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Brazzaville, 25 juillet 2025 – L’hôtel Mickaël a servi de cadre, du 25 au 26 juillet, à un atelier inédit sur l’intégrité, l’éthique et la transparence dans la chaîne d’approvisionnement du bois. Une rencontre stratégique qui réunit acteurs publics et privés du secteur forestier, sous l’impulsion de l’ONG Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH), en partenariat avec Transparency International Cameroun (TI-C) et avec l’appui financier de TRAFFIC International. L’objectif affiché est clair : renforcer la gouvernance forestière au Congo en outillant les acteurs contre les dérives éthiques et les pratiques illicites qui minent le secteur.
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🌲 Un secteur vital, mais fragilisé
Avec plus de 22 millions d’hectares de forêts – soit 65 % de son territoire – la République du Congo détient un patrimoine écologique crucial pour la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques. Le Code forestier de 2020 et l’Accord de Partenariat Volontaire (APV-FLEGT) sont venus baliser une exploitation durable et responsable.
Pourtant, sur le terrain, les pratiques frauduleuses persistent : obtention de titres forestiers sur dossiers incomplets, complaisance administrative, irrégularités dans les circuits d’exportation, notamment vers les marchés asiatiques et vietnamiens. Les enquêtes conjointes de la société civile, menées au Congo et au Cameroun, révèlent une gouvernance encore fragile, dominée par des sociétés étrangères – notamment chinoises – qui contrôlent près de 4 millions d’hectares de concessions forestières.
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🎯 Des objectifs précis pour des résultats concrets
Au cours de cet atelier, il s’agit : de sensibiliser les agents de l’État et les opérateurs privés sur les risques liés aux pratiques illicites ; de renforcer les capacités des participants grâce à des outils modernes de gouvernance responsable ; d’adopter des stratégies éthiques à partir de cas concrets ; de formuler des recommandations pour une meilleure application des codes de conformité dans les entreprises forestières ; et surtout de mettre en place un réseau de veille citoyenne pour prévenir les déficits d’intégrité. Les résultats attendus vont au-delà de la simple sensibilisation : l’émergence d’un véritable réseau d’alerte et de suivi qui garantira plus de transparence dans l’approvisionnement du bois au Congo.
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🗣️ Une ouverture solennelle
La cérémonie d’ouverture, présidée par M. Guillaume Tabaka, Inspecteur Général de l’Économie Forestière, a donné le ton. À ses côtés, M. Patrice Kamkuimo-Piam, Chargé de Programme Senior Gouvernance Forestière et Commerce de TRAFFIC International Cameroun, et M. Christian Mounzéo, Coordonnateur Général de la RPDH, ont successivement rappelé la nécessité d’une mobilisation collective. « La gestion durable de nos forêts ne saurait être une simple option. Elle est un impératif national et international, tant pour l’avenir de nos communautés que pour la préservation de la planète », a martelé Christian Mounzéo.
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🔎 Un tournant pour la gouvernance forestière
Au-delà des discours, les deux jours d’échanges devraient permettre d’identifier des mécanismes clairs de lutte contre la corruption, de promouvoir la transparence dans la filière bois et d’encourager une meilleure responsabilité sociale des entreprises forestières. Cet atelier marque ainsi une étape importante pour réconcilier exploitation économique et préservation environnementale, dans un pays où la forêt est à la fois un poumon vert pour le monde et un levier de développement pour les populations.
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