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Sous les ors feutrés de la capitale congolaise, la gouvernance des ressources naturelles s’invite au cœur des priorités nationales. En ligne de mire : une échéance cruciale en 2027.
Brazzaville a donné, ce vendredi 27 mars 2026, le coup d’envoi d’une année stratégique pour la transparence dans les industries extractives. Placée sous le patronage de Christian YOKA, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, la première session de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) exercice 2026 s’est tenue en présence de Bruno Jean Richard ITOUA.
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D’emblée, le ton est donné. Dans son discours d’ouverture, Christian YOKA n’a laissé place à aucune ambiguïté : « l’année qui s’ouvre est une année préparatoire majeure » en vue de la validation prévue en janvier 2027. Une échéance qui s’annonce déterminante pour le Congo, appelé à consolider ses acquis tout en corrigeant, avec rigueur, les insuffisances relevées lors de la précédente évaluation.
Car derrière les formules diplomatiques, l’enjeu est clair : crédibilité internationale, attractivité économique et gouvernance publique sont désormais étroitement liées à la conformité aux standards de l’ITIE, notamment dans sa version 2023. Le ministre a ainsi exhorté administrations, entreprises et société civile à un « engagement renouvelé » et à une « collaboration renforcée ».
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Une course contre la montre
Cette session marque le début d’un véritable compte à rebours. Le Congo, qui avait obtenu une note de 70,5 sur 100 lors de sa dernière validation — jugée « modérée » —, doit désormais franchir un cap. Maintenir son statut ne suffit plus : il faut progresser.
Vice-président de l’ITIE Congo, Christian MOUNZÉO a détaillé les priorités à l’issue des travaux :
« Nous avons discuté du plan d’action pour 2026-2027, avec en ligne de mire la validation du début de l’année 2027. L’une des priorités majeures reste l’adoption du rapport ITIE 2024-2025. »
Un chantier technique mais fondamental, autour duquel les discussions se sont révélées « particulièrement sincères », signe d’une volonté partagée d’avancer. Les termes de référence du futur rapport ont notamment été au cœur des échanges, préalable indispensable à toute mise en œuvre efficace.
Entre volontarisme politique et défis persistants
Au-delà des déclarations d’intention, les défis restent nombreux. Les mesures correctives issues de la précédente validation imposent une transformation en profondeur des pratiques, tant dans la collecte que dans la publication des données liées aux revenus extractifs.
Mais l’optimisme reste de mise. « Avec les engagements pris et la volonté politique affichée, nous pouvons garantir le maintien du statut de conformité », assure Christian MOUNZÉO.
Dans un contexte où la transparence devient un levier incontournable de gouvernance, cette session apparaît comme un tournant. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large, en phase avec les ambitions du nouveau président de la République.
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Un test grandeur nature pour le Congo
Au terme de cette première session, une certitude s’impose : l’ITIE n’est plus un simple cadre technique, mais un véritable test de crédibilité pour l’État congolais. La réussite du processus dépendra de la capacité des acteurs à transformer les engagements en résultats tangibles.
À Brazzaville, le message est passé : le Congo entend bien s’imposer comme un pays pleinement engagé en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. Reste désormais à traduire cette ambition en actes — et, surtout, en résultats mesurables d’ici 2027.
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