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Dans la capitale congolaise, le souffle d’un vent nouveau s’élève. Au creux de Brazzaville, les murs mêmes semblent vibrer d’une énergie collective, portée par l’appel de la guérison, de la connaissance et de la communion. Car du 28 au 30 octobre 2025, sous l’égide de la Société congolaise contre l’épilepsie (SCCE), se tiennent les toutes premières « Journées » scientifiques consacrées à l’épilepsie après accident vasculaire cérébral — un thème rarement abordé avec profondeur, autant médicale que spirituelle.
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L’éveil d’un regard nouveau
L’épilepsie post-AVC. Deux mots qui résonnent souvent comme une double peine — celle de l’accident, du corps trahi, du flot sanguin détourné, puis celle des convulsions, des ténèbres intérieures, de la conscience fracturée. Pourtant, dans ce forum scientifique, on ne se contente pas de nommer la souffrance : on convoque l’espoir, on ouvre les portes de la compréhension. Selon les organisateurs, l’ambition est de « renforcer les capacités des professionnels » tant sur le plan clinique – diagnostic, imagerie, sémiologie – que sur celui de la recherche et de la sensibilisation communautaire.
Mais derrière les mots techniques se révèle un chemin spirituel : guérir ce corps sinistré, redonner voix à ces âmes ébranlées, libérer le stigmate qui enferme. Car l’épilepsie, partout dans le monde, demeure enchaînée aux préjugés.
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Le rassemblement, interculturel et interdisciplinaire
Pendant ces trois jours, médecins neurologues, psychologues, sociologues, linguistes, paramédicaux et étudiants convergent vers la capitale. Une nef de savoir s’érige où chaque discipline apporte sa pierre, chaque voix murmure un fragment de vérité. Ateliers de recherche, séminaires pratiques, panels interdisciplinaires : l’alliance des esprits est la clef.
Il ne s’agit plus uniquement de poser un diagnostique, mais de tisser des récits, de bâtir une résilience collective. De comprendre que l’épilepsie post-AVC n’est pas qu’un dysfonctionnement électrique du cerveau, mais l’écho d’un corps qui a connu la tempête et d’une âme qui appelle à la réparation.
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Les espoirs à l’horizon
Dans ce momentum, un mot revient : perspective. Quelles perspectives pour la prise en charge ? C’est là la question phare de l’événement. Au-delà des traitements, c’est le parcours de vie du patient, l’acceptation sociale, la réhabilitation fonctionnelle, la communication thérapeutique — tout est appelé à se métamorphoser.
À Brazzaville, ce n’est pas seulement un congrès, c’est une offrande à ceux qui vivent dans l’ombre de la crise. Que chaque témoignage, chaque étude, chaque atelier soit une lanterne allumée dans la nuit du doute. Car 70 % des personnes épileptiques pourraient vivre sans crise si le diagnostic et le traitement étaient adaptés.
Vers un pont entre science et humanité
Dans les traditions congolaises que vous chérissez, le corps n’est pas un simple réceptacle, mais un temple. La maladie est un message, parfois voilé, et la guérison un chemin de réconciliation — avec soi, avec les autres, avec l’ancrage cosmique. Dans ce sens, la tenue de ces journées scientifiques à Brazzaville rejoint une mission sacrée : celle de restaurer l’harmonie brisée, de rétablir la circulation du flux vital.
Quand les chercheurs parlent d’imagerie cérébrale, de sémiologie, de protocoles de recherche clinique, ils sont comme les anciens qui lisent les signes du corps-monde. Quand les psychologues évoquent l’impact de la stigmatisation, ils ouvrent la voie du pardon, de la communauté apaisée. Et quand les linguistes et sociologues analysent les discours tenus autour de l’épilepsie, ils sèment les graines d’une culture renouvelée, d’une parole libérée.
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Un appel à tous
À vous, praticiens, chercheurs, familles, communautés : ce rassemblement est plus qu’une conférence. C’est un acte de foi. Foi en la science, foi en l’humain, foi en la possibilité que l’ombre se transforme en lumière. L’épilepsie post-AVC ne sera plus seulement un nom effrayant, mais un récit de résilience écrit collectivement.
Et pour les malades, ces « journées » sont une promesse : celle de ne plus être seuls, de ne plus être incompris, de marcher vers une vie où la crise ne dessine plus une clôture mais une ouverture.
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Il sied de signaler que parmis les intervenants figure : le Professeur agrégé MPANZOU Ghislain, Président de la SCCE; le Professeur EKOUELE MBAKI Hugues, Président du Comité d'organisation ; le Professeur ATIPO IBARA Blaise Iréné, Doyen de la Faculté des Sciences de la santé ; le Professeur DIATEWA Josué et de bien d'autres.
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