Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Élection présidentielle de mars 2026: Alexis Bongo se retire et appelle à l'unité derrière Denis Sassou N'guesso

par André LOUNDA 26 Février 2026, 10:29 Politique

Brazzaville, 25 février 2026 – Dans un discours solennel prononcé ce mercredi à l'hôtel Saphir, Alexis Bongo, récemment déclaré candidat à l’élection présidentielle de mars 2026, a annoncé sa décision surprise de se retirer de la course au profit de Denis Sassou N’Guesso, président en exercice. Cette déclaration survient dans un climat électoral tendu, où les tensions et la brutalisation du débat public semblent à leur paroxysme.

M. Bongo, surnommé "candidat du peuple par le peuple", a affiché un rejet clair de la division, se voyant comme un acteur responsable d’unir plutôt que de semer le trouble. Il affirme avoir pesé les options avec son équipe, la "Dream Team", et avoir pris en compte les divers projets des sept candidats en lice, dont il a salué le respect mutuel. Dans un pays bouleversé par des tensions politiques croissantes et des enjeux socio-économiques majeurs, sa décision est perçue comme un appel à la responsabilité collective.

« Nous sommes à un tournant historique pour le Congo-Brazzaville. La brutalisation du monde et les violences post-électorales qui s’annoncent nous appellent à une vigilance accrue », a-t-il déclaré, plaidant pour un esprit d’unité nationale. En reconnaissant l’expérience de Sassou N'Guesso, il justifie son choix de soutenir celui qui pourrait, selon lui, mener le pays vers une victoire dès le premier tour, épargnant ainsi au peuple les tourments d’un second tour coûteux.

Alexis Bongo a évoqué la nécessité de préserver les ressources de l'État et d’éviter un scrutin superflu qui, selon lui, ne ferait qu'aggraver les souffrances d'un peuple déjà éprouvé. Ce soutien à Denis Sassou N’Guesso, longtemps critiqué pour ses années de règne controversées, soulève des questions sur les motivations qui sous-tendent cette alliance. Cette manœuvre est interprétée par certains comme un acte de patriotisme, tandis que d’autres y voient une stratégie pour se maintenir dans le jeu politique.

Le retrait de Bongo pourrait être perçu comme un coup dur pour les autres candidats, qui peinent à honorer les aspirations d’un électorat en quête de changement. Alors que le Congo se trouve à la croisée des chemins, son avenir semble désormais tributaire de l’unification des forces politiques autour de Sassou N'Guesso, figure controversée mais indéniablement puissante du paysage politique congolais.

Cependant, le message de Bongo peut également susciter des scepticismes. Peut-on vraiment parler de rassemblement quand le soutien de l'un s’érige contre les autres ? L’absence de dialogue avec les autres candidats pourrait faire naître des frustrations au sein d'un électorat en quête de nouveauté.

« Que Dieu bénisse le Congo », a-t-il conclu, semblant prier pour une issue favorable dans cette période incertaine. Le pays, riche en ressources mais ébranlé par des crises multiples, se prépare à vivre une élection cruciale qui décidera de son avenir. Les mois à venir s’annoncent déterminants, tant pour les électeurs que pour les acteurs politiques engagés dans cette lutte pour le pouvoir. 

Les regards sont désormais rivés sur la campagne électorale qui s’amorce, marquée par la promesse d’un défi pédagogique et choc, selon les mots même de M. Bongo. Une promesse qui devra, dans les faits, se traduire en actions concrètes pour redresser un pays à l’agonie. Les Congolais attendent des actes, et non des mots.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page