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Brazzaville, 23 décembre 2025. Dans l’amphithéâtre baigné de curiosité de l’Université Denis Sassou N’Guesso, la science n’a pas seulement parlé : elle a rêvé, provoqué, interpellé. Ce mardi-là, le Dr Maurice ITOUS IBARA, chercheur congolais et figure de l’Académie des Sciences et des Arts du Congo (ASAC), n’est pas venu dispenser un cours ordinaire. Il est venu semer des soleils, cultiver des mines, et poser une question vertigineuse : et si l’humanité pouvait régler le climat comme on règle une horloge cosmique ?
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Le climat comme une équation, la Terre comme un laboratoire
Face aux étudiants de la Faculté des Sciences Appliquées et de l’École des Mines, des Énergies Renouvelables et de l’Hydraulique, le scientifique déroule une vision radicale : le règlement climatique par la création de mines renouvelables. Pétrole, or, uranium, coltan, mercure rouge… autant de ressources que l’imaginaire collectif croit figées dans le sous-sol, mais que le Dr Itous Ibara propose désormais de cultiver.
Au cœur de cette démarche, un concept-clé : l’Intelligence Renouvelable. Une intelligence qui, selon lui, a permis la création de l’ACTOL, matrice originelle du pétrole renouvelable, et socle d’une nouvelle génération d’énergies. Une science qui ne se contente plus d’extraire, mais qui fabrique, recompose et réinvente.
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Magnons, soleils virtuels et température zéro
Dans un langage oscillant entre rigueur scientifique et envolées cosmiques, le chercheur introduit la méthode à Magnons, inspirée de la phase super magnétique de la création de l’univers.
Créer un environnement à Magnons, explique-t-il, revient à installer un système capable de conduire la planète vers une température stabilisée à zéro degré Celsius, grâce à une énergie solaire liquéfiée, manipulable, stockable.
Les chiffres s’enchaînent comme des formules d’alchimie moderne : des centaines de millions de nouvelles énergies non polluantes, associées à une fraction d’énergies polluantes, donnant naissance à des soleils virtuels. Une nouvelle grammaire énergétique pour écrire l’avenir climatique de la Terre.
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Le Congo, jardin expérimental du climat mondial
Dans cette cartographie futuriste, le Congo occupe une place centrale. Sur les 921 millions de gisements de nouvelles énergies renouvelables à cultiver dans 41 pays, 462 millions seraient implantés sur le sol congolais. Un chiffre qui fait du pays non plus un simple territoire d’extraction, mais un laboratoire planétaire du règlement climatique. « Nous commençons par le Congo, mais nous travaillons pour le monde entier », martèle le Dr Itous Ibara, appelant l’État à s’approprier ce méga-projet, à en faire un levier de souveraineté scientifique et climatique.
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De l’amphithéâtre au terrain : cultiver les mines
Moment charnière de la conférence : l’annonce du passage de la théorie à la pratique. Avec l’accord du président de l’UDSN, des espaces universitaires seront dédiés à la culture expérimentale de mines renouvelables. Pétrole renouvelable, uranium renouvelable, mercure et mercure rouge renouvelables, or renouvelable, palmiers à huile énergétiques… autant de gisements appelés à naître au cœur même du savoir, sous les yeux des étudiants. « Le plus long voyage commence par un premier pas », rappelle le scientifique, convaincu que l’Afrique ne doit plus attendre que la science vienne d’ailleurs.
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Une université en éveil, une jeunesse interpellée
Pour le Pr Étou Arnaud Wilfrid, doyen de la Faculté des Sciences Appliquées, cette rencontre s’inscrit pleinement dans la vocation scientifique et technologique de l’UDSN : « Inviter des experts, c’est nourrir l’esprit d’innovation, éveiller la créativité et susciter des vocations. Nos étudiants doivent voir que la science se construit aussi ici. »
Les échanges, parfois intenses, souvent passionnés, ont révélé une jeunesse avide de comprendre, de questionner, mais aussi de participer à l’écriture d’une science africaine audacieuse.
Une science qui dérange, une vision qui interpelle
En affirmant que l’atmosphère n’est pas un vide, que la Terre serait fixe, ou encore que le solaire peut être créé sous forme liquide et minérale, le Dr Itous Ibara bouscule les certitudes. Il ouvre un débat, conscient que toute science nouvelle commence par une rupture.
Mais au-delà des controverses, une idée s’impose : face au dérèglement climatique, l’immobilisme est le plus grand risque.
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Semer aujourd’hui pour refroidir demain
À l’UDSN, ce 23 décembre 2025, la science n’a pas promis des miracles. Elle a proposé une direction, une méthode, une audace.
Cultiver des mines comme on cultive l’espoir.
Allumer des soleils virtuels pour éteindre les incendies climatiques.
Et rappeler, surtout, que l’Afrique peut être l’un des cerveaux du futur climatique de la planète.
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