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À Brazzaville, la Pentecôte embrase la CCE de Sadelmi : quand le souffle prophétique du Saint-Esprit brise les jougs et libère les captifs

par André LOUNDA 24 Mai 2026, 18:13 Religion

Brazzaville, 24 mai 2026. Ce dimanche de Pentecôte, l’Assemblée de la Communauté Chrétienne Évangélique (CCE) de la Zone III Sadelmi-Moukondo, dans le quatrième arrondissement de Moungali, a vécu une célébration d’une rare intensité spirituelle. Dans une atmosphère vibrante de chants, de prières et de manifestations prophétiques, les fidèles ont commémoré l’effusion du Saint-Esprit sous le signe d’une conviction profonde : l’Esprit de Dieu continue, aujourd’hui encore, à briser les chaînes invisibles, à rompre les jougs et à restaurer les destinées.

Placée sous le thème « Le Saint-Esprit et son œuvre dans l’Église », cette Pentecôte 2026 s’est inscrite dans le prolongement d’un séminaire d’édification organisé du 21 au 24 mai, animé par le Berger Ange Matondo.
Le texte fondateur, tiré de Joël 2:28-29 — « Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair » — a servi de fil conducteur à plusieurs enseignements nourris de références scripturaires majeures : Jean 14:16, Jean 20:22, Romains 12:2, Romains 8:14, 2 Corinthiens 5:17, Éphésiens 4:24, Colossiens 3:9-10 ou encore Matthieu 12:31-32.
À travers ces passages, une même vérité a été martelée : la Pentecôte n’est pas seulement une mémoire liturgique ; elle demeure un acte prophétique permanent par lequel Dieu renouvelle l’homme intérieur et appelle l’Église à marcher dans la puissance.

Une liturgie portée par le feu et le mouvement
Dès les premières notes entonnées par la chorale, une ferveur peu commune a gagné l’assemblée. Cris de joie, acclamations, louanges et élans d’adoration ont rempli le sanctuaire, tandis que le modérateur, le frère Rostov, conduisait la prière d’autorité pour la possession spirituelle des lieux.
Puis vint cet instant où le cantique « Ozali NZAMBÉ » souleva l’assemblée dans une danse unanime. À la tête de cette procession d’allégresse, le Berger Ange Matondo incarnait, par ses gestes, cette vérité biblique selon laquelle là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
L’interprétation en lingala assurée par le frère Faldon permit à la parole de traverser toutes les sensibilités, abolissant les barrières linguistiques pour ne laisser place qu’à une seule langue : celle de l’Esprit.

« Un bruit venu du ciel »
Orateur principal de ce culte spécial, le Révérend Pasteur Germain Loubota, coordonnateur de la CCE, a développé une méditation puissante autour du thème :
« La Pentecôte, une fête de son, de mouvement et de lumière », à partir d’Actes 2:1-12.
D’emblée, il a rappelé que la Pentecôte marque l’accomplissement exact de la prophétie de Joël et l’inauguration historique de l’Église universelle.
« Le bruit venu du ciel n’était pas une agitation ordinaire. C’était l’annonce divine d’un basculement spirituel. Là où le vacarme humain disperse, le bruit du Saint-Esprit rassemble et attire ceux qui cherchent les merveilles de Dieu », a-t-il déclaré.
Dans une lecture inspirée de Jean 3:6-8, le prédicateur a insisté sur le caractère mystérieux et souverain du souffle divin : invisible mais irrésistible, imprévisible mais transformateur.
Pour lui, ce mouvement né à Jérusalem fut bien plus qu’un phénomène ponctuel : il fut le signal prophétique du lancement de l’évangélisation mondiale.

Le Saint-Esprit, puissance de délivrance
Le moment le plus intense survint lorsque le Révérend Pasteur évoqua l’œuvre libératrice de l’onction.
« Le Saint-Esprit brise les jougs, détruit les liens, arrache les captifs à leurs prisons intérieures et transporte les vies dans le Royaume de Dieu », a-t-il proclamé.
Dans l’assistance, les visages se sont fermés, les regards se sont levés, les mains se sont tendues. Beaucoup priaient à voix basse, d’autres pleuraient.
Car la Pentecôte, a-t-il rappelé, n’est pas qu’une illumination doctrinale : elle est une visitation qui libère.
« Quand Jésus délivre, Il ne laisse pas l’homme au milieu du chemin ; Il le transfère dans Son Royaume de lumière », a-t-il insisté, s’appuyant sur Colossiens 1:13.
La lumière qui enfante l’Église
Autre axe majeur de son message : la lumière.
Pour Germain Loubota, la Pentecôte est l’instant où la lumière du Christ éclaire l’humanité à travers la naissance de l’Église.
« Ce jour-là, l’Église a été enfantée dans la gloire. Cette lumière ne s’est pas arrêtée à Jérusalem ; elle est descendue pour demeurer en chacun de nous. »
Une affirmation reçue par l’assemblée comme une proclamation prophétique : la lumière du Saint-Esprit n’a ni frontière géographique ni limite temporelle.
Elle continue de visiter les cœurs, de transformer les vies et d’appeler chaque croyant à devenir lui-même porteur de clarté.

Transmission des dons et délivrance des captifs
La prédication s’est conclue par un moment particulièrement solennel : un service de transfert des dons du Saint-Esprit, suivi de prières de délivrance.
Dans un silence chargé de foi, plusieurs fidèles se sont avancés, certains en quête de guérison intérieure, d’autres aspirant à recevoir l’onction.
À cet instant, l’assemblée entière semblait suspendue à cette certitude : le même Esprit descendu à Jérusalem continue d’agir à Brazzaville.

La levée des offrandes, les annonces relatives à la vie sociale de l’Église et l’annonce d’une prochaine veillée de prière prévue le vendredi 29 mai à 21 heures jusqu’à l’aube à la même assemblée ont précédé la prière finale prononcée par le coordonnateur de la CCE.
Et lorsque les fidèles ont quitté les lieux, beaucoup emportaient avec eux cette parole comme une promesse :
là où souffle le Saint-Esprit, les chaînes tombent, les jougs se brisent et la lumière du Royaume reprend ses droits.

Pour toutes les informations, l'assemblée CCE est située derrière la pharmacie du terminus de Sadelmi, rue Nganga Lémi.
Contacts: 06648033 /068398916.

 

 
 
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