de cette année 2025. Instituée le 22 mai de chaque année par les Nations-Unies, cette journée vise à encourager la compréhension des enjeux liés à la biodiversité ; d'accroître la sensibilisation et d'apprendre davantage sur les questions liées à la préservation de la biodiversité. Prélude à cette journée, en République du Congo, l'ONG ÉVEIL D'AFRIQUE que préside Monsieur Hammed Ugain KAYA MIKALA, a organisé le mercredi 21 mai 2025 dans la salle de conférence du Ministère de l'économie forestière, une Conférence Scientifique, placée sur le thème : << Situation de la Biodiversité en République du Congo >>. Conférence au cours de laquelle, les participants ont suivi et échangé avec des imminents experts en panels.
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Hammed Ugain KAYA MIKALA, président de l'ONG ÉVEIL D'AFRIQUE dans son discours d'ouverture des travaux de cette rencontre scientifique, pense que cette célébration est une opportunité de discuter autour des questions qui portent sur la biodiversité au niveau national étant donné que la biodiversité en République du est menacée par l'activité humaine. << Dans un monde où, il y a beaucoup de climatosepchie, nous avons cette chanson et l'honneur d'avoir au sommet de l'État, un nombre de visions très portées sur les questions de l'environnement. Il a toujours été Porte voix de l'Afrique sur les questions de préservation de l'environnement et a toujours su placé haut la question de la préservation des écosystèmes forestiers dans le Bassin du Congo en général et en République du Congo en particulier. J'ai cité : Son Excellence Monsieur le président de la République, Denis SASSOU N'GUESSO. C'est aussi, l'occasion pour nous, acteurs de la société civile, représentants de l'État, leaders des mouvements et des confessions religieuses ici présents de faire le diagnostic de la situation de la biodiversité en République du Congo. C'est une opportunité pour nous, de discuter des questions portant sur la biodiversité au niveau planétaire bien sûr ! Mais surtout au niveau national. La République du Congo dispose d'une biodiversité très riche, d'une faune, d'une flore mais aussi, des espaces marécageux très importants. Mais derrière ce portrait, je dirais que je qualifierais de paradisiaque, se cache en filigrane une menace car, cette biodiversité est aussi, une menace par l'activité anthropique donc, l'activité humaine. Il est donc important compte tenu de la thématique de cette année, << Harmonie avec la nature et la biodiversité >>, de réfléchir sur la possibilité de capitaliser les dividendes économiques et sociales derrière la préservation de la biodiversité >>, à laissé entendre Hammed Ugain KAYA MIKALA.
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Cette rencontre a permis aux participants d'échanger avec les experts sur la valorisation des crédits carbone de la biodiversité ; l'implication des peuples autochtones sur la préservation de la biodiversité ; la valorisation de la faune et de la flore en République du Congo. Georges Claver BOUNDZANGA, expert en crédits carbone dans son intervention, de manière explicite, il a souligné l'importance de cette journée dédiée aux échanges sur les questions de la préservation de la biodiversité en ces termes. << À l'occasion de la Journée Mondiale de la Biodiversité, nous pensons que nous devrions déjà à réfléchir sur comment le Congo peut tirer des crédits de biodiversité puisse qu'on en a suffisamment. Comment le Congo peut tirer les crédits de la biodiversité ? Pour tirer les crédits de la biodiversité, il faut connaître le potentiel national de la biodiversité et, on pense que ce document va aider à poursuivre l'initiative que nous sommes entrain de développer sur la biodiversité. Nous avons eu un premier document sur la stratégie nationale, qui a fait la carte de la biodiversité au Congo. Mais là, nous sommes entrain de rédiger le deuxième document de la stratégie. On s'en rend compte qu'il y a beaucoup d'espèces de biodiversité qui n'étaient pas connues et qui n'étaient pas inscrites dans le premier document et que le deuxième document de la stratégie est entrain de recenser. Il y a encore des espèces qui ne sont pas totalement pris en compte parce que la recherche n'est pas mise en avant >>.
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il sied de signaler que tour a tour , les participants ont suivi les exposes des intervenants suivants Georges Claver BOUNDZANGA, Expert en crédits carbone, Etienne TANG TANG, Secrétaire du Réseau du RENOCPAC; Come KAYA, Directeur du Parc Zoologique; Malon BATISA, Conseiller en Communication et Vulgarisation du Ministère de l'économie forestière, le Directeur de l, Agence Congolaise de la Faune et des Aires Protégées et de Monsieur Christian BOUANGA, Directeur General de la promotion du secteur prive.
Au terme de ces échanges , a nos micros Georges Claver BOUDZANGA est revenu sur la situation concrète de la biodiversité en République du Congo.
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Georges Claver BOUDZANGA: Nous avons une très riche biodiversité mais qui n’est pas connue. Nous avons eu un premier document de la stratégie nationale qui a fait la cartographie de la biodiversité au Congo. Nous nous sommes rendu compte qu’il y a beaucoup d’espèces de biodiversité qui n’étaient pas inscrites dans le premier document. Actuellement, nous sommes en train de rédiger le deuxième document de la stratégie. Ce document va recenser les espèces qui n’ont pas été prises en compte parce que la recherche n’est pas mise au-devant. Or, le domaine de la biodiversité nécessite à mettre en avant les chercheurs et les populations autochtones qui ont la connaissance approfondie de cette ressource. Donc, nous devons associer les populations locales, les autochtones et les chercheurs pour que nous puissions avoir l’inventaire complet de notre biodiversité. Il manque encore beaucoup de choses puisque les inventaires ne sont pas réalisés sur toute l’étendue du territoire national qui regorge encore plusieurs espèces non connues. Les défis sont énormes parce qu’il y a un problème de financement pour faire la recherche, les inventaires de biodiversité et aller vers cette initiative qui se met en place au niveau mondial à savoir, les crédits de biodiversité. Il s’agit d’un vaste programme qu’on appelle réduction des émissions Sangha – Likouala qui a été mis en place dans le cadre du processus REDD+ de 2020 à 2024. Deux contrats ont été signés par le gouvernement congolais à travers le ministère des Finances et la direction des opérations de la Banque mondiale depuis 2021. Il était question que les crédits carbones générés par les efforts des forestiers, des agro-industriels, des communautés locales et des populations autochtones, en 2020, 2021, 2022, 2023,2024, soient payés. Malheureusement, le paiement n’est pas encore effectif. Alors qu’il est établi autour de 41,8 millions de dollars américains. Normalement, les premiers paiements devraient être effectués parce que les évaluations, le rapport de suivi – évaluation de 2020, ont été validés. Les paiements pour 2020 devraient déjà être perçus. Mais, quelques tractations et complications subsistent encore.
Le programme est géré par le gouvernement. Les bénéficiaires de ce programme attendent le paiement. Les forestiers, les agro-industriels, les populations locales et les autochtones ont fourni les efforts pour réduire ces émissions. Ils attendent ce paiement. C’est vrai qu’il y a une complexité dans le cadre des crédits carbones. Mais, le décaissement de ces fonds tarde encore. Or, nous sommes arrivés pratiquement à la fin du projet qui était prévue pour l’année 2024. La clôture définitive de ce projet interviendra en 2025 parce que les derniers financements devraient arriver à la fin de la même année. Ainsi, on demande aux parties prenantes, au gouvernement et à la Banque mondiale, de s’asseoir pour voir comment débloquer cette situation.
Pour valoriser la biodiversité congolaise, nous avons au niveau de la biodiversité des niches financières qui peuvent permettre au Congo de mettre en place des certificats de biodiversité de manière à les monétiser en termes de conservation. Il y a des initiatives qui se développent en dehors des crédits carbones. Au plan national, nous devons commencer à communiquer sur l’initiative des crédits de biodiversité. C’est sur cette base que nous pouvons aller vers le développement des crédits de biodiversité. Pour tirer profit de ces crédits, il faut connaitre le potentiel national de biodiversité que nous avons sur toute l’étendue du territoire congolais. Les autorités devraient engager le processus de consolidation de la stratégie nationale sur la biodiversité. Ce document va aider les décideurs à poursuivre l’initiative que nous sommes en train de développer sur la biodiversité.
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