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Brazzaville – L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a choisi de ne pas entrer dans une compétition qu’elle estime faussée d’avance. Réuni les 23 et 24 janvier 2026 à Brazzaville, le Conseil national du parti a acté la non-présentation d’un candidat à l’élection présidentielle de mars prochain, dénonçant un processus électoral vidé de ses garanties démocratiques essentielles.
Cette décision, entérinée à l’issue de la session inaugurale du Conseil national issue du deuxième congrès ordinaire de novembre 2025, sonne comme un désaveu frontal de la conduite du scrutin par les autorités. Pour l’UPADS, les conditions minimales d’une élection crédible ne sont tout simplement pas réunies.
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Une refondation interne, une indépendance affichée
Pendant deux jours de travaux, les 328 conseillers présents ont parachevé la réorganisation interne du parti : mise en place des instances dirigeantes, adoption d’un régime strict de cotisations, validation du programme d’activités et du budget 2026. L’UPADS revendique ainsi une autonomie financière et organisationnelle censée rompre avec les pratiques de dépendance politique et de clientélisme qui minent, selon elle, la vie partisane congolaise.
Cette structuration, présentée comme une étape clé de la relance post-congrès, vise à préparer les élections législatives et locales de 2027, tout en restaurant la crédibilité d’un parti affaibli par des années de marginalisation politique.
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.Des engagements gouvernementaux jugés « lettre morte »
C’est sur le terrain électoral que le ton s’est durci. Le Conseil national a dressé un réquisitoire sévère contre le gouvernement, accusé de multiplier les promesses sans suite. Biométrie repoussée, refus de plafonner les dépenses de campagne, fichier électoral non consensuel, absence d’une commission électorale réellement indépendante : autant de manquements que l’UPADS interprète comme une stratégie de verrouillage du jeu électoral.
Dans ces conditions, participer à la présidentielle reviendrait, selon le parti, à cautionner une « mise en scène démocratique » dont l’issue serait connue à l’avance. La décision de ne pas présenter de candidat apparaît ainsi moins comme un retrait que comme un acte politique assumé.
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Un boycott qui ne dit pas son nom
Si l’UPADS se garde d’employer le terme, la démarche s’apparente à un boycott raisonné. Le parti affirme se réserver le droit de donner ultérieurement une consigne de vote, tout en appelant ses militants à comprendre les raisons d’un choix jugé « responsable » face à ce qu’il qualifie implicitement de déni démocratique.
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Dans son discours de clôture, le président du Conseil national et chef du parti, Pascal Tsaty-Mabiala, a insisté sur la dimension politique de cette décision. « L’UPADS ne fuit ni le débat démocratique ni la compétition électorale », a-t-il déclaré, estimant qu’une élection organisée dans ces conditions ne saurait répondre aux attentes profondes des Congolais.
Le pari risqué de la hauteur politique
En proposant un Pacte républicain avec d’autres forces de l’opposition et de la société civile, l’UPADS tente de déplacer le débat au-delà du seul scrutin présidentiel. Une manière de poser la question de la gouvernance, du dialogue national et du partage du pouvoir, là où le calendrier électoral impose l’urgence.
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Reste que ce choix stratégique n’est pas sans risque. En se tenant à l’écart de la présidentielle, l’UPADS s’expose à une marginalisation accrue, dans un champ politique dominé par le pouvoir en place. Mais le parti semble avoir fait le pari que l’histoire retiendra davantage son refus de cautionner un scrutin qu’il juge verrouillé que sa présence symbolique dans une compétition biaisée.
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