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Dans l’enceinte feutrée de l’auditorium du Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger, les voix ont d’abord murmuré, puis se sont accordées dans une même langue : le nsundi. Dimanche 22 février, de 10 heures à 17 heures, filles et fils des districts de Kimongo et de Londela-Kayes, présents ou résidant dans la capitale congolaise, ont répondu à l’appel du Conseil National des Ressortissants de Kimongo et de Londela-Kayes (CNRKL). Au-delà d’une simple assemblée générale, la rencontre avait valeur de test. Test de cohésion, après des mois de doutes et d’épreuves. Test de fidélité à l’héritage d’un fondateur disparu. Test, enfin, pour une organisation engagée dans une ambitieuse campagne de restructuration amorcée à Dolisie puis à Pointe-Noire, et qui trouvait à Brazzaville une étape décisive.
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L’ombre tutélaire du fondateur
Sous la houlette du vénérable sénateur Julien Ignace Matété Mounoi, président national et président du présidium des travaux, l’assemblée a d’abord marqué un temps d’arrêt. Une minute de silence en mémoire de Bernard Mahoungou Bissila, initiateur du mouvement, récemment disparu. « Certains d’entre nous ont douté, d’autres ont été blessés, mais aujourd’hui vous démontrez que notre organisation est plus forte que les épreuves », a déclaré M. Mounoi, dans une salle attentive. Le deuil, encore palpable, s’est mué en serment de continuité.
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Une communauté en quête de structuration
L’ordre du jour, adopté sans heurts, témoignait de la volonté de méthode : examen du fonctionnement des instances locales, présentation des organes issus de l’assemblée générale du 14 avril 2024 à Dolisie, mise en place des nouvelles structures de Brazzaville, réaffirmation des textes fondamentaux.
Jean-Pierre Mayinga a détaillé l’évolution des documents constitutifs du CNRKL, soulignant la nécessité d’« adapter la forme sans trahir le fond ». L’enjeu est clair : consolider l’architecture interne pour mieux peser dans l’espace associatif et culturel congolais.
Un an après l’installation des organes locaux dans la capitale, les participants ont dressé un bilan sans complaisance. Les débats, décrits comme « francs mais responsables », ont abouti à une série de résolutions adoptées solennellement.
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Une nouvelle équipe à Brazzaville
L’assemblée a entériné la composition des instances locales : un Conseil local de 90 membres et un Bureau exécutif local de sept membres. À sa tête, Florent Kionga Douma, entouré notamment de Makaya Dangou Chancelvie, vice-président, et de Ngoma Ndzaou, chargé de l’organisation et de la mobilisation. Une commission locale de suivi et d’évaluation, dirigée par Michel Kadaba, complète l’édifice.
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Prenant la parole, le nouveau président local a placé son mandat sous le signe de l’apaisement : « Cette responsabilité est pour moi un honneur et un devoir. Elle m’impose de consolider l’unité et d’établir une dynamique apaisée. Je m’engage à favoriser le dialogue, garantir l’équité et associer toutes les sensibilités aux grandes décisions. »
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L’unité comme horizon
En clôture, M. Mounoi a salué « la maturité des échanges » et appelé à transformer les résolutions en actes. « Personne ne doit rester à l’écart », a-t-il insisté, rappelant que la crédibilité du Conseil dépendra de sa capacité à conjuguer discipline et ouverture.
Dans un contexte national où les associations communautaires jouent un rôle croissant de relais social et culturel, la communauté sundi de Kimongo et Londela-Kayes entend ainsi affirmer sa place.
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À Brazzaville, dimanche, il ne s’agissait pas seulement d’élire des responsables ou d’adopter des statuts. Il s’agissait, pour beaucoup, de se redire une appartenance – et de prouver que l’unité peut survivre à l’épreuve du temps.
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