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Brazzaville, Hôtel de la Préfecture — du 11 au 12 octobre 2025
L’hôtel de la Préfecture de Brazzaville vibre, le week-end au rythme des premières éliminatoires du Championnat de Brazzaville de Jeu de Dames, organisé par la Fédération Congolaise de Jeu de Dames (FECOJEDA). Un événement historique, marquant le retour officiel de cette discipline d’esprit dans le paysage sportif national.
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đŻ Un tournant décisif pour la discipline
À la tête de cette relance ambitieuse, M. Jen Enoch NGOMA, président de la FECOJEDA, n’a pas caché son enthousiasme : > « C’est une grande première dans l’histoire du jeu de dames congolais. Nous voulons désormais évoluer selon les normes internationales et offrir à nos athlètes un cadre compétitif digne de ce nom. Le but est clair : identifier, sur la base de compétitions bien organisées, les meilleurs joueurs du pays. »
Pour lui, ce championnat constitue la pierre angulaire d’une dynamique nationale : Brazzaville aujourd’hui, puis Pointe-Noire, Dolisie et d’autres villes suivront, avant le grand Championnat du Congo prévu en décembre. > « On ne décrète pas un champion, on le révèle à travers la compétition ! », a-t-il insisté, soulignant que le Congo, déjà médaillé d’or et de bronze sur la scène africaine, doit désormais confirmer sa stature continentale.
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âïž Une organisation rigoureuse et formatrice
Sur le plan technique, le Professeur Paul LOUZOLO KIMBEMBÉ, coordonnateur technique de la fédération, a mis en lumière l’importance de cette étape : > « C’est la première fois, depuis la reprise des activités de la FECOJEDA, qu’un championnat de cette ampleur est organisé. Nous avons tenu à rappeler les règles officielles de la Fédération Mondiale de Jeu de Dames, car beaucoup de jeunes jouent encore selon des habitudes de quartier. Ici, c’est la rigueur de la compétition qui prime. »
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Le processus est méticuleux :
40 joueurs présélectionnés, issus des meilleurs clubs de la capitale ;
5 groupes de 8 joueurs, répartis par niveau ;
Une phase éliminatoire menant à une finale réunissant 12 compétiteurs ;
Les 6 meilleurs de Brazzaville rejoindront ensuite ceux de Pointe-Noire et les 2 maîtres internationaux congolais déjà qualifiés, pour disputer le Championnat national du Congo.
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đ§ Un art du combat intellectuel
Champion d’Afrique en titre, ITOUA Tardorel incarne la fierté de toute une nation. Présent lors de cette phase éliminatoire, il a tenu à rappeler la noblesse de ce sport : > « Le jeu de dames est un combat intellectuel élevé au rang d’un art. Il repose sur l’imagination, le calcul et la stratégie. Ici, le hasard n’existe pas. C’est une science exacte. »
Convaincu du potentiel des joueurs congolais, il voit dans cette relance une préparation sérieuse aux futures joutes africaines et mondiales : > « Nous voulons redorer le blason du Congo. Ce championnat de Brazzaville est la rampe de lancement vers de nouveaux exploits. »
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đ Vers une nouvelle ère du jeu de dames congolais
Par cette initiative, la FECOJEDA ne se contente pas d’organiser une compétition : elle redonne vie à un patrimoine intellectuel national, longtemps relégué à l’ombre. Dans un contexte où la discipline renaît sur le continent, Brazzaville s’impose désormais comme le cœur battant du jeu de dames africain.
Et comme le dit un adage bien connu des damistes : > « Chaque pion avance vers la victoire avec intelligence, patience et audace. »
La FECOJEDA, elle, avance déjà sur cette voie.
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