/image%2F1906098%2F20260408%2Fob_86f2aa_pano-20260407-130451.jpg)
Dans l’écrin feutré de l’Hilton Tours Jumelles de Brazzaville, la capitale congolaise a accueilli, mardi 7 avril 2026, un moment fondateur pour le notariat africain. Sous l’égide de l’Union Internationale du Notariat, le lancement officiel des activités de la Commission des Affaires Africaines (CAAF) pour la mandature 2026-2028 a réuni une constellation d’acteurs institutionnels, de praticiens du droit et de décideurs publics venus de tout le continent.
Autour de David Figueora Martez, président de l’organisation, la cérémonie s’est tenue en présence de figures gouvernementales congolaises, parmi lesquelles Marie Cécile Mboukou Kimbantsa et Léon Juste Ibombo, témoignant de l’importance stratégique accordée au rôle du notariat dans la structuration juridique et économique des États africains.
/image%2F1906098%2F20260408%2Fob_cfd9aa_pano-20260407-115146.jpg)
Dès les premiers mots, Christelle Éliane Bouaga Gniangaise , Présidente de la Chambre Nationale des Notaires du Congo, a donné le ton. Dans un discours empreint d’élégance et de fierté nationale, elle a salué l’ancrage de cette rencontre dans une ville « où l’étranger se sent chez lui », évoquant Brazzaville comme une capitale à la croisée des cultures, de l’histoire et des ambitions contemporaines. Entre modernité urbaine et héritage symbolique, la cité s’est imposée comme un cadre propice à une réflexion collective sur l’avenir du notariat africain.
/image%2F1906098%2F20260408%2Fob_eed321_1775664116265.jpg)
Au cœur des échanges : une feuille de route ambitieuse pour les deux années à venir. Formation internotaire, harmonisation des pratiques, élaboration d’outils juridiques communs, notamment en matière de successions, autant de chantiers évoqués par Maître Bertrand Éric Pandi, Président de la CAAF. Celui-ci a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des professionnels du droit à l’échelle continentale, en favorisant la mobilité et le partage d’expertise entre pays africains.
« Le notaire sénégalais pourra se former au Congo, celui du Congo au Togo », a-t-il illustré, esquissant les contours d’un réseau africain interconnecté, fondé sur la solidarité professionnelle et l’excellence juridique.
/image%2F1906098%2F20260408%2Fob_a3fa87_pano-20260407-115213.jpg)
Dans son allocution d’ouverture, la ministre Marie Cécile Mboukou Kimbantsa a, quant à elle, salué une initiative placée « sous le sceau du rassemblement et de la concorde ». Elle a souligné que cette dynamique collective pourrait contribuer à asseoir durablement la crédibilité du notariat africain, pilier discret mais essentiel de la sécurité juridique et du développement économique.
Au-delà des discours, cette rencontre marque une étape décisive : celle d’un notariat africain qui, conscient des défis contemporains, entend parler d’une seule voix et bâtir des instruments adaptés à ses réalités.
À Brazzaville, sur les rives du fleuve Congo, ce n’est pas seulement une commission qui a été lancée. C’est une vision : celle d’un droit africain plus harmonisé, plus solide et résolument tourné vers l’avenir.
/image%2F1906098%2F20260408%2Fob_779794_pano-20260407-115237.jpg)
/image%2F1906098%2F20260408%2Fob_8cb46c_pano-20260407-115227.jpg)
/image%2F1906098%2F20161025%2Fob_f67791_300x300-ct.jpg)

Haut de page