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Réunis ce samedi 9 mai 2026 à Brazzaville, les membres des organismes dirigeants du Conseil Supérieur des Églises de Réveil du Congo ont acté la vacance à la tête du Bureau exécutif national et enclenché, dans un cadre strictement réglementaire, le processus de transition institutionnelle. Un moment de clarification administrative et spirituelle, marqué par un appel à la sérénité et au respect des textes organiques.
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Dans une atmosphère empreinte de gravité et de solennité, le secrétaire général du Bureau exécutif national du Conseil Supérieur des Églises de Réveil du Congo (COSERCO), le pasteur Genèse Mabounda Louba, a ouvert les travaux de la réunion des organismes dirigeants en rappelant l’objet de cette convocation exceptionnelle : rendre officiellement compte aux différentes instances de gouvernance de la démission du président du Bureau exécutif national, le prophète Eugène Nguehouya, et des mesures prises pour assurer la continuité institutionnelle.
Face au président du Conseil national, aux membres de la Commission de suivi et évaluation ainsi qu’aux responsables départementaux et d’arrondissement de Brazzaville, le secrétaire général a tenu à rappeler l’architecture organique du COSERCO, fondée sur une gouvernance collégiale articulée autour de l’Assemblée générale, du Conseil national, du Bureau exécutif national et de la Commission de suivi et évaluation. « Nous sommes réunis ici pour rendre compte, de façon officielle, aux organes dirigeants du COSERCO, parce que notre institution est dirigée par des organes clairement établis par nos textes, » a-t-il déclaré, insistant sur le caractère légal et transparent de la démarche.
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Une démission examinée dans le respect des procédures
Le rapport présenté à l’assemblée est issu de deux réunions extraordinaires du Bureau exécutif national : la première, tenue en ligne le 4 mai 2026, immédiatement après l’annonce publique de la démission du président sur Télé Congo ; la seconde, en présentiel le 5 mai, au siège provisoire de l’institution à Brazzaville.
Après visionnage et examen approfondi de la déclaration devenue virale sur les réseaux sociaux, les membres du Bureau exécutif ont retenu les motivations avancées par le président démissionnaire : l’impossibilité, selon lui, de réaliser l’unité complète du corps du Christ au sein du COSERCO ; la difficulté personnelle d’assumer cette charge dans le contexte actuel ; et la conviction prophétique d’avoir achevé la mission spécifique que Dieu lui aurait confiée, notamment l’accompagnement spirituel de la nation durant la récente séquence électorale à travers la Commission nationale des cultes de paix.
À l’issue de cette analyse, le Bureau exécutif national a considéré que le prophète Eugène Nguehouya estimait être arrivé au terme de sa mission à la tête de l’organisation.
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Une transition encadrée par les textes
Conformément à l’article 31, alinéa 4 du règlement intérieur, l’intérim de la présidence du Bureau exécutif national est désormais assuré par le premier vice-président, le prophète Valentin BOWAO, jusqu’à la tenue du prochain Conseil national.
Le deuxième vice-président, l’apôtre Geoffrey MOUBOUOLO, assurera quant à lui, par délégation, la coordination opérationnelle à Brazzaville et dans la zone Nord du pays, en raison de sa présence permanente dans la capitale.
Par ailleurs, la Commission de suivi et évaluation a été instruite de récupérer auprès du président démissionnaire l’ensemble des attributs officiels de l’institution — cachet, drapeau et documents administratifs — afin de garantir la régularité de la passation.
Dans un souci d’apaisement, le Bureau exécutif national a également exhorté l’ensemble des serviteurs de Dieu affiliés au COSERCO à garder leur calme et à poursuivre leurs missions dans un esprit de responsabilité et de fidélité aux engagements ecclésiaux.
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Le Conseil national prend acte et annonce un examen approfondi
Prenant la parole à son tour, le président du Conseil national, le révérend pasteur Germain Loubota, a salué la rigueur procédurale du Bureau exécutif tout en rappelant les réformes institutionnelles adoptées lors de l’Assemblée générale inclusive de mai 2025, qui avaient consolidé l’organisation autour de quatre organes complémentaires.
Prenant officiellement acte de la démission ainsi que des conclusions présentées, il a confirmé la tenue d’un Conseil national extraordinaire entre le 12 et le 14 juin prochains, au cours duquel l’ensemble de la situation sera examiné de manière approfondie.
Le président du Conseil national a par ailleurs demandé à la Commission de suivi et évaluation de produire un rapport circonstancié destiné à éclairer pleinement les délégués appelés à statuer.
Insistant sur la nature spirituelle de l’institution, il a rappelé avec gravité les exigences attachées à l’engagement ecclésial : « Nous sommes une institution divine. Lorsqu’un homme répond à l’appel de Dieu pour une mission, il mesure aussi la portée spirituelle de cet engagement. »
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Préserver l’unité dans l’épreuve
Au-delà des ajustements administratifs, cette séquence marque une étape sensible pour le COSERCO, confronté à l’épreuve d’une vacance de pouvoir inédite depuis la réforme de ses textes.
En choisissant la voie de la collégialité, du respect scrupuleux des procédures et de la concertation, l’institution entend démontrer sa capacité à traverser cette zone de turbulence sans rupture ni fracture.
À Brazzaville, le message délivré ce samedi se voulait clair : le COSERCO poursuit sa marche, fidèle à ses textes, à sa mission spirituelle et à son exigence d’unité.
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