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Général Oboa contre les « diplômés en délinquance » : tolérance zéro ou école de la peur ?

par André LOUNDA 27 Septembre 2025, 21:03 Société

Brazzaville, 27 septembre 2025 – Dans un pays où certains jeunes préfèrent le couteau de cuisine au stylo, et les « opérations commando » de quartier aux dissertations de classe, le Général Serge Oboa a décidé de mettre fin à cette « start-up criminelle » qu’on appelle délinquance juvénile. « L’État va reprendre chaque centimètre abandonné à la peur », a-t-il tonné, visiblement décidé à fermer ce marché noir de la violence gratuite.

L’agression d’un militaire de la DGSP à Nkombo a été la goutte qui a fait déborder le vase. Résultat : la République sort enfin son sifflet. Et ce n’est pas pour arbitrer un match de football, mais pour déclarer hors-jeu tous ces apprentis caïds qui confondent jeunesse et jungle urbaine.


Leçon n°1 : On ne joue pas avec la République
Les jeunes qui pensaient que la rue était leur terrain de jeu découvrent que l’arbitre porte désormais des galons. Et cet arbitre-là ne brandit pas de carton jaune, mais la loi dans toute sa rigueur.


Leçon n°2 : Les parents ne sont pas en RTT éducative
« Votre responsabilité est engagée », prévient le Général. Traduction : fini les excuses du style « ce n’est qu’un enfant ». Quand le gamin joue au gangster, le parent ne peut plus jouer à l’innocent. Certains risquent même de passer du banc des spectateurs au banc des accusés.
Leçon n°3 : La peur n’éduque pas, mais la justice corrige
Toutefois, le Général Oboa insiste : il ne s’agit pas de transformer Brazzaville en camp militaire. Les opérations visent les hors-la-loi, pas la jeunesse entière. La fermeté doit s’accompagner de réinsertion, d’éducation et de travail. Car un fusil ne remplace jamais un tableau noir.


Leçon n°4 : La citoyenneté n’est pas optionnelle
Aux jeunes qui rêvent de célébrité façon « bandit des réseaux sociaux », le rappel est simple : le Congo ne construira pas son avenir sur des buzz criminels, mais sur la discipline, l’effort et la paix. Être citoyen, ce n’est pas un choix de luxe, c’est une obligation vitale.
En sifflant la fin de la délinquance juvénile, le Général Oboa invite chacun à choisir son camp : celui de la loi, ou celui de la défaite assurée. Car la tolérance zéro vient de sonner, et cette fois, ce n’est pas une alarme qu’on pourra mettre en mode snooze.

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