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Ouenzé (Brazzaville). — Dimanche 1er mars 2026, dans l’enceinte du gymnase Étienne Monga du Lycée de la Révolution, au cœur du 5ᵉ arrondissement de Brazzaville, Ouenzé, les voix se sont élevées d’un même élan. Chrétiennes, musulmanes, kimbanguistes, salutistes, évangéliques, Lassistes, Tenrikyo ainsi que bien d'autres ont conjugué leurs prières au nom d’un impératif commun : la paix, érigée en volonté divine et en socle du développement national.
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Placée sous la coordination de la présidente d’honneur, l’honorable Stella Smine SASSOU N'GUESSO, députée-maire de la commune urbaine de Kintélé, cette célébration interreligieuse avait pour thème : « La Paix, une volonté de Dieu et un gage pour le développement du Congo ». Sollicité par Juste Désiré MONDÉLÉ, directeur de campagne du candidat Denis SASSOU N'GUESSO à Ouenzé 1, le culte a pris, à quelques jours de l’élection présidentielle de mars 2026, une résonance particulière.
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Une liturgie à plusieurs voix
Dès l’ouverture, les fanfares kimbanguiste et salutiste ont accompagné le chant de procession, donnant le ton d’une célébration solennelle. La prière inaugurale, portée par un membre du Conseil supérieur islamique du Congo, a convoqué des versets coraniques appelant à la proximité divine — « Je suis proche. Je réponds à l’appel de celui qui m’invoque » (Sourate 2, verset 185). Elle a été suivie d’une invocation issue de l’Église lassyste.
La Chorale Révélation du Conseil supérieur des Églises de Réveil du Congo (COSERCO) a ensuite entonné un chant de supplication, avant l’introduction du thème par un représentant de cette plateforme évangélique. Le mot de circonstance de Juste Désiré Mondélé a rappelé « la nécessité de préserver un climat apaisé avant, pendant et après l’échéance présidentielle ».
La liturgie de la Parole a puisé dans le Lévitique — « Je mettrai la paix dans le pays ; vous vous coucherez sans que personne ne vous trouble » (26,6) — et dans le Psaume 33 — « Heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu ». Les textes sacrés, lus par des représentants salutistes et musulmans, ont tissé un fil rouge : la paix comme bénédiction, mais aussi comme responsabilité collective.
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« Qui donne la paix ? »
Au cœur de la prédication, la question a fusé, presque abrupte : « Qui donne la paix ? » Pour le prophète Bruno Eugène NGUEHOUYA, président du COSERCO et président actif de la Commission nationale du culte spécial pour la nation, la réponse ne souffre aucune ambiguïté : « C’est le Christ. Nous cherchons la paix de Dieu, mais nous ne cherchons pas celui qui donne la paix. »
Dans une homélie aux accents théologiques et civiques, il a appelé à « établir le règne du Christ » dans les consciences et les institutions, affirmant que « la présence de Dieu apporte la paix, bien au-delà des seules déclarations ». Il a exhorté les fidèles à la foi agissante : « Dieu exauce la foi. Si l’Église se lève comme un seul homme, si elle intercède pour la nation, alors la paix s’imposera. »
L’exhortation de Youssouf NGOLO, président du Conseil supérieur islamique du Congo, a fait écho à cette conviction : la paix ne se décrète pas, elle se construit par la prière, la justice sociale et la responsabilité des dirigeants comme des citoyens.
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Prier pour la nation
Les intentions d’intercession ont embrassé l’ensemble du corps social : autorités administratives et politiques, responsables religieux, malades, jeunesse, justice sociale, stabilité économique, unité nationale. Surtout, l’assemblée a prié « afin que rien ne compromette la paix avant, pendant et après la présidentielle de mars 2026 ».
Moment hautement symbolique, la lecture du message commun des confessions religieuses, suivie de l’hymne national, « La Congolaise », a scellé l’unité affichée. La remise du drapeau au directeur de campagne d’Ouenzé 1 a donné à la cérémonie une dimension à la fois spirituelle et civique.
Dans un Congo marqué par l’histoire de ses fractures mais aussi par une tradition de coexistence confessionnelle, ce culte interreligieux aura voulu rappeler que la paix ne se réduit ni à l’absence de conflit ni à l’ordre public. Elle est, pour les croyants réunis à Ouenzé, une grâce à accueillir et un engagement à incarner.
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« Que Dieu fasse régner à jamais la paix durable dans notre pays », ont-ils proclamé en chœur. Entre foi et politique, la prière aura, le temps d’un dimanche, dessiné les contours d’un idéal : celui d’une nation rassemblée, confiante dans son avenir, et décidée à faire de la paix non un slogan, mais une promesse tenue.
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