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Sous l’autorité du Président Denis Sassou N’Guesso, le gouvernement fixe le cap de l’exécution et du redressement
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Réuni ce jeudi 18 juin 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, le Conseil des ministres a marqué une nouvelle étape dans la mise en œuvre des engagements pris devant le peuple congolais. Plus qu’une simple réunion gouvernementale, cette session a réaffirmé une exigence désormais centrale : celle de l’efficacité dans l’action publique et de l’accélération des grands projets structurants du pays.
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Dès l’ouverture des travaux, le Chef de l’État a donné le ton. Face aux membres du gouvernement, il a rappelé que l’exécution de son projet de société ne saurait souffrir ni de lenteurs administratives ni d’hésitations politiques. Le message est clair : l’heure est à la concrétisation des engagements et à la transformation visible des territoires.
Dans cette dynamique, plusieurs projets stratégiques ont été remis au cœur des priorités nationales. La poursuite de la réhabilitation des voiries urbaines de Pointe-Noire, l’amélioration de la ligne à très haute tension Pointe-Noire–Brazzaville, la finalisation de l’Université de Loango, le développement de la zone industrielle de Maloukou ou encore la route lourde menant à la frontière avec Cabinda illustrent cette volonté de bâtir les fondations d’une économie plus compétitive et mieux intégrée.
Le Président de la République s’est également félicité de l’arrivée de l’électricité dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, notamment Boko, Louingui, Mossaka et Allembe, symbole concret de la réduction progressive des disparités territoriales et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Enseignement supérieur : Loango prend forme
Parmi les textes examinés, le Conseil a adopté les statuts de l’Université de Loango, établissement appelé à renforcer l’offre nationale d’enseignement supérieur et à accompagner les ambitions de développement du pays.
Le gouvernement a également validé la réforme du statut particulier du personnel de l’Université Marien Ngouabi, notamment en ce qui concerne l’âge de départ à la retraite. Une décision qui vise à préserver l’expertise académique et à renforcer la stabilité institutionnelle au sein de la principale université du Congo.
Mines : le pari industriel du projet Mengo
L’un des dossiers majeurs de cette session concerne l’attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo du permis d’exploitation des sels de potasse du gisement de Mengo, dans le département du Kouilou.
Avec des réserves estimées à 325 millions de tonnes et un investissement annoncé de trois milliards de dollars américains, le projet figure parmi les plus ambitieux du secteur minier national. Au-delà de l’exploitation de la ressource, l’initiative prévoit la construction d’une usine de production d’engrais NPK, la transformation locale de la production ainsi que la création de près de 800 emplois.
Cette orientation traduit la volonté des autorités congolaises de promouvoir une exploitation minière créatrice de valeur ajoutée locale et porteuse d’impacts durables sur la sécurité alimentaire et l’industrialisation du pays.
Dans le même temps, le Chef de l’État a dénoncé avec fermeté l’exploitation anarchique de l’or observée dans plusieurs départements. Une task force interministérielle sera mise en place afin de restaurer l’autorité de l’État et de lutter contre les activités illégales qui menacent les équilibres environnementaux et économiques.
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Assainissement : une vision nationale pour la décennie
Autre décision structurante : l’adoption de la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035.
Face à l’urbanisation croissante, à la gestion encore insuffisante des déchets et aux défis environnementaux, le gouvernement entend désormais disposer d’un cadre cohérent et moderne pour transformer durablement les villes congolaises.
Cette politique, élaborée à l’issue d’un vaste processus de concertation, ambitionne de garantir un accès équitable aux services d’assainissement, tout en intégrant les impératifs liés à la résilience climatique, à la santé publique et au développement durable.
Sport : le constat sans complaisance
Le Conseil des ministres s’est également penché sur la situation du sport congolais. Dans une communication particulièrement attendue, le ministre des Sports a dressé un état des lieux marqué par cinq défis majeurs : la gouvernance des fédérations, la formation des jeunes talents, la participation aux compétitions internationales, la dégradation des infrastructures et le financement du secteur.
Le diagnostic est sévère mais assumé. Face aux difficultés persistantes, notamment dans certaines fédérations, le Président de la République a exigé l’élaboration rapide d’un programme national de redressement du sport congolais.
L’objectif affiché est de restaurer la performance, la crédibilité et le rayonnement du sport national.
BAD : Brazzaville récolte les premiers dividendes diplomatiques
Le Conseil a également salué les retombées des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement organisées à Brazzaville en mai dernier.
Au-delà du succès organisationnel, les autorités mettent en avant plusieurs résultats significatifs, notamment la mobilisation de 3,5 milliards de dollars autour des projets du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et les nombreuses opportunités d’investissement présentées lors de la Journée du Congo.
Les ministres ont par ailleurs rendu hommage au Chef de l’État pour l’annonce historique de la suppression du visa d’entrée au Congo pour les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027, une mesure appelée à renforcer l’intégration continentale et l’attractivité du pays.
Une gouvernance tournée vers les résultats
Cette session du Conseil des ministres apparaît ainsi comme celle de la consolidation et de l’accélération. Entre réformes institutionnelles, investissements industriels, modernisation urbaine, redressement sportif et ouverture africaine, le gouvernement entend désormais inscrire son action dans une logique de résultats mesurables.
Au Palais du Peuple, le message présidentiel a résonné comme une feuille de route : faire avancer les grands projets, renforcer l’autorité de l’État et traduire les ambitions nationales en réalisations concrètes. Une exigence qui place l’action publique sous le signe de l’efficacité et de la responsabilité.
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