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À Ouenzé 4, Ninon Gouamba mise sur la parole citoyenne pour retisser le lien politique

par André LOUNDA 28 Avril 2026, 10:42 Politique

À l’heure où la défiance envers les élus gagne du terrain dans de nombreuses démocraties, certains choisissent de revenir à l’essentiel : écouter. À Brazzaville, dans les artères vivantes de Ouenzé, le député Ninon Gouamba tente de réinventer ce pacte fragile entre représentants et représentés. Son initiative, sobrement baptisée « To Solola » — littéralement « parlons » — se veut une réponse directe à la soif d’échange exprimée par les citoyens.

Ce lundi 27 avril, dans une atmosphère à la fois studieuse et engagée, l’élu de la quatrième circonscription a ouvert un espace de dialogue sans filtre avec ses administrés. Loin des tribunes officielles et des discours convenus, la rencontre s’est transformée en caisse de résonance des préoccupations locales. À Moukondo, quartier emblématique d’Ouenzé, les habitants ont évoqué sans détour les défis du quotidien : chômage des jeunes, fragilité sociale, manque d’infrastructures.
Ici, la parole circule librement.
 Femmes, hommes, jeunes surtout, prennent la parole, interpellent, questionnent, proposent. Le politique, lui, écoute — exercice parfois rare. « La pertinence des contributions et l’engagement des participants font de cette rencontre un véritable espace d’expression citoyenne », s’est félicité Ninon Gouamba, visiblement soucieux de transformer ces échanges en actions tangibles.

Car au-delà de l’écoute, c’est bien la promesse d’efficacité qui est attendue. Plusieurs cas sociaux ont été exposés, appelant des réponses urgentes. Le député s’y est engagé, tentant ainsi de dépasser le simple registre déclaratif pour s’inscrire dans une logique de résultats.
Dans le sillage des orientations impulsées par le président Denis Sassou-N'Guesso, cette initiative locale s’inscrit dans une ambition plus large : réhabiliter la participation citoyenne comme levier d’action publique. « To Solola » devient ainsi un laboratoire politique à échelle humaine, où se dessinent, à bas bruit, les contours d’une gouvernance plus inclusive.

Reste à savoir si cette parole libérée trouvera une traduction durable dans les politiques concrètes. Mais à Ouenzé, une chose est certaine : le dialogue est relancé. Et dans une époque saturée de promesses, cela tient déjà d’un acte politique.

 

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