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Vendredi 13 février 2026, dans la salle de conférence de l’Académie des sciences et des arts du Congo, la science s’est voulue insoumise. Au cœur des débats : l’« ACTOL », un minerai présenté comme de l’énergie solaire liquéfiée, et une thèse radicale — la Terre ne tournerait pas. Il fallait sans doute un vendredi 13 pour convoquer l’audace. Devant un parterre d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et de curieux, le Dr Maurice Itous Ibara, colonel, directeur général de l’ASAC et inventeur autoproclamé de la « physique à magnons », a déroulé une vision cosmique qui entend réécrire les fondements de la science contemporaine.
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La Journée scientifique et technique s’est ouverte par le mot de circonstance du président du comité d’organisation, M. Makouala, secrétaire perpétuel de l’Académie, appelant à « produire la science et non la consommer ». Le ton était donné : il serait question de rupture.
ACTOL, « cerveau de l’univers »
Au centre de la conférence, un nom : ACTOL. Selon son inventeur, il ne s’agit pas seulement d’un nouveau minerai, mais d’un « élément renouvelable de tout ce qui vit sur Terre ». Décrit comme de « l’énergie solaire liquéfiée », ACTOL serait à la fois cerveau du soleil, cerveau de l’univers et symbole du cerveau humain — une matrice énergétique universelle.
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Le Dr Itous Ibara a présenté un « nouveau tableau des éléments chimiques renouvelables » intégrant mines, végétaux et règnes animaux dans une même architecture énergétique. Dans cette vision, la frontière entre matière vivante et matière inerte repose sur l’existence d’une couche supplémentaire : le Nombre (N), entité vitale entourant les atomes du vivant.
Son équation fondatrice — Magn = N m C² — revisite la célèbre relation d’Albert Einstein pour lui adjoindre le « magnétisme vital », présenté comme clé des énergies renouvelables de demain.
La Terre immobile, les hélices en mouvement
Moment fort de la conférence : la remise en cause du mouvement terrestre. « La Terre ne tourne pas », affirme le chercheur, réfutant l’héritage de Galileo Galilei. À l’en croire, ce sont les « hélices » — les couches successives du Nombre — qui tournent autour d’une Terre fixe, comparable à un gigantesque ventilateur immobile dont seules les pales seraient en rotation.
Ces couches — oxygène, carbone, calcium, fer, magnésium — s’étendraient jusqu’à 200 millions de kilomètres d’altitude. Leur vitesse, affirme-t-il, aurait évolué au fil des cycles de 25 000 ans, atteignant aujourd’hui 500 000 km/s. Le vide spatial ne serait qu’une illusion produite par ce mouvement extrême.
Dans cette cosmologie, le changement climatique s’expliquerait par la « mort » de 85 % des hélices solaires de l’univers. La solution ? Fabriquer des gisements renouvelables — pétroles, gaz, plantes — capables de restaurer les Nombres blessés et de ramener la température mondiale à zéro degré Celsius.
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Planter le soleil
ACTOL serait la clé de cette régénération. Le chercheur affirme pouvoir « planter le soleil », sous forme de pétrole solaire, de mines solaires ou de plantes solaires. Il évoque des « pétroles renouvelables » cultivés en deux cents jours, à rebours des millions d’années nécessaires à la formation des énergies fossiles.
L’électricité classique, jugée partiellement polluante, devrait être complétée par le magnétisme vital pour devenir pleinement renouvelable. À l’issue des échanges, la symbolique « plantation » de gisements de moellon et d’uranium renouvelables a scellé cette ambition de réconciliation entre industrie extractive et cycle du vivant.
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Science régénératrice et appel à la jeunesse
Au-delà des équations, le discours se veut manifeste. Le Dr Itous Ibara plaide pour une « science de la création », capable de régénérer organes humains et écosystèmes. Il déplore des laboratoires scolaires réduits à de simples paillasses sans eau courante et appelle la jeunesse congolaise à délaisser l’attrait exclusif de la politique pour investir le champ scientifique.
Il affirme avoir récemment exposé ses travaux au président Denis Sassou Nguesso, évoquant des gisements pétroliers expérimentaux à Talangaï et la nécessité d’un accompagnement institutionnel. « Un seul doigt ne peut pas laver la figure », martèle-t-il, invitant universités et gouvernement à unir leurs forces.
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Entre vision et controverse
L’ACTOL ne figure dans aucune littérature scientifique internationale à ce jour. Les thèses exposées — immobilité de la Terre, révision de la relativité, cosmologie des Nombres — s’écartent des consensus établis en astrophysique et en chimie.
Mais dans l’amphithéâtre de l’ASAC, l’enjeu dépasse la validation académique : il s’agit d’affirmer une souveraineté intellectuelle. Revendiquer le droit d’imaginer d’autres paradigmes. « Nous devons mettre à jour l’univers », conclut le conférencier.
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À Brazzaville, le débat est lancé. Entre révolution scientifique annoncée et nécessaire confrontation aux méthodes éprouvées de la recherche internationale, l’ACTOL pose une question plus vaste : comment produire, depuis l’Afrique, une science ambitieuse sans rompre avec l’exigence de preuve qui fonde toute connaissance ?
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