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Brazzaville, 26 mai 2026 – À l’aube, l’esplanade du Complexe Sportif La Concorde de Kintélé s’éveille sous un ciel clair, où les premières lueurs du soleil jouent sur les visages des fidèles rassemblés. Des centaines de musulmans venus des quartiers nord de la capitale avancent en file, tapis de prière sous le bras, visages illuminés par la ferveur et l’attente d’un moment sacré.
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La Tabaski, ou Aïd al-Adha, n’est pas seulement une fête : c’est un souffle de spiritualité, une mémoire vivante de l’obéissance d’Abraham face à l’épreuve divine. Ici, au cœur de Brazzaville, cette histoire millénaire prend corps dans l’acte rituel du sacrifice. Le mouton, offert à Allah, devient symbole de dévotion, rappel tangible de la confiance et de la gratitude des hommes envers le Tout-Puissant.
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Sous la houlette de Monsieur Baladé Abdoulaye, Coordonnateur de la zone nord au Conseil Supérieur Islamique du Congo, l’imam Baba Haoussa a dirigé la prière. Les voix des fidèles se sont élevées en un chœur harmonieux, rythmé par la récitation du Coran, enveloppant l’esplanade d’une atmosphère à la fois solennelle et chaleureuse. Chaque geste, chaque mot, témoigne de la force de la foi et de l’unité communautaire. « La Tabaski est un moment de recueillement et de gratitude », explique l’imam Baba Haoussa. « Nous remercions Allah, prions pour la paix et la prospérité de tous les Congolais. Le sacrifice n’est pas seulement un rituel : il est un acte de générosité et de soumission à la volonté divine, une leçon d’humilité et de partage. »
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Les regards s’illuminent à la vue des moutons, offerts par les familles, tandis que le sacrifice est accompli avec respect et dévotion. Dans chaque étincelle de l’instant, résonne la mémoire d’Abraham, de son fils Ismaël et de la fidélité à Allah. La ferveur de la prière se mêle à la convivialité des retrouvailles, aux embrassades chaleureuses et aux poignées de main qui scellent l’unité.
Pour le coordonnateur Baladé Abdoulaye, ce rassemblement est l’aboutissement d’un long travail de préparation et de communication. « Voir toutes ces communautés réunies, unies dans la prière et la joie, c’est une immense satisfaction. Grâce à la mobilisation et à la collaboration de tous, la fête se déroule dans la sérénité et la sécurité. »
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Pendant trois jours, la Tabaski transforme la ville en un espace de partage et de spiritualité. Au-delà du rituel, elle rappelle l’essence de la foi musulmane : l’amour du prochain, la solidarité, l’humilité et la gratitude envers le Créateur. À Brazzaville, comme dans le reste du monde, cette fête dépasse les frontières du religieux pour devenir un moment de rassemblement, d’harmonie et de fraternité.
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