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Dans les salons feutrés de l’Hôtel Saint François de l’ACERAC, un souffle nouveau a parcouru, ces derniers jours, l’univers souvent invisible mais vital des femmes du secteur informel. À l’initiative de la Banque Congolaise de l’Habitat (BCH), sous le haut patronage de la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, une rencontre d’échanges a mis en lumière une ambition claire : faire de la sécurité financière des femmes un levier de transformation nationale.
Car au-delà des discours, c’est une véritable bataille pour la dignité qui se joue.
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L’autonomie, clé d’une souveraineté intime
Dans un message porté par son directeur de cabinet, la ministre a rappelé l’essentiel : « Être une femme entrepreneure, ce n’est pas seulement gagner de l’argent. C’est prendre place dans la vie économique, devenir indépendante et transformer sa vie. »
Un propos qui résonne dans un pays où l’économie informelle demeure le socle de subsistance de milliers de femmes. Pour elles, la sécurité financière n’est pas un concept abstrait : c’est la capacité de faire face à l’imprévu, d’éduquer ses enfants, de projeter un avenir.
Sous le regard attentif des participantes, venues nombreuses des marchés et des petits métiers de Brazzaville, l’État a réaffirmé sa volonté d’accompagnement. Un écosystème structuré — de l’ADPME à l’ACPCE, en passant par l’ANA et la BSTPE — se dessine désormais comme une architecture de soutien à l’entrepreneuriat féminin.
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La banque publique en première ligne
Mais c’est surtout du côté de la BCH que les regards se sont tournés. Représentée par sa directrice générale adjointe, Lydie Sylvie Oko, l’institution a dévoilé une stratégie offensive : rendre le crédit accessible là où il était hier encore hors de portée.
« Nous sommes une banque publique, et à ce titre, nous accompagnons la vision de l’État », a-t-elle affirmé avec conviction.
Au cœur de ce dispositif, un produit : Sunga ngaï. Un mécanisme pensé pour contourner les rigidités classiques du système bancaire, notamment grâce à son adossement au Fonds de Garantie — le FIGA. Résultat : des conditions d’accès assouplies, une garantie facilitée, et surtout, une ouverture inédite pour ces femmes longtemps tenues à distance des circuits financiers formels.
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De l’informel à la reconnaissance économique
Ce programme ne s’adresse pas à toutes indistinctement. Il cible celles qui, déjà, entreprennent — vendeuses, artisanes, commerçantes — et qui constituent cette « force invisible » de l’économie congolaise.
L’enjeu est double :
Structurer l’activité informelle,
Élargir l’assiette fiscale nationale, dans une logique gagnant-gagnant.
Car derrière l’accompagnement financier se profile une ambition plus vaste : faire entrer ces femmes dans le champ de la reconnaissance économique officielle, sans briser la souplesse qui fait la force de leurs activités.
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Une révolution discrète, mais irréversible
De Dolisie à Pointe-Noire, et désormais à Brazzaville, la dynamique est lancée. Elle s’appuie sur une conviction simple mais puissante : aucune économie ne peut prospérer durablement en laissant ses femmes en marge du système financier.
Dans les regards déterminés des participantes, une certitude émerge : l’autonomie financière n’est plus un privilège, mais une conquête en cours.
Et peut-être, dans ce mouvement encore discret, se dessine déjà l’un des visages les plus prometteurs du Congo de demain.
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