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Au Burkina Faso, un front de solidarité réclame la libération immédiate du couple présidentiel vénézuélien
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Ouagadougou – 17 janvier 2026. Sous le ciel écrasant de la capitale burkinabè, le Mémorial Thomas Sankara s’est transformé, ce samedi, en tribune politique et symbolique. Devant une foule militante, le Groupe de solidarité du Burkina Faso a élevé la voix pour exiger la libération immédiate et sans condition du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, dénonçant une opération militaire étrangère qualifiée de “coup de force” et de violation flagrante de la souveraineté du Venezuela.
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Un lieu chargé d’histoire, un message sans détour
Le choix du lieu n’a rien d’anodin. À l’ombre de la figure tutélaire de Thomas Sankara, icône panafricaine de la lutte contre l’anti-impérialisme, les organisateurs ont voulu inscrire leur combat dans une continuité historique de résistance aux ingérences extérieures.
Prenant la parole devant des manifestants brandissant pancartes et drapeaux, Imhotep Serge Bayala, coordonnateur du Groupe de solidarité, a livré un discours offensif, salué par de longues ovations : « La solidarité internationale est une arme. L’unité des peuples n’est pas un slogan, c’est une nécessité historique. »
Selon lui, les événements survenus au Venezuela ne relèvent pas d’un simple épisode sécuritaire, mais d’un acte politique majeur, mettant en péril les fondements mêmes du droit international.
“Kidnapping politique” et bilan humain lourd
Le ton s’est durci lorsque le coordonnateur a évoqué ce qu’il qualifie de « kidnapping du couple présidentiel », assorti d’un bilan humain dramatique, faisant état de plus d’une centaine de militaires et de civils tués lors de l’opération dénoncée.
Pour les organisateurs, il s’agit d’un précédent dangereux :
« Quand un chef d’État élu peut être capturé par la force, aucun pays du Sud n’est à l’abri. Aujourd’hui Caracas, demain qui ? », a lancé un intervenant sous les applaudissements.
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Un écho sahélien et panafricain
La mobilisation de Ouagadougou s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. Dans le Sahel, où les questions de souveraineté et de sécurité dominent l’agenda politique, le sort du Venezuela résonne comme un miroir des tensions Nord-Sud.
Plusieurs orateurs ont établi un parallèle entre les interventions étrangères en Amérique latine et celles, passées ou présentes, sur le continent africain. Le message est clair : les peuples refusent désormais toute tutelle déguisée.
Une critique frontale de l’ordre international
Au fil des discours, c’est l’architecture même de la gouvernance mondiale qui a été mise en cause. L’ONU, le Conseil de sécurité, les grandes puissances : tous ont été appelés à prendre leurs responsabilités. « Le silence de la communauté internationale est une complicité passive », a martelé un responsable associatif, appelant à une mobilisation diplomatique mondiale pour obtenir la libération du couple présidentiel vénézuélien.
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Quand la rue parle géopolitique
Au-delà des mots, l’image est forte : des jeunes, des femmes, des anciens, réunis non pour une cause locale, mais pour un enjeu géopolitique global. Une preuve, selon les organisateurs, que la conscience politique des peuples du Sud dépasse désormais les frontières nationales.
Des messages de soutien destinés au peuple vénézuélien ont été lus, tandis que des slogans résonnaient :
« Non à l’ingérence ! Oui à la souveraineté des peuples ! »
Un signal politique clair
À Ouagadougou, la démonstration est limpide : le Venezuela n’est pas seul.
Pour le Groupe de solidarité du Burkina Faso, cette mobilisation n’est qu’une première étape. D’autres actions, promet-on, pourraient suivre afin de maintenir la pression internationale.
Dans un monde fragmenté, où les rapports de force s’exacerbent, la rue burkinabè a rappelé une évidence oubliée : la géopolitique ne se joue pas seulement dans les chancelleries, mais aussi dans le cœur des peuples.
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Source : AIB
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