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Accords stratégiques paraphés : BAD-BDEAC et BAD-ASSA
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Dans les recoins discrets du Centre international de conférences de Kintélé, loin des caméras et des discours grandiloquents des chefs d’État, un tournant majeur de l’architecture financière africaine s’est dessiné jeudi 28 mai. Deux accords, signés dans l’ombre des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), portent en eux l’espoir d’une Afrique qui aspire à prendre son destin financier en main.
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Le premier partenariat, emblématique, lie le Dr Sidi Ould Tah, président de la Banque de développement des États de l'Afrique Centrale (BDEAC), à Dieudonné Évou Mékou. Ce geste, bien qu’apparenté à une simple formalité, engage l’avenir de l’Afrique centrale, une région historiquement en proie à un déficit d’infrastructures et d’intégration économique. Ce renouvellement de confiance entre institutions représente un cri d’alarme face à cette situation, mais aussi un signe de détermination : l’heure est venue de renforcer les capacités de financement local, de s’inscrire dans une dynamique de développement endogène.
À Brazzaville, où le thème des Assemblées se centrait sur la mobilisation des ressources, ces accords s’affirment comme un message fort : l’Afrique centrale ne se laissera plus marginaliser. Elle se positionne dans le paysage économique africain avec une ambition retrouvée, déterminée à revendiquer son poids dans les arcanes du financement continental.
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Le second accord, conclu entre Meschac Bandawe et Attout Ahmed Rashad, illustre un autre aspect tout aussi crucial : l’urgence de structurer les soutiens au secteur privé et aux institutions financières. Dans ce sombre décor feutré, une idée émerge avec clarté : les temps où l’avenir africain était dicté par les financements extérieurs sont révolus. L’Afrique est à un tournant décisif, celle qui devra bâtir des alliances solides, créer des synergies entre ses banques et innover pour attirer les capitaux.
À Kintélé, sous le vacarme habituel des discours internationaux, une révolution silencieuse se profile. Ce moment de sobriété apparaît comme la pierre angulaire d’une Afrique souveraine. En effet, c’est dans cette discrétion que se joue l’essentiel : le chemin vers une plus grande autonomie financière ne s’emprunte pas uniquement par des annonces tonitruantes, mais aussi par des actes réfléchis et audacieux.
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Les accords de Kintélé nous rappellent avec force que la véritable transformation financière de l'Afrique passe par sa capacité à se structurer et à construire une économie résiliente. C’est à force de collaboration régionale, de mutualisation des ressources et d’un engagement commun que le continent pourra enfin s’épanouir et s’affranchir des vieux modèles. À voix basse, mais avec une détermination inébranlable, l’Afrique trace son chemin vers un avenir plus radieux.
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